Conseil municipal du séance #54
17
délibérations
dont 2 adoptées
7
Finances & Budget
3
Urbanisme & Travaux
2
Social & Santé
29 500 €
montant clé
Synthèse par thème
Budget principal 2022 - attribution d'une subvention d'équilibre au budget annexe du camping municipal
Budget principal 2022 - approbation de la décision modificative n° 1
Budget annexe du camping municipal 2022 - approbation de la décision modificative n° 1
Budget principal et budget annexe du camping municipal - débat des orientations budgétaires 2023
SECTION DE FONCTIONNEMENT Le projet de décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à
SECTION DE FONCTIONNEMENT La décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à 30 000 eur
Cession des parcelles ao 607 et ao 608 au syndicat des copropriétaires de la résidence athéna sud - approbation et autor
Zac du clos du bourg - cession des parcelles ao 22 et ao 23 à la semdo - approbation et autorisation de signer
SECTION D’INVESTISSEMENT Le projet de décision modificative s’équilibre à 4 203 594,69 euros en dépenses et en recettes ✅
Foulées roses 2022 - don pour la ligue contre le cancer ❌
Téléthon 2022 - attribution d'une subvention exceptionnelle à l'association “concrétiser l’espoir téléthon”
Garantie d'emprunt - société anonyme d'habitations à loyer modéré 3f centre val de loire - construction de 17 logements
DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC PAR CONCESSION DE SERVICES POUR L'EXPLOITATION DE LA FOURRIÈRE AUTOMOBILE - CHOIX DU DÉLÉGA
Rapport sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes
Information
Mémorial de la shoah - versement d’un don
SECTION D’INVESTISSEMENT La décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes d’investissement à 29 500 euros ✅
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SECTION DE FONCTIONNEMENT Le projet de décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à 42 410,27 euros. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 8/44 Les modifications dans cette section portent sur : - les recettes à savoir : La décision modificative permet de compléter les crédits du chapitre 74 afin de tenir compte de la notification du fonds de compensation pour la TVA. L’ajustement concerne la part des dépenses de fonctionnements assujetties au FCTVA 2022 et réalisées en 2021. - les dépenses à savoir : La décision modificative permet de compléter les crédits du : - chapitre 012 (charges de personnel, frais assimilés) de 300 000 euros afin de tenir compte de la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires ; - chapitre 014 avec une baisse 21 069 euros à la suite de la notification de la part communale au fonds de péréquation intercommunal ; - chapitre 65 de 30 000 euros en lien avec la subvention d’équilibre versée au budget annexe du camping municipal ; - chapitre 022 qui finance le chapitre 012 ; - chapitre 042 de 5 000 € qui tient compte des derniers investissements récents dans le calcul des amortissements réalisés. Le chapitre 023 est, quant à lui, ajusté par rapport aux mouvements des crédits des chapitres de la section de fonctionnement. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 9/44
SECTION DE FONCTIONNEMENT La décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à 30 000 euros. Les modifications dans cette section portent sur : Les recettes à savoir : Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 12/44 La décision modificative permet de compléter les crédits du chapitre 74 de 30 000 euros correspondant au montant de la subvention d’équilibre versée depuis le budget principal. Les dépenses à savoir : La décision modificative permet de compléter les crédits du chapitre 66 de 500 euros pour tenir compte de la hausse du taux d’intérêt de l’emprunt du camping municipal ainsi que le chapitre 042 de 41 euros pour constituer une provision. Le chapitre 023 est quant à lui ajusté par rapport aux mouvements des crédits des chapitres de la section de fonctionnement.
