Conseil municipal du 18 novembre 2024

Olivet 18 novembre 2024 12 délibérations
Document source

12

délibérations

4

Environnement

3

Urbanisme & Travaux

3

Ressources humaines

Résumé

Synthèse par thème

🌱 Environnement 5 deliberations

Intercommunalité - rapport d’activités et du développement durable 2023 d’orléans métropole

Projet de requalification des mails historiques d’orléans - avis à émettre

Quartier de la vanoise, zone naturelle et zone agricole - acquisition des parcelles cadastrées sections bs n° 647, ch n°

Intercommunalité - convention de service commun de la direction des systèmes d’information mutualisée - approbation et a

Consultation pour la construction d’un parc photovoltaïque sur la commune de saint - hilaire - saint - mesmin - avis à é

👶 Enfance & Jeunesse 2 deliberations

CONVENTION RELATIVE À L’INTERVENTION D’ACCOMPAGNANTS D’ÉLÈVES EN SITUATION DE HANDICAP (AESH) SUR LA PAUSE MÉRIDIENNE DA

Adhésion à de nouvelles familles d’achat dans le cadre des groupements de commandes proposés par orléans métropole - app

👥 Ressources humaines 2 deliberations

Mise à jour du tableau des effectifs

Information

🏗️ Urbanisme & Travaux 1 deliberation

Commission consultative des services publics locaux (ccspl) - examen du bilan d’activité pour 2024

❤️ Social & Santé 1 deliberation

Convention de partenariat entre le ministère des armées et la commune d’olivet pour participer au renforcement de la coh

🛡️ Sécurité 1 deliberation

Mise en place d’un groupement de commandes et lancement d’une consultation pour la mise en place d’une convention de par

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Délibérations (12)

🌱 Environnement 4 délibérations
1

Intercommunalité — rapport d’activités et du développement durable 2023 d’orléans métropole

2

Projet de requalification des mails historiques d’orléans - avis à émettre

5

Intercommunalité - convention de service commun de la direction des systèmes d’information mutualisée - approbation et autorisation de signer

6

Consultation pour la construction d’un parc photovoltaïque sur la commune de saint - hilaire - saint - mesmin - avis à émettre

🏗️ Urbanisme & Travaux 3 délibérations
4

Quartier de la vanoise, zone naturelle et zone agricole - acquisition des parcelles cadastrées sections bs n° 647, ch n° 402, ci n° 145, ci n° 147 et zi n° 45 - approbation et autorisation de signer

7

Adhésion à de nouvelles familles d’achat dans le cadre des groupements de commandes proposés par orléans métropole - approbation et autorisation de signer

8

Commission consultative des services publics locaux (ccspl) - examen du bilan d’activité pour 2024

👥 Ressources humaines 3 délibérations
10

Mise en place d’un groupement de commandes et lancement d’une consultation pour la mise en place d’une convention de participation pour la couverture du risque prévoyance au bénéfice des agents - approbation et autorisation de signer

11

Mise à jour du tableau des effectifs

12

Information

👶 Enfance & Jeunesse 1 délibération
3

CONVENTION RELATIVE À L’INTERVENTION D’ACCOMPAGNANTS D’ÉLÈVES EN SITUATION DE HANDICAP (AESH) SUR LA PAUSE MÉRIDIENNE DANS LE 1er DEGRÉ - APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER

🎭 Culture & Patrimoine 1 délibération
9

Convention de partenariat entre le ministère des armées et la commune d’olivet pour participer au renforcement de la cohésion nationale - approbation et autorisation de signer