Budget principal 2022 — attribution d'une subvention d'équilibre au budget annexe du camping municipal
Budget principal 2022 — approbation de la décision modificative n° 1
Budget annexe du camping municipal 2022 — approbation de la décision modificative n° 1
Garantie d'emprunt — société anonyme d'habitations à loyer modéré 3f centre val de loire - construction de 17 logements situé rue du rosier
Budget principal et budget annexe du camping municipal - débat des orientations budgétaires 2023
Cession des parcelles ao 607 et ao 608 au syndicat des copropriétaires de la résidence athéna sud - approbation et autorisation de signer
Zac du clos du bourg - cession des parcelles ao 22 et ao 23 à la semdo - approbation et autorisation de signer
DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC PAR CONCESSION DE SERVICES POUR L'EXPLOITATION DE LA FOURRIÈRE AUTOMOBILE - CHOIX DU DÉLÉGATAIRE - APPROBATION Et AUTORISATION DE SIGNER
Foulées roses 2022 — don pour la ligue contre le cancer
❌Téléthon 2022 — attribution d'une subvention exceptionnelle à l'association “concrétiser l’espoir téléthon”
Rapport sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes
Information
SECTION D’INVESTISSEMENT Le projet de décision modificative s’équilibre à 4 203 594,69 euros en dépenses et en recettes d’investissement. 2.1- En dépenses Le chapitre 23 est ajusté aux besoins d’investissement. 2.2 - En recettes Le chapitre 16 enregistre une hausse de 4 000 000 € correspondant à l’emprunt 2022. Les crédits du chapitre 10 augmentent de 170 115 € pour tenir compte de la notification définitive de l’Etat sur le FCTVA reçue en juillet 2022. Le chapitre 021 est identique au chapitre 023 de la section de fonctionnement. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 10/44 Le chapitre 040 enregistre une hausse de 5 000 € qui augmente l’amortissement annuel des dépenses d’investissements réalisées. Il est proposé au Conseil municipal d’approuver la décision modificative n°1 du budget principal pour l’année 2022, équilibrée en investissement et en fonctionnement, par chapitre. Ce dossier a été présenté à la commission générale du 2 novembre 2022. M. SCHLESINGER : je vous propose tout d’abord de voter sur la décision modificative du budget principal, et comme vous le savez, nous votons par section, puis par chapitre : - Chapitre 74 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 012 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 014 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 65 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 022 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 023 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 042 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 23 (section investissement) : adopté à l’unanimité. - Chapitre 16 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 10 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 021 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 040 : adopté à l’unanimité. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 6 : FINANCES - BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL 2022 – APPROBATION DE LA DÉCISION MODIFICATIVE N° 1 (délibération n° DEL_2022_11_06) → (Voir présentation en annexe) R. SOULAS : Sur la partie budget annexe, on est toujours dans la conséquence de la délibération précédente, on retrouve, en recettes d’exploitation du camping, en fonctionnement, la subvention d’équilibre que nous avons votée, à hauteur de 30 000 €. C’est la seule modification sur la partie Recettes de fonctionnement. Sur la partie Dépenses de fonctionnement, on a un ajustement très minime de 500 € sur les intérêts d’emprunt. Nous avons aussi 41 € (c’est encore plus marginal) sur des opérations d’ordre. Et puis Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 11/44 l’essentiel de la somme de 30 000 € est viré à la section d’investissement. Côté section d’investissement, on retrouve le virement de 29 459 € précisément, l’écriture d’ordre de 41 €. L’équilibre est assuré en plaçant une réserve sur le chapitre 023, comme sur le budget principal, de 29 500 €. Voilà pour l’équilibre de ces décisions modificatives. La principale modification porte vraiment sur le budget principal avec, à la fois, l’intégration de la subvention pour le camping, l’emprunt de 4 M€ et puis les 300 000 € pour faire face à la revalorisation du point d’indice pour les fonctionnaires. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Romain, pour ces présentations des délibérations n° 5 et 6 de manière commune. Et j’ouvre le débat de manière commune, sur ces deux délibérations. Est-ce qu’il y a des interventions ? Il n’y en a pas. On va passer au vote, de manière successive et par chapitre sur ces deux décisions modificatives. Peut-être juste un mot : Romain l’a dit et on y reviendra au moment du débat d'orientation budgétaire juste après : on avait voté, à un Conseil municipal précédent, une délégation au Maire pour souscrire l’emprunt de 4 M€, et, comme je m’y étais engagé, les éléments ont été restitués par Romain SOULAS lors de la commission générale, en toute transparence, d’une part. Et d’autre part, je veux saluer l’anticipation de Romain et du service des Finances parce que ça nous a permis de souscrire le deuxième emprunt que nous avions prévu dans le cadre de la construction de notre budget pluriannuel du mandat, aux meilleures conditions, puisqu’on observe aujourd’hui une augmentation assez rapide du cours des taux, et donc un renchérissement des conditions de financement des collectivités territoriales. Et par cette anticipation, nous avons bénéficié d’un taux qui, aujourd’hui, n’existerait plus sur le marché tellement il est favorable pour la commune. C’est aussi par cette prévision et ce travail qu’on gère bien les finances communales – mais on y reviendra tout à l’heure. Je vous propose, tout d’abord, de voter sur la décision modificative du budget principal, et comme vous le savez, nous votons par section, puis par chapitre : M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d'approuver la décision modificative n°1 du budget annexe du camping municipal pour l’année 2022.