Document intégral
195 913 car.
Conseil Municipal
du lundi 24 mars 2025
Le Conseil municipal de la ville d’Olivet a été convoqué le mardi 18 mars 2025
pour le lundi 24 mars 2025 à 19 heures
ORDRE DU JOUR
____________________________
Désignation du secrétaire de séance
Approbation du procès-verbal de la séance du 3 février 2025
Information :
PRÉSENTATION DU PLAN PAYSAGE DE LA COMMUNE
Délibérations :
1. CADRE DE VIE – INTERCOMMUNALITÉ – RAPPORT D’ACTIVITÉS ET DU DÉVELOPPEMENT
DURABLE 2023 D’ORLÉANS MÉTROPOLE – INFORMATION
Rapporteur : Sandrine LEROUGE
2. CADRE DE VIE – PROJET DE REQUALIFICATION DES MAILS HISTORIQUES D’ORLÉANS – AVIS À
ÉMETTRE
Rapporteur : Matthieu SCHLESINGER
3. ENFANCE ET FAMILLE – CONVENTION RELATIVE À L’INTERVENTION D’ACCOMPAGNANTS
D’ÉLÈVES EN SITUATION DE HANDICAP (AESH) SUR LA PAUSE MÉRIDIENNE DANS LE 1er DEGRÉ –
APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER
Rapporteur : Stéphane BOURDILLAULT
4. FONCIER – QUARTIER DE LA VANOISE, ZONE NATURELLE ET ZONE AGRICOLE – ACQUISITION
DES PARCELLES CADASTRÉES SECTIONS BS N° 647, CH N° 402, CI N° 145, CI N° 147 ET ZI N° 45 –
APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER
Rapporteur : Michel LECLERCQ
5. CADRE DE VIE – INTERCOMMUNALITÉ – CONVENTION DE SERVICE COMMUN DE LA DIRECTION
DES SYSTÈMES D’INFORMATION MUTUALISÉE – APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER
Rapporteur : Sandrine LEROUGE
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 1/49
6. ENVIRONNEMENT – CONSULTATION POUR LA CONSTRUCTION D’UN PARC PHOTOVOLTAÏQUE
SUR LA COMMUNE DE SAINT-HILAIRE-SAINT-MESMIN – AVIS À ÉMETTRE
Rapporteur : Sandrine LEROUGE
7. COMMANDE PUBLIQUE – ADHÉSION À DE NOUVELLES FAMILLES D’ACHAT DANS LE CADRE DES
GROUPEMENTS DE COMMANDES PROPOSÉS PAR ORLÉANS MÉTROPOLE – APPROBATION ET
AUTORISATION DE SIGNER
Rapporteur : Fabien GASNIER
8. COMMANDE PUBLIQUE – COMMISSION CONSULTATIVE DES SERVICES PUBLICS LOCAUX (CCSPL)
– EXAMEN DU BILAN D’ACTIVITÉ POUR 2024 – INFORMATION
Rapporteur : Fabien GASNIER
9. CULTURE – CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE LE MINISTÈRE DES ARMÉES ET LA COMMUNE
D’OLIVET POUR PARTICIPER AU RENFORCEMENT DE LA COHÉSION NATIONALE – APPROBATION
ET AUTORISATION DE SIGNER
Rapporteur : Cécile ADELLE
10. RESSOURCES HUMAINES – MISE EN PLACE D’UN GROUPEMENT DE COMMANDES ET
LANCEMENT D’UNE CONSULTATION POUR LA MISE EN PLACE D’UNE CONVENTION DE
PARTICIPATION POUR LA COUVERTURE DU RISQUE PRÉVOYANCE AU BÉNÉFICE DES AGENTS –
APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER
Rapporteur : Amélie PLOUZENNEC
11. RESSOURCES HUMAINES – MISE À JOUR DU TABLEAU DES EFFECTIFS – APPROBATION
Rapporteur : Amélie PLOUZENNEC
12. DÉCISIONS DU MAIRE – INFORMATION
Rapporteur : Matthieu SCHLESINGER
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 2/49
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE EXTRAIT DU REGISTRE
DÉPARTEMENT DU LOIRET DES DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE D’OLIVET DU CONSEIL MUNICIPAL
PROCÈS-VERBAL DU
CONSEIL MUNICIPAL DU LUNDI 24 MARS 2025
Le Conseil Municipal d’OLIVET (Loiret), légalement convoqué le 18/03/2025, s’est réuni Salle
Yvremont, Centre Culturel l’Alliage, lieu de cette séance, à 19 h, sous la présidence de monsieur
Matthieu SCHLESINGER, Maire.
Présents :
Matthieu SCHLESINGER, Cécile ADELLE, Michel LECLERCQ, Sandrine LEROUGE, Jean-Michel PELLÉ,
Rolande BOUBAULT, Marie ALLAIRE, Stéphane BOURDILLAULT, Stéphane VENDRISSE, Fabien
GASNIER, Lyda MEUNIER, Damien DENOUX, Lélia DEBACKER, Pierre GOULLIAUD, Hervé LE GOFF,
Nicole GUIBOURGÉ, Anne FOUANT, Emmanuel TASKY, Lucie LAMARRE-LEVASSEUR, Nicole CHAYOT,
François GUERRIER, Amélie PLOUZENNEC, André BENHENNA, Dominique ADELINE, Denis
CHAUMETTE, Sylvie THILLOUX, Chantal BLOT, Vivien PELLETIER, Gile DE SOUSA, Dominique
RAGON.
. nombre de conseillers municipaux : 35
. nombre de présents à la 1ère délibération : 30
. quorum : 18
Absent(s) :
Procuration(s) :
Laëtitia GOURBE à Amélie PLOUZENNEC, Romain SOULAS à Fabien GASNIER, Allain-Gérald FAUX à
Emmanuel TASKY, Viviane YAYENDE à Michel LECLERCQ, Émilia NDIAYE à Chantal BLOT.
Le Maire de la ville d’Olivet certifie que le compte-rendu de la présente séance a été, conformément
à l’article L.21212-25 du Code général des collectivités territoriales affiché, par extrait, à la mairie, le
27 mars 2025.
Il certifie en outre, que les formalités prescrites par les articles L.2121-7 à L.2121-25 du code général
des collectivités territoriales ont été observées pour la convocation à la réunion du Conseil.
Le Maire : Matthieu SCHLESINGER
La séance est ouverte à 19 h.
Il est procédé à l’appel des présents et à la lecture des pouvoirs.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 3/49
M. SCHLESINGER : Bonsoir à tous. Je vous propose de commencer l’ordre du jour du Conseil
municipal du 24 mars 2025 par l’appel. J’en profite pour saluer nos blessés qui reviennent du front !
J’espère que la convalescence se passe bien. Je fais circuler, comme d’habitude, la feuille
d’émargement.
Désignation du Secrétaire de séance
Le secrétaire de séance ce soir est Michel LECLERCQ. Le secrétaire de séance, pour la séance du
5 mai sera Sandrine LEROUGE et pour celle du 30 juin 2025, ce sera Jean-Michel PELLÉ.
Approbation du procès-verbal de la séance du 3 février 2025
Nous avons un compte-rendu à approuver, c’est celui de la dernière séance, celle du 3 février 2025 :
est-ce qu’il y a des remarques ou des observations ? Chantal BLOT.
C. BLOT : Merci Monsieur le Maire. Vous le savez, je n’étais pas là ce jour-là. J’avais donné
procuration à Monsieur PELLETIER et j’ai vu qu’au point 3, je suis notée avec un vote pour. Je ne
pense pas que Monsieur PELLETIER ait trahi ma confiance. Il s’était abstenu et j’aurais fait de même.
Merci.
M. SCHLESINGER : On corrigera le vote parce qu’honnêtement, je ne me souviens plus si Monsieur
PELLETIER avait levé deux fois la main ou pas mais il n’y a pas de problème pour corriger le résultat
de ce vote. Pas de problème. C’est bon pour vous ? Il est approuvé -et je vous en remercie- avec la
modification que vous venez de demander qui y sera apportée.
INFORMATION
Présentation du plan paysage de la commune
M. SCHLESINGER : Nous avons, ce soir, plusieurs éléments à l’ordre du jour et notamment, pour
commencer, un point d’information sur le plan paysage sur lequel la commune d’Olivet travaille
depuis plusieurs mois et même plusieurs années. Nous avons Olivier STRIBLEN, qui est notre bureau
d’études, cabinet de conseil -je ne sais pas comment on dit- sur ce dossier-là, qui est paysagiste, que
certains d’entre vous connaissent puisque c’était également le paysagiste qui a travaillé pour l’école
de la Cerisaie. Je vais lui céder très rapidement la parole pour qu’il nous présente le plan paysage.
Le plan paysage, c’est quoi ? C’est une manière renouvelée d’aborder l’embellissement et la
végétalisation de la Commune avec l’idée que nous devons embellir notre Commune et l’adapter au
réchauffement climatique et que, pour faire cela, il fallait avoir un point de vue global : comment on
traite notre ville dans son ensemble, comme un jardin, pour préserver à la fois des endroits très
travaillés et d’autres plus naturels ? Et c’est ce regard un peu d’ensemble que nous avons souhaité
porter sur la Commune. Pour ce faire, nous avons lancé une mission de conseil qui a été retenue au
niveau national, dans le cadre de l’appel à projets plan paysage qui a été soutenu par le ministère de
l’Écologie, ce qui a donné une dimension un peu plus importante à notre projet, qui lui a fait prendre
un peu de retard pour qu’on puisse bénéficier de la subvention mais qui lui donne, aujourd’hui, une
ampleur assez globale. Et je vais laisser Olivier STRIBLEN vous présenter cela.
O. STRIBLEN : Merci Monsieur le Maire. Bonsoir à tous. Olivier STRIBLEN, paysagiste-concepteur
puisque c’est le titre approprié. Effectivement, on travaille pour la collectivité depuis un bon
moment maintenant. On va vous exposer cela. Dans le document qu’on va vous projeter ce soir, on
va revenir sur cinq grandes étapes. La première : la demande initiale, Monsieur le Maire vient de
l’esquisser et je vais compléter un petit peu. Ensuite : le rôle et la définition du plan paysage puisque
c’est quelque chose aussi de cadré, ce n’est pas simplement la volonté des élus locaux, il y a un cadre
légal dans la démarche. Puis, les différentes étapes. Ensuite, on va vous montrer les actions
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 4/49
préconisées et enfin, la mise en œuvre, avec des fiches-exemples puisque l’objectif -derrière- de ce
plan paysage, c’est d’avoir des éléments pour pouvoir structurer l’approche paysagère de votre
Commune.
En 1, la demande initiale. On a écrit ce petit texte-là. Globalement, l’idée, Monsieur le Maire le disait,
c’est de pouvoir embellir la Ville mais moi, je rajouterai un autre élément auquel d’ailleurs
l’ensemble des élus que j’ai rencontrés dans le groupe et les services s’accordent : l’élément
essentiel, c’est le vivant. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on n’arrête pas d’avoir de l’éco-anxiété, on
n’arrête pas de parler de biodiversité qui disparaît. C’est une vérité. Cela étant, à l’échelle
municipale, à l’échelle d’une commune, à l’échelle d’un territoire communal, on peut apporter des
éléments de réponse qui permettent au moins de préserver et surtout, pour nous, derrière, de
renforcer et de permettre le développement de la biodiversité. Le plan paysage rentre dans ces
cases. Ce n’est pas juste de l’embellissement, ce n’est pas juste (évidemment, je n’ai rien contre,
mais) de mettre des géraniums en fleur. C’est une solution mais nous, ce n’est pas cela qu’on
cherche. Ce qu’on cherche aussi, c’est qu’en ville, pour qu’elle soit demain vraiment vivable, vous
ayez ce qu’on appelle des îlots de chaleur diminués et remplacés par des îlots de fraîcheur. C’est-à-
dire, comme je le dis toujours et encore la semaine dernière en réunion publique : oui, les arbres
donnent des feuilles qu’il faut ramasser l’hiver ou à l’automne, mais en revanche, en plein été, vous
êtes contents de les avoir parce que cela permet d’avoir un vrai îlot de fraîcheur sur la totalité de
votre Commune. J’aime aussi rappeler -on l’avait fait dès le démarrage sur la phase diagnostique
puisque vous allez voir qu’on a fait tout un tas de promenades- on a fait, entre autres, quatre
promenades à vélo qui étaient très intéressantes mais ce qui est important dans le plan paysage,
c’est que ce n’est pas qu’une vision communale. L’idée, c’est d’impliquer aussi l’ensemble des
concitoyens parce que le paysage est une globalité. Je donne un exemple : vous pouvez très bien
profiter d’un cèdre qui est installé sur l’espace public depuis votre fenêtre de cuisine mais vous
pouvez aussi très bien profiter d’un platane ou d’un autre arbre qui est chez votre voisin. Et demain,
si cet arbre est abattu, forcément, le paysage en est modifié. Cela, c’est essentiel et c’est ce qui est
demandé dans le plan paysage. C’est de montrer la globalité des choses. Certes, vous êtes
propriétaire de certains terrains, de certains arbres, de certains espaces, y compris communaux,
mais en fait, votre vision doit être globale et c’est ce qu’on essaie de faire depuis le début sur ce
plan paysage.
Alors, le plan paysage, au niveau du rôle et de la définition : il y a ce qu’on appelle le Club Plans de
paysage. L’objectif, c’est de pouvoir appréhender l’évolution des paysages de la Commune. Là, très
clairement, on le voit bien, c’est toutes les problématiques entre guillemets « d’urbanisation », de
routes, de cheminements, de milieux agricoles, de milieux forestiers et de savoir comment les
choses peuvent se répondre et vivre ensemble. Garantir, dans le temps, la cohérence des
différentes interventions, c’est un élément hyper-important dans le paysage. Souvent, c’est ce que
j’explique à mes confrères architectes et néanmoins amis. Monsieur le Maire, vous parliez de la cour
et de l’école de La Cerisaie. Je me rappelle, lorsqu’on dessinait avec Patrice DEBAQUE, de lui dire :
« oui, mais toi, une fois que tu as dessiné, ton bâtiment est fait, moi, une fois que je vais avoir planté
la cour, elle ne fait que naître ». Et cela veut dire, derrière, qu’il faut qu’on pose l’arbre au bon
endroit, de la bonne manière, le bon arbre, et surtout qu’il soit bien entretenu dans les cinquante
prochaines années. Et cela, c’est la très grosse différence entre l’architecture bâtiment et le
paysage. Et c’est ce qui, pour moi, fait toute sa splendeur. Ce sont des choses qu’on doit retrouver
dans le plan paysage : construire un projet de territoire de qualité avec une application concrète sur
le territoire, c’est ce qu’on retrouve là. Maintenir, préserver et améliorer le cadre de vie pour tous
les humains et pour tous les Terriens, la biodiversité comprise. Renforcer l’attractivité du territoire
et impliquer les concitoyens, les citoyens, grâce à la concertation -ce qui a été fait- entre autres,
dans les promenades qu’on a pu faire ensemble ou que vous avez pu faire aussi en déambulation.
Sur la page suivante, on aperçoit -on vous les montrera un petit peu en détail- les fiches auxquelles
on peut arriver. L’objectif, c’est d’avoir des outils de prise en compte du paysage à l’échelle de la
Commune (je vais vous expliquer), de dialoguer avec les différents acteurs du territoire et les
services de l’État. Là, on a juste parlé de l’architecte des Bâtiments de France ou de la DREAL mais
évidemment, la Métropole, les élus, les administrés... C’est vraiment un ensemble d’acteurs. Et puis
il y a le cadre de l’évolution qui permet de promouvoir les actions concrètes qu’on retrouve à gauche
sur des diagnostics précis (je vais y revenir), et à droite, le livre II de ce plan paysage qui est composé
de fiches-actions.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 5/49
Le déroulé : la première étape, c’est l’état des lieux, le diagnostic. Alors, nous, en paysage, on aime
bien parler des grimoires, c’est-à-dire les vieux cadastres, les vieilles cartes, les vieilles photos
aériennes, les vieilles cartes postales -plus ou moins vieilles, d’ailleurs. Tous ces éléments-là nous
permettent de voir l’évolution du paysage. Je prends toujours le même exemple : vous regarderez
sur Internet ce soir, en rentrant, sur Google, si vous tapez « Quai de Prague, Orléans ». Vous verrez
qu’on voit très bien la cathédrale : il n’y a pas un arbre sur les îles centrales de la Loire. Les photos
cartes postales datent de 1960. Aujourd’hui, on voit toujours la cathédrale mais cela étant, il y a
énormément d’arbres. Je ne dis pas « avant, c’était bien », je ne dis pas « aujourd’hui, c’est mieux »,
je dis juste que le paysage évolue et il évolue aussi avec nos approches. Et le plan paysage est là
pour l’encadrer. Cette partie de diagnostic nous permet d’avoir une carte de synthèse. Ensuite, ce
que vous voyez, en haut, sur les petits dessins, réunions de quartier de vélo, inventaire, nous, on
s’est évidemment énormément promenés sur la Commune pour arriver (comme je le dis en rigolant)
à dégotter des arbres, à dégotter des sujets, des articulations qui fonctionnent plus ou moins bien,
d’en prendre exemple parce que tout n’est pas mauvais, au contraire, mais c’est ce qui façonne votre
paysage olivetain. Cela nous permet d’en tirer une liste d’enjeux et du coup, derrière, de pouvoir en
faire ce qu’on a appelé au centre de ce dessin « le rapport de diagnostic » comme vous le voyez avec
l’exemple qui est à droite.
Sur la page suivante, on remet les éléments essentiels. On a fait, entre autres, avec les élus et les
services, quatre balades paysagères. J’aime bien le dire comme cela. C’est-à-dire qu’en fait, on flâne
et d’un seul coup, on s’arrête, d’un seul coup, on fait demi-tour, d’un seul coup, Monsieur le Maire,
un élu ou moi-même ou quelqu’un des services allons dire « vous avez vu là-bas, au fait ? ». Et cela
aussi permet de façonner la réflexion globale. Les quatre balades paysagères, c’était sur le bord du
Loiret, les espaces boisés forestiers, le paysage urbain bien évidemment et puis le paysage de
frange ou de porte puisque la totalité de votre commune, évidemment, n’est pas qu’urbanisée. Elle
a aussi de beaux espaces. Et savoir comment les choses peuvent venir se façonner et s’imbriquer les
unes aux autres. Et puis, vous avez fait, entre autres, d’autres réunions de quartier à vélo, un recueil
des avis auprès des citoyens, lors de différentes réunions dont vous nous avez fait des retours pour
qu’on puisse rentrer cela dans le plan paysage.
La seconde étape, c’est la définition du plan d’actions, car une fois qu’on a fait le diagnostic, il y a
des espaces où, très clairement, pour nous, il est important d’intervenir. Quand je dis « pour nous »,
ce n’est pas juste l’atelier, c’était le groupe, collégialement. Et parfois même sur une définition de
trois, cinq ou dix ans. C’est-à-dire qu’il y a des choses qui ne sortiront sans doute que dans dix ans.
Cela se programme, se travaille mais, en revanche, il faut l’anticiper et là aussi, cela fait partie des
plans d’actions définis dans le plan paysage. La page d’après, simplement, on vous a remis le
calendrier de mise en œuvre. La délibération date de décembre 2022, en l’occurrence. La partie
diagnostic a eu lieu d’avril à octobre 2023. Et ensuite, d’octobre à décembre, on a commencé à
structurer, définir les enjeux, à faire quelques inventaires, rendre la première partie du rapport de
diagnostic. Et pour être tout à fait honnête, du coup, d’être sûrs de certains endroits où certains
lieux sur lesquels on pouvait intervenir. Toute l’année 2024 nous a permis de monter les fiches-
actions avec le planning de mise en œuvre également, même si ce n’est pas encore complètement
100 % défini avec la hiérarchisation des aménagements à venir. Et puis en 2025, l’objectif, c’est la
présentation aux Olivetains. La balle est encore dans notre camp pour rapidement finaliser ce
document. Le livre I, le diagnostic, et le livre II, les fiches-actions : voilà ce que vous verrez lorsque
l’ensemble du document sera complètement terminé.
Les fiches-actions par lieu, je peux les énumérer. On a travaillé sur le gymnase du Beauvoir, sur le
cimetière de la vallée, l’îlot de la mairie, la rue Marcel-Belot, L’Alliage, le parc du Poutyl, la liaison
avec le centre-ville, la place Louis-Sallé, la place des Foulques, l’église Notre-Dame-du-Val, les
liaisons vers le Donjon, le parking Alain-Fournier et le carrefour avec l’avenue du Loiret, la salle du
Couasnon. Et puis d’autres espaces vraiment importants aussi pour arriver à structurer la lecture de
votre commune vis-à-vis de l’ensemble des communes de la Métropole, ce sont les entrées de ville.
Les entrées de ville, pour information, ce n’est pas forcément la limite administrative. C’est là où
l’on ressent l’entrée de ville, la différence entre telle ville et Olivet. Là, en l’occurrence, au nord, on a
travaillé sur l’avenue du Loiret. Au sud, sur la RD 2020 avec l’échangeur Belle Croix, le carrefour
entre Marcel-Belot et la rue de la Belle Croix. Là, vous voyez que du coup, on a deux ou trois
ambiances différentes mais qui sont bien des entrées sud sur Olivet. À l’est, l’avenue de Verdun, la
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 6/49
rue de La Source, et le carrefour de Verdun. Et à l’ouest, la rue du Général-de-Gaulle avec la limite de
domanialité avec Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.
Sur des actions, il nous a semblé intéressant de pouvoir insister sur des choses qu’on peut mettre en
place, à la fois sur le domaine public et à la fois sur le domaine privé. Les typologies d’action, c’est ce
que vous avez là, les frontages. Je vous montrerai, on a fait un petit détail mais en clair, pour vous
expliquer, le frontage, dans notre jargon, c’est la limite qu’il y a ou bien en espace privé ou bien en
espace public, mais au pied d’une maison et d’un trottoir, ou d’une clôture et d’un trottoir, ou de
votre maison et l’espace qui est encore le vôtre. Il y a des espaces-là, pour les plus anciens d’entre
nous, qu’on a bien connus quand on allait à l’école, où tous les trottoirs n’étaient pas en enrobé.
Pour ceux qui se rappellent, vous savez, il y avait des giroflées, il y avait des centaurées, etc., qui
venaient marquer les espaces. Ce n’était pas tout minéralisé, tout imperméable et finalement, il y
avait des cordons de fleurs, etc. Cela, ce sont des éléments qu’on peut retrouver évidemment en
frontage. Les micro-forêts, micro-bosquets, avec une étude qui avait été faite par l’INRAE sur la
Commune, on s’en est inspirés. On n’a pas tout sorti de notre tête. Les franges urbaines, le travail
sur les zones agricoles et les zones N, savoir comment on peut les maintenir, comment on peut les
conserver, entre autres, en partie ouvertes, ainsi que les circulations. Les principes d’aménagement
des circulations douces : cela en fait partie aussi dans ces zones-là. Et puis les bonnes pratiques de
plantation d’arbres mais pas exclusivement.
Ce soir, ce qu’on vous propose, c’est de vous présenter sept fiches un petit peu en exemple. On va
vous parler du gymnase du Beauvoir, du cimetière de la vallée, les entrées de ville, le frontage, les
micro-bosquets, les franges urbaines et les bonnes pratiques. Je vous rassure, je ne vais pas tout
vous lire. L’idée, c’est de vous montrer comment cela fonctionne. La fiche-exemple : on essaie
toujours, évidemment, d’avoir un plan, une photo aérienne. On a toujours pris les photos aériennes
de Google ou de Géo Loiret pour arriver à situer les choses. Vous apercevez, sur le plan de droite, le
gymnase, les principes d’aménagement avec quelques légendes. Les cônes de vue : ce que vous
apercevez en noir et rouge, par exemple vers le Loiret, en disant, par exemple, à cet endroit-là,
aujourd’hui, l’espace est à peine assez visible sur le Loiret. L’objectif est de créer des points de vue
précis, des cheminements. Aujourd’hui, en point 6, vous avez les anciens tennis : vous verrez plus
tard sur la planche suivante où on est venu expliquer certaines choses pour pouvoir les aménager. Et
puis les liaisons piétonnes, à la fois dans le site et vers l’extérieur. Toutes les fiches sont composées
de la même manière pour que ce soit facilement appréhendable graphiquement, et puis toujours
avec les mêmes approches.
On peut passer à la suivante pour vous montrer un premier croquis, par exemple : état actuel en
haut à gauche et proposition : là, très clairement, l’idée est de pouvoir profiter d’une prairie qu’on
désimperméabilise évidemment, qu’on puisse apporter plus de biodiversité en faisant une
succession de prairies hautes et de prairies rases, de planter de nouveaux arbres et de nouveaux
arbustes. Ce qui est important aussi sur le plan paysage, c’est la gestion dynamique de votre
peuplement, qu’il soit public ou privé. Je reviens à mon explication de tout à l’heure sur la globalité
du paysage : si on abat des arbres, forcément, un chêne centenaire, même si je plante cent chênes,
ils n’auront jamais autant de valeur qu’un chêne centenaire. Cela étant, si je ne le plante pas, ce
chêne, il ne sera jamais centenaire. Il y a un proverbe japonais qui dit : « il y a deux périodes pour
planter un arbre : aujourd’hui et il y a 20 ans ». Et cela, je trouve que notre XXIe siècle, on l’a un peu
oublié. C’est-à-dire que l’arbre, ce n’est pas pour nous. Moi, cela fait 30 ans que j’exerce, cela fait
30 ans que j’explique que je ne plante pas les arbres pour moi ni pour mes enfants mais pour mes
petits-enfants. Et, cela, c’est essentiel de l’avoir en tête. J’espère que dans le plan paysage, cela
ressortira, mais c’est primordial. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire : au contraire, il faut le faire
maintenant. Je ne dis pas que les anciens auraient dû faire ce qu’il fallait, peu importe, c’est trop
tard. C’est aujourd’hui ! Aujourd’hui, de toute façon, il faut planter. Aujourd’hui, il faut développer
des canopées. Aujourd’hui, il faut maintenir les arbres, arrêter de les guillotiner, arrêter de tailler les
haies en cubes, n’importe quand, n’importe comment. Cela, ce sont des éléments aussi qu’on veut
faire rentrer dans le plan paysage parce que j’y reviens mais ce n’est pas le tout de planter : si on fait
un beau projet, qu’on plante mais que personne n’entretient convenablement derrière, cela n’aura
servi à rien. Pour l’investissement public, je pense que c’est important d’avoir cette approche de
gestion sur le long terme et de maintenir la biodiversité. C’est quand même juste l’élément
essentiel. Ce type de croquis (vous en verrez d’autres) nous permet d’expliquer cette approche et de
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 7/49
pouvoir travailler avec des végétaux autres qu’en l’occurrence ce qu’on voit au premier plan, le
fameux photinia, le thuya des temps modernes.
On peut passer à l’autre. Parfois, c’est discret. C’est-à-dire que là, entre l’état existant et le projet,
en clair, en officialise un bout de cheminement ; on maintient les berges en végétal. Vous voyez
qu’on n’a pas déboisé puisque ce croquis sinon pourrait montrer -je dis n’importe quoi- le massif, sur
votre droite, complètement abattu. Non, ce croquis montre, qu’en fait, on veut garder cette image,
un cheminement. On a évidemment supprimé les clôtures qui sont à gauche de la photo existante
mais simplement pour vous dire que, parfois, ce n’est pas grand-chose mais cela suffit pour pouvoir
développer le vivant et la biodiversité. On peut passer sur l’autre fiche. Là, on parle du cimetière de
la vallée, je vais passer assez vite. Alors, cela aussi, c’est essentiel, c’est que le plan paysage vit en
même temps qu’on le construit. C’est-à-dire qu’il y a déjà des choses qui ont été réalisées et, entre
autres, dans le cimetière. Dans la priorisation, il y a des choses qui sont déjà faites. Nous, on en a
parlé, vous étiez en train de le faire, on a apporté des éléments complémentaires mais on a décidé,
collégialement, de maintenir la fiche dans le plan paysage parce que moi, j’aime beaucoup la photo
aérienne en bas à gauche. Je vous parlais tout à l’heure de vieux grimoires. Elle date de 1944 : il y
avait des arbres dans le cimetière. Ce n’étaient pas des plumeaux et ils n’étaient pas guillotinés. Ils
faisaient une vraie ombre portée. C’est assez intéressant. Cela, ce sont des choses finalement où on
se rend compte que, 80 ans plus tard, cela a un peu évolué et l’approche que l’on peut avoir sur la
lecture d’un cimetière n’est pas tout à fait la même que celle que nos parents, grands-parents
pouvaient avoir.
Autre élément, le paysage, ce n’est pas que du végétal. Le paysage, c’est de l’architecture, c’est du
patrimoine, c’est du petit mobilier, c’est du revêtement de sol, c’est comment on ressent le site,
comment on le vit, comment on s’y déplace. Vous avez par exemple, en haut à gauche de l’image,
des principes avec des aménagements type résine gravillonnée, béton désactivé, enrobé scintillant.
Ici, l’objectif sur cette fiche-là, c’est de dire : pour marquer les entrées de ville, on pourrait unifier un
certain type de matériaux. Ou bien, comme vous le voyez, à droite -ce que vous avez déjà fait,
d’ailleurs, puisque les séquoias sont présents à différents endroits d’entrée de ville- de choisir
quelques arbres pour marquer le paysage ce qui fait que, quand on arrive, inconsciemment, on sait
qu’on est à Olivet parce qu’on a repéré ces arbres-là. Ou alors, ce qu’on propose sur le schéma qui
est en bas à gauche (la petite herse, là), c’est de dire : peut-être qu’à certains endroits, on a un
mobilier qui reprend des mobiliers de marquage existants dans la Ville, ou même au sein de la
métropole et on le détourne, on le façonne pour que cela puisse correspondre à une volonté de
présentation et de vivre sur Olivet. Ce ne sont pas des choses arrêtées, c’est simplement aussi pour
soumettre des idées et voir comment les choses peuvent se construire collégialement.
L’autre élément évidemment que j’apprécie encore plus que le séquoia, même si c’est un arbre
magnifique qui résiste très bien au changement climatique, c’est notre cerisier qui est en bas, où