✅SECTION D’INVESTISSEMENT La décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes d’investissement à 29 500 euros. 2.1- En dépenses Le chapitre 23 est ajusté aux besoins d’investissement. 2.2 - En recettes Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 13/44 Le chapitre 021 est identique au chapitre 023 de la section de fonctionnement. Les crédits du chapitre 49 augmentent de 41 euros au regard de la provision inscrite en dépenses de fonctionnement. Il est proposé au Conseil municipal d’approuver la décision modificative n°1 du budget annexe du camping municipal pour l’année 2022, équilibrée en investissement et en fonctionnement, par chapitre. Ce dossier a été présenté à la commission générale finances du 2 novembre 2022. M. SCHLESINGER : je vous propose de voter par section : - Chapitre 74 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 66 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 042 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 023 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 23 (section d’investissement) : adopté à l’unanimité. - Chapitre 021 (recettes d’investissement) : adopté à l’unanimité. - Chapitre 040 : adopté à l’unanimité. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 7 : FINANCES – GARANTIE D'EMPRUNT – SOCIÉTÉ ANONYME D'HABITATIONS À LOYER MODÉRÉ 3F CENTRE VAL DE LOIRE – CONSTRUCTION DE 17 LOGEMENTS SITUÉS RUE DU ROSIER – APPROBATION (délibération n° DEL_2022_11_07) M. SCHLESINGER : Nous pouvons prendre la délibération n° 7 qui concerne une garantie d’emprunt : Romain SOULAS. R. SOULAS : Merci. C’est effectivement une garantie d’emprunt à accorder à 3F Centre-Val-de-Loire, société anonyme d’habitations à loyer modéré, pour l’acquisition, par le biais d’une VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) de logements affectés au parc social public. Ça concerne 17 logements qui sont situés rue du Rosier à Olivet, dans le quartier du Larry. Pour mener cette opération, 3F a conclu, avec la Caisse des dépôts et consignations, un prêt de 1 792 839 € qui se décompose en Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 14/44 plusieurs lignes. On retrouve là les différentes typologies de logements sociaux : PLAI, PLUS, PLUS foncier. Et en fonction de cette typologie, ce sont les conditions de revenus des futurs locataires qui sont modifiées. Notre garantie d’emprunt, comme d’habitude, est apportée à hauteur de 50 % sur ce montant de 1 792 839 € pour le prêt n° 138929, constitué de cinq lignes. Le contrat est joint en annexe de la délibération, et il est précisé que notre garantie est accordée pour la durée totale du prêt, jusqu’à son complet remboursement, dans les conditions précisées par la délibération. M. SCHLESINGER : Merci, Romain pour la présentation. Est-ce qu’il y a des interventions sur cette délibération qui est classique ? Il n’y en a pas. Avant de passer au vote : juste pour indiquer que c’est une belle opération. Elle conclut l’aménagement du point de vue habitat de la ZAC du Larry et ces 17 logements sociaux n’étaient pas prévus dans la programmation globale donc elle porte le bilan en termes de logements sociaux de la ZAC du Larry au-delà de ce qui avait été prévu initialement. On passe au vote. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Pas de vote contre. Est-ce qu’il y a des abstentions ? Pas d’abstention. C’est adopté à l’unanimité et je vous en remercie. M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’accorder une garantie d’emprunt à hauteur de 50 % de 1 792 839 € à 3F CENTRE VAL DE LOIRE, société anonyme d’habitations à loyer modéré, dans le cadre de l’acquisition de 17 logements situés rue du Rosier. Le bailleur social 3F CENTRE VAL DE LOIRE réalise une opération d’acquisition en VEFA de logements affectés au parc social public. Elle concerne 17 logements situés rue du Rosier à Olivet. Afin de mener cette opération, 3F CENTRE VAL DE LOIRE a conclu avec la Caisse des dépôts et consignations un prêt n° 138929 de 1 792 839 €. Ledit contrat est joint en annexe et fait partie intégrante de la délibération. Conformément aux dispositions du code général des collectivités territoriales, le bailleur sollicite la Commune afin qu’elle accorde sa garantie à hauteur de 50 % du capital emprunté. Il est précisé que la garantie d’Orléans Métropole est également sollicitée à hauteur de 50 %. La présente garantie est relative au prêt n° 138929 réalisé aux conditions suivantes : − date d’effet : 01/12/2022 ; − montant : 1 792 839 € répartis en 5 lignes non fongibles comme suit : o PLAI : 244 794 € ; taux 1,8 % avec préfinancement de 19 mois, durée 40 ans ; o PLAI foncier : 176 372 € ; taux 2,37 % avec préfinancement de 19 mois, durée 60 ans ; o PLUS : 794 195 € ; taux 2,6 % avec préfinancement de 19 mois, durée 40 ans ; o PLUS foncier : 486 478 € ; taux 2,37 % avec préfinancement de 19 mois, durée 60 ans o PHB 2.0 tranche 2019 : 91 000 € : o Tranche 1 : taux 0 %, durée 20 ans ; o Tranche 2 : taux 2,6 %, durée 20 ans. La garantie de la collectivité est accordée pour la durée totale du prêt et jusqu’au complet remboursement de celui-ci et porte sur l’ensemble des sommes contractuellement dues par l’emprunteur dont il ne se serait pas acquitté à la date d’exigibilité. Sur notification de l’impayé par lettre recommandée de la Caisse des dépôts et consignations, la collectivité s’engage dans les meilleurs délais à se substituer à l’emprunteur pour son paiement, en renonçant au bénéfice de discussion et sans jamais opposer le défaut de ressources nécessaires à ce règlement. Il est proposé au Conseil municipal : Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 15/44 − d’accorder sa garantie à hauteur de 50 % pour le remboursement d’un prêt d’un montant total de 1 792 839 euros souscrit par l’emprunteur auprès de la Caisse des dépôts et consignations, selon les caractéristiques financières et aux charges et conditions du contrat de prêt n° 138929 constitué de 5 lignes. Ledit contrat est joint en annexe et fait partie intégrante de la délibération ; − de préciser que la garantie est accordée pour la durée totale du prêt et jusqu’à son complet remboursement dans les conditions susmentionnées. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 8 : RESSOURCES HUMAINES – RAPPORT SUR LA SITUATION EN MATIÈRE D'ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES – INFORMATION (délibération n° DEL_2022_11_08) → (Voir présentation en annexe) M. SCHLESINGER : Désormais, nous devons commencer par un rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Je passe la parole à Laëtitia GOURBE. L. GOURBE : Merci monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet de prendre acte du rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes pour l’année 2021 et de prendre connaissance de l’évolution du plan d’action élaboré annuellement. Je vais commencer par remercier les agents qui ont permis de mettre à jour ce rapport et je vais juste évoquer quelques chiffres et quelques-unes de nos actions pour ne pas revenir dans le détail sur tout le rapport. En 2021, la commune d’Olivet comptait 409 agents actifs dont 312 sur emplois permanents et sur ces 312 agents sur emplois permanents, il y avait 65,38 % de femmes. On reste toujours sur cette répartition deux tiers/un tiers qu’on retrouve un peu partout dans les collectivités et cela est dû aux métiers avec une répartition qui est quasiment la même, qu’on regarde les agents titulaires ou contractuels. En ce qui concerne les filières, les filières où cette proportion est la plus marquée sont les filières administratives, sanitaires et sociales alors que sur les autres filières, il y a autant de femmes et d’hommes. Pour ce qui est des catégories hiérarchiques, cette proportion deux tiers/un tiers se vérifie dans les catégories A et C alors que sur la catégorie B, il y a autant de femmes et d’hommes ou quasiment : il y a 29 femmes pour 28 hommes en catégorie B. Au niveau du recrutement sur des postes permanents, nous avons recruté (et j’insiste toujours) en fonction de la compétence, c'est-à-dire qu’on regarde chez nos candidats le savoir-faire et le savoir- être mais pas le sexe du candidat. On a recruté, en 2021, 22 femmes et 17 hommes. Je ne vais pas rentrer dans le détail des chiffres. Le rapport présente aussi un plan d’action et je vais juste évoquer quelques