parfois, et j’ai eu la chance de le faire pour vous, sur la promenade des Saveurs à côté du parc Saint-
Fiacre, de penser aussi à mettre du comestible sur les espaces publics, les espaces communs. Pour
ceux qui m’ont déjà entendu le dire, moi, personnellement, je n’ai pas beaucoup de dogmes hormis
le fait de travailler pour le vivant mais je n’arrive pas à comprendre qu’il n’y ait pas à manger sur un
territoire communal qui, par définition, appartient à la communauté. Et parfois, de planter un
noisetier ou de planter un cerisier, quand on se promène, c’est assez sympa de boulotter deux ou
trois trucs mais au moins sur l’espace commun, il se passe autre chose que simplement de
l’embellissement.
Autre entrée de ville. Là, on est côté ville ouest, côté Saint-Hilaire. Aujourd’hui, vous avez en
point 2 des arbres existants qui sont, entre autres, des séquoias, et la collectivité est propriétaire en
totalité des espaces où vous voyez les arbres en barbe à papa rose. Et en fait, l’idée, c’est de dire :
aujourd’hui, à cet endroit-là, sous les séquoias, vous avez des arbustes, vous avez un abribus, un quai
bus. Le fait de supprimer les arbustes, de remonter deux branches des séquoias lorsqu’on est en
voiture, on passe et vous allez créer un puits de lumière alors qu’aujourd’hui c’est fermé. Et quand
vous venez de Saint-Hilaire, au niveau du paysage, vous êtes le long des clôtures, en fait, vous êtes -
pardonnez-moi- dans un couloir, presque comme une goutte d’eau dans une gouttière : vous filez. Et
là, d’un seul coup, en faisant ce type d’aménagement, on peut apporter de la lumière sur l’espace
public, sur la voirie, le trottoir, l’abri/le quai bus et puis, bien sûr, également sur le sol avec des
matériaux différents. C’est ce que vous avez ici un peu en couleur saumonée : des revêtements
différents, type résine dont je parlais tout à l’heure. Avec les arbres roses, simplement parce que le
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 8/49
blanc ne ressortait pas assez, simplement pour dire : ici, par exemple, on peut très bien avoir un
verger public et pour le reste, on est en prairie. Et là, vous apportez à la fois de l’embellissement, de
la lecture, vous façonnez le paysage et puis, par le choix des cerisiers, forcément, vous pouvez
nourrir l’ensemble des abeilles et des butineurs. Là aussi, vous répondez finalement au niveau de la
biodiversité.
Dernier élément, les cheminements et les prairies. Les prairies, j’ai longtemps expliqué aussi que
tout n’a pas besoin d’être tondu. D’ailleurs, à titre d’info, à titre personnel, si vous pouviez éviter de
tondre en dessous des 10 cm ou en tout cas des 7 cm, ce serait bien parce que, dans les sept
premiers centimètres d’un gazon se trouvent les 70 % de vos insectes. Plus vous tondez court, plus
votre gazon crame, et en plus, plus vous supprimez la biodiversité. Cela, c’est pareil, ce sont des
éléments qu’on a développés au sein du plan paysage.
Autre entrée, avenue du Loiret, à côté de la boulangerie fermée dont j’ai oublié le nom (veuillez
m’excuser). Cette planche, j’y tiens beaucoup parce que les trois arbres roses que vous voyez -on a
gardé la même approche graphique- sont plantés sur l’espace privé. Et cela rejoint ce que je vous
disais tout à l’heure. C’est-à-dire qu’en fait, on ne peut pas faire que sur l’espace public. Le travail ici
où le site est trop étroit, c’est qu’il y a énormément de réseaux qui passent en dessous et
heureusement, on est en ville, il n’y a pas de sujet là-dessus, mais si on veut embellir cette entrée de
ville, il faut aussi le travailler avec les riverains et pouvoir planter chez eux, avec eux. Cela étant, il y
a différentes façons de faire mais moi, ce qui m’intéresse, c’est que cela permet d’impliquer aussi les
Olivetains dans la démarche complète de la valorisation de votre commune. J’insiste lourdement et
je le dis dans quasiment toutes les réunions publiques, j’insiste : le paysage, c’est une affaire
commune, ce n’est pas que du ressort de l’espace public. D’ailleurs, il y a un truc rigolo, je vais le dire
maintenant, sur les feuilles, c’est qu’à chaque fois que je fais une réunion publique, on m’explique
que les feuilles, quand même, c’est un sujet. Et ce qui est rigolo, c’est que j’ai toujours des
administrés qui m’expliquent qu’ils sont obligés de ramasser dans leur jardin les feuilles de l’espace
public mais alors jamais, jamais, il n’y en a un qui m’a dit « je suis gêné parce que mon arbre donne
des feuilles sur l’espace public ». Jamais on ne me le dit. Or, cela marche dans les deux sens. Cela
aussi, c’est important de le répéter. Et puis, il faut les ramasser les feuilles mais en fait, c’est un vrai
cadeau pour la biodiversité et un vrai cadeau pour nous-mêmes parce que cela fixe le carbone, cela
nourrit les sols, cela nourrit la pédofaune et cela permet aux arbres de se développer. Ce travail-là
sur cette planche, c’est vraiment super important de pouvoir travailler avec les Olivetains. Je vais
accélérer un petit peu parce que je dois être un peu bavard, là.
On peut continuer : ne m’en veuillez pas mais j’aime bien le dire comme cela sur ce plat de “nouilles”
de la nationale 20 qui est nécessaire, je ne le remets pas en cause mais en tant que paysagiste,
quand on le voit, c’est un peu lourd. Il y a des points essentiels importants à préserver : tout le
corridor biologique que vous voyez à gauche derrière les habitats, le long de la nationale 20, l’îlot
central dans la boucle qui est plantée. Et on peut passer à l’image d’après s’il vous plaît : notre idée,
c’est de dire, à un moment donné, en prenant appui sur ce que je viens de décrire, on peut aussi
planter plus densément, encore plus d’espace. Ce que vous avez déjà fait, d’ailleurs, puisqu’en fait,
je crois que c’est dans l’opération des arbres d’avenir, vous avez déjà beaucoup planté. Et
félicitations parce que, vraiment, il faut le faire. L’idée, c’est qu’aussi, avec ce changement
climatique, la seule chose dont je suis sûr, c’est que je ne suis sûr de rien... Ce qui est sûr, c’est que
les bouleaux, c’est fini, les chênes, c’est un vrai problème - pour parler des arbres indigènes- mais il
faut absolument se servir d’autres sujets, d’autres espèces. Et dans les espaces comme cela, cela
nous permet de faire des laboratoires à ciel ouvert parce que, comme je vous le disais tout à l’heure,
un arbre, pour qu’il se développe, il lui faut un peu de temps. Et là, on peut se permettre de planter
des « choses » entre guillemets qui ne sont pas forcément locales mais dont les sols, le vivant, la
météo, l’espace en place leur permettent de se développer. Même si c’est un arbre qui vient du
continent américain, d’Asie ou de Russie, cela ne pose pas de problème. On a toujours fait voyager
les végétaux. Ce qu’il faut, c’est qu’ils ne soient pas invasifs, j’entends bien. Cela étant, il faut aussi
qu’on puisse être sûrs que nos enfants aient la chance de profiter de canopées. Il faut multiplier les
essences, c’est essentiel. Le frontage : peut-on montrer plus les photos, s’il vous plaît ? Un frontage,
c’est cela. La première photo en bas à gauche de l’écran, vous devez reconnaître. Voilà, c’est un
frontage. N’ayez pas peur des plantes grimpantes sur les façades. N’ayez pas peur de votre pied de
façade. Souvent, on me dit « mais l’eau va s’infiltrer » : en fait, non parce que le végétal va pomper,
en fait, cela se passe souvent mieux qu’une bordure collée avec un enrobé parce que derrière, là,
pour le coup, il y a toute l'eau qui glisse. À droite, vous avez aussi (cela, c’est à Boigny-sur-Bionne)
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simplement l’accompagnement d’un poteau, d’un bâtiment : avec pas grand-chose, on arrive
vraiment à harmoniser le paysage.
Le micro-bosquet, vous avez une photo, en bas à gauche. Vous connaissez déjà parce que vous en
avez déjà planté. La photo en bas à gauche, c’est à Baule. En l’occurrence, l’idée, c’est de pouvoir
planter relativement densément, de développer un certain nombre de végétaux, encore une fois,
j’insiste, pas que des végétaux indigènes mais des végétaux qui sont sûrs de vivre dans l’avenir et
surtout de développer la biodiversité et de permettre son développement. Autre approche : j’avais
montré cet exemple qu’on a détecté sur photo aérienne au Danemark. Les deux giratoires, c’est le
même site. La photographie de gauche, c’est avril 2014, la photo qui est juste à côté, c’est juin 2022.
Comme quoi on n’est pas les seuls à se poser la question, là, on est au Danemark et on peut
réellement planter, végétaliser et continuer à circuler autrement, en ville : cela ne pose pas un
problème majeur. Vous avez, sur le côté de la photo de juillet 2022, l’évolution entre avril 2019 et
mai 2022, pour vous montrer aussi comment le végétal peut se développer, lorsqu’on le fait de
bonne manière.
La page d’après, on va passer très vite. En l’occurrence, c’est une page qui permet de montrer toutes
les zones qui avaient déjà été repérées pour pouvoir planter des microbosquets par l’INRAE, en
orange, et celles qu’on a proposé de rajouter en vert. Et peut-être qu’il faut en trouver d’autres à
l’avenir mais c’est pour insuffler de la démarche, y compris d’ailleurs vis-à-vis du boulevard Victor-
Hugo et puis il y a l’autre approche, sur la rue dont j’oublie tout le temps le nom, mais entre la
nationale 20 et la sortie d’autoroute, où très clairement, il y a encore beaucoup à faire sur l’espace
public, en l’occurrence, qui n’est pas forcément que communal.
Les franges urbaines, j’en parlais tout à l’heure. J’aime beaucoup cette carte. En rose, vous
apercevez toute la partie urbanisée. Vous apercevez, sur la partie basse, la lisière végétale qui est
pour nous la limite entre le milieu urbanisé et le milieu complètement naturel ou boisé, ou agricole,
et où on souhaite renforcer le caractère végétal et créer vraiment cette limite sur l’ensemble de la
Commune avec les poches intérieures qui sont des zones N. Il faudra être vigilants, à mon sens, à ce
qu’elles ne se referment pas complètement, d’ailleurs. La biodiversité n’est pas qu’en forêt. Les
prairies sont super importantes. Cela aussi, c’est important de l’avoir en tête.
Autre plan sur les marquages des traversées, pour arriver à mettre en valeur tout votre
cheminement vélo, piéton, sur l’ensemble du site. Dans le milieu urbain, c’est à peu près fait partout
mais dans le milieu un peu plus ouvert, cela l’est moins et c’est important de pouvoir le marquer, par
des seuils, par des matériaux différents, par la borne dont je vous parlais tout à l’heure, par des
arbres... Il y a plein de choses à faire. Ou à un moment donné, par de la signalétique mais pas que de
la signalétique, encore une fois : qu’on ressente, qu’on ait envie d’y aller, qu’on soit happé par cet
élément-là. Et c’est ce qu’on retrouve sur la planche d’après où parfois, juste on met une petite
borne en bois avec deux, trois explications, finalement, cela nous permet d’avoir accès à des
espaces. Hormis la borne, je crois, toutes les autres photos sont faites sur la commune d’Olivet.
C’était important pour moi aussi de montrer cette différence, cet ensemble varié de cheminements,
de circulations, qui ne sont pas forcément normés, mais pour autant particulièrement utilisés.
Les deux dernières planches que je voulais vous montrer ce soir, sont sur les bonnes pratiques des
plantations d’arbres. Là, typiquement, on explique sur celle-ci et la suivante comment planter un
arbre, d’avoir du compost, de pailler, de nourrir le sol, de conserver les feuilles sur place, de pouvoir
vous en servir comme paillage, de faire des arrosages copieux au démarrage et ensuite de laisser les
arbres se développer, etc. Je ne vais pas tout développer ce soir mais ce sont des éléments qu’on a
intégrés dans ce plan paysage. On vous a fait une petite coupe sur la planche d’après, pour vous
montrer comment on fait, comment on plante : de vraies fosses de plantation, si possible des arbres
en motte ou en racines nues plantés à la bonne période, c’est-à-dire entre fin novembre, et pour les
arbres enracinés jusqu’au 15 mars, et pour les arbres en motte jusqu’au 1er avril, point barre, après,
on ne fait pas. Cela aussi, c’est important de l’avoir en tête. Parfois, certains pourraient vous
demander de faire des choses qui sont contre nature.
Et je finirai sur celle-ci. L’objectif, évidemment, derrière, c’est de pouvoir chiffrer. On a fait (on est
encore en train de le finaliser) un chiffrage prévisionnel par fiches-actions. C’est, j’insiste, un plan
pluriannuel de mise en œuvre avec des choses dont j’ai déjà dit en préambule -je reprends l’exemple
des cimetières- qu’elles ont déjà été en partie réalisées, également sur le gymnase du Beauvoir ou
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 10/49
les abords de la mairie, et puis d’autres où cela mettra peut-être plus de temps. Un travail sur les
frontages, le parc du Poutyl, les entrées de ville... des choses qui vont se mettre en place au fur et à
mesure. J’ai encore été bavard, je suis désolé, Monsieur le Maire. Merci en tous les cas, j’insiste,
merci beaucoup de votre confiance : c’est un vrai, réel, sincère plaisir de travailler pour Olivet et de
pouvoir développer un plan tel que celui-ci parce que cela ouvre, même chez nous, un travail
complémentaire par rapport à ce qu’on a l’habitude de faire. J’espère que tous, vous pourrez
prendre ce document à bras-le-corps, vous en servir et le communiquer parce que c’est, je pense, un
bel exercice. Je vous remercie.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup pour cette présentation très complète et détaillée. Je vous
propose que nous ouvrions l’échange et si vous avez des questions, des interventions, on garde
Olivier STRIBLEN avec nous encore quelques instants pour qu’il puisse vous répondre. Est-ce qu’il y a
des questions ? Monsieur DE SOUSA, Madame BLOT. Monsieur DE SOUSA ?
G. DE SOUSA : Merci. Merci pour cette présentation. Merci pour votre implication. Je vais même
regretter quelque chose, c’est que vous n’ayez pas été mandaté plus tôt ! En définitive, dans le
calendrier, on sait que l’érosion de la biodiversité en compétition avec l’usage foncier dans notre
ville a été un combat qui a été compliqué pendant de nombreuses années, notamment les dernières
années. Et aujourd’hui, la plupart des exemples que vous montrez, à savoir qu’on va venir
aujourd’hui faire des entrées de rue, etc., on n’est pas là pour préserver, on compense. On
compense quoi ? Cette érosion, en fait, elle n’est pas derrière les murs mais à l’intérieur des murs. Et
aujourd’hui, je ne sais pas pour combien de temps vous êtes là et je ne sais pas combien cela coûte,
d’ailleurs mais, ce qui est sûr, c’est que le plan paysage, tel qu’il avait été voulu par les Grenelle de
l’environnement, c’est parce que... alors, je ne parle pas d’Olivet spécifiquement mais Olivet est un
exemple criant : c’est qu’effectivement, au niveau métropolitain, on se retrouve dans une pression
foncière qui nous oblige à densifier et d’un autre côté, on va compenser avec de l’apport en végétal
ce qu’on a détruit ailleurs. Bien évidemment, dans votre explication, vous avez parlé de plein
d’espèces d’arbres, notamment des séquoias, etc. Nous, ici, cela a été un sujet assez sensible sur
Olivet. Et j’ai bien retenu votre phrase : c’est que le meilleur moment pour planter un arbre, c’est il y
a vingt ans. Nous, ici, on a plein d’arbres qui ont plus de vingt ans, partout. Et aujourd’hui, ces arbres-
là doivent être sacrifiés parce qu’on doit urbaniser, parce qu’il y a une pression foncière, etc. Et en
définitive, quand vous disiez que même les particuliers doivent participer à cette épreuve de bon
sens, je pense que le bon sens, en fait, doit être réparti. Et la charge du bon sens doit être en
premier lieu prise par la collectivité locale, par les pouvoirs publics parce qu’aujourd’hui, quand on
peut dire aux gens « laissez pousser du lierre ou allez planter telle espèce », en fait, soit on met les
moyens pour leur dire « on va vous aider à faire en sorte de pouvoir préserver les choses ou pouvoir
les entretenir » ou alors, c’est un peu compliqué parce qu’il faut d’abord montrer l’exemple avant de
pouvoir l’imposer aux autres. Et puis, pour le coup, je serais très heureux que pour tous les projets
qui sont très structurants pour notre ville et pour l’ensemble de la métropole, puisque beaucoup de
nos voiries sont en compétence métropolitaine, on puisse aujourd’hui non pas venir imposer -on va
dire- des touches de verdure pour pouvoir compenser ce qui se passe à l’intérieur mais de dire « on
va préserver un environnement global » et ce n’est pas avec cela qu’on va pouvoir entre guillemets
« se donner une excuse », on va dire, ne pas faire du greenwashing un egowashing. Voilà ce que je
voulais dire. Merci.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Madame BLOT ?
C. BLOT : Merci Monsieur le Maire. Moi, j’étais très heureuse de vous entendre parler de plantations
d’arbres et de nombreux arbres. Je sais que c’est déjà commencé à Olivet mais cela va se perpétuer
et tant mieux ! J’aurais besoin de quelques petites précisions. Vous avez beaucoup parlé
d’esthétique et en fait, moi, j’ai envie d’aborder quelques points pratiques. Par exemple, dans le
cimetière, y mettre des arbres, c’est très bien : est-ce qu’il y aura un point d’eau ouvert et non pas un
point d’eau fermé ? Ce serait peut-être bien, à ce cimetière ou en tout cas autour du cimetière, de
prévoir un lieu de rassemblement parce qu’on voit bien qu’à l’issue d’une cérémonie, les gens n’ont
pas envie de se séparer brutalement comme cela, et de rentrer tout de suite dans leur voiture.
Prévoir un lieu où on puisse se parler, échanger un peu, ce serait peut-être tout à fait intéressant.
Je suis contente aussi de voir qu’autour du Beauvoir, vous allez faire des aménagements parce que
j’ai un habitant qui m’en avait parlé, qui m’avait dit « mais pourquoi on ne profite pas de cet endroit
pour être au bord du Loiret ? ». Vous avez prévu un chemin d’accès vers le centre-ville. J’aimerais
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 11/49
bien savoir par où il va passer, où est-ce qu’il va arriver et est-ce qu’éventuellement, il va -pourquoi
pas- traverser la ville ? Ce serait bien. Pour les entrées de ville, vraiment l’entrée nord, pour moi qui
suis régulièrement à vélo (pas en ce moment, mais j’espère y revenir) n’est pas du tout aménagée
pour les vélos. Il y a un stationnement de voitures qui est prévu devant la boulangerie, même si elle
est fermée, et un décrochement des vélos qui se font frôler par les voitures. Je vous assure que ce
n’est pas confortable du tout et même pas sécurisant ! Sur votre plan, on ne voit pas de
modifications à ce sujet et je pense que c’est important.
L’entrée sud à la Belle Croix, il y a un passage supérieur au-dessus de la nationale 20, là encore pour
les vélos mais aussi pour les piétons qui est complètement obscur pendant tout l’hiver. Et je pense
que, là non plus, ce n’est pas sécurisant. C’est encore un point de détail, j’en ai parlé plusieurs fois,
mais cela n’est pas fait et je pense que, pour la sécurité des habitants, c’est essentiel. Je trouverais
intéressant, parce qu’on a de multiples chemins qui parcourent Olivet, mais on ne sait jamais si on
est sur un chemin communal, si on est sur un chemin privé. Les statuts de ces chemins ne sont pas
connus des gens, il y a des choses qui ne sont pas dans la réalité : je crois que ce serait bien de les
identifier. Pardonnez-moi l’expression mais je me suis fait engueuler parce que je passais sur un
chemin privé : vous savez, les chemins sont propriété d’un côté et de l’autre et le propriétaire, je
passais et il n’était pas du tout content que je traverse sa propriété, que je respire son air. Est-ce que
j’ai droit de passage même si je ne suis pas riveraine ? Est-ce que je n’ai pas droit de passage ? On ne
sait jamais, c’est un peu compliqué. Et je circule beaucoup dans les chemins parce que, justement, je
trouve que c’est extrêmement agréable de ne pas être dans la circulation. Merci.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Madame BLOT. Est-ce qu’il y a d’autres questions ? Il y a une
partie de vos questions qui ne relèvent pas de la mission de Monsieur STRIBLEN, je vais le laisser
répondre sur les questions qui relèvent de son champ de compétence sinon Stéphane VENDRISSE et
Sandrine LEROUGE compléteront, ou moi-même, pour répondre, par exemple, sur les points d’eau
dans le cimetière ou la salle de réception qui ne relèvent pas de sa mission. Monsieur STRIBLEN ?
O. STRIBLEN : Merci pour vos questions, vos remarques. Quelque part, je trouve quand même qu’on
se rejoint, c’est-à-dire que l’un et l’autre, dans vos propos, j’insiste, mais c’est un, le vivant et deux,
un paysage global. Après, je n’ai pas le sentiment que, même quand je parle de frontage, je fasse du
saupoudrage... Lorsque l’on fait cela, c’est d’une certaine manière aussi un corridor, une circulation
pour la microfaune. Et plus il y en a, plus cela circulera. Je pense que c’est aussi essentiel que de
maintenir des franges arborées ou planter des arbres. Sur le choix des végétaux, il faut que cela
évolue, que ce soit des séquoias ou autre chose, c’était l’exemple du jour. Moi, ce qui m’intéresse,
encore une fois, pour vous tous et pour nous, c’est qu’on plante et qu’on développe les canopées.
C’est essentiel. Après, que ce soit sur le domaine public ou le domaine privé, j’insiste peut-être
lourdement mais les choses sont intimement liées. Cela ne peut pas être géré que sur l’espace
public. Cela ne peut pas être géré que sur l’espace privé non plus. Les choses sont forcément en
harmonie globale.
Pour le Beauvoir, sur ces exemples-là, c’est justement de pouvoir développer autrement.
Rapidement, sur le photinia, vous avez compris que je ne l’apprécie pas au niveau des haies mais,
cela étant, c’est un arbuste mellifère hyper important. En fait, c’est toute cette composition qui est
importante, c’est d’arriver à ne pas être dans l’exclusif, de travailler dans la globalité et surtout
travailler avec les différences. Cela, c’est essentiel en paysage, essentiel en vivant.
Pour les entrées, oui, il y a des endroits peu sécurisants, aujourd’hui. L’objectif est de pouvoir les
retravailler. Vous l’avez dit tous les deux, d’ailleurs, pour travailler moi-même sur la métropole, il y a
des espaces qui ne dépendent pas d’Olivet. Là, je pense que Monsieur le Maire vous répondra mais
forcément, il y a des incidences, parfois même des choses -je peux me permettre de le dire- sur
d’autres projets, pas à Olivet, mais où on est obligés de se battre un petit peu parce qu’il y a des
approches qui ne sont pas forcément celles que l’on souhaite voir développer sur la commune. Et
cela, pour le savoir, ici, je sais que vous êtes aussi bienveillants par rapport à cela, il ne faut rien
lâcher si je peux me permettre mais oui, c’est un global. C’est certain. Et surtout, je pense que le
plan paysage permet d’organiser tout cela.
M. SCHLESINGER : Stéphane VENDRISSE, Sandrine LEROUGE, sinon je compléterai.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 12/49
S. VENDRISSE : Sur les pistes cyclables, Chantal, deux points. Sur la passerelle de la RD 2020, l’année
dernière, j’avais rencontré la Métropole pour ces problèmes d’éclairage, surtout l’hiver puisqu’il fait
nuit plus tôt, on est plus gênés. On avait regardé ce que l’on pouvait faire sans être obligés de
rajouter et rajouter. Il avait été vu de peut-être se servir des candélabres du Département pour
peut-être mettre juste un rajout sur le candélabre, pour éclairer la passerelle. Il y a juste la
passerelle en elle-même puisque la montée et la descente sont déjà éclairées par ces mêmes
candélabres, parfois, qui servent aussi à la RD 2020. J’ai relancé le dossier puisque les travaux du
carrefour du Larry au niveau de Porsche vont commencer et on a eu l’accord pour avoir une piste
cyclable qui va passer derrière Peugeot, depuis Porsche jusqu’au raccord de la piste cyclable qui
descend du pont de la RD 2020. On va en profiter pour, en même temps qu’il y a ces travaux-là,
éclairer la piste, le pont. Le travail est en cours et j’espère que, pour l’hiver prochain, on aura la
lumière ! Mon épouse m’a aussi embêté là-dessus, je le sais !
Et pour ce qui est de l’entrée de la ville en venant d’Orléans, sur l’avenue du Loiret, tu n’as pas pu
faire de vélo depuis quelque temps et tu verras qu’on a modifié les barrières, justement pour
empêcher le stationnement devant la boulangerie, vu que la boulangerie est fermée : on en a
profité pour déplacer les deux barrières qui gênaient les vélos quand il y avait le stationnement et
les clients de la boulangerie, pour éviter que tout le monde se mélange et que cela finisse en
accident. Les deux barrières ont été enlevées et mises parallèles à la route, pour empêcher le
stationnement, en prévision aussi que la LS1, la ligne qui part de Saran et qui ira jusqu’à l’hôpital de
La Source passe par là. On espère toujours, avec Monsieur le Maire et Michel, que cela aille plus vite
sauf que cela ne va pas vite... on a anticipé un petit peu les choses pour justement sécuriser mais,
effectivement, cette entrée de ville qui a été modifiée depuis une dizaine d’années n’est pas
évidente pour les vélos, je suis d’accord.
S. LEROUGE : Merci. Moi, je voulais revenir un petit peu sur différentes choses qu’a dites Olivier
STRIBLEN concernant, par exemple, les différentes essences que l’on pourrait être amenés à
planter. D’abord, Monsieur est un professionnel et connaît son métier et on lui a donné toutes les
études que nous avions faites avec l’INRAE sur -justement- des essences qui seraient adaptées dans
50, 70 ans, etc. Si on plante un arbre qui, dans 20 ans ou dans 15 ans même, ne supporte plus le
climat local, ce n’est peut-être pas la peine de le faire, on n’a peut-être pas besoin de prendre le
catalogue de chez Truffaut : mieux vaut se référer aux sachants qui peuvent nous éclairer et nous
amener à pouvoir avoir des choses intéressantes, en tout cas pérennes.
À ce sujet, on avait aussi beaucoup échangé avec Monsieur STRIBLEN concernant les micro-
bosquets, des choses comme cela pour qu’on puisse en mettre à différents endroits, toujours sur les
recommandations de l’INRAE et on lui a également communiqué tous les résultats de l’IBC qui
avaient été fait. Je rappelle que l’IBC, pour moi, c’est vraiment un point zéro et qu’il faudra refaire,
d’ici 10 ou 15 ans, un nouvel IBC pour voir un petit peu l’évolution des choses que nous avons mises
en place. J’espère que nous aurons des résultats qui seront plus que satisfaisants.
Et puis juste pour revenir au niveau de quelques précisions concernant les arbres d’avenir qu’on
aurait peut-être dû planter, il y a vingt ans mais en tout cas qu’on a plantés maintenant : on en a
quand même planté 26, sans compter qu’il y a toujours un inventaire des arbres qui est fait sur la
ville. Chaque arbre qui est coupé sur la ville, pour x raisons -parce qu’il est dangereux, parce que,
bref, peu importe-, il y a un autre arbre qui est planté, évidemment pas forcément au même endroit
mais on a toujours un solde positif d’une vingtaine d’arbres tous les ans. On y est très attentif.
Maintenant, on se réglera sur le plan paysage pour pouvoir les planter aux endroits qui ont été
plantés. Voilà.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a d’autres questions ou interventions ? Madame
BLOT.
C. BLOT : Vous avez bien insisté sur l’entretien des arbres et je vais y revenir. Je suis désolée,
Madame LEROUGE, les tilleuls de la rue Marcel-Belot sont taillés au mois de mars. C’est vraiment
une catastrophe ! Ils ne vont pas pouvoir fleurir, ils vont être avec des moignons épouvantables ! Je
suis intervenue en commission, même si je n’y suis pas, et Madame LEROUGE m’a répondu que
toutes les communes demandaient la taille en même temps, nous, on passe au printemps alors que
ce n’est vraiment pas la bonne période pour tailler.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 13/49
S. LEROUGE : On a échangé par mails. Effectivement, en fait, c’est un marché métropolitain et
toutes les communes souhaitent avoir la période la plus propice. Le seul problème, c’est que ces
gens-là n’ont que 24 heures par jour et deux bras par homme. On essaie tous de faire en sorte de
tirer la couverture à nous mais malheureusement, on n’y arrive pas toujours. J’aimerais bien mais on
n’y arrive pas toujours, malheureusement. Et là, je n’ai pas beaucoup de moyens d’actions.
M. SCHLESINGER : Derrière -c’est ce qu’on échangeait en messes basses- c’est que les arbres de la
rue Marcel-Belot, on ne peut plus les tailler différemment. Les moignons comme vous les décrivez
très bien, c’est une technique de taille qui est datée mais aujourd’hui, si on ne continue pas à couper,
il y a de nouveaux arbres qui vont pousser à partir des moignons et vont casser les branches.
Aujourd’hui, on n’entretient plus les arbres de cette manière-là -cela fait partie des préconisations
du plan paysage- ce qui évite de multiplier les tailles, on les laisse grandir. Mais quand un arbre a été
coupé comme cela les 50 dernières années, on est obligé de continuer à l’accompagner sauf à tout
couper et à les remplacer, ce n’est, je pense, pas votre proposition. On est obligés de trouver de
bonnes solutions et en tout cas d’apprendre et parfois de réapprendre (c’est ce qu’on a découvert
en préparant ce document) des techniques qui étaient mises en place, il y a 70-80 ans, notamment
pour gérer l’humidité des murs, etc., et qui ont été complètement oubliées, ce qui s’est traduit par le
fait que des problèmes d’humidité des murs sont apparus là où on ne les avait pas avant puisqu’on
les traitait avec des végétaux.
Pour conclure cet échange, d’abord, je vous remercie parce que j’entends l’unanimité autour de ce
projet, qui est quand même le fruit d’un immense travail. Effectivement, on peut toujours
commencer plus tôt mais comme cela fait déjà trois ans qu’on y travaille, en sortie de COVID, cela a
été une de nos priorités d’agir sur ce dossier-là. Moi, je suis ravi que nous puissions, ce soir, avoir
cette présentation détaillée, fournie, d’un travail vraiment remarquable et je tiens à en remercier
Olivier STRIBLEN, Sandrine LEROUGE et Florine LEPAGE parce qu’ils ont travaillé d’arrache-pied sur
ce projet.
L’étape suivante, maintenant, c’est de le partager avec les Olivetains. On a commencé par le Conseil
municipal. Ce travail du plan paysage sera présenté dans le cadre des réunions de quartier qui vont
avoir lieu au mois d’avril et au mois de mai. Au mois de mai également, on a une journée spéciale où
l’on présente un certain nombre d’éléments sur les évolutions, les défis des villes en termes
d’aménagement, d’adaptation au changement climatique, aux nouveaux modes de vie et Olivier
STRIBLEN organisera des visites pour ceux qui le souhaitent, pour partir à la découverte du
patrimoine végétal et des enjeux de paysagement de la ville parce que je suis persuadé que notre
document, tel qu’il s’élabore aujourd’hui, doit s’approprier et doit acculturer aussi la vision des
habitants de notre ville. Une fois qu’on aura ces différents retours, on pourra adopter
définitivement ce plan paysage et le mettre en œuvre. C’est vraiment, pour moi, un travail
fondamental qui va nous permettre de dessiner la ville jardin pour les 10, 15, 20, 30 prochaines
années.
Comme vous le disiez également, il y a un certain nombre d’actions paysagères qui sont déjà en
œuvre. On a cité le cimetière de la Vallée : on a engazonné un certain nombre d’allées, on a
commencé à remanier l’implantation des concessions pour pouvoir libérer de l’espace pour pouvoir
planter des arbustes, des arbres, etc., avec évidemment la nécessité de concilier les usages parce
que, ce que vous expliquez sur les feuilles qui tombent, effectivement, les feuilles qui tombent sur
les pierres tombales, cela suscite parfois un peu d’émotion parce que cela demande de l’entretien,
etc. Il y a un équilibre à trouver. C’est le travail qu’on a engagé. Vous parliez du Beauvoir. Là aussi,
vous allez pouvoir redécouvrir le site très prochainement mais vous avez pu lire dans La République
du Centre, ce week-end, que toute l’image qui a été présentée là, avec les terrains de tennis, etc.,
tout cela n’existe plus. Tout a été désimperméabilisé. Tout a été décroûté et les enfants des classes
de grande section de maternelle ont planté, jeudi après-midi, sept arbres, à cet endroit-là. En fait, le
plan paysage, la désimperméabilisation, l’adaptation au changement climatique, c’est déjà en
œuvre. Et pour le renouveau du Beauvoir -et je suis impatient qu’on puisse le rouvrir parce que vous
allez découvrir une salle exceptionnelle- l’environnement va l’être également et cela va être un
changement radical.
Et dans les actions qui vont venir prochainement, tout autour du site de la mairie, il y avait une fiche
sur le plan paysage, on va venir également modifier la manière dont le site municipal est paysagé en
lien avec ce plan d’action. Les réalisations sont déjà engagées et vont s’accélérer. Et puis, on
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 14/49
évoquait l’entrée de ville nord. L’objectif de ce plan paysage, c’est d’avoir des guides cohérents sur
l’ensemble de la Commune et projet par projet, il faudra que nous intégrions les prescriptions du
plan paysage. Stéphane VENDRISSE parlait tout à l’heure de la ligne structurante vélo 1 qui va
devoir venir restructurer l’entrée de ville. On a travaillé le plan paysage pour pouvoir dire au bureau
d’études de la Métropole qui viendra refaire la piste cyclable « voilà, nous, dans cette zone-là, l’enjeu
paysager que nous avons ». On anticipe la réalisation de ce projet. Autre exemple, dans le cadre de
VAL’Horizon qui est la démarche de démocratie participative qu’on a engagée dans le Val, à
l’automne dernier, on discutait d’un certain nombre de lieux à embellir, à transformer, etc. Le plan
paysage fait des propositions qui seront discutées dans la réunion de quartier Val. Et pour la rue de
Verdun que l’on doit refaire l’année prochaine, il y a une fiche du plan paysage qui explique
comment on retravaille l’entrée de ville et comment on peut aménager différemment l’avenue de
Verdun. La semaine prochaine, il y a une réunion de diagnostic avec les riverains. Cela aussi va être
un ingrédient qui devra être pris en compte dans le projet de requalification. Ce plan paysage va
être mis en œuvre au fur et à mesure des projets qui marquent la ville avec des réalisations
régulières et c’est aussi, je crois, une très bonne chose. C’est important d’avoir une vision
stratégique globale à moyen terme sur des sujets comme ceux-ci.
Puis, plus globalement, c’est une philosophie générale qui est présente maintenant dans tous les
projets d’aménagement de la ville. Quand on imagine le nouveau quartier de la Vanoise, on ne se dit
pas « il faut faire disparaître la friche qui a poussé », on se dit « comment cette friche devient le
cœur du nouveau quartier ? Comment on transforme le boisement déjà là en parc ? ». On parlait
d’exemplarité tout à l’heure, sur le frontage, etc. La nouvelle école de La Cerisaie est bâtie sur ce
principe-là. Et j’en parle librement puisque c’est vous qui l’avez faite. Tout le socle est fait pour qu’il
y ait des plantes grimpantes. D’ailleurs, cela a été planté. C’est parti. Le nouveau site bâtiment 422,
rue du Général-de-Gaulle, avec une partie des installations de la Métropole, pareil : on a fait du
frontage, on a planté devant et cela commence à pousser. Cette exemplarité, on y est extrêmement
attachés. On parle également de verdir les rues et de désimperméabiliser. La rue du Pressoir Aubry
est un exemple parfait de la manière dont on aménage les rues aujourd’hui avec des espaces
paysagers, des noues pour récupérer l’eau, avec du gazon... On y reviendra, je crois, au moment des
questions écrites, tout à l’heure mais rue de Navrin, rue du Coq, c’est ce type d’aménagement qui va
être mis en œuvre et qui va apporter beaucoup plus d’espaces désimperméabilisés, de nature, de
verdure dans des rues qui sont aujourd’hui entre deux murs et goudronnées partout.
L’aménagement, aujourd’hui, de la ville est profondément transformé et le plan paysage en est une
modalité de traduction.
Vraiment, merci beaucoup pour le travail qui a été accompli ! Je vais laisser Florine vous
raccompagner, Olivier, pour qu’on puisse continuer l’ordre du jour et je me réjouis qu’on le présente
dans le détail aux Olivetains prochainement. Merci à tous pour ces échanges et je donne la parole à
Sandrine LEROUGE.
DÉLIBÉRATIONS
Point n° 1 : Cadre de vie – intercommunalité – rapport d’activités et
du développement durable 2023 d’Orléans Métropole – information
(délibération n° DEL_2025_03_01)
S. LEROUGE : Merci, Monsieur le Maire. Je suis un petit peu désolée de vous présenter ce rapport
d’activités et de développement durable uniquement maintenant puisqu’il traite des
réalisations 2023 mais, en fait, il n’a été présenté au Conseil de Métropole que le 23 janvier 2025. Y
ont été présentés les principaux points qui ont été réalisés, depuis 2023, avec entre autres, la
transition énergétique et écologique. Je vais vous citer différents points, peut-être pas tous mais
avec, entre autres, la création de la SPL Orléans Énergies pour soutenir le développement des
énergies renouvelables. En ce qui concerne la gestion de l’eau et la prévention des inondations, il y a
eu l’adaptation de la station d’épuration de La Source qui permettra l’arrosage du Parc floral qui
était quelque chose qui était attendu depuis très longtemps. On a eu également des travaux sur les
infrastructures routières et les espaces publics. En ce qui nous concerne, c’est, à Olivet, le pont
Cotelle, qui a réouvert en avril 2023 avec des travaux à hauteur de 8,2 M€ et 25 mois de travaux. On
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 15/49
a eu -on a l’impression que cela fait très longtemps- l’ouverture de CO’Met Arena, le 7 janvier 2023.
Depuis, il y a 95 événements, soit plus de 450 000 visiteurs sur l’année, ce qui est plutôt
encourageant et en tout cas c’est intéressant de voir que cela a pris. Il y a eu ensuite 10,7 M€ qui ont
été investis dans la rénovation du site de l’ancien hôpital de la Porte Madeleine pour l’accueil de
l’École supérieure des travaux publics, 32 étudiants. Et la gestion des déchets, avec l’ouverture du
comptoir du réemploi à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Sandrine LEROUGE. Comme vous le savez, nous consacrons, en
règle générale, le Conseil municipal du mois de novembre de l’année à accueillir des techniciens
d’Orléans Métropole pour échanger sur le rapport d’activité, les politiques publiques, pour en
débattre. Normalement, ce rapport, traditionnellement, est présenté en lien avec ces délibérations
pour qu’on ait un échange approfondi mais comme la Métropole nous l’a envoyé avec retard et que
nous avons l’obligation légale de l’inscrire, c’est pour cela qu’il est inscrit aujourd’hui et qu’il n’y a
pas de techniciens de la Métropole. On a formulé la demande que celui de l’année 2024 n’arrive pas
en fin d’année 2026. Ils ont entendu la demande, on espère qu’on sera en mesure de pouvoir faire
comme on fait tous les ans, une discussion d’ensemble sur les sujets métropolitains, au Conseil
municipal du mois de novembre. Sur ce, je ne sais pas si vous avez des interventions spécifiques sur
ce rapport d’activité. Madame BLOT ?
C. BLOT : Merci Monsieur le Maire. C’est vrai qu’on s’était posé la question, merci, Madame
LEROUGE de nous le préciser : on se disait que c’était bien tard pour un rapport 2023. Ce rapport
pose quand même beaucoup de questions au point de vue de l’eau, par exemple. On voit que 9 villes
sont en régie, 12 en DSP. Cela veut dire que 12 + 9, si je sais compter, cela fait 21, il en manque une
qui n’aurait pas l’eau potable, cela me semble étrange. D’ailleurs, au point de vue eau, pourquoi n’a-
t-on pas, en annexe, les contrats de l’eau puisqu’ils ont été établis au 1er janvier 2024 si je ne
m’abuse et qu’on n’a pas pu avoir lecture de ces contrats. Ce serait intéressant de nous les donner
s’il vous plaît.
Concernant l’assainissement, cette fois, c’est l’inverse, on a 12 communes en régie et 11 en DSP,
cela fait un total de 23, il y en a une de plus : je ne sais pas, on assainit une ville gratuitement ? On
n’a pas compris. C’était un peu compliqué. Ce qui nous inquiète surtout, c’est l’augmentation du
tonnage de lingettes. On voit 34 tonnes de plus en un an : 34 tonnes de lingettes mais c’est
épouvantable ! Pour arriver à 492 tonnes : mais c’est invraisemblable ! Qu’est-ce qu’on peut faire ?
On s’est vraiment demandé si on ne pouvait pas demander aux fabricants de marquer sur les boîtes
que ces lingettes ne doivent pas aller dans les toilettes parce qu’en fait, le problème, c’est pour les
communes, c’est pour l’entretien. Cela bouche les canalisations. Franchement, il faut faire quelque
chose.
D’ailleurs, il y a eu (c’était beaucoup plus large que ce sujet) le Village de la Transition -Village de la
Transition qui devait sensibiliser toute la population à la biodiversité, entre autres. Il y a eu
700 visiteurs. 700 visiteurs pour une métropole comme Orléans, qu’est-ce qui se passe ? Ils ne se
sentent pas concernés ? Est-ce que l’exposition est mal faite ? Est-ce que la date est mauvaise ? Je
ne comprends pas. Moi, je suis allée à cette exposition, elle était tout à fait intéressante. Pourquoi si
peu de visiteurs ? Il faudrait trouver une solution. Laquelle, je ne l’ai pas.
On a eu (on l’a lu dans ce rapport), 1 134 000 € pour le Fonds Vert et on ne sait pas comment il a été
utilisé. Ce serait intéressant, là aussi, de le savoir. On a vu aussi qu’avec 23 000 étudiants, Orléans
est une métropole universitaire. Elle a aussi des écoles d’ingénieurs, une école spéciale des travaux
publics, des centres de recherche comme le BRGM, le CNRS, l’INRAE. Est-ce que ce ne serait pas
(mais vous vous êtes sûrement posé la question) le moment de recruter des ingénieurs, des
scientifiques américains qui ont, pour la plupart, été licenciés ? Orléans est peut-être bien placée
pour ce genre d’action. Merci.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Monsieur DE SOUSA.
G. DE SOUSA : Moi, je me pose la question de l’intérêt de la prise d’acte parce qu’en définitive, si on
a un rapport de 2023, ce qui aurait été intéressant, c’était d’avoir le retour sur objectifs parce
qu’effectivement, on nous présente des chiffres et pour le coup, beaucoup de réalisations, on en est
tous contents aujourd’hui. Encore vendredi dernier, à CO’Met, on a pu voir à quel point les
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 16/49
infrastructures pouvaient recevoir du monde et comment les Orléanais et les gens de la Métropole
étaient attachés à leur équipe et on avait des infrastructures qui, pour le coup, répondaient aux
ambitions sportives que notre équipe portait. Aujourd’hui, il faut savoir sur combien de temps on va
avoir un retour sur investissement, en, gros. Et puis, lorsqu’on dit, aujourd’hui, qu’on a un campus
Capitale French Tech 2023 pour les start-ups, etc., est-ce qu’aujourd’hui réellement, on a réussi à
polariser les fameuses start-ups ? Est-ce qu’aujourd’hui, on a un enseignement supérieur qui devient
attractif, etc. ? On a un rapport d’activité de 2023 et encore une fois, ce n’est vraiment pas à vous
que je fais le procès puisque, pour le coup, c’est un rapport métropolitain mais il aurait été peut-être
intéressant qu’on puisse pouvoir le poser. Alors, on ne pourra pas le faire ce soir mais sur ce qui a
été fait en 2023, voir quels sont les résultats de façon factuelle, aujourd’hui, en 2025, aurait été
intéressant. Pour le reste, je vous remercie pour les informations qui ont été distillées à travers ce
dernier.
M. SCHLESINGER : Monsieur PELLETIER.
V. PELLETIER : Je vais essayer d’être rapide. Je vais commencer par une petite note un peu plus
joyeuse et après des propos un peu plus graves. On lit beaucoup de choses autour du financement
et des partenariats avec différentes entreprises aux noms qui rappellent beaucoup la Silicon Valley,
comme l’AGREEN LAB’O Village by CA, etc. On se demande toujours d’où sortent ces noms. Ils ne me
paraissent pas très transparents. Souvent, on voit que cela parle beaucoup de start-up, à tel point
que, d’ailleurs, dans l’une des dernières pages du rapport, je crois que le correcteur orthographique
a fait une petite blague et on peut lire le « Saint Art Up ». On se demande si ce n’est pas une religion,
cette façon de nommer ces entreprises...
Enfin, j’ai l’impression quand même que, tout au long de ce rapport, on parle de beaucoup de choses
qui sont autour du communicationnel. On parle aussi beaucoup d’enquêtes qui sont faites mais
Hélas, dans beaucoup de situations, on se demande si on n’est pas encore au stade de se poser la
question de ce qu’on fait plutôt que du faire. Je trouve que c’est dommage parce que cela fait
longtemps qu’on pense que le développement durable, c’est important dans la Métropole
d’Orléans. Pour le coup, il serait temps qu’on essaie de faire plus de choses. Notamment, je vais
parler des mobilités et du vélo. Je pense qu’on a un gros problème sur notre métropole là-dessus.
On a de très bonnes choses, des choses qui existent depuis longtemps, par exemple aux abords de
l’avenue Gaston-Galloux : on a un vrai outil pour circuler de façon sécurisée en vélo, c’est très bien.
Les aménagements du pont Georges V aussi sont un vrai progrès. Cela n’empêche que, quand on
regarde un peu ce qui se passe, par exemple, quand on regarde l’article qui a été récemment publié
sur France 3 régions, le 10 mars, il y a un article qui s’appelle « Je me sens en danger quand je fais du
vélo : à Orléans, les cyclistes représentent un mort sur cinq sur la route ». En fait, on constate qu’on
est la troisième pire métropole en termes de parts de mortalité dans la circulation liée à la
circulation en vélo. On est aussi la troisième pire métropole en termes de mortalité par nombre
d’habitants liée à la circulation : on voit qu’il y a un problème sur l’aménagement de la circulation sur
la métropole. Et clairement, c’est dommage parce qu’on a des associations qui sont une vraie
richesse, qui peuvent nous apporter une expertise. J’ai l’impression qu’aujourd’hui, on ne met pas
assez de moyens. Le plan vélo n’a été bien fini. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de continuité nord-
sud, par exemple, pour ce qui nous concerne pour pouvoir, facilement et en toute sécurité, aller
d’Olivet jusqu’au centre-ville d’Orléans. Et là, je suis déçu, dans ce rapport, de voir que peu de
choses ont été faites et ont été mises en avant et peu de choses sont prévues. Je me demandais où
on allait et est-ce qu’il y avait un vrai souhait, au niveau de la Métropole, de sortir de cette situation,
qui est tout à fait insatisfaisante. Être les troisièmes pires de France, cela ne me paraît pas
acceptable.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. En fait, c’est une situation un peu paradoxale parce que les
questions que vous posez relèvent du débat que l’on a régulièrement en Conseil métropolitain et un
certain nombre des points que vous évoquez sont des points que les élus d’Olivet portent d’ailleurs.
L’objet dont nous sommes saisis ce soir, c’est un rapport d’activité parce que la Métropole est un
établissement public et un établissement public doit rendre compte de son activité tous les ans par
la loi. Oui, c’est un document communicationnel puisque sa fonction, c’est de rendre compte de ce
qui s’est passé. Ce n’est pas, Monsieur DE SOUSA, un document qui évalue les objectifs des
politiques publiques, atteints, etc. C’est à la fois la force et la faiblesse de ce document. Et les
questions que vous posez -je vais y répondre en partie- sont des éléments de débat politique.
Comme le Président de la Métropole n’est pas là ce soir et qu’il ne fait pas la tournée des 21 ou
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 17/49
22 Conseils municipaux pour présenter le rapport et le défendre -ce que faisait Charles-Éric
LEMAIGNEN il y a quelques années- ce n’est pas évident de pouvoir défendre certains choix qui sont
portés par lui.
Pour revenir sur différentes remarques qui ont été formulées, sur les régies et DSP, Madame BLOT,
vous connaissez parfaitement la situation. Les documents des contrats passés en DSP sont des
documents administratifs qui sont communicables, soumis au secret industriel et commercial et les
personnes qui ont demandé la communication de ces contrats les ont reçus et elles les ont reçus
avec la neutralisation des informations qui sont estimées comme relevant du secret industriel et
commercial. Je n’ai pas caviardé personnellement les documents, je ne sais pas si les restrictions qui
ont été apportées aux documents sont justes ou pas justes, c’est un autre débat mais en tout cas,
ces documents ont été communiqués dans le cadre des règles. Et si on n’est pas content de ce qui a
été communiqué, il y a une institution qui s’appelle la CADA, qui est là pour accompagner les
personnes qui ne sont pas d’accord. Je ne peux pas vous répondre au-delà de cela.
Sur le Village de la Transition, comme j’y étais et que je l’organisais, je regrette aussi qu’il n’y ait pas
eu plus de visiteurs. Pourtant, on le fait place de Loire, au début du mois de juillet. Les gens ne sont
pas enthousiastes à venir là, je ne sais pas trop quoi faire, surtout qu’on a une intense opération de
communication dans les semaines qui précèdent, pour en parler. Sur les chercheurs américains, c’est
moins une question pour la Métropole qu’une question pour la Région et c’est un sujet dont j’ai
parlé, par exemple, avec Anne BESNIER qui est la vice-présidente en charge de l’enseignement
supérieur, au niveau de la Région. C’est vrai qu’il peut y avoir une opportunité pour se positionner
pour accueillir des chercheurs américains, surtout ceux qui ont déjà des liens avec nos labos, pour
récupérer tout un savoir. Après, les États-Unis, cela va très vite, aux prochaines élections de mi-
mandat dans 18 mois, on peut avoir une réaction inverse, on n’est pas là pour faire de la politique
américaine mais en tout cas, s’il y a une opportunité pour récupérer des chercheurs de qualité, je
pense que c’est une opportunité pour l’Europe.
Monsieur DE SOUSA, je vous ai déjà répondu. Monsieur PELLETIER, sur les pistes cyclables, oui, nous
ne sommes pas satisfaits dans son ensemble de la politique vélo de la Métropole. Plus
spécifiquement à Olivet, je crois que l’on n’a pas à rougir de ce que l’on a fait depuis le début du
mandat parce qu’on a modifié des plans de circulation. Je le rappelle car aujourd’hui plus personne
n’en parle mais il y a quatre ans, quand on a modifié le sens de la rue de la Source et la rue Travers
Baudelin, il y avait un certain nombre de personnes qui disaient que c’était une erreur magistrale de
l’avoir fait. Aujourd’hui, je n’entends plus ces personnes dire que c’était une erreur magistrale. On a
réduit la circulation, on a sécurisé les déplacements et il y a des vélos sur ces pistes cyclables. Le
maillage n’est pas encore complètement parfait parce que, malheureusement, ce sont -pour une
part- des voiries structurantes métropolitaines. On n’a pas complètement la main mais, dès cet été,
le pont sur la RD 2020 va être normalement refait pour sécuriser le franchissement avec le
Département. Dans trois mois, on aura une piste cyclable bidirectionnelle que personne n’imaginait
possible, rue de la Source, qui sera réalisée et qui a été portée et voulue par les élus olivetains. Le
pont Cotelle : sa nouvelle piste cyclable a été livrée. Et vous disiez tout à l’heure qu’il n’y a pas de
liaison nord-sud, ce n’est pas complètement vrai. Par le centre-ville, je vous rejoins mais par le pont
Cotelle, vous pouvez aller maintenant en site propre dans le centre-ville d’Orléans, complètement.
Et puis Stéphane VENDRISSE le disait tout à l’heure, j’attends le vote du budget de la Métropole, le
3 avril prochain mais est inscrit au budget, le projet de carrefour sur la RD 2020, au niveau du Larry
et des Aulnaies. Cela, c’était le projet prévu par la Métropole et nous leur avons dit, avec Michel
LECLERCQ et Stéphane VENDRISSE : « comme vous n’avancez pas sur la LS1, profitez de ce chantier
pour prolonger la piste cyclable qui longe la carrosserie du Pressoir, le long de la RD 2020, par un
maillon qui passerait ce nouveau carrefour que nous allons faire et qui serait en même temps
connecté à la piste cyclable qui passe dans le Larry et qui pourrait longer tout le long de la RD 2020,
Peugeot, Équipe Jardin, le Village moto, etc., et rejoindre la piste cyclable qui rejoint la rue de
Bourges ». En faisant cela -et cela a été accepté par la Métropole-, cela augmente le projet de
500 ou 600 000 €, c’est quand même un choix fort de la Métropole. La Métropole n’a peut-être pas
fait ce qu’il fallait à certains endroits mais en tout cas, quand on a demandé à Olivet, elle a été
présente. Et nous allons avoir une piste cyclable en site propre de l’Indien jusqu’au centre-ville.
Alors, ce n’est pas la LS1 qui devait passer par le pont Georges V, par l’avenue Dauphine, par la route
d’Olivet, par l’avenue du Loiret, etc., mais c’est quand même une réalisation. Et aujourd’hui, le
verrou qui manque, c’est l’avenue Dauphine et la route d’Olivet et les deux ne sont pas sur Olivet. Il
y a une réunion publique, la semaine prochaine, à Saint-Marceau pour que le Maire d’Orléans en
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 18/49
discute avec ses habitants. J’espère qu’à l’issue de cette réunion publique -parce que je crois que
c’est son souhait- il y ait une expérimentation qui permette de déclencher les transformations que
nous attendons parce que Stéphane VENDRISSE le disait aussi tout à l’heure, avenue du Loiret, il y a
une piste cyclable en site propre, en partie, et l’endroit problématique, c’est devant la boulangerie à
l’entrée de la ville et on a fait l’effort : on a supprimé la place de stationnement, c’est déjà fait. On
n’attend que cela soit réalisé. La Métropole n’est peut-être pas allée assez vite, en général, et vous
avez raison de dire que c’est dangereux de circuler à vélo en général dans la métropole mais il y a un
certain nombre de choses qui ont été opérées, en tout cas sur notre Commune, pour y remédier.
Voilà les différents éléments que je souhaitais apporter.
S. VENDRISSE : Je voudrais rajouter, Vivien, qu’on discute avec le DAMMO et qu’on a la chance, sur
la Commune, d’avoir son président que j’ai vu la semaine dernière. Ils regardent avec nous tous les
dossiers. On demande leur avis pour essayer de ne pas se tromper parce que, même si je fais du
vélo, comme vous, parfois, il y a des choses qu’on ne voit pas et eux ont un autre œil qui servent
aussi, même aux techniciens de la Métropole. L’autre jour, on discutait des petites bordures, quand
on descend d’un trottoir, de bien faire attention qu’il n’y ait pas un petit replat parce que les petits
replats, cela fait mal ! J’étais le premier -quand ils ont créé le DAMO- à les recevoir à la mairie
d’Olivet et j’ai un très bon contact avec eux. Et comme je leur dis, d’un côté comme de l’autre, on
peut critiquer les projets, je n’ai aucun problème.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Et on prend acte que la Métropole a fait son rapport et que
nous l’avons inscrit.
Mme LEROUGE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet de prendre acte du rapport d’activités et du développement
durable 2023 d'Orléans Métropole.
En vertu de l’article L. 5211-39 du code général des collectivités territoriales, les établissements
publics de coopération intercommunale adressent, chaque année, aux maires des communes
membres, un rapport retraçant l’activité de l’établissement. Ce rapport fait l'objet d'une
communication par le maire au conseil municipal en séance publique au cours de laquelle les
représentants de la Commune à l'organe délibérant de l'établissement public de coopération
intercommunale sont entendus.
Ce rapport a été présenté en Conseil métropolitain, le 23 janvier 2025 et a été adressé par la suite à