actions, en fonction de quatre objectifs à chaque fois : Le premier : améliorer la connaissance d’éventuelles inégalités. La présentation de ce rapport révèle qu'il n’y a pas de problème de traitement inéquitable entre les femmes et les hommes à Olivet. Deuxième objectif du plan d’action : favoriser l’égalité femmes/hommes auprès des agents et des usagers. Il y a toujours beaucoup d’efforts faits par la collectivité d’Olivet pour la formation des agents et pour le bien-être des agents. On poursuit nos actions avec une vigilance et une attention particulière dans l’accompagnement des agents, en favorisant notamment la mobilité interne, en limitant l’usure de nos agents dans certains métiers, en permettant à nos agents de développer de nouvelles compétences et de bénéficier d’une carrière variée et épanouissante. Le sujet du respect Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 16/44 de l’égalité entre les sexes est intégré dans la lutte contre les risques psycho-sociaux avec une vigilance sur d’éventuelles problématiques. Le service RH et la chaîne managériale sont ainsi très réactifs en cas de comportement inadapté, notamment par la mise en place d’un dispositif de prévention et de signalements. Pour ce qui est de la lutte contre les RPS, il y a une quinzaine de managers qui sont inscrits dans une formation sur ce thème, pour 2023. On fait en sorte que l’agent référent du dispositif de prévention et de protection soit toujours identifié de manière claire. On informe aussi nos agents de l’impact, sur la retraite, du recours au temps partiel et des carrières incomplètes. Bien sûr, on essaie de faciliter au maximum la conciliation vie professionnelle et vie personnelle. Dans les services -notamment les services qui le permettent- le télétravail est maintenant vraiment bien intégré à l’organisation des services et bien vécu, tant par les agents que par les cadres. Le troisième objectif du plan d’action, c’est la lutte contre les violences. Quelques nouvelles actions que je fais ressortir : une formation en interne également sur l’accueil de publics difficiles et sur la gestion du stress induit, sachant qu’on a, en effet, beaucoup de femmes qui sont en poste d’accueil à la mairie. On est vigilant pour renforcer les liens entre les managers d’écoles et les assistantes sociales sur les situations difficiles. Chacun son métier mais une meilleure communication entre ces agents permet d’être plus efficaces. Et toujours aussi, la poursuite du dispositif d’aide, d’accueil et d’accompagnement aux victimes de violences conjugales avec la mise à disposition du logement d’urgence qui est vraiment un très bel outil. Enfin quelques éléments chiffrés : en février 2022, il y avait une femme qui avait été accueillie pendant huit mois dans ce logement et qui a été accompagnée vers un nouveau logement. Ensuite, le logement a été vacant quelques mois, et en juillet, il y a eu une maman qui est arrivée avec un enfant, et maintenant un bébé, et qui est actuellement accompagnée vers une évolution sur un autre logement. Et le quatrième et dernier objectif du plan d’action, c’est de lutter contre les stéréotypes avec des actions ponctuelles de sensibilisation, comme en mars 2022, sur le thème de « la femme et les mots », exposition itinérante « Mots d’elles » et avec, à chaque fois et comme les années précédentes, le prêt de cette exposition à des communes proches. Des actions ponctuelles aussi de sensibilisation autour des droits de l’enfant en tant que « Ville Amie des Enfants » avec le partenariat de l’UNICEF. À noter, en novembre : une journée d’action autour des droits de l’enfant au périscolaire. On communique toujours sans stéréotypes. Une vigilance dans notre service communication : par exemple, dans le OH ! Olivet, il y a quatre portraits de femmes sur huit, une approche filles/garçons dans la mise en valeur du skate-park, par exemple. Et puis dans la communication auprès des familles du périscolaire, dans les visuels aussi, on a vu des super-héros et super-héroïnes, avec toujours cette égalité qui est mise en avant. Et je vais terminer par une action pour 2023, avec la création d’un nouveau service public qui va, en effet, aider à lutter contre ces stéréotypes : c’est la création de l’espace Familles qui se situera dans les locaux de l’ancienne médiathèque du Val, un lieu où l’EPE, le Département, avec les travailleurs sociaux de la protection de l’enfance, la PMI et l’action sociale exerceront leurs missions respectives en soutien à la parentalité. Ce sera un lieu d’écoute, d’information, de ressources et d’orientation dans les domaines de la parentalité et de la prévention, un lieu également d’animation et un lieu de solidarité. En plus de ce local qui va être destiné à cet espace Familles, on va recruter un agent mairie, qui sera un travailleur social rattaché au CCAS et qui fera de l’animation et de la coordination, sur un 0,5 ETP qui viendra compléter le mi-temps du chargé de mission de notre partenaire l’EPE. Voilà pour ce qui est de ce que j’ai voulu faire ressortir de ce rapport. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Laëtitia. J’en profite, avant d’ouvrir le débat, de faire noter sur le procès-verbal que Damien DENOUX nous a rejoints. Est-ce qu’il y a des interventions sur ce sujet ? Madame BLOT. C. BLOT : Merci monsieur le Maire. Je suis très sensible, bien sûr, à tout ce que vient de dire Laëtitia GOURBE. Toute cette action sociale est toujours bienvenue et je suis tout à fait contente que l’on vienne rendre service à des femmes. Mon intervention va en fait recouper, je pense, la responsabilité de madame ADELLE parce que j’ai regardé avec beaucoup d’intérêt l’exposition et ça concerne aussi la sensibilisation, l’exposition sur les femmes qui avait été faite. Mais j’ai remarqué qu’il ne s’agissait que de femmes que intellectuelles ou éventuellement artistes. Est-ce que vous Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 17/44 avez prévu qu’on mette en avant des femmes qui sont dans des travaux manuels par exemple ou bien des femmes exceptionnelles qui sont cheffes d’entreprise, ou écoutez-moi, je vais parler des apicultrices puisque j’en suis une et que nous sommes deux femmes parmi 150 adhérents. Je pense que ce sont des métiers. Je pense à notre maraîchère, par exemple, qui fait un travail exceptionnel et je trouverais intéressant qu’on les mette en valeur. Merci. M. SCHLESINGER : Merci madame BLOT. Effectivement, les grands esprits se rencontrent, je vais passer la parole à Rolande BOUBAULT pour vous répondre, parce que c’est Rolande qui suit ces questions-là. R. BOUBAULT : Oui, il est vrai que vous nous devancez un petit peu dans nos projets. Tout simplement la thématique qui sera envisagée pour mars 2023, c’est en fait de mettre en valeur des femmes au profil remarquable. Elles seront choisies parmi les commerçantes sédentaires olivetaines, et puis bien sûr de tous les quartiers et ainsi que les parcs d’activités (pas que le centre- bourg), mais on mettra aussi à l’honneur les productrices olivetaines que l’on rencontre sur le marché. Ce sera un projet olivetain, de territoire olivetain. Effectivement, on était partis sur beaucoup de thématiques depuis quelques années. Nous sommes partis notamment -que je reprenne un petit peu mes notes- sur les femmes sportives, les femmes scientifiques, les femmes artistes, la femme et l’écriture, mais on a voulu aller vers les femmes de terrain. Ça, c’est le projet sur lequel nous travaillons pour mars 2023. Je ne vais pas en dire plus parce que sinon ce serait dommage, je ne vais pas tout dévoiler, mais nous sommes vraiment en travail actif sur ce projet. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Rolande. Effectivement, les orientations pour l’année prochaine étaient sur les femmes du monde professionnel inscrites dans le territoire sous toutes ses formes. Est-ce qu’il y a d’autres interventions ? Monsieur RAGON ? D. RAGON : Tous autour de la table, je sais qu’on est sensibles à ces questions et on y revient tous les ans. Malheureusement, quand on regarde un petit peu ce qui se passe dans l’actualité, on a l’impression que les choses n’avancent pas aussi vite qu’on voudrait, voire même, que parfois, elles reculent. Alors, c’est toujours le débat : est-ce qu’il y a plus d’événements, réellement, qui sont contraires à ce qu’on