la commune d’Olivet pour présentation en Conseil municipal.
Il est proposé au Conseil municipal de prendre acte du rapport d’activité et du développement
durable 2023 établi par Orléans Métropole.
Ce dossier a été présenté à la commission cadre de vie et commerce de proximité du 24 février
2025.
Le Conseil municipal prend acte du rapport d’activité et du développement durable 2023.
Point n° 2 : Cadre de vie – Projet de requalification des mails
historiques d’Orléans – Avis à émettre
(délibération n° DEL_2025_03_02)
→ (Voir présentation en annexe)
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 19/49
M. SCHLESINGER : Et nous pouvons prendre le point suivant qui va nous permettre de reparler de
tout cela. Comme vous le savez, la Métropole réfléchit à l’avenir des mails historiques d’Orléans. Les
mails historiques, c’est la zone qui part de la tête nord du pont Joffre, qui va jusqu’à la médiathèque,
qui passe devant la place d’Arc et puis ré-atterrit de l’autre côté après avoir passé le théâtre à la tête
nord du pont Thinat. Le projet mails historiques de la ville d’Orléans, c’est tout cela. Nous sommes
saisis, dans le cadre d’une enquête publique, pour émettre un avis sur ce projet sur les deux
premières sections de ce projet mails qui concerne la partie dite Jaurès (tête nord du pont Joffre
jusqu’à la médiathèque, grosso modo), plus la deuxième section qui est à partir de la médiathèque
jusqu’à la place Halma-Grand avec la réfection devant la place d’Arc. Les détails du projet, vous les
connaissez parce que j’avais fait le choix, l’année dernière, d’inviter Charles-Éric LEMAIGNEN pour
qu’il vienne le présenter devant le Conseil municipal et nous avions eu un échange assez riche que
j’ai trouvé extrêmement intéressant sur le projet faisant état des points positifs mais également des
grandes interrogations qu’il pouvait soulever. Et aujourd’hui, nous sommes saisis dans le cadre de
cette enquête publique et le projet, tel qu’il vous a été présenté l’année dernière, est le même qui
est soumis à enquête publique. Un certain nombre de remarques que nous avions pu formuler, je ne
dirai pas qu’elles n’ont pas été prises en compte, en tout cas, elles n’ont pas été jugées
suffisamment importantes pour amener une modification du projet. Ils ont considéré que c’étaient
peut-être de très bonnes remarques mais que cela ne remettait pas en cause le projet tel qu’il était
imaginé et retenu.
Ce qui vous est présenté ce soir, c’est d’émettre un avis réservé sur ce projet en reprenant de
manière synthétique un certain nombre de remarques qui avaient été formulées l’année dernière et
que nous avons rappelées au Président de la Métropole dans le cadre d’un courrier. Quand je dis
« nous », c’est 15 Maires de la Métropole. Dans le cadre de l’enquête publique, on a adressé un
courrier au Président de la Métropole à la fin du mois de janvier récapitulant un certain nombre des
interrogations que nous avons. Ce que nous vous proposons ce soir, c’est de reprendre un certain
nombre de ces remarques. Sans les détailler, il y avait la nécessité d’avoir une vision globale des
déplacements qui n’étaient pas prévus en tout cas de manière satisfaisante dans le projet. Il y avait
un enjeu sur le stationnement et le coût du parking souterrain. Il y avait des enjeux autour de la
manière dont cela allait être aménagé devant place d’Arc. Il y avait des enjeux sur les choix qui
étaient faits en matière de cyclabilité puisque la piste cyclable était positionnée d’une manière où
les associations vélo trouvaient que ce n’était pas la bonne solution. Ce sont ces éléments-là qui ont
été repris.
Et le seul élément de différence par rapport au courrier que nous avons adressé avec les collègues
Maires, c’est l’ajout du paragraphe faisant état de l’avis de l’autorité environnementale. Quand il y a
une enquête publique, il y a un service de l’État qui s’appelle la MRAE qui doit émettre un avis sur la
conformité aux obligations en matière d’études de développement durable. Et cet avis, je vous le lis.
Là, ce n’est pas une citation, l’autorité environnementale note un manque d’explications et de
justifications des données présentées « ne permettant pas d’argumenter un réel apaisement du
boulevard, considérant le trafic routier, ni même une dynamique en faveur du report modal. Les
mesures nécessaires en dehors du projet de requalification des mails pour faciliter et/ou inciter ces
différents reports ne sont pas suffisamment exposées. S’agissant des transports en commun, le dossier
ne fait état d’aucune réflexion sur l’évolution des lignes de transport. Concernant la pratique cyclable,
bien que le dossier montre que la piste cyclable des mails s’inscrit comme clé de voûte du réseau vélo
structurant, le développement du réseau cyclable au niveau de la Métropole d’Orléans et plus
précisément en lien avec cette piste n’est pas précisé. Le dossier ne justifie pas suffisamment la
faisabilité ou facilité des itinéraires routiers alternatifs : temps de trajet rallongé, encombrement
éventuel, coût du passage pour l’autoroute du fait du péage ». Cela, c’est l’analyse sur le projet portée
par la MRAE (l’autorité environnementale), qui en conclut et je la cite : « bien que ce projet s’inscrive
dans un objectif affiché de transition écologique, l’étude d’impact comporte d’importantes lacunes qui
méritent d’être complétées afin de mieux caractériser les impacts du projet sur tous les volets de
l’environnement et la suffisance des mesures mises en place ». Cette partie-là, qui est une citation de
l’avis de la MRAE, vient compléter les remarques que nous avons formulées avec les collègues
Maires. C’est pour toutes ces raisons que nous vous proposons d’émettre un avis réservé sur le
projet de requalification des mails historiques d’Orléans et de porter cette délibération au registre
de l’enquête publique. J’ai déjà été trop long et j’ouvre le débat pour ceux qui souhaitent intervenir.
Monsieur RAGON, Madame LAMARRE-LEVASSEUR, Monsieur DE SOUSA, Monsieur DENOUX,
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 20/49
Madame BLOT, Madame MEUNIER et Monsieur GASNIER. C’est bon, j’ai pris tous les noms ? Alors on
commence, Monsieur RAGON.
D. RAGON : Effectivement, on avait eu ce débat à la suite d'une présentation -il y a quelques mois-
et c’est vrai que c’était très intéressant. Ma question est très technique : si j’émets un avis et que je
suis pour, je vois à peu près ce que c’est. Si je suis contre, je comprends encore mieux ce que
c’est mais « réservé », qu’est-ce que cela veut dire ? Un avis « réservé », qu’est-ce que cela implique
pour la suite du projet ?
M. SCHLESINGER : Je vais peut-être vous répondre tout de suite parce que c’est une question de
clarification et peut-être vous redonner la parole après. Avis réservé, c’est avis favorable avec
réserves parce que j’avais compris -c’était le sens de la proposition- qu’il n’y avait pas d’opposition
de principe à la requalification des mails mais à condition que cela respecte un certain nombre de
conditions. C’était cela, le sens de cet avis réservé.
D. RAGON : favorable avec réserves.
M. SCHLESINGER : Cela s’analyse comme cela, tout à fait. Est-ce que vous voulez réintervenir,
Monsieur RAGON ?
D. RAGON : Non.
M. SCHLESINGER : Alors ensuite, Madame LAMARRE-LEVASSEUR.
L. LAMARRE-LEVASSEUR : Merci Monsieur le Maire. En ce qui me concerne, moi, je ne suis plus du
tout au stade des réserves sur ce projet. On les a exprimées il y a maintenant tout juste un an.
Aujourd’hui, face à ce projet, moi, je ressens plus une grande inquiétude. Pourquoi ? Parce que, c’est
du bon sens : un bon projet, c’est un projet qui vient améliorer une situation. On répond à un besoin,
on apporte des solutions. Là, en l’occurrence, rien de tout cela, aujourd’hui. J’ai plus l’impression
qu’on vient complexifier une situation qu’on ne l’améliore. Et je pense que même, pire encore, on
vient à l’encontre de l’objectif qui est poursuivi. C’est un projet de transition écologique qui
améliore les mobilités mais pour le coup, les choix opérés, encore une fois, me semblent totalement
contraires à l’objectif qui est poursuivi. Pourquoi je vous dis cela ? Parce que, quand on lit les
différentes études, les différentes remarques qu’on avait pu faire précédemment, on voit une
dégradation de la circulation, des flux de trafic avec une congestion. On voit que l’empreinte
environnementale n’est pas mesurée. Elle n’est pas maîtrisée, même. Et puis on voit une insécurité
sur le transport vélo. En plus, tout cela s’accompagnant d’une incertitude budgétaire. Moi, à mon
sens, je ne vois pas en quoi on parle d’un bon projet. Et ces écueils qu’on a déjà pointés sont connus,
ils sont constants, on les a partagés, on les a rappelés à de nombreuses reprises. Quand je dis qu’ils
sont partagés, vous les aviez partagés même avec l’opposition. Ils ont été partagés par les élus au
niveau aussi métropolitain. Et par des associations même -si je ne me trompe- d’usagers. Et
aujourd’hui, ils sont même confirmés par les services de l’État au travers de l’avis de la MRAE. Et ils
sont toujours d’actualité. Il n’y a pas eu d’évolution. Je ne vois pas pourquoi, aujourd’hui, on
viendrait soutenir ce projet par un avis favorable avec réserves. Moi, en ce qui me concerne, je
souhaiterais qu’on vote un avis défavorable sur ce projet, tel qu’il est présenté aujourd’hui. Merci.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Monsieur DE SOUSA.
G. DE SOUSA : Comme je ne suis pas sûr de ma mémoire, je ne veux pas dire de bêtises mais lorsque
Monsieur LEMAIGNEN était venu, effectivement, il avait été un peu bousculé et il avait dit « je vais
faire les autres Conseils municipaux, en préparant beaucoup mieux ma présentation ». Pourquoi ?
Parce que, comme l’a dit Madame LAMARRE-LEVASSEUR, on avait plein d’incertitudes et
notamment sur le budget. Et je ne sais pas pourquoi, j’avais en tête quelque chose qui tournait
autour des 45, 50 millions d’euros. Enfin, bref, on lui avait dit que le prix était sûrement sous-estimé,
qu’il allait sûrement y avoir des dépassements. On avait évoqué qu’on ne comprenait pas trop
comment cela allait être aménagé autour de la place d’Arc et on ne comprenait pas ce qui allait être
fait sous la trémie pour les histoires des parkings souterrains. Tout cela n’était pas clair. Et du coup,
les choses devaient se préciser et elles devaient s’affiner en termes de budget. Or, je ne sais pas sur
quels éléments on peut aujourd’hui statuer puisque, si on se reporte aux documents que vous nous
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 21/49
avez fournis en mars 2024, en définitive, on n’a pas de chiffrage précis par rapport au coût des
parkings, de ce qu’ils ont fait ou de ce qu’ils n’ont pas fait puisque c’était ce qui avait fait l’objet des
interrogations à l’époque. On n’est pas plus éclairé pour savoir si, réellement, les prix sont justifiés,
et comment cela va se faire, combien de temps, etc. En fait, comme cela n’a pas été précisé, je
rejoins ma collègue et je pense qu’il y a beaucoup trop d’interrogations pour qu’on puisse émettre
un avis favorable ou alors il faudrait des précisions pour qu’on puisse avoir un avis favorable avec
réserves.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Monsieur DENOUX,
D. DENOUX : Merci Monsieur le Maire. Beaucoup de choses ont déjà été dites, notamment l’année
dernière, je pense qu’il n’est peut-être pas nécessaire de toutes les reparcourir mais en tout cas, on
voit que, ce soir, on a une gestion du temps à la Métropole qui est particulière. Moi, je me pose
notamment la question de la méthode parce que beaucoup de choses ont été dites l’année passée,
elles n’ont pas été entendues ou peut-être même pas écoutées. Le tour des Conseils municipaux a
été fait et on voit que le projet n’a pas bougé d’un millimètre a priori, cela a été dit aussi. Et
pourtant, on a regretté, notamment, un manque de vision globale. On a regretté le fait de venir
retirer des usages alors que tout l’enjeu d’un projet, c’est au contraire d’amener des usages pour les
usagers, justement. On parle d’un lieu quand même assez névralgique puisqu’il y a la gare, le centre-
ville, de nombreux commerces, on est obligés d’y aller. On peut discuter de l’axe nord-sud qui
pourrait peut-être être contourné mais en tout cas, on est obligés, nous, en tant qu’Olivetains, d’y
passer à un moment ou à un autre, sur cet axe. Je regrette qu’il n’y ait pas de solution, en fait. La
mobilité, c’est quelque chose de nécessaire ; on se déplace, c’est la vie aussi. Et retirer un usage, OK,
mais quelle est la proposition ? Et surtout quelle est la méthode qui est employée pour qu’un an
après, on n’ait pas bougé, qu’on n’ait pas été entendus et que personne n’ait été entendu ? Je
m’interroge quand même pas mal sur ce sujet. Je rejoins les interventions précédentes sur l’avis
défavorable qui paraît indispensable parce que, même avec des réserves, on entend le mot « avis
favorable », cela donne de la légitimité à ce projet qui ne paraît pas pertinent, en tout cas en l’état.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Madame BLOT.
C. BLOT : Merci Monsieur le Maire. C’est juste une question purement technique : quel est le poids
du vote du Conseil municipal, surtout qu’apparemment il n’y a pas l’unanimité, comment cela va se
passer ? Et puis, vous disiez tout à l’heure que vous en avez discuté et que les différentes communes
ont donné leur avis. Est-ce que le Conseil municipal va avoir un peu plus de poids que vos
interventions ? Merci.
M. SCHLESINGER : Je réponds directement parce que c’est juste pour apporter des éléments
d’informations. Une délibération comme celle-ci s’adopte à la majorité, il n’y a pas besoin
d’unanimité pour voter l’avis qui sera rendu par le Conseil municipal. On se prononcera dans un sens
ou dans un autre sur l’avis. C’est le premier élément. Deuxième élément, je ne sais pas si l’ensemble
des communes de la Métropole vont délibérer sur cet avis. Ce n’est pas obligatoire. Moi, j’ai fait le
choix de vous le proposer parce que, compte tenu des débats que nous avions eus l’année dernière,
il me semblait important que le Conseil municipal d’Olivet se positionne dans son ensemble, sur
cette question parce qu’il y avait pas mal de points qui avaient été abordés et c’est un projet qui a
vocation à être métropolitain. L’avis de tous les métropolitains doit être pris en considération. Et
comme je l’avais indiqué l’année dernière, avec les élus olivetains du Conseil métropolitain, on
intervient régulièrement et on se fait les échos des points qui sont rappelés dans cette délibération,
qui étaient les points principaux sur lesquels on était intervenus.
Quelle est la portée de cet avis ? De toute façon, ce n’est pas un avis bloquant. C’est-à-dire que, dans
le cadre de l’enquête publique, il va y avoir un commissaire-enquêteur : là, vous pouvez aussi
déposer, à titre personnel, vos remarques, si vous le souhaitez, sur le registre à l’accueil de la mairie.
Le commissaire-enquêteur va devoir noter toutes les remarques qui ont été faites et, en règle
générale, il invite l’autorité qui porte le projet à répondre à ces remarques et lui, il émet, ensuite,
dans son rapport, un avis sur la manière dont la collectivité a répondu aux remarques qui ont été
formulées. Il peut lui-même émettre un avis favorable ou défavorable au projet. C’est sûr que, s’il y a
des avis défavorables qui ont été portés par des habitants, qui ont été portés par des communes, il
va interroger la Métropole pour qu’elle réponde aux remarques qui ont été formulées par les
différentes personnes. Et puis, le commissaire-enquêteur, à la fin, rendra son avis. En 2008, il y avait
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 22/49
déjà eu une enquête publique à l’occasion de la réalisation de la deuxième ligne de tram sur des
aménagements un peu similaires qui avaient été envisagés au même endroit (sur la partie Jaurès).
Le commissaire-enquêteur, à l’époque, avait émis un avis défavorable. Voilà pour vous répondre très
concrètement. C’était tout pour vous ? je passe la parole à Madame MEUNIER.
L. MEUNIER : Merci Monsieur le Maire. Je rejoins les différents avis qui ont été émis. J’ai pris le
temps d’aller voir les différents documents qui ont été mis à disposition sur cette enquête publique,
notamment l’avis dont Monsieur le Maire vous parliez tout à l’heure, de la MRAE. Il y a eu un
mémoire déposé par la Métropole pour tenter de donner quelques réponses aux lacunes qui
pouvaient être pointées par ce rapport. Malheureusement, on ne peut que constater que les
données sont largement insuffisantes voire, quand elles le sont, elles sont alarmantes. J’ai creusé un
peu et on se rend compte, finalement, que l’avis qui faisait quand même état que les conclusions
n’étaient pas suffisamment argumentées, voire trompeuses pour le public, c’est un état qui
continue et on se demande -sincèrement, je m’interroge- si c’est pour être trompeur ou si c’est
simplement pour essayer de faire passer un projet au forceps qui n’est pas réellement vertueux.
Si on regarde un peu plus précisément le bilan carbone du projet, c’est plus de 30 000 tonnes de
CO2. Déjà, on a eu du mal à l’avoir. Il a fallu le demander, ce bilan carbone, dont 9 000 tonnes rien
que pour le projet de parking souterrain Jaurès, projet pour lequel il n’a été absolument fait aucune
étude de solution de contournement ou alternative. Et projet -je tiens à le souligner- extrêmement
coûteux au regard du nombre de places qui vont être mises à disposition. C’est quand même une
grande inquiétude. C’est un projet urbain. Il est noté qu’il y a plutôt un effort de fait sur les arbres
plantés. Malheureusement, si on fait le calcul, on s’aperçoit que la compensation carbone est
quasiment nulle ou en tout cas insignifiante. Je passerai rapidement sur la partie qualité de l’air,
bruit, etc., où, là aussi, il y a des lacunes sur à peu près toute la durée des travaux.
Si on continue à regarder un petit peu plus en détail sur la partie environnementale, sincèrement, si
on prend en compte les émissions de gaz à effet de serre, les sources de béton qui vont être
énormes pour le parking, les impacts sanitaires, tout cela sans aucune alternative sérieuse, je rejoins
l’avis sur le fait qu’un avis réservé est insuffisant à mon sens. Il faut vraiment remettre à plat ce
projet. Il n’est pas inintéressant d’avoir une réflexion sur le mail mais avec une vraie vision globale,
au niveau de la métropole et au niveau environnemental, au niveau mobilité puisqu’on voit bien que
l’on n’a pas du tout envisagé l’évolution du trafic, le report modal qui paraît insuffisant. Et -on l’a vu
en début de Conseil municipal-, on peut, au niveau d’une ville, avoir une réflexion paysagère
intelligente, on peut avoir envie d’un territoire durable mais il faut, pour cela, avoir une vraie
concertation et un vrai débat. Pour ma part, je serai aussi non pas réservée mais absolument
défavorable à ce projet dans l’état où il est présenté aujourd’hui.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Fabien GASNIER.
F. GASNIER : Merci Monsieur le Maire. Je vais faire rapide parce qu’effectivement, beaucoup de
choses ont déjà été dites. Pour moi, cet avis ne fait que conforter l’avis des élus métropolitain qui a
été porté par la majorité des élus métropolitains de tout bord politique en 2024, sur les différents
échanges qui ont eu lieu. Évidemment, ce sont des doutes qui sont émis. Ces doutes ont été
confortés -vous l’avez dit, Monsieur le Maire- par une lettre qui a été signée en début d’année par
15 maires sur les 22 de la métropole. Cela a été dit également, ce projet nous a été présenté il y a un
an, avec des inquiétudes fortes et des interrogations fortes de notre part mais je sais aussi que, dans
d’autres communes où ce projet a été présenté par Charles-Éric, les mêmes doutes et les mêmes
interrogations et inquiétudes ont été émises par les différents Conseils municipaux. Et cela a été dit
également, un an après, ce projet n’a pas évolué d’un iota. On nous indique que ce projet est le bon,
sans autre alternative. En gros, « faites-nous confiance et cela ira bien ».
Moi, je vais peut-être un peu plus zoomer aussi sur le coût de ce projet. Aujourd’hui, on parle de
76 M€. A mon avis, on parlera assez facilement de 100 M€ rapidement. La dette de la Métropole est
attendue à 710 M€ à fin 2025 ce qui fait que la Métropole est une des métropoles les plus
endettées, si on ramène cette dette au nombre d’habitants. Investir, pour moi, 100 M€ sur le
prochain mandat, sur un projet qui est plus esthétique qu’efficace n’est pas, à mon sens, opportun. Il
viendrait diminuer la possibilité de faire des projets sur d’autres villes de la métropole et également
sur la ville-centre, bien entendu, avec des projets qui seraient beaucoup plus importants, à court
terme en tout cas, pour les Orléanais. Alors, je rejoins les avis qui ont été donnés qui vont dans le
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 23/49
même sens, c’est-à-dire que, pour moi, il faut bien repenser les mails puisqu’il y a quelque chose à
faire évidemment sur ce mail, mais pas avec ce projet et pas avec ce coût-là qui est, pour moi, trop
important.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a d’autres demandes d’intervention ? Monsieur
PELLETIER puis Sandrine LEROUGE et Lélia DEBACKER.
V. PELLETIER : Très rapide, juste pour dire que je soutiens la proposition de plutôt procéder à un
vote défavorable tout en gardant les réserves qui ont été émises.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Sandrine LEROUGE.
S. LEROUGE : Ce n’est pas une question, je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été dit mais, en
revanche, ce qui a été souligné de nombreuses fois au niveau du Conseil métropolitain, c’est
repenser les mails, pourquoi pas, mais à côté de cela, repenser aussi les accès aux mails
puisqu’aujourd’hui, on est plus sur des travaux orléano-orléanais et rien n’est fait pour faciliter
l’accès et fluidifier la circulation et le trafic pour accéder aux mails. Pour moi, on ne peut pas
considérer cela des travaux “métropolitains”. Moi, c’est pareil, je trouve qu’il faut mettre un avis
défavorable à ce projet tel qu’il est.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Lélia DEBACKER.
L. DEBACKER : Merci Monsieur le Maire. Je ne vais pas être très original. Je vais rejoindre aussi mes
collègues. J’estime qu’on doit aller au bout des interventions qui ont été menées et assumer un avis
défavorable, notamment en ce qui me concerne, avec l’idée qu’il y a beaucoup d’aménagements à
faire sur l’accessibilité vélo. On en a beaucoup parlé ce soir et je pense qu’en accordant une partie
de l’enveloppe financière à la sécurisation des cheminements vélo, on avancera également. Avis
défavorable. Merci.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. S’il n’y a pas d’autre intervention, peut-être quelques éléments,
je ne vais pas dire de réponse mais de mise en contexte globale. Je ne vais pas dire le contraire de ce
que j’ai dit au Conseil métropolitain, c’est que la réfection des mails peut se comprendre.
Aujourd’hui, je pense que personne autour de cette table n’estime que la manière dont a été
aménagé à Jaurès, devant la place d’Arc, est parfaite. Cela témoigne de l’époque où la civilisation de
la voiture était reine et on a un aménagement qui est daté. Cela, je pense qu’on peut tous en
convenir.
Comme vous et c’est ce qui est rappelé dans l’avis, j’ai de gros doutes sur un certain nombre de
choix qui ont été opérés. Mon principal doute concerne le parking. 23 M€ à cet endroit-là, pour
300 places, cela fait à peu près 70 000 à 80 000 € la place. Cela en fait le parking le plus cher de
France, vraisemblablement. Et encore cela, c’est avant qu’on n’ait tapé la nappe qui est à cet
endroit. Il y a un risque de fausse bonne idée et il y a d’autres solutions qui auraient pu être
envisagées. Ma deuxième inquiétude, c’est ce à quoi cela va ressembler et en fait, l’échange qu’on a
eu avec Charles-Éric LEMAIGNEN et le dossier -tel qu’il est présenté dans l’enquête publique- ne me
rassurent pas totalement non plus parce qu’en fait, je crois que le projet des mails à 80 M€,
aujourd’hui, si vous prenez ce qu’il y a, à la tête nord du pont Thinat et vous le transportez à la tête
nord du pont Joffre, Il y a un gros rond-point avec des fleurs au milieu et ensuite, vous avez ce qu’il
y a devant le boulevard Rocheplatte. Vous imaginez, Rocheplatte qui continue jusqu’à ce rond-point.
En fait, on fait un Rocheplatte un peu plus long et le rond-point du pont Thinat avec un parking
souterrain en dessous. Bon... Pas sûr que cela vaille 80 M€, en termes d’aménagement, etc.
Aujourd’hui, moi, j’entends ce que vous dites. J’étais plutôt d’avis de dire qu’on n’était pas contre le
projet mais qu’on avait de gros doutes mais ce que je comprends des différentes interventions, c’est
que les doutes l’emportent sur le fait que le projet puisse apporter des améliorations.
Ce que je vous propose, sauf si quelqu’un souhaite reprendre la parole, c’est de d’abord vous
consulter sur le fait de rendre un avis favorable ou défavorable. S’il y a plus de personnes qui
souhaitent un avis défavorable, on modifiera la délibération dans le sens d’un avis défavorable avec
les réserves évoquées, comme le disait monsieur PELLETIER à l’instant. Et si plus de gens souhaitent
un avis favorable, on en reste à la rédaction de la délibération telle qu’elle vous est proposée
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 24/49
aujourd’hui. On vote en deux temps, favorable/défavorable et ensuite, on adopte la délibération
dans le sens que vous le souhaitez. Cécile ADELLE.
C. ADELLE : J’aurais juste besoin d’une précision : entre le favorable et le défavorable, cela peut
être un favorable avec réserves ?
M. SCHLESINGER : Oui, pardon. Comme la subdivision, c’est favorable/défavorable, je pense que le
favorable est forcément, avec réserves (mais c’est pour être bien dit) et le défavorable, c’est
défavorable pour les réserves qui ont été exprimées au-dessus. C’est un peu cela le choix que je
vous propose. C’est clair pour tout le monde ? Monsieur GUERRIER.
F. GUERRIER : Je ne comprends pas trop le favorable avec réserves. Cette notion-là, j’ai du mal à
comprendre. Ou on est favorable ou on est défavorable. Ou on est favorable et cela, c’est clair, ou
on est défavorable mais favorable avec réserves, surtout pour un tel projet, cela me paraît
extrêmement difficile à comprendre et à expliquer. Je suis défavorable, personnellement.
M. SCHLESINGER : Je l’avais compris. Comme j’avais déduit quand même de nos échanges que
personne n’était favorable sans réserve, je n’avais pas imaginé un instant que quelqu’un puisse
proposer le favorable sans réserve. Sauf à ce que quelqu’un demande un vote à bulletins secrets
(non, personne ?), je vous propose de vous consulter. Ce que je vous propose, ce sont d’abord les
gens qui souhaiteraient un avis favorable : vous allez lever la main si vous êtes favorable. Ensuite, je
demande les gens qui veulent un avis défavorable. Et puis abstentions, s’il y en a qui le souhaitent.
Et en fonction du résultat de ce vote, on adoptera l’avis. Est-ce que les règles sont claires pour tout
le monde ? C’est bon ? Alors, je commence.
Est-ce qu’il y a des personnes qui souhaitent un avis favorable avec réserves ? Le scrutin est ouvert.
Personne ne lève la main. Maintenant, je vous consulte, est-ce qu’il y a des personnes qui souhaitent
un avis défavorable pour les motifs qui ont été évoqués ? Tout le monde. Avec les pouvoirs, etc. ?
OK. Je vous propose de modifier la délibération. On prend la délibération telle qu’elle est
présentée, je ne vais pas vous la relire mais on remplace dans le résumé « propose d’émettre un avis
défavorable au projet de requalification des mails historiques d’Orléans, dans le cadre de l’enquête
publique », et on modifie dans le délibératif, dans la partie en gras : Il est proposé au Conseil
municipal d’émettre un avis défavorable sur le projet de requalification des mails d’Orléans, au
regard des arguments exposés ci-dessus.
Est-ce que c’est clair pour tout le monde ? Je vous consulte sur cette délibération ainsi modifiée.
Est-ce qu’il y a des votes contre ? Des abstentions ? Pas d’abstention. C’est adopté à l’unanimité et je
vous en remercie.
M. le Maire s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d’émettre un avis défavorable au projet de requalification
des “mails historiques” d’Orléans dans le cadre de l’enquête publique.
Par arrêté préfectoral du 10 février 2025, le projet de requalification des “mails historiques”
d’Orléans est soumis à une enquête publique unique du 3 mars au 10 avril 2025, portant sur
l’autorisation environnementale et le permis d’aménager.
Le projet vise à réaménager les boulevards ceinturant le centre-ville historique d’Orléans, depuis le
pont Joffre à l’Ouest jusqu’au pont Thinat à l’Est. Les mails s’étendent sur 3,5 km, pour une largeur
moyenne de 70 m, soit un peu plus de 30 hectares d’emprise totale. Le projet prévoit de mobiliser
76 millions d’euros d’investissements pour les seuls secteurs des mails Jaurès, du parking Jaurès et
de la place Albert Ier.
À travers ce projet de requalification, Orléans Métropole entend modifier le caractère
principalement routier des mails et répondre aux enjeux environnementaux de développement des
mobilités et de l’attractivité territoriale. Elle s’est ainsi fixé les objectifs suivants :
- réintégrer les mails dans le tissu urbain et changer leur image ;
- refonder les usages des mails, d’un lieu de passage en un lieu de vie ;
- valoriser le patrimoine existant ;
- apaiser les mails en les adaptant aux mobilités d’aujourd’hui et de demain ;
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 25/49
- remettre la nature en ville : adapter les mails et développer la nature en ville dans le contexte
du dérèglement climatique.
L’ambition esthétique du projet pour changer l’image de cette pénétrante et recoudre le lien entre
le centre-ville d’Orléans et les quartiers limitrophes est atteinte. Les aménagements qualitatifs et
paysagers exposés participent à l’embellissement de cette entrée de ville. Pour autant, le projet de
requalification des mails dans sa dimension métropolitaine appelle les réserves suivantes :
- La présentation du projet indique tenir compte “ des exigences du XXI siècle, notamment
celles des mobilités en cohérence avec le Plan de Déplacement Urbain révisé en 2019, qui
promeut les déplacements durables”. Cependant, les plans, les descriptions et les études
menées restent centrés sur les mails faisant l’objet des travaux, sans tenir compte des
conséquences à une échelle territoriale plus large. Le projet ne s’inscrit pas dans une vision
globale et métropolitaine des mobilités et des questions subsistent sur les reports de
circulation, les nouveaux itinéraires induits, les risques de saturation déportée et l’allongement
des trajets ;
- Sur les itinéraires cyclables, la piste bidirectionnelle proposée en position centrale sur les
mails ne fait pas consensus. D’une composition adéquate pour une balade occasionnelle, la
piste cyclable dessinée ne semble pas répondre aux enjeux des déplacements pendulaires, à la
sécurisation et l’insertion des cycles vers les rues annexes, à la continuité des itinéraires vélos
vers les communes limitrophes. Il est indispensable de se réinterroger sur un schéma global
des itinéraires cyclables à l’échelle du territoire métropolitain. La sécurisation des itinéraires
cycles n’est pas assurée avec des renvois sur des contre-sens autorisés pour les vélos dans les
rues adjacentes, une rupture dans la continuité des itinéraires, notamment pour la traversée de
la Loire directement depuis les mails sur le pont Joffre.
- Sur la gestion du stationnement, le projet est inabouti. Il apparaît difficile de comprendre les
choix retenus au regard de l’offre actuelle présentant des places non utilisées, le souhait de
valoriser les parkings relais du tram, le développement attendu des circulations douces. Les
justificatifs restent flous et les modes de réalisations peu détaillées. Le coût annoncé du
parking souterrain dans la trémie Jaurès (23 millions d’euros pour 300 places, soit 76 000 euros
par place contre 40 000 euros en moyenne en France pour ce type d’ouvrage) pose question.
Ces remarques sont confortées par l’avis rendu le 15 novembre 2024 de la Mission Régionale
d’Autorité environnementale Centre Val de Loire (N° MRAe 2024-4837) saisie par la Préfète du
Loiret.
L’autorité environnementale note un manque d’explications et de justifications des données
présentées “ne permettant pas d’argumenter un réel apaisement du boulevard considérant le trafic
routier, ni même une dynamique en faveur du report modal”.
- les mesures nécessaires en-dehors du projet de requalification des Mails pour faciliter et/ou inciter à
ces différents reports ne sont pas suffisamment exposées ;
- s’agissant des transports en commun, le dossier ne fait état d’aucune réflexion sur l’évolution des
lignes de transports ;
- concernant la pratique cyclable, bien que le dossier montre que la piste cyclable des Mails s’inscrit
comme "clé de voute“ du réseau vélo structurant, le développement du réseau cyclable au niveau de
la métropole d’Orléans, et plus précisément en lien avec cette piste, n’est pas précisé ;
- le dossier ne justifie pas suffisamment la faisabilité ou facilité des itinéraires routiers alternatifs
(temps de trajet rallongé, encombrements éventuels, coût du passage par l’autoroute du fait du
péage).
Dans sa conclusion la MRAe souligne d’importants manquements : “Bien que ce projet s’inscrive dans
un objectif affiché de transition écologique, l’étude d’impact comporte d’importantes lacunes qui
méritent d’être comblées afin de mieux caractériser les impacts du projet sur tous les volets de
l’environnement et la suffisance des mesures mises en place.”
Aussi, au regard des nombreuses imprécisions et lacunes relevées dans le dossier d’enquête
publique exposées ci-dessus, il apparaît indispensable d’approfondir ces sujets.
L’ensemble des pièces relatives à l’enquête publique en cours est disponible via le lien
https://www.loiret.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques-et-consultations-du-public/Enquetes-
en-cours-et-a-venir/Enquete-publique-conjointe-Requalification-Mails-d-Orleans.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 26/49
Il est donc proposé au Conseil municipal :
- d'émettre un avis défavorable sur le projet de requalification des “mails historiques”
d’Orléans au regard des arguments exposés ci-dessus ;
- de porter cette délibération au registre de l’enquête publique relative à la requalification des
mails d'Orléans, se déroulant du 3 mars au 10 avril 2025.
Ce dossier a fait l’objet d’une information au Conseil municipal, le 14 mars 2025.
Le Conseil municipal émet à l'unanimité un avis défavorable sur le projet de requalification des
"mails historiques" d’Orléans. Il adopte cette délibération et l’inscrit au registre de l’enquête
publique.
Point n° 3 : Enfance et famille – convention relative à l’intervention
d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sur la
pause méridienne dans le 1er degré – Approbation et autorisation de
signer
(délibération n° DEL_2025_03_03)
M. SCHLESINGER : Et je passe la parole à Stéphane BOURDILLAULT.
S. BOURDILLAULT : Merci Monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet d’approuver les
conventions relatives aux modalités d’intervention des AESH sur la pause méridienne dans les
écoles maternelles et élémentaires. En effet, depuis le 27 mai 2024, c’est l’État qui va prendre en
charge les recrutements et les financements des AESH sur le temps méridien, c’est-à-dire pendant le
temps de restauration et pendant les activités périscolaires. Du coup, ils prennent en charge le
recrutement, la rémunération et aussi tout ce qui est obligations dans la gestion du salarié
puisqu’en fin de compte, ils deviennent employeurs. De l’autre côté, du coup, on signe une
convention avec eux pour préciser tout ce qui est engagements et responsabilités qu’on peut avoir
avec l’AESH mais aussi avec l’État pour la gestion.
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’aujourd’hui, il n’y avait pas ce système-là, c’est-à-dire qu’en fin de
compte, c’était nous qui essayions, à chaque fois qu’il y avait besoin, de pouvoir recruter l’AESH qui
suivait l’enfant sur le temps scolaire, et de pouvoir aussi le rémunérer par la collectivité pour qu’il
intervienne sur le temps méridien. Sachant que, quand l’AESH passait la journée avec l’enfant, c’était
très difficile de pouvoir le recruter sur le temps du midi. Maintenant, on espère qu’avec ce système-
là, et cette nouvelle loi, cela va vraiment pouvoir faciliter l’accueil des enfants en situation de
handicap sur les pauses méridiennes.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Stéphane. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions ? Il
n’y en a pas, je vous consulte sur cette délibération. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Pas de vote
contre. Des abstentions ? Pas d’abstention. C’est adopté à l’unanimité et je vous en remercie.
M. BOURDILLAULT, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d’approuver la convention relative aux modalités
d’intervention des AESH sur la pause méridienne dans les écoles maternelles et élémentaires.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 27/49
La loi n° 2024-475 du 27 mai 2024 visant la prise en charge, par l’État, de l’accompagnement humain
des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne prévoit que, lorsqu’une
collectivité territoriale organise un service de restauration scolaire ou des activités périscolaires sur
le temps de la pause méridienne, l’Etat prend en charge le recrutement et la rémunération du
personnel affecté à l’accompagnement des élèves en situation de handicap pendant ce temps.
La Commune demeure cependant compétente pour prendre toutes les autres mesures nécessaires
pour permettre l’accès effectif des élèves en situation de handicap à ce service ou ces activités.
La convention, annexée à la présente délibération, précise les engagements et responsabilités des
parties, lorsque des AESH sont affectés sur la pause méridienne exclusivement, comme suit :
- la direction des services de l'éducation nationale (DSDEN) est l’employeur des AESH pour le
temps d’accompagnement sur la pause méridienne : à ce titre, elle les recrute, les rémunère et
les affecte et assume toutes les charges et obligations inhérentes à sa qualité d’employeur ;
- la DSDEN définit leurs horaires d’intervention, en concertation avec la commune d’Olivet et
après consultation du directeur ou de la directrice d’école ;
- les AESH se conforment aux consignes du responsable du service de restauration et des
activités périscolaires, pour le bon fonctionnement du service et la sécurité des élèves.
Il est proposé au Conseil municipal :
- d’approuver la convention d’intervention des AESH dans les écoles, jointe à la présente
délibération ;
- d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer cette convention ainsi que son
renouvellement dès lors que les modalités restent inchangées.
Ce dossier a été présenté à la commission enfance jeunesse du 3 mars 2025.
Le Conseil municipal approuve, à l'unanimité, la convention d’intervention des AESH dans les
écoles, annexée à la présente délibération et autorise le Maire ou l’adjoint à signer cette
convention ainsi que son renouvellement.
Sans participation : 1
Fabien GASNIER
Point n° 4 : Foncier – Quartier de la Vanoise, zone naturelle et zone
agricole – Acquisition des parcelles cadastrées sections BS n° 647, CH
n° 402, CI n° 145, CI n° 147 et ZI n° 45 – Approbation et autorisation
de signer
(délibération n° DEL_2025_03_04)
M. SCHLESINGER : Et je passe la parole à Michel LECLERCQ.
M. LECLERCQ : Merci, Monsieur le Maire. Par la présente délibération, il s’agit d’approuver
l’acquisition de parcelles cadastrées, situées sur la commune d’Olivet. En fait, il s’agit ici de
conforter notre maîtrise foncière sur la zone de la Vanoise, essentiellement, par l’acquisition de la
parcelle BS 647 située à l’emplacement prévu pour un futur équipement public, à savoir la maison
médicale (en face de l’école de La Cerisaie). C’est un grand pas vers la concrétisation du projet du
Clos de la Vanoise, vous l’aurez bien compris, j’imagine. Pour ce faire, les propriétaires de cette
parcelle (la famille MARLOT) conditionnent cette acquisition à l’achat d’autres parcelles situées sur
la Commune, notamment au Clos Champereux, pas loin des EVO, au Clos de Noras, en zone
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 28/49
naturelle entre la rue Paulin-Labarre et la route d’Ardon. Bref, vous avez tous les détails dans les
dossiers joints à la présente délibération. Et pour résumer et vous donner un peu le cadre financier,
l’ensemble des parcelles a été évalué à 29 283,65 € alors qu’uniquement le lot qui nous intéresse le
plus (BS 647) pourrait être acquis à la somme de 45 855 €. Nous avons présenté ce dossier à la
commission Travaux, urbanisme et patrimoine bâti du 24 février 2025.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Michel. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions ?
Madame BLOT.
C. BLOT : Merci Monsieur le Maire. Je vois des terrains en zone naturelle. Est-ce que cette zone
naturelle est appelée à subsister dans cet état ou est-ce qu’elle va changer de statut ?
M. SCHLESINGER : Michel LECLERCQ ?
M. LECLERCQ : Merci. Non, elle ne changera pas d’état.
M. SCHLESINGER : Non, cela fait de la réserve foncière. C’est juste que c’est la Ville qui entretiendra
ces terrains, maintenant. Est-ce qu’il y a d’autres interventions ? Il n’y en a pas d’autres, je vous
consulte. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Pas de vote contre. Des abstentions ? Pas d’abstention.
C’est adopté à l’unanimité et je vous en remercie.
M. LECLERCQ, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d’approuver l’acquisition des parcelles cadastrées section
BS N° 647, CH N° 402, CI N° 145, CI N° 147 et ZI N° 45 situées à Olivet.
Mme Marie-Flore MARLOT-BOIN et Mme Catherine MARLOT sont propriétaires de plusieurs
parcelles de terrains nus, boisés ou en friche, cadastrées section BS N° 647, CH N° 402, CI N° 145, CI
N° 147 et ZI N° 45 sur la commune d’Olivet. Elles ont fait connaître leur intention de céder ces
parcelles.
Conformément au plan local d’urbanisme métropolitain (PLUM) en vigueur, la parcelle cadastrée
section BS n° 647, d’une surface de 1 019 m², est située Clos de la Vanoise, en zone 1-AU-R-NC, dans
l’emprise de l’emplacement réservé n° 93 destiné à un équipement public. Les parcelles cadastrées
section CH N° 402 d’une surface de 312 m², CI N° 145 d’une surface de 379 m² et CI N° 147 d’une
surface de 3 106 m² sont situées en zone naturelle (N). La parcelle cadastrée section ZI N° 45 d’une
surface de 3 820 m² est située en zone agricole (A).
L’acquisition de ces parcelles permet de conforter la réserve foncière communale destinée à un
futur équipement public dans le quartier de la Vanoise et participe à la politique de préservation de
ses zones naturelle et agricole.
Le seuil de saisine obligatoire n’étant pas atteint, le service du Domaine n’a pas été saisi.
Par comparaison avec les prix d’acquisitions récentes réalisées par la Commune, une proposition
d’achat a été faite à Mme Marie-Flore MARLOT-BOIN et Mme Catherine MARLOT pour un montant
global de 49 282, 65 €, soit 45 €/ m² pour la parcelle cadastrée BS n° 647 située Clos de la Vanoise,
en zone 1-AU-R-NC et dans l’emprise de l’emplacement réservé n° 93 au PLUM et 0,45 €/ m² pour les
parcelles cadastrées section CH N° 402, CI N° 145, CI N° 147 et ZI N° 45 situées en zone N et A.
Mme Marie-Flore MARLOT-BOIN et Mme Catherine MARLOT ont fait connaître leur accord sur ces
conditions d’achat par la Commune puis ont signé la promesse de vente le 26 février 2025.
Les frais d’acte notarié afférents à ce dossier seront à la charge de la Commune.
Il est proposé au Conseil municipal :
- d’approuver l’acquisition des parcelles cadastrées section BS N° 647, CH N° 402, CI N° 145, CI
N° 147 et ZI N° 45 appartenant à Mme Marie-Flore MARLOT-BOIN et Mme Catherine MARLOT
au prix de 49 282, 65 euros ;
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 29/49
- de prendre en charge les frais d’acte notarié afférents à ce dossier ;
- d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer tous les actes nécessaires à cette
acquisition.
Le dossier a été présenté à la commission travaux, urbanisme et patrimoine bâti du 24 février 2025.
Le Conseil municipal approuve à l'unanimité l’acquisition des parcelles, la prise en charge des
frais d’acte notarié afférents et autorise le Maire ou l’adjoint délégué à signer tous les actes
nécessaires à l’acquisition.
Point n° 5 : Cadre de vie – Intercommunalité – Convention de service
commun de la direction des Systèmes d’information mutualisée –
Approbation et autorisation de signer
(délibération n° DEL_2025_03_05)
M. SCHLESINGER : Et je passe la parole à Sandrine LEROUGE.
S. LEROUGE : Merci Monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet d’approuver la
convention de service commun entre Orléans Métropole et la commune d’Olivet et d’autoriser le
Maire ou l’adjoint délégué à signer cette convention. C’est une convention qui règle les détails de
fonctionnement et de financement, par les communes, de la DSI, de garantir la sécurité
informatique avec la mise en place d’une charte informatique pour définir les bonnes pratiques et
essayer de faire en sorte de se prémunir au mieux des cyberattaques, de fournir également aux
communes un support technique. Pour Olivet, pour vous donner une proportion de contribution au
fonctionnement de la DSI, depuis le 1er janvier 2025, Olivet contribue à 10,11 % du montant total de
la DSI. Pour comparaison, Orléans contribue à 28,37 %, Saint-Jean-de-Braye à 10,61 % et la
Métropole à 43,28 %. Cette convention est conclue pour un an renouvelable une fois.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Sandrine. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions ?
Monsieur DE SOUSA.
G. DE SOUSA : On a eu le plaisir d’avoir le responsable de cette DSI au sein de notre Conseil, il y a de
cela quelques mois et pour le coup, comme je n’y comprends pas grand-chose, j’ai voulu tester. Ce
que j’ai fait, c’est que j’ai envoyé un mail puisque les bonnes pratiques veulent qu’on change de mot
de passe, normalement, tous les six mois ou un an. Je ne sais pas, mes collègues autour de cette
table, est-ce que vous avez le mot de passe depuis le départ avec votre ordinateur ? Moi, c’est le cas,
et cela fait cinq ans mais peut-être que je ne suis pas assez alerte en informatique. J’ai essayé de le
changer, cela ne marche pas. J’ai envoyé des mails à la DSI, j’ai appelé Orléans Métropole trois fois,
j’ai envoyé deux mails, je n’ai pas de retour. Après, quelque part, je me dis « ce n’est pas très grave, il
n’y a rien de secret défense dans l’ordinateur », je n’ai pas un souci avec cela mais je pense plutôt au
reste des agents de la mairie et je pense qu’il serait peut-être bon d’avoir un référent au sein
d’Olivet, de façon à ce que, lui, puisse suivre cela et ne pas confier les clés à un service qui pourrait
se rendre aux abonnés absents.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Je vous rassure, Monsieur DE SOUSA. En fait, il y a deux aspects
dans ce que vous décrivez. Il y a le service Helpdesk d’Orléans Métropole et, elle n’est pas là ce soir
mais Léa MARDELLE est notre contact. En fait, l’erreur que vous avez commise, c’est que vous n’en
avez pas parlé au Cabinet qui aurait immédiatement relayé votre demande et on se serait occupé de
votre ordinateur. Je pense qu’ici, il y a pas mal d’élus qui peuvent témoigner que, quand on a un
problème avec son ordinateur, quand on en parle aux bonnes personnes, c’est réglé. Là où je vous
rejoins, c’est que vous dites cinq ans, moi cela fait dix ans que j’ai le même mot de passe sur mon
ordinateur et quand je compare avec la manière dont cela fonctionne à mon travail où je dois
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 30/49
changer tous les trimestres de mot de passe, je constate qu’effectivement, la DSI ne nous relance
pas comme elle devrait le faire. C’est tout à fait un point à remonter.
Dans cette convention, il y a un Helpdesk mais si vous avez regardé la délibération et la convention,
je prends la page 3, vous avez un tout petit carré jaune, c’est ce dont vous parlez et tout le bleu,
c’est cela la DSI aussi. C’est la gestion de notre système de réseau, c’est la gestion de nos logiciels,
etc. J’entends que vous ne soyez pas contents qu’on ne vous ait pas aidé à changer votre mot de
passe mais je tiens juste à signaler que cette convention nous permet d’avoir accès à un service
d’infrastructures pour nos réseaux de qualité qui est protégé contre les cyberattaques et de ne pas
nous retrouver potentiellement dans la situation de Fleury-les-Aubrais. J’entends tout à fait que
cela peut être plus réactif mais si vous avez besoin, si vous avez un problème sur votre ordinateur, le
Cabinet est à votre disposition et notre interlocutrice privilégiée, Léa MARDELLE, relaiera, s’il y a
une difficulté. Sur ce, s’il n’y a pas d’autre intervention, je vous propose de passer au vote. Est-ce
qu’il y a des votes contre ? Un vote contre. Monsieur DE SOUSA. Y a-t-il des abstentions ? Pas
d’abstention. C’est adopté à presque l’unanimité.
Mme LEROUGE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d’approuver la convention de service commun entre Orléans
Métropole et la commune d’Olivet et d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer cette
convention.
Le service commun de la Direction des systèmes d’information a été créé le 1er janvier 2023 avec,
pour objectifs, d'optimiser les moyens humains, financiers et matériels, de renforcer les synergies et
d'améliorer l'efficacité des actions entre les 12 communes bénéficiaires et Orléans Métropole.
La convention qui régit ce service commun en fixant les modalités de fonctionnement et de
financement est arrivée à échéance le 31 décembre 2024.
Après échanges avec les communes, il a été convenu d’établir une nouvelle convention pour les
années 2025 et 2026. La participation au service commun est désormais fixée selon un pourcentage
défini dans la convention annexée à la présente délibération pour chaque commune membre.
Le périmètre des charges de fonctionnement, auquel le pourcentage s’applique, reste inchangé
avec les charges de personnel, les charges d’administration générale, les charges liées au bâtiment
et les dotations aux amortissements des biens meubles et immeubles.
Au 1er janvier 2025, le service commun est constitué de 35 agents.
Il est proposé au Conseil municipal :
- d’approuver la convention de service commun entre Orléans Métropole et la commune d’Olivet ;
- d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer ladite convention.
Le dossier a été présenté à la commission cadre de vie et commerces de proximité du 24 février
2025.
Le Conseil municipal approuve à la majorité la convention de service commun et autorise le Maire
ou l’adjoint à signer cette convention.
Votes Pour : 34
Matthieu SCHLESINGER, Cécile ADELLE, Michel LECLERCQ, Sandrine LEROUGE, Jean-Michel PELLE,
Rolande BOUBAULT, Marie ALLAIRE, Stéphane BOURDILLAULT, Laëtitia GOURBE, Stéphane
VENDRISSE, Fabien GASNIER, Nicole GUIBOURGE, François GUERRIER, Nicole CHAYOT, Dominique
ADELINE, Denis CHAUMETTE, André BENHENNA, Hervé LE GOFF, Pierre GOULLIAUD, Lyda
MEUNIER, Anne FOUANT, Vivianne YAYENDE, Lucie LAMARRE-LEVASSEUR, Sylvie THILLOUX, Lélia
DEBACKER, Allain-Gérald FAUX, Damien DENOUX, Romain SOULAS, Amélie PLOUZENNEC,
Emmanuel TASKY, Chantal BLOT, Vivien PELLETIER, Dominique RAGON, Emilia NDIAYE
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 31/49
Vote(s) Contre : 1
Gile DE SOUSA
Point n° 6 : Environnement – Consultation pour la construction d’un
parc photovoltaïque sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin –
Avis à émettre
(délibération n° DEL_2025_03_06)
M. SCHLESINGER : Et je vous propose maintenant de repasser la parole à Sandrine LEROUGE.
S. LEROUGE : Merci Monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet d’émettre un avis sur
le projet de construction d’un parc photovoltaïque sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.
Ce projet étant sur Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, il ne provoque pas de discussion nous concernant.
Cependant, l’entreprise a demandé à emprunter le chemin des Muids. Ce chemin, qui est sur la
commune d’Olivet, n’est ni destiné ni dimensionné pour supporter le passage de poids lourds et ce
dernier sert d’accès, entre autres, au circuit de bicross et à la salle des fêtes. Olivet refuse
l’autorisation d’emprunter cet itinéraire. L’accès au chantier se fera par le chemin du Chêne des
Landes et le chemin de Quincailles, tous deux situés sur la commune de Saint-Hilaire.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Sandrine. Monsieur RAGON.
D. RAGON : Je précise que je n’étais pas à la commission, j’étais empêché. Vous nous dites qu’il ne
peut pas y avoir débat puisque le projet ne concerne pas la commune d’Olivet, sauf que la
délibération dit « émettre un avis favorable au projet de construction du parc photovoltaïque, soit la
délibération est mal rédigée, soit on peut en discuter parce que si on en discute, par rapport à ce
qu’on a vu en premier point, à savoir le plan paysage, les arbres qu’on plante, etc., si j’ai bien compris
-parce que j’étais au-delà du fait que c’était simplement un droit de passage qu’on devait octroyer
ou pas- j’ai quand même le sentiment qu’on va déboiser. Je ne sais plus la surface, je n’ai pas retenu,
je crois que c’est 15 ha, ou 10 ha pour implanter ce projet. Peut-être que ce sont des arbres qui sont
malades, je ne sais pas ce qu’il y a de planté là mais ma question c’est cela. Est-ce que l’on parle de
cela ou est-ce que l’on change la délibération (on l’a fait tout à l’heure, on peut encore le faire), pour
repréciser quel est l’objet de notre vote ? Parce que je veux dire, je suis d’accord, le projet de
construction du parc photovoltaïque, que je sois pour ou contre, cela ne me concerne pas vraiment
en tant qu’élu d’Olivet. Par contre, le sujet sur lequel je dois me prononcer n’apparaît pas dans la
délibération.
M. SCHLESINGER : Pour vous répondre sur le premier point, en fait, ce que Sandrine LEROUGE a dit,
peut-être maladroitement, revient à dire exactement ce que vous avez dit. Ce que voulait dire
Sandrine et ce sur quoi je pense que vous la rejoignez et on la rejoint tous, c’est que c’est un projet
qui se déroule sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin et ce n’est pas à Olivet de venir faire la
leçon alors que le projet n’a pas d’impact directement (même si on va le voir) sur notre Commune.
Notre avis est favorable pour cette raison-là. C’est-à-dire que, si les élus hilairois considèrent que
c’est un bon projet, qui sommes-nous pour leur dire que c’est un mauvais projet puisqu’il n’a
aujourd’hui pas de conséquences négatives sur la Commune ? Sauf une : c’est la manière dont est
organisé le chantier. Et pour être bien certains que les camions ne passent pas par ce chemin. Cet
avis a pour objectif de le leur rappeler. On a déjà discuté avec eux et l’organisation du chantier est
déjà calée avec eux pour faire en sorte qu’ils passent par l’autre côté et du côté Saint-Hilaire. C’est
juste que, comme on a la possibilité d’émettre un avis, on proposait de le faire. Je pense que cela
répond aux questions de clarification. Sandrine, est-ce que tu veux faire amende honorable
officiellement ? Je dis cela en rigolant, pour le PV, c’est de l’humour.
S. LEROUGE : Vraiment désolée !
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 32/49
M. SCHLESINGER : C’est tout ce qu’on vous souhaite en tout cas. S’il n’y a pas d’autre question ou
intervention, je vous propose de passer au vote. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Pas de vote