voudrait voir avancer ou est-ce que c’est parce qu’on le sait davantage ? Moi, je n’ai pas les sources pour le savoir. Ceci dit, on n’est pas sans connaître ce qui se passe, et pas seulement en France mais y compris au niveau international. On n’est pas sans savoir aussi que des luttes extrêmement fortes se mènent pour le droit, pour la dignité des femmes. Alors c’est vrai que, pour ce qui nous concerne davantage, puisque nous, on est chargés de regarder un rapport qui fait le bilan de l’égalité femme/ hommes dans les services de la ville d’Olivet, on sait bien que ça reste difficile aujourd’hui, compte tenu de l’organisation de la société, de tout articuler pour les femmes, plus que pour les hommes (je ne dis pas que c’est facile pour les hommes) : le travail, la famille, la vie personnelle. On sait bien qu’il y a une prégnance, je l’ai dit, des violences conjugales. On sait bien – et il y a des batailles qui sont menées, mais ça continue – qu'il y a une instrumentalisation du corps de la femme à travers un tas de domaines et notamment pour ce qui est de la publicité et du commerce. Il y a des débats sur la maîtrise de la fertilité. On sait, là aussi, au niveau international, les remises en cause qui peuvent avoir lieu par rapport au droit, notamment à l’avortement, et y compris à la contraception. Donc, je dis qu’on est dans un pays où des événements politiques se sont passés qui font qu’il ne faut pas qu’on pense qu’on est meilleurs que les autres. On fait des choses mais le danger existe. Et on a, quelque part, dans un hémicycle, une masse noire qui pourrait très rapidement remettre en cause un certain nombre de droits. Et comme on le dit, quand le droit des femmes progresse, c’est toute l’humanité qui progresse, mais quand les droits des femmes régressent, c’est aussi toute l’humanité qui régresse... Alors, c’est vrai que ce rapport oblige. Moi, je ne mets pas en doute le fait qu’on ne va pas faire de la science-fiction, c'est-à-dire que, s’il n’y avait pas le rapport, est-ce qu’on le ferait quand même ? Nous, on pousserait de toute façon pour que ça se fasse, donc c’est bien, mais c’est vrai que c’est une vraie bataille. Et je vais prendre un... Il y a un certain nombre d’actions qui sont engagées mais il ne faudrait pas qu’on se trompe sur le but de la parité. Je prends juste ce qu’a dit Laëtitia GOURBE, notamment par rapport aux chiffres en disant « on a 65 % de femmes, enfin deux tiers/un tiers ». On pourrait dire qu’on n’est pas à parité, parce qu’il y a trop peu d’hommes, mais je veux dire, ce n’est pas suffisant. Il faut vraiment qu’on regarde en termes de recrutement, en termes de déroulement de carrière, en termes de promotion, si on retrouve cette parité. Et par exemple, j’entends bien Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 18/44 quand on dit qu’on ne recrute pas quelqu’un en fonction de son sexe, mais la question qui se pose, par exemple, à compétences égales en présence d’une femme et d’un homme : j’espère qu’on se déconnecte de toute connotation justement sexiste. On sait que, dans un certain nombre d’entreprises, on dit « houlà » ... Alors, si la femme est, sans manque de respect, d’un certain âge, on prend une marge de sécurité. Si elle est plutôt jeune, il y a des risques -des « risques », pas des « chances » - des risques de maternité, et que ça peut jouer. Voilà. Donc je ne fais pas de procès d’intention, ce sont des questions que je pose. Et je suis très heureux d’apprendre la création de ce nouveau service public. Moi, je suis d’accord avec Chantal : je crois que, dans les choix, quand on met des femmes en avant, des femmes, il y en a dans toutes les couches de la société. Il y a des femmes qui réussissent, il y en a d’autres qui réussissent moins, mais elles méritent aussi, et il faut voir le message qu’on peut délivrer. Et (je terminerai par-là), puisque vous avez annoncé que ça se situerait en mars, moi, à tout hasard, je vous propose une date : le 8 par exemple... M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, monsieur RAGON. Vous avez raison de le souligner, ce n’est pas parce que la situation, dans notre pays et presque plus particulièrement