contre. Des abstentions ? Pas d’abstention. C’est adopté à l’unanimité et je vous en remercie.
Mme LEROUGE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d’émettre un avis sur le projet de construction d’un parc
photovoltaïque sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.
Les articles L. 122-1 du code de l’environnement et R. 423-9 du code de l’urbanisme prévoient que
les collectivités territoriales doivent être consultées en raison des incidences environnementales
notables de projets sur leur territoire.
La Préfecture du Loiret consulte la commune d’Olivet dans le cadre du permis de construire n° 045
282 24 00022 relatif à la construction d’une centrale solaire au sol, située dans le bois de Maurepas,
sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.
En effet, le projet se situe sur un terrain desservi par le chemin rural du Chêne des Landes qui longe
le domaine du Donjon en limite des deux communes d’Olivet et Saint-Hilaire-Saint-Mesmin. Ce
projet peut ainsi présenter des incidences sur le territoire d’Olivet en raison des modalités d’accès
des véhicules au chantier.
La commune d’Olivet ne souhaite pas que les véhicules des chantiers utilisent le chemin des Muids,
celui-ci étant réservé aux véhicules de gabarit réduit et interdit aux poids-lourds. Elle rappelle en
outre qu’il dessert le circuit de bi-cross et de la salle des fêtes du Donjon fréquenté par des jeunes
et des familles.
L'accès au chantier devra donc se faire par le chemin du Chêne des Landes et par le chemin de
Quincaille situé sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.
Il est proposé au Conseil municipal d'émettre un avis favorable au projet de construction de parc
photovoltaïque au bois de Maurepas à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, dans les conditions
susmentionnées.
Ce dossier a fait l’objet d’une information à la commission cadre de vie et commerce de proximité le
5 mars 2025.
Le Conseil municipal émet à l'unanimité un avis favorable au projet de construction de parc
photovoltaïque au bois de Maurepas à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, dans les conditions
susmentionnées.
Point n° 7 : Commande publique – Adhésion à de nouvelles familles
d’achats dans le cadre des groupements de commandes proposés par
Orléans Métropole – Approbation et autorisation de signer
(délibération n° DEL_2025_03_07)
M. SCHLESINGER : Et je passe la parole à Fabien GASNIER
M. GASNIER : Merci Monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet d’approuver l’ajout
d’une famille d’achats à la convention de groupement de commandes proposée par Orléans
Métropole pour l’année 2025. Il est proposé d’ajouter, pour l’année 2025, la famille d’achats Travaux
d’aménagement paysager. Nous avons déjà voté 14 fois, depuis le début de mandat, pour rejoindre
des groupements d’achats.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 33/49
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions ? Il n’y en a
pas, je vous consulte. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Des abstentions ? Pas d’abstention. C’est
adopté à l’unanimité et je vous en remercie.
M. GASNIER, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d'approuver l’ajout d'une famille d’achat à la convention de
groupements de commandes proposée par Orléans Métropole pour l’année 2025.
Le Conseil municipal, par délibération n° 2023-09-11 du 25 septembre 2023, a approuvé une
convention de groupements de commandes à passer avec Orléans Métropole et les communes du
territoire métropolitain pour la période 2024-2027.
Pour répondre aux besoins de la commune d’Olivet, il est proposé d’ajouter, pour l’année 2025, la
famille d’achat « travaux d’aménagements paysagers ».
Il est proposé au Conseil municipal :
- d’approuver la famille d’achat mutualisée « travaux d’aménagements paysagers » avec
Orléans Métropole pour 2025 ;
- d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer tous documents afférents.
Ce dossier a été présenté à la commission finances, commande publique et zones d’activités
économiques du 3 mars 2025.
Le Conseil municipal approuve à l'unanimité la famille d’achat mutualisée avec Orléans
Métropole et autorise le Maire ou l’adjoint à signer tous documents afférents.
Sans participation : 1
Sandrine LEROUGE
Point n° 8 : Commande publique – Commission consultative des
services publics locaux (CCSPL) – Examen du bilan d’activité pour
2024 – Information
(délibération n° DEL_2025_03_08)
M. SCHLESINGER : Et je redonne la parole à Fabien GASNIER.
M. GASNIER : La présente délibération a pour objet de présenter l’état des travaux de la
Commission consultative des services publics locaux pour l’année 2024. Cette commission s’est
réunie le 9 septembre 2024 pour examiner les rapports annuels des délégataires pour les
délégations de service public suivantes : la fourrière automobile, le camping municipal et la piscine
municipale.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. On corrigera la délibération parce qu’effectivement, c’était
marqué « 3 mars 2024 ». Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions ? Monsieur PELLETIER.
V. PELLETIER : À la lecture de ce rapport, j’ai l’impression quand même qu’on a des difficultés à
obtenir des réponses de la part de nos prestataires, notamment en ce qui concerne la délégation sur
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 34/49
la piscine. Quand il s’agit d’argent public, le besoin de transparence est toujours là. Et hélas ! je
déplore le fait que la Commission CCSPL n’arrive pas à avoir de réponses à leurs questions. Je pense
qu’on aurait une meilleure transparence si on gérait les piscines en régie plutôt qu’en délégation de
service public.
M. SCHLESINGER : On aurait peut-être plus de transparence mais je ne sais pas si on aurait le même
niveau d’efficacité. En revanche, pour bien replacer les choses dans le calendrier, cette réunion qui
vous est rappelée, est de septembre 2024. Les documents qui avaient été transmis par les
délégataires, pour certains d’entre eux, ne nous avaient pas satisfaits -je ne sais pas si vous vous en
souvenez. Et ensuite, c’est venu en Conseil municipal et vous avez pu -et nous avons pu- leur poser
toutes les questions que nous voulions sur ce sujet-là. La transparence : cela donne le sentiment que
l’on cache des choses à la CCSPL et qu’il n’y a pas de contrôle (je ne dis pas nous, j’ai bien compris
que vous parliez du délégataire). Ce que je veux dire, c’est que le Conseil municipal -et vous y aviez
participé- nous avons dit au délégataire, devant tout le monde, que nous n’étions pas satisfaits des
réponses qu’il apportait et vous avez pu lui poser des questions complémentaires. C’était juste pour
remettre dans le calendrier global, la manière dont cela avait fonctionné. Et sur le fond, je vous
rejoins, je préférerais que les délégataires envoient en temps et en heure les documents tels qu’on
le leur demande, avec l’ensemble des informations. Est-ce qu’il y a d’autres remarques ou
interventions sur cette délibération ? Il n’y en a pas d’autres, on en prend acte. Merci beaucoup.
M. GASNIER, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet de présenter l’état des travaux de la commission
consultative des services publics locaux (CCSPL) pour l’année 2024.
La CCSPL se réunit dans le cadre de ses missions définies par le code général des collectivités
territoriales. En application de l’article L. 1413-1 de ce code, le président de la CCSPL présente au
Conseil municipal un état des travaux de la commission avant le 1er juillet de chaque année.
La CCSPL s’est réunie une fois, le 9 septembre 2024, pour examiner les rapports annuels des
délégataires pour les délégations de service public suivantes - fourrière automobile, camping
municipal, piscine municipale.
Il est proposé au Conseil municipal de prendre acte du bilan d’activité de la commission
consultative des services publics locaux pour 2024.
Ce dossier a été présenté en commission finances, commande publique et zones d’activités
économiques, le 3 mars 2025.
Le Conseil municipal prend acte du bilan d’activité de la commission consultative des services
publics locaux pour 2024.
Point n° 9 : Culture – Convention de partenariat entre le ministère des
Armées et la commune d’Olivet pour participer au renforcement de la
cohésion nationale – Approbation et autorisation de signer
(délibération n° DEL_2025_03_09)
M. SCHLESINGER : Je passe la parole à Cécile ADELLE.
C. ADELLE : Merci Monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet d’approuver la
convention de partenariat entre le ministère des Armées et la commune d’Olivet afin de participer
au renforcement de la cohésion nationale.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 35/49
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Cécile. Est-ce qu’il y a des questions ? Il y en a trois, je ne sais
pas qui était le plus rapide. Madame BLOT, Monsieur DE SOUSA, Monsieur RAGON. Madame BLOT.
C. BLOT : Merci Monsieur le Maire. Cette convention, heureusement qu’on était en groupe parce
qu’elle nous a posé un énorme problème. C’est sûr que la collaboration entre la Commune et
l’armée, vu la situation internationale actuelle, vu la situation de l’Europe actuellement, c’est sûr
que les citoyens, il faut qu’ils se sentent concernés. C’est évident. Qu’on assure la scolarité des
enfants, qu’on assure l’emploi des militaires qui ne sont plus en activité, c’est normal, mais la force
morale de la jeunesse : est-ce que c’est le rôle de l’armée de former la force morale de la jeunesse ?
D’abord, qu’est-ce que cela veut dire ? Et puis alors, on a des exemples dans l’histoire qui nous font
froid dans le dos, quoi ! Évidemment, vous allez trouver que le terme est extrême mais est-ce qu’on
va les embrigader ? Moi, j’aimerais mieux, plutôt que de parler de force morale de la jeunesse, qu’on
cherche à développer leur connaissance de la citoyenneté, par exemple. Je préférerais qu’on
emploie ces termes-là : développer chez eux les valeurs républicaines, développer la connaissance
de la Constitution mais la morale, d’abord, pour moi, c’est quelque chose de personnel. C’est de la
morale, ce n’est pas de la force morale. Je me demande aussi si la force morale, ce n’est pas la force
de résister à l’attaque, la force de combat et cela me gêne. J’ai du mal à trouver les bons mots à ce
sujet. C’est sûr que l’histoire ne me porte pas à approuver, malheureusement, cette convention, en
tout cas, pour cette deuxième partie de la convention. Merci.
M. SCHLESINGER : Monsieur RAGON.
D. RAGON : Je partage ce que vient de dire Chantal. J’ai relevé aussi, dans la convention : « favoriser
l’attractivité du territoire », oui. « Développer la force morale de la jeunesse », effectivement, je me
suis posé la question : de quoi parle-t-on ? Quelle morale, quelle philosophie derrière cela ? J’ai aussi
une idée de ce que peut être la morale, je pense que chacun d’entre nous, on transmet nos valeurs,
nos convictions à nos proches, à nos entourages, qui les partagent ou qui ne les partagent pas, mais
là, la force morale, l’armée qui distille une force morale à la jeunesse... j’ai besoin de mieux
comprendre et franchement, d’y voir un peu plus clair. Et je partage cette inquiétude quand il s’agit
de l’armée. Le lien Armée-Nation existe déjà financièrement puisque l’armée est financée par la
Nation et, comme bien d’autres, je participe -que je sois d’accord ou pas- mais c’est aussi cela de
vivre en société. Et « diffuser l’esprit de défense » : alors, moi, je pose des questions. « Diffuser
l’esprit de défense » : contre qui ? Contre quoi ? Au service de quels intérêts, de quelle cause ? Cela
m’interroge. Je veux dire, je suis de ceux qui préfèrent militer pour la paix que soutenir des va-t-en-
guerre. Et aujourd’hui, même si je partage certaines inquiétudes et que je suis observateur de ce qui
se passe dans le monde, je n’ai pas, dans ma vie quotidienne, pour l’instant, et encore moins vis-à-vis
des jeunes qui m’entourent, envie de répandre une idée de crainte paralysante qui ferait qu’on est à
l’avant-veille de la guerre. Attaqués par qui ? On ne sait plus très bien, d’ailleurs, parce que des
guerres, il y en a, partout dans le monde, une quarantaine. La France est engagée d’ailleurs dans
certaines d’entre elles. L’esprit de défense, comme chacun, je suis prêt à me défendre pour
défendre un certain nombre, là aussi, de convictions. Je n’irai pas me faire tuer pour défendre ma
bagnole, je m’en fous, mais un certain nombre de valeurs, oui...
Je l’ai dit, là aussi je partage, « promouvoir l’esprit civique et citoyen », cela, je suis complètement
d’accord. Pour ceux qui se rappellent, ce n’est pas si vieux, il y a cinq ans, dans le programme de “À
Gauche pour Olivet”, on mettait en avant, justement, la possibilité de se former sur la citoyenneté et
de créer les conditions et les structures pour y arriver, en discutant avec l’Éducation nationale, moi
je préfère, plutôt qu’avec l’armée. Le rôle des parents. Je pense que la collectivité peut relayer un
certain nombre d’informations dans ce domaine-là. Je pense que, par exemple, que le Conseil des
jeunes est un moyen de travailler les questions de citoyenneté et d’esprit civique (la Constitution,
nos institutions, comment cela fonctionne). Quand on emmène -et je crois que cela a été fait
plusieurs fois, à Olivet- des jeunes voir comment cela se passe à l’Assemblée nationale, je trouve que
cela fait partie de tout cela. Et ce rôle dévolu à l’armée : l’armée défend un point de vue, qui est le
sien, que je ne partage pas forcément, mais voilà...
Après, on nous dit aussi, « il faut favoriser l’accès au logement des militaires et celui de leur famille,
l’envoi des blessés et des conjoints, faciliter l’accès aux soins, notamment aux médecins traitants et
aux professionnels de santé, l’accueil de la petite enfance ; la scolarisation, etc. », j’en passe. Je suis
d’accord avec cela mais je suis d’accord pour tous ceux qui souhaitent s’installer à Olivet. C’est ce
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 36/49
que la collectivité leur doit. Et pourquoi privilégier une catégorie par rapport à une autre ? Il va
falloir expliquer, par exemple, qu’on va favoriser l’accès à un médecin traitant à un militaire quand
on connaît les difficultés pour y parvenir, sur Olivet. Moi, je me sens héritier d’une classe qui a mis
fin -et qui a aboli- les privilèges il y a de cela quelques années, cela remonte un peu dans l’histoire,
mais vous le savez aussi bien que moi, créer ce type de privilèges... Faire connaître, d’accord, mais
favoriser... Favoriser, cela veut dire faire qu’ils passent avant les autres et moi, je ne vois pas au nom
de quoi. C’est bien, il y a des militaires sur la commune d’Olivet et il y a d’autres personnes qui
viennent s’installer sur la Commune. On sait qu’aujourd’hui, par exemple, des gens quittent les très
grandes métropoles pour venir s’installer : oui, cela me paraît normal qu’on leur propose tout cela.
Cela me paraît normal. Et je ne suis pas d’accord avec cela.
Enfin, dernier point, l’opération « Vis ma vie ». Alors cela, si ce n’était pas aussi grave, cela m’a fait un
peu sourire parce que je me suis posé la question : c’est un jeu de rôle qui est sponsorisé par TF1 ou
M6, parce qu’on « vit ma vie » ? Un coup, on rentre dans la vie d’un patron, un coup, je ne sais pas...
Ce type d’émission, on prend la place de quelqu’un et on va vivre une expérience pendant je ne sais
pas, 24 h, 48 h... Là, je suppose que c’est vivre la vie d’un militaire. Quel intérêt ? Je sais qu’il se fait
des choses et que, par exemple, l’armée, en ce moment, relayée par un certain nombre de médias, y
compris du service public, fait une grosse promotion sur les possibilités de métiers offertes dans le
cadre de l’armée. Vous l’aurez compris, je ne suis pas particulièrement militariste mais pourquoi
pas ? Cela existe. Et il me semble important que des jeunes sachent qu’au travers de différents corps
d’armée, on peut accéder à certains métiers et quand il est difficile, aujourd’hui, d’accéder au monde
du travail, si cela peut être un chemin, voilà, mais « Vis ma vie », là non plus, je ne suis pas d’accord.
Moi, sur cette délibération, et notamment par rapport à cette convention, je voterai contre.
M. SCHLESINGER : Monsieur DE SOUSA ?
G. DE SOUSA : Favorable avec réserves ! [Rires] Parce qu’en définitive, pour le coup, Dominique a
repris certains points que je voulais relever. Le premier, c’est « le secteur militaire est en tension, il
faut favoriser l’accès ». On a plein de secteurs en tension qui aujourd’hui posent de vrais problèmes
aux Olivetains. Effectivement, la médecine et on pourrait parler du périscolaire. En fait, on pourrait
favoriser l’accès, le confort des familles pour d’autres secteurs que celui de l’armée. Le contexte,
aujourd’hui, nous oblige à réfléchir : pourquoi est-ce que ce secteur-là doit être appuyé par un effort
national et pour le coup, il faudrait être aveugle pour ne pas se dire : oui, effectivement, il faut
quand même se dire que cela ne se passe pas qu’ailleurs. Il faut peut-être travailler de façon à
redonner la force qu’on attend, en tout cas, et rassurer sur la défense qu’on pourrait prétendre en
tant que nation, au sein de l’Europe. Néanmoins, aujourd’hui, sur Olivet, si on doit regarder les
choses telles qu’elles sont, on a déjà un régiment qui est installé. Aujourd’hui, est-ce que, à travers
cela, on va faire en sorte que ce régiment-là va croître ? Je ne sais pas. Quelles sont les
conséquences, sur combien de temps ? Cette convention va lier la collectivité à l’État sur combien
d’années ? Quels sont les seuils qu’on va être amenés à accepter ou pas parce qu’aujourd’hui, on a
une menace, mais peut-être que dans un an ou deux, il n’y en aura pas... Peut-être qu’en revanche,
on aura une réelle menace parce qu’on n’aura pas de médecins qui pourront nous soigner, on n’aura
peut-être pas d’hôpitaux qui pourront nous soigner, on n’aura peut-être pas assez de lits au CHU
d’Orléans, pour pouvoir tous nous recevoir. En définitive, comme la convention ne précise pas le
délai, ne précise pas quel est l’effort qui est demandé, c’est avis favorable avec réserves.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup pour ces différents éléments d’intervention qui, je trouve, sont
assez éclairants et par certains aspects assez consternants. Je vous le dis très sincèrement. Assez
éclairants parce que vous le savez peut-être mais je fais, cette année, ce qu’on appelle l’Institut des
hautes études de la Défense nationale (IHEDN). Je suis membre de la quatrième session nationale
dans la majeure « Politique de défense ». En fait, quatre à cinq jours par mois, je participe à la
réflexion et à la formation des élus, de cadres du privé, de cadres du public et j’ai été sélectionné
parce que je suis réserviste citoyen auprès du 12e régiment de cuirassiers et que je suis Maire
d’Olivet. Et lorsque je participe à ces différentes visites de régiments, des infrastructures militaires
de notre pays, que je rencontre des jeunes qui ont 18, 19 ans qui ont choisi de s’engager et que je
suis avec des élus de Gauche, de Droite, des responsables associatifs, etc., nous sommes tous
frappés par l’évidence du sens qu’ont l’engagement de ces jeunes et l’esprit avec lequel travaillent
leurs chefs. Et je me dis à chaque fois : est-ce qu’on a vraiment besoin de l’IHEDN (au niveau
national, mais il y a des IHEDN en région et Cécile ADELLE, qui est également réserviste citoyen
auprès de la gendarmerie nationale, y participe) ? Je me dis, parfois : est-ce qu’on a encore vraiment
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 37/49
besoin de cela ? Eh bien, quand je vous entends, je me dis que oui, en fait, l’armée a raison de
continuer à investir dans la formation et dans le lien Armée-Nation parce que ce que vous venez de
décrire est une réalité qui est à des années-lumière -mais vraiment à des années-lumière- de la
manière dont l’armée réfléchit à son rôle dans la société, d’où elle vient et où elle va. Et il y a un vrai,
vrai enjeu. Sinon, Monsieur DE SOUSA, l’article 4 précise que cela vaut deux ans.
Si on revient plus globalement sur le sens de vos interventions, on nous propose de participer à
cette convention parce qu’on a un régiment de cuirassiers. Ce n’est pas un engagement général. Si
vous lisez la convention jusqu’au bout, il y a un nombre limitatif de communes qui sont mentionnées
derrière, c’est toutes celles qui ont une implantation militaire dans le territoire du département.
C’est pour cela qu’Olivet est concernée. Premier élément. Et deuxième élément, il n’y a rien de neuf,
dans cette convention. C’est juste une demande du ministère des Armées, relayée par le
Département du Loiret avec la Métropole et différentes villes pour, dans ce contexte très
particulier, manifester notre soutien auprès des armées. Et, des actions de lien avec le 12e régiment
de cuirassiers, d’accompagnement, etc., cela fait une dizaine d’années que nous en avons.
Régulièrement, la DRH du régiment nous contacte pour des militaires qui, pour des raisons
personnelles, de carrière, souhaitent se reconvertir et nous avons déjà accueilli, au sein de la police
municipale, de nombreux militaires du 12e régiment de cuirassiers. Dans cette convention, au fond, il
n’y a rien de neuf. Au fond, il n’y a rien de neuf mais, dans ce contexte très particulier, il nous semble
important de le manifester.
Je rappelle, puisque vous vous interrogez « qu’est-ce que cela veut dire accompagner les familles,
etc. ? », que l’armée n’a pas besoin de nous pour accompagner les familles. Ils ont un service social
extrêmement important, etc. Nous sommes des contacts auprès de ce service social. Parce que la vie
d’un militaire c’est quoi, aujourd’hui ? C’est trois à six mois par an de départ de son foyer en
opérations extérieures parce qu’il y a moins de régiments, il y a beaucoup de déplacements. Ce sont
des missions Sentinelle. Ce sont des formations et notre régiment de cuirassiers va se former dans
la Marne pour s’entraîner. Ce sont des personnes qui sont absentes de leur domicile un an sur deux,
en moyenne. Dans ce contexte-là, le service social de l’armée a besoin de relais, d’appuis. Les
travailleurs sociaux du CCAS peuvent être en appui pour les familles qui sont ici. Je trouve que c’est
un élément de dignité de notre Ville d’accompagner son régiment de cuirassiers et les familles qui
vivent en partie sur notre territoire. C’est cela, le sens de tout cela.
Après, vous vous interrogez sur le sens de quelques mots. Si au lieu de « moral », vous ne mettez pas
un « la », mais un « le » devant, est-ce que cela vous choque ? C’est normal, c’est un adjectif. « Force
morale », c’est le moral de la jeunesse. C’est du vocabulaire militaire, je l’entends bien volontiers,
mais à aucun moment, dans ce document, on ne parle de la morale, on parle du moral. Entretenir le
fait que, dans la jeunesse, il y ait la volonté de continuer à s’engager et à défendre : c’est cela, le
sens de la force morale. Il y a des tonnes de livres de théorie militaire sur l’importance du facteur
moral, ce n’est jamais la morale, c’est le moral des troupes. Si vous enlevez le « la » et que vous
mettez un « le », est-ce que cela vous choque toujours autant ? Je ne crois pas. Peut-être que -vous
l’avez dit- votre culture politique principale vous a conduit à mal lire le mot « moral » mais
sincèrement, il n’est pas question de cela.
Madame BLOT, vous indiquiez que vous étiez pour l’éducation civique : c’est la phrase qui est juste
après la force morale de la jeunesse où on parle d’éducation civique, etc., dans la convention. Le
régiment de cuirassiers accueille tous les ans les jeunes du CJO pour leur présenter ce qu’est le
drapeau, pour leur présenter le musée du Cuirassier, pour les accompagner. C’est eux qui
organisent, tous les ans, le ravivage de la flamme pour le soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.
Cela entretient le moral de la jeunesse, oui, et je suis fier qu’on y participe ! Et tous les ans, les
enfants reviennent transformés par cet événement. Oui, c’est bien dans ce contexte particulier de
manifester notre soutien aux forces armées.
Et puis, sur le terme de « défense », l’esprit de défense, c’est tout le contraire de la guerre. C’est la
défense, ce n’est pas l’attaque. La défense, c’est être prêt à défendre son pays, ce n’est pas être
prêt à attaquer les voisins. C’est être prêt à réagir si notre pays était menacé. Et aujourd’hui, vous
pouvez ne pas le penser, Monsieur RAGON, mais j’ai le sentiment que dans le continent européen, le
niveau de menace a augmenté plutôt que diminué. Et la manière dont notre allié historique -on peut
le contester et préférer peut-être le pacte de Varsovie à l’OTAN (je dis cela pour la boutade) - mais
au moment où notre allié américain, qui a assuré la protection du continent ces 70 dernières années,
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 38/49
menace de se retirer, oui, c’est important de reréfléchir à notre Défense nationale et oui, c’est
important de reréfléchir à la manière dont chaque citoyen est engagé dans la Défense nationale. Il y
a un concept en Estonie, en Lituanie, en Finlande, qui s’appelle le Conseil de défense totale (ce n’est
pas du football !), où chaque citoyen est responsable d’un bout de la sécurité du pays.
Concrètement, cela se traduit par quoi (et je pense qu’en France, on devrait s’en inspirer) ? C’est,
demain, s’il y a un événement, une guerre, une menace, chacun est tenu d’avoir 15 jours de vivres
chez lui pour pouvoir ne pas faire dépendre au pays la nécessité d’alimenter les gens en cas
d’attaque-surprise, etc. Chacun est responsable d’un bout de la défense du pays. Cela, c’est un
concept intéressant parce qu’on l’a tous vécu au moment du COVID, personne n’était prêt à la
fermeture des boutiques. C’est un sujet de Défense nationale, les vivres, la résilience, etc. C’est cela,
l’esprit de défense : se préparer à se dire que notre pays peut être attaqué, peut être soumis à des
menaces et qu’il faut qu’on ait contribué, par notre comportement en amont, par notre formation,
et qu’on soit prêt à réagir. Là aussi c’est un terme fort, et, honnêtement, c’est structurant.
Et ce terme de « défense », vous disiez « on a aboli une certaine conception de l’armée il y a de très
nombreuses années ». Oui, mais le terme de « défense », là, c’est Valmy, c’est le citoyen en arme. Ce
n’est pas une armée de profession, héritée, etc. C’est que chaque citoyen est comptable de la
sécurité du pays, chaque citoyen doit être prêt à s’engager. Ce n’est pas parce qu’on a supprimé la
conscription que cette obligation, qui est au cœur du fondement de la République, a disparu. Et
cette convention, elle met cela en musique. C’est pour cela que je suis, honnêtement, un peu
vindicatif et j’en suis désolé parce qu’au fond de moi, cela me choque parce qu’on est dans un
contexte particulier. Après, c’est le vocabulaire des armées, il faut parfois le décrypter. Je le
reconnais bien volontiers. Mais dans le contexte particulier, vous avez dit des choses quand même
assez fortes et, à mon avis, complètement contradictoires avec ce qu’est l’armée républicaine
française aujourd’hui et avec le contenu de ce document. Voilà, on vous le propose ce soir et moi, je
suis vraiment fier qu’on entretienne d’excellentes relations avec le régiment de cuirassiers et je suis
extrêmement fier que les militaires du 12e régiment de cuirassiers soient engagés dans notre ville,
qu’ils soient présents à nos commémorations, qu’ils soient autant tournés vers notre jeunesse, pour
leur présenter le drapeau, pour leur présenter leur activité.
Et « vis ma vie », par exemple, pardon, c’est une expression consacrée de management. On a fait des
« vis ma vie » pendant 15 ans à la mairie d’Olivet, quand le service des espaces verts allait passer une
journée dans la petite enfance etc. Oui, il y a un enjeu de recrutement extrêmement important dans
l’armée et quand vous voyez -c’est un livre du Maréchal LYAUTEY- le rôle social de l’armée, le rôle