à Olivet, est plus favorable que ce qu’on peut observer parfois ailleurs... C’est vrai que ça nous rend sensibles à certaines luttes qui sont en cours. Et je pense notamment aux femmes, en Iran, qui sont extrêmement courageuses et probablement bien plus courageuses que certaines prises de position, parfois un peu caricaturales qui ont lieu sur notre territoire national. Et elles nous obligent, comme vous le disiez et elles sont un exemple pour l’humanité tout entière. Sur la situation professionnelle, les chiffres qu’a présentés Laëtitia GOURBE et d’ailleurs elle les présentait très objectivement : c’est à la fois lié à la structure des métiers : on a des emplois qui sont aujourd’hui parfois considérés comme essentiellement féminins et on subit un peu cela. Et c’est vrai que, je vais prendre le métier d’assistant maternel : je ne sais pas si c’est toujours le cas aujourd’hui mais nous en avions un et on est assez attentif à ce que des hommes puissent être considérés sur des emplois qui sont, à tort, vus comme féminins. Et c’est vrai que la structure de nos emplois reflète un peu des tendances de société mais il faut qu’on casse ces stéréotypes : on n’a pas besoin d’être une femme pour être assistante maternelle, on n’a pas besoin d’être une femme pour être ATSEM, on peut aussi avoir des hommes et on y veille. Et quant aux congés maternités, quand on regarde le nombre de congés maternités qu’on a pu avoir dans les services au niveau des responsables de service, ces dernières années, je peux vous dire qu’on est plutôt encourageants et bienveillants sur le sujet, puisque ce n’est absolument pas un critère de recrutement, et même sur les postes à responsabilité puisqu’on a recruté une DGS. Alors, il y avait déjà eu une DGS à Olivet dans les années 2000, donc on regarde la compétence, on regarde le savoir-faire et le savoir-être, comme le disait Laëtitia GOURBE et c’est ça qui compte dans nos recrutements. Je crois que ça nous réussit plutôt bien puisqu’on a des services qui sont engagés, qui atteignent les objectifs que nous leur fixons, dans une bonne ambiance. On continuera à fonctionner ainsi, en menant les combats qui doivent être menés et en continuant notre action de fond en la matière. Est-ce qu’il y a d’autres interventions ? Monsieur HAGLUND ? J-C. HAGLUND : Merci monsieur le Maire. Une observation générale : il ne faut pas y accorder plus d’importance qu’il ne le faudrait mais je n’ai pas toujours compris s’il s’agissait d’un rapport donné en 2022 sur les chiffres et les actions de 2021. Très souvent, dans le rapport, on voit ce qu’il en est pour 2022 et là, grâce à la question qui a été posée, on a même amorcé une exploration sur un événement qui aura lieu en 2023. Alors je comprends bien que le sectionnement calendaire très strict par année est un petit peu gênant parce qu’il ne permet pas de voir la continuité d’une action, mais en même temps, de temps en temps, oui, c’est mieux de savoir exactement où on en est. Je suis toujours un petit peu gêné, moi, par un point qui est celui de l’équité ou de l’égalité parce que vous le dites fort bien dans votre paragraphe de conclusion, en page 12, juste avant le tableau des postes d’encadrement, « il convient toujours de rappeler que les agents féminins et masculins d’Olivet d’une même filière, d’une même catégorie, à grade égal, de la même expérience, à la même quotité de temps de travail et pour le même niveau de responsabilité bénéficient du même niveau de rémunération ». C’est vraiment très bien dit et en plus c’est la loi, c’est le règlement. Tout est parfait, l’équité entre les femmes et les hommes est ainsi garantie. Or, de fait, quand on quitte le domaine réglementaire légal et institutionnel pour observer ce qu’il en est dans la réalité, ce n’est pas exactement comme ça que les choses se passent. Non seulement, pendant le temps de l’activité professionnelle, pendant le temps du travail -mais je lisais récemment un article fort instructif et un Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 19/44 brin déprimant d’ailleurs- qui montrait que l’effet cumulé sur les retraites entraînait (là où on ne s’y attendait pas) des différences très