social du militaire, quand vous voyez les jeunes qui sont recrutés à 17 ou 18 ans qui parfois ne savent
ni lire ni écrire et qui sont pris en main par les sous-officiers, par leur lieutenant, par leur capitaine,
etc., à qui on apprend à devenir des adultes. Pour avoir vu comment ils faisaient, eh bien oui, notre
armée a une responsabilité et un rôle essentiels dans notre société. Et ces jeunes, ces gamins, quand
ils ont fini leur contrat au bout de quatre ou cinq ans et qu’ils repartent dans la société, ils savent
gérer un budget et ils ont appris un métier. Et ce sont des jeunes qui en sortent grandis. L’armée
française, aujourd’hui, repose en grande partie sur des gamins qui ont entre 18 et 25 ans. C’est cela,
la réalité de l’armée française. Aujourd’hui, le sens de cette convention, c’est de leur envoyer un
message de soutien. Sur ce, je vous consulte. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Une voix contre,
Monsieur RAGON. Est-ce qu’il y a des abstentions ? Trois abstentions. Madame NDIAYE, Madame
BLOT, Monsieur PELLETIER. C’est adopté et je vous en remercie.
Mme ADELLE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d’approuver la convention de partenariat entre le ministère
des Armées et la commune d’Olivet afin de participer au renforcement de la cohésion nationale.
Compte tenu du contexte géopolitique actuel et des enjeux relatifs à la cohésion nationale, le
ministre des Armées souhaite établir un partenariat avec les collectivités locales. La commune
d’Olivet participe à cette dynamique en tant que territoire accueillant une emprise militaire avec le
12ème régiment de cuirassiers. Elle se traduit par une démarche de conventionnement afin de
favoriser des appuis mutuels, sans formuler ni contraintes juridiques ni engagements financiers.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 39/49
Le projet de convention en annexe de la présente délibération a pour objet de fixer les objectifs de
collaboration entre le ministère des Armées et les collectivités signataires, et de formaliser les
relations entre les Parties.
Ce projet recouvre ainsi trois thématiques principales :
- favoriser l’attractivité du territoire en soutenant la vie du militaire et de sa famille ;
- développer la force morale de la jeunesse ;
- entretenir le lien Armée-Nation et contribuer à la diffusion de l’esprit de défense.
Il est proposé au Conseil municipal :
- d’approuver la convention de partenariat, jointe à la présente délibération ;
- d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer cette convention ainsi que tout document
afférent.
Ce dossier a fait l’objet d’une information du Conseil municipal le 14 mars 2025.
Le Conseil approuve à la majorité la convention de partenariat annexée à la présente délibération
et autorise le Maire ou l’adjoint à signer cette convention ainsi que tout document afférent.
Votes Pour : 31
Matthieu SCHLESINGER, Cécile ADELLE, Michel LECLERCQ, Sandrine LEROUGE, Jean-Michel PELLE,
Rolande BOUBAULT, Marie ALLAIRE, Stéphane BOURDILLAULT, Laëtitia GOURBE, Stéphane
VENDRISSE, Fabien GASNIER, Nicole GUIBOURGE, François GUERRIER, Nicole CHAYOT, Dominique
ADELINE, Denis CHAUMETTE, André BENHENNA, Hervé LE GOFF, Pierre GOULLIAUD, Lyda
MEUNIER, Anne FOUANT, Vivianne YAYENDE, Lucie LAMARRE-LEVASSEUR, Sylvie THILLOUX, Lélia
DEBACKER, Allain-Gérald FAUX, Damien DENOUX, Romain SOULAS, Amélie PLOUZENNEC,
Emmanuel TASKY, Gile DE SOUSA
Vote(s) Contre : 1
Dominique RAGON
Abstention(s) : 3
Chantal BLOT, Vivien PELLETIER, Emilia NDIAYE
Point n° 10 : Ressources humaines – Mise en place d’un groupement de
commandes et lancement d’une consultation pour la mise en place
d’une convention de participation pour la couverture du risque
prévoyance au bénéfice des agents – Approbation et autorisation de
signer
(délibération n° DEL_2025_03_10)
M. SCHLESINGER : Et je passe la parole à Amélie PLOUZENNEC
A. PLOUZENNEC : Merci Monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet d’approuver le
lancement d’une consultation pour la mise en place d’une convention de participation pour la
couverture du risque prévoyance. Notre couverture actuelle s’arrête le 31 décembre 2025, et le
porteur actuel se retire. Nous avons adhéré à un groupement porté par Orléans Métropole afin de
lancer un marché de couverture de prévoyance à partir du 1er janvier 2026.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions sur cette
délibération ? Il n’y en a pas, je vous consulte. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Pas de vote contre.
Des abstentions ? Pas d’abstention. C’est adopté à l’unanimité.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 40/49
Mme PLOUZENNEC, Conseillère municipale, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet d'approuver le lancement d’une consultation pour la mise
en place d’une convention de participation pour la couverture du risque prévoyance.
La réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) engagée par l’ordonnance n° 2021-175 du
17 février 2021 place la prévoyance et la santé au premier plan de la responsabilité des employeurs
publics. Les enjeux sont multiples : santé au travail, attractivité du secteur public, équilibre financier,
dialogue social. Elle introduit notamment une obligation pour les collectivités de mettre en œuvre
une participation financière à la couverture du risque prévoyance à compter du 1er janvier 2025.
Le 31 décembre 2025, la convention de participation portant contrat collectif d’assurance pour la
couverture du risque Prévoyance souscrit auprès de TERRITORIA Mutuelle par la commune d’Olivet
prendra fin. A son terme, la collectivité peut renouveler son engagement de mise en place d’un
contrat collectif ou proposer une participation aux agents pour la souscription individuelle d’un
contrat de prévoyance labellisé.
La convention de participation offrant un niveau de garantie commun à l’ensemble des agents avec
des conditions d’adhésion harmonisées et des conditions financières négociées, Orléans Métropole
a proposé aux communes de construire avec elles un cadre de mise en œuvre collectif et sécurisé,
en lançant une consultation pour la mise en place d’une convention de participation pour la
couverture du risque Prévoyance.
A cette fin, une convention constitutive de groupement de commandes doit être conclue entre
Olivet, Orléans Métropole et les communes de la Métropole souhaitant y participer, afin de
permettre :
- l’achat de prestations de conseil en vue de la mise en place et du pilotage de la convention
de participation ;
- la mise en œuvre de la convention de participation.
La convention constitutive de groupement de commande, annexée à la présente délibération,
désigne Orléans Métropole comme coordonnateur du groupement et définit les modalités de
fonctionnement du groupement ainsi que les rôles et obligations de chacun de ses membres.
Il est proposé au Conseil municipal :
- d’approuver le choix de mettre en place une convention de participation pour la
couverture du risque prévoyance;
- d’approuver la convention de groupement de commandes jointe en annexe désignant
Orléans Métropole comme coordonnateur du groupement ;
- d’approuver l’adhésion de la Ville d’Olivet au groupement de commandes constitué entre
les communes de la métropole orléanaise pour la mise en œuvre de la protection sociale
complémentaire ;
- d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer tous documents afférents à ce dossier.
Ce dossier a été présenté à la commission ressources humaines, accueil et secrétariat général du 24
février 2025 et au comité social et territorial du 3 mars 2024.
Le Conseil municipal approuve à l'unanimité le choix de la mise en place d’une convention de
participation pour la couverture du risque prévoyance, la convention annexée à la présente
délibération, l’adhésion de la ville d’Olivet au groupement de commandes et autorise le Maire ou
l’adjoint délégué à signer tous documents afférents.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 41/49
Point n° 11 : Ressources humaines – Mise à jour du tableau des
effectifs – Approbation
(délibération n° DEL_2025_03_11)
M. SCHLESINGER : Et je repasse la parole à Amélie PLOUZENNEC.
A. PLOUZENNEC : Merci. La présente délibération a pour objet de prendre en compte les
mouvements de personnel intervenus depuis le 1er mars 2025 et d’actualiser le tableau des effectifs
permanents, conformément aux évolutions réglementaires. Il est nécessaire de procéder à la mise à
jour du tableau des effectifs permanents afin de prendre en compte les mouvements de personnel
intervenus et d’anticiper ceux à venir.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions sur cette
délibération ? Il n’y en a pas, je vous consulte. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Pas de vote contre.
Des abstentions ? Pas d’abstention. C’est adopté à l’unanimité.
Mme PLOUZENNEC, Conseillère municipale, s’exprime ainsi :
La présente délibération a pour objet de prendre en compte les mouvements de personnel
intervenus depuis le 1er mars 2025 et d’actualiser le tableau des effectifs permanents
conformément aux évolutions réglementaires.
Conformément à l’article L. 313-1 du code général de la fonction publique, les emplois de chaque
collectivité sont créés par l’organe délibérant de la collectivité après avis du comité social territorial.
Il appartient au Conseil municipal de fixer l’effectif des emplois à temps complet et à temps non
complet nécessaire au fonctionnement des services. Les emplois permanents peuvent être occupés
par des agents titulaires ou contractuels. L'autorité territoriale est autorisée à recruter des agents
contractuels sur postes permanents quelle que soit la nature des besoins.
Il est nécessaire de procéder à la mise à jour du tableau des effectifs permanents afin de prendre en
compte les mouvements de personnel intervenus depuis le 1er mars 2025 et d’anticiper ceux à venir
au regard :
- des ajustements de postes liés à des remplacements ;
- des avancements de carrières (avancements de grade et promotions internes) ;
- d’une nomination faisant suite à une réussite à un concours ;
- des stagiairisations directes ;
- des changements de quotité de temps de travail ;
- des ajustements d’organisation.
Ainsi, le tableau des effectifs, mis à jour à la date du 1er avril 2025, comprend la suppression de 10
emplois et la création de 10 emplois.
- Filière technique :
Création
1 poste d’adjoint technique à 100 % ;
1 poste d’adjoint technique à 100 % ;
1 poste d’adjoint technique à 100 %.
Suppression
1 poste d’adjoint technique principal 1ère classe à 100 %.
- Filière sanitaire et sociale
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 42/49
Suppression
1 poste de puéricultrice hors classe à 100 % ;
1 poste de puéricultrice à 100 % ;
1 poste d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles principal 2ème classe à 95 %.
- Filière administrative
Création
1 poste d’attaché territorial à 100 % ;
1 poste de rédacteur territorial à 100 % ;
Suppression
1 poste d’attaché hors classe à 100 % ;
1 poste d’adjoint administratif à 100 %.
- Filière sportive
Création
1 poste d’éducateur territorial des activités physiques et sportives à 100 %.
- Filière animation
Création
1 poste d’adjoint d’animation principal 2ème classe à 100 %.
Suppression
1 poste d’adjoint d’animation principal 2ème classe à 90 %.
- Filière culturelle
Création
1 poste d’assistant de conservation principal 2ème classe à 100 % ;
1 poste d’assistant d’enseignement artistique principal 1ère classe à 60 % ;
1 poste d’adjoint du patrimoine à 100 %.
Suppression
1 poste de bibliothécaire territorial à 100 % ;
1 poste d’assistant d’enseignement artistique à 60 % ;
1 poste d’adjoint du patrimoine à 60 %.
Il est proposé au Conseil municipal :
- d’approuver la modification du tableau des effectifs permanents selon les modalités
mentionnées ci-dessus ;
- d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à signer tout document relatif à ce dossier.
Ce dossier a été présenté en commission ressources humaines, accueil et secrétariat général du 24
février 2025.
Le Conseil municipal approuve les modifications apportées au tableau des effectifs et autorise le
Maire ou l’adjoint délégué à signer tout document afférent.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 43/49
Point n° 12 : DÉCISIONS DU MAIRE – INFORMATION
(délibération n° DEL_2025_03_12)
M. SCHLESINGER : Le point suivant, ce sont les décisions qui ont été prises par le Maire et les
adjoints sur délégation du Conseil municipal. Est-ce que certaines d’entre elles posent des
questions ? Il n’y en a pas ? Merci de nous en donner acte.
M. le Maire s’exprime ainsi :
Conformément à l’article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, il est rendu-
compte des décisions prises en application de la délégation accordée au Maire par délibération n°
2020-05-04 du 25 mai 2020 complétée par la délibération n° 2020-09-14 du 28 septembre 2020.
Les décisions ont été jointes en annexe au présent compte-rendu.
Contrats et marchés publics
N° Décisions N° Marché Objet Date de la décision
Réaménagement du poste de Police
2024.33 Municipale - lot 1 : gros œuvre - 09/12/2024
D_2024_0288 Attribution du marché à l’entreprise
SAS ALDORA CONSTRUCTION
2024/13 Travaux de curage de la rivière du
D_2024_0306 Loiret - Acte modificatif n° 2 27/12/2024
Acquisition, livraison et installation
d'équipements de matériels
2022.05 audiovisuels et prestations associées - 07/01/2025
D_2025_0002 APPROLYS CENTR'ACHAT - Lot 2 :
Equipements audiovisuels - Acte
modificatif n° 4
Jury pour l'attribution du marché
global de performance - Construction
D_2025_0005 d'un groupe scolaire et d'une crèche
13/01/2025
dans le quartier du Val - Désignation
des personnes indépendantes
Conception et organisation d'un feu
2024.38 d'artifice sonorisé et synchronisé à 11/02/2025
D_2025_0016 Olivet pour le 14 juillet - Attribution du
marché à SAS FEUX DE LOIRE
Travaux de réhabilitation du gymnase
D_2025_0017 2023.09 du Beauvoir - Lot 6 : Menuiseries 11/02/2025
intérieures - Acte modificatif n° 1
Travaux de réhabilitation thermique
des bâtiments administratifs de la
D_2025_0018 2022.33 Mairie d'Olivet - Lot n° 3 : charpente, 11/02/2025
couverture, désamiantage, étanchéité -
Acte modificatif n° 7
Travaux de réhabilitation du gymnase
D_2025_0022 2023.09 du Beauvoir - Lot 10 : Revêtements de 18/02/2025
sol sportif - Acte modificatif n° 1
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 44/49
Travaux de réhabilitation du gymnase
21/02/2025
2023.09 du Beauvoir - Lot 12 : chauffage,
D_2025_0024 ventilation, plomberie - Acte
modificatif n° 3
Travaux de réhabilitation du gymnase
21/02/2025
2023.09 du Beauvoir - Lot 12 : chauffage,
D_2025_0025 ventilation, plomberie - Acte
modificatif n° 4
27/02/2025
Travaux de réhabilitation du gymnase
D_2025_0028 2023.09 du Beauvoir - Lot 11 : Peinture - Acte
modificatif n° 1
Achat de barquettes scellables
D_2025_0034 2024.36 biodégradable pour la cuisine centrale 05/03/2025
d'Olivet - Acte modificatif n° 1
2023.10 Lot 12 - Reconfiguration interne du
D_2025_0044 bâtiment C - Acte modificatif n° 3 11/03/2025
Concessions dans les cimetières
N° Décision Objet Date de décision
Cimetière du Bois Semé - Renouvellement d'une
D_2025_0010 27/01/2025
concession - Madame Oumkeltoum LAMBARKI DRISSI
veuve CHOUGRED
Cimetière de la Vallée - Octroi d'une concession funéraire
D_2025_0011 30/01/2025
- Madame Maria DA ROCHA épouse SANTOS
Cimetière de la Vallée - Octroi de concession funéraire -
D_2025_0012 07/02/2025
Madame Maria SAMPAIO PEREIRA FELGUEIRAS veuve
RIBEIRO DE CARVALHO
Cimetière du Bois Semé - Octroi d'une concession
D_2025_0014 07/02/2025
funéraire - Monsieur Christian VAILLANT et Madame
Françoise VAILLANT
Cimetière de la Vallée - Octroi d'une concession funéraire
D_2025_0015 10/02/2025
- Monsieur Alain CHABENAT
Cimetière du Bois Semé - Renouvellement d'une
D_2025_0019 17/02/2025
concession - Madame Isabelle ADOUE
Cimetière de la Vallée - Octroi d'une case de columbarium
D_2025_0021 17/02/2025
- Monsieur et Madame FERRON
Cimetière de la Vallée - Octroi d'une case de columbarium
D_2025_0026 27/02/2025
- Monsieur et Madame FERRON
Cimetière de la Vallée - Octroi d'une concession funéraire
D_2025_0029 03/03/2025
- Monsieur Christian VINAUGER
D_2025_0032
Cimetière du Bois Semé - Renouvellement d'une
05/03/2025
concession funéraire - Madame Josette LOUCHATI
Cimetière de la Vallée - Renouvellement d'une concession
D_2025_0040 11/03/2025
funéraire - Madame Madeleine CHESNAY épouse PROUST
Cimetière du Bois Semé - Octroi d'une cavurne - Monsieur
D_2025_0041 11/03/2025
Ludovic PLANCHON
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 45/49
Cimetière de la Vallée - Renouvellement d'une concession
D_2025_0042 11/03/2025
- Madame Claudine ROCHER épouse BONATRE
Décision budgétaire
N° Décision Objet Date de décision
D_2025_0023 Provision pour dépréciation de créances - Ajustement 20/02/2025
Louage de choses
N° Décision Objet Date de décision
Convention de partenariat pour la mise à disposition des
D_2025_0013 05/02/2025
locaux de l'école maternelle de la Cerisaie aux
représentants de parents d'élèves l'APE
Convention de partenariat pour la mise à disposition de
D_2025_0020 14/02/2025
locaux du groupe scolaire Michel Ronfard à la
coopérative scolaire "l'Association"
Tarifs municipaux
N° Décision Objet Date de décision
Provision pour dépréciation de créances - Ajustement
D_2025_0008 10/02/2025
Modification des tarifs du Kiosque de la Bibliothèque -
CULTURE
Le Conseil municipal prend acte des décisions du Maire.
Question écrite de Monsieur DE SOUSA
M. SCHLESINGER : On a presque fini l’ordre du jour mais j’ai reçu une question écrite de la part de
Monsieur DE SOUSA. Monsieur DE SOUSA, je vous donne la parole pour lire la question écrite.
G. DE SOUSA : Merci. Les récents travaux de réaménagement de voirie, dans différents secteurs de
notre ville, ont permis de soulever une question qui touche le quotidien des riverains des rues
concernées et relative à l’organisation du stationnement des places visiteurs, qui, dans la plupart
des cas, se voient fortement réduites, voire complètement supprimées. L’usage au quotidien de ces
places est nécessaire, tant pour les riverains eux-mêmes que pour leur entourage ou pour les
prestataires de service (médical, artisans, auxiliaires de vie, etc.). Il va sans dire que la réfection des
voies, avec la mise aux normes de sécurité pour les piétons et cyclistes, contraint à réadapter
certaines habitudes ancrées depuis des décennies, voire à sacrifier quelques commodités d’usage.
Cependant, ces aménagements ne doivent pas occulter le bon sens, au regard de la spécificité de
chaque portion de route et de l’accessibilité aux biens que ces changements bouleversent. Je
présume que les études en amont, avant chaque réalisation, recensent les zones de stationnement
existantes, qu’elles soient tolérées ou matérialisées. Par conséquent, si l’on prend pour exemple les
aménagements en cours, à savoir la rue La Source, la rue de Navrin, la rue du Coq, pouvez-vous nous
préciser, à travers une cartographie, les places visiteurs projetées dans ces secteurs et la différence
du nombre de stationnements que ces aménagements ont engendrée ?
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 46/49
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Michel LECLERCQ pour vous répondre.
M. LECLERCQ : Merci Monsieur le Maire. Je voudrais adresser des remerciements sincères
à Monsieur DE SOUSA parce qu’en fait, à travers cette question, c’est presque la reconnaissance -et
c’est un peu d’autosatisfaction- de tout ce que nous avons conduit tout au long de cette mandature
en matière de requalification de voiries, d’espace public. Ce sont des choses qui étaient très
attendues de nos concitoyens et nous les avons faites, nous continuons à les faire.
Les trois projets que vous mentionnez sont justement un bel exemple de ces améliorations et des
transformations auxquelles les Olivetains aspirent : embellissement -on l’a vu tout à l’heure-,
végétalisation, sécurisation des déplacements piétons et cyclables, ralentissement de la vitesse des
voitures. Dans une ville fière de son passé rural, marquée par des rues plutôt étroites et attachée à
la pierre (on voit cela tous les jours), ce n’est pas toujours facile de répondre à toutes ces attentes et
en tout cas à toutes ces demandes.
Avec de l’écoute, de l’innovation, de l’audace aussi -il en faut, je peux vous le dire- trois qualités dont
ne manque pas l’équipe municipale -tu n’en disconviendras pas, je pense, Stéphane, il faut beaucoup
de courage parfois-, nous essayons de proposer, à chaque fois, le meilleur projet possible. Et pour y
parvenir, nous avons toujours la même méthode plébiscitée d’ailleurs par les habitants que je vais
rappeler ici. Un premier temps de diagnostic est toujours organisé et avec Stéphane, moi-même et
les techniciens de la Métropole, nous effectuons systématiquement une réunion sur place pour
écouter les riverains. On chemine. On écoute les attentes. On prend des notes. On note tout ce que
l’on peut voir comme remarques sur le terrain. Et c’est sur cette base-là que le bureau d’études
travaille sur un, voire plusieurs projets de réaménagement. Et bien sûr, derrière cela, il faut intégrer
toutes les obligations réglementaires : accessibilité, sécurité. Et cela a beaucoup évolué, vous le
savez très bien. Dans un deuxième temps, on va faire une présentation d’un préprojet, cette fois en
salle et là, on va engager la discussion et parfois, c’est mètre par mètre, c’est-à-dire propriété par
propriété. Et ce projet s’enrichit des observations de l’ensemble des riverains. Ces échanges se
poursuivent aussi après, sous forme de rendez-vous personnalisés. Et s’il n’est évidemment pas
possible de répondre favorablement à toutes les demandes (car, comme je le rappelais tout à
l’heure, il y a quand même des normes, il y a des réglementations), pour autant, elles sont toutes
étudiées. Nous prenons également des avis extérieurs : tout à l’heure, tu mentionnais, Stéphane,
l’association DAMO ; on est très proches d’eux ou ils sont très proches de nous, je n’en sais rien,
comment on peut dire, en tout cas, pour ce qui concerne les aménagements cyclables. Enfin, les
échanges et les ajustements ont lieu encore pendant la phase chantier. Nous y sommes très
présents (aux réunions de chantier notamment), on parcourt avec l’entreprise qui fait le chantier
l’ensemble de la voirie, et on rencontre très souvent des riverains, ce qui nous permet d’ajuster,
cette fois au mètre près le projet.
Après, dans l’espace contraint qui est celui d’une rue, qui va d’une propriété à une autre, chaque
projet cherche ainsi, en fonction de ce qui est matériellement possible, à prévoir un ou deux
trottoirs aux normes -et la norme PMR, c’est 1,40 m-, à proposer un aménagement cyclable adapté,
à organiser des places de stationnement, à introduire des espaces verts et à gérer les eaux pluviales
(comme le rappelait Monsieur le Maire tout à l’heure, avec l’exemple de la rue du Pressoir Aubry), et
bien sûr, à conserver une chaussée pour les voitures d’au moins 5 m de large, pour une circulation à
double sens. Pour autant, chaque rue est différente, et nous faisons à chaque fois (à chaque fois !)
du sur-mesure.
Ces principes et cette méthode ont été mis en œuvre pour préparer les requalifications des rues de
La Source (pour autant, je rappelle que rue de La Source, il n’y a aucun problème de stationnement),
de Navrin et du Coq, qui sont inscrites au PPI 2025 de la Métropole. Dans ces deux dernières rues,
compte tenu de leur étroitesse, nous avons même organisé, auparavant, un groupe de travail qui
s’est réuni trois fois, pour réfléchir à un nouveau plan de circulation de l’ensemble de ces deux rues,
plus les rues adjacentes, d’ailleurs.
La rue du Pressoir Aubry, on l’a mentionnée deux fois, ce soir. C’est une bonne idée de ce à quoi
ressembleront les rues du Coq et de Navrin mais en tenant compte de ces spécificités. On n’a pas la
largeur toujours disponible pour faire tout ce qu’on souhaiterait faire. En tout cas, ce que je
constate aujourd’hui, c’est que cette rue est magnifique (la rue du Pressoir Aubry), et les riverains -
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 47/49
je vais souvent me promener par là - en sont vraiment, vraiment ravis. Nos efforts ont été reconnus
par les riverains.
Pour conclure et finir de vous répondre, nous proposerons 20 places de stationnement rue de
Navrin - Il y aura du stationnement - et 10 places de stationnement rue du Coq bien que cela ne pose
pas un gros problème pour les riverains, tout en réussissant à créer un trottoir là où, aujourd’hui, il y
a les voitures (ce sont des choix courageux à faire) qui se garent parfois sur le bas-côté, ce qui est
interdit et surtout qui empêchent les piétons et les personnes à mobilité réduite de passer. Voilà,
Monsieur le Maire.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Alors, comme le règlement le permet, j’ouvre le débat. Est-ce
qu’il y a des interventions complémentaires ? S’il n’y en a pas d’autres, je vous remercie.
TOUR DES COMMISSIONS DE LA MÉTROPOLE
M. SCHLESINGER : Et nous pouvons prendre le dernier point à l’ordre du jour qui concerne les
différentes commissions du Conseil métropolitain. Il y a eu une réunion de la commission
Attractivité le 3 février. Fabien GASNIER ou je vais revenir dessus après ? La réunion de la
commission Espace public et proximité du 5 février dernier, André BENHENNA ?
A. BENHENNA : Non, la dernière, c’était le 11 mars.
M. SCHLESINGER : Le 5 et le 11.
A. BENHENNA : Il n’y avait rien qui concernait la Commune le 5. En revanche, le 11, on a eu le retour
des travaux effectués en 2024, à savoir les programme rues et entretien des voiries, l’allée de Bad
Oldesloe, la rue de la Pointe au Renard pour 190 m linéaires, la rue du Pressoir Aubry qui a été mise
en exergue justement à cette commission pour 540 m linéaires. Au niveau des études, il y a la rue de
La Source qui est en étude, la RD 2020 carrefour du Larry dont Monsieur le Maire parlait tout à
l’heure, au niveau de chez Porsche et de chez DUPRESSOIR. Les gros travaux qu’il y a eu, c’était sur
la RD 2020 sud, dans le sens sud-nord. Voilà, c’est tout.
M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Sur la partie Aménagement du territoire, Michel LECLERCQ ?
M. LECLERCQ : Le 13 mars dernier, il n’y a pas eu de choses qui concernent directement Olivet. Ce
sont des avenants à des conventions signées avec le Département, avec les associations et
notamment avec les Compagnons bâtisseurs mais rien de direct pour Olivet.
M. SCHLESINGER : Pour les solidarités de la Métropole ?
R. BOUBAULT : La prochaine sera le 25 mars.
M. SCHLESINGER : Sur la partie Ressources, il y a eu des garanties d’emprunt ainsi que la
présentation des éléments budgétaires qui vont être présentés au Conseil de métropole du 3 avril
prochain. Pour la commission Attractivité, il n’y avait rien qui concernait Olivet. Il y avait des
subventions à différents établissements, notamment dans le domaine de l’insertion. Et dans le
champ de la Transition écologique, il y a eu plusieurs délibérations d’actualité sur l’évolution des
déchets et notamment de la collecte des volumineux sur rendez-vous, en porte-à-porte, etc. Et la
commission était juste avant ce soir, on a présenté deux dossiers assez importants : le plan de
prévention bruit avec différentes actions pour limiter le bruit aux infrastructures d’une part, et
d’autre part, il y avait la présentation des premiers ajustements qui vont être apportés à la DSP
Transport et la nouvelle tarification au quotient familial qui va venir compléter la tarification en
fonction des publics qui sera présentée au Conseil de métropole du 3 avril prochain. Nous avons
épuisé l’ordre du jour. Je vous remercie pour les échanges que nous avons eus ce soir, et je vous
donne rendez-vous pour le 5 mai. Bonne soirée à tous. Je vous remercie.
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 48/49
La séance est levée à 21h50.
Le Maire Le secrétaire de séance
Procès-verbal – Conseil municipal du 24 mars 2025 49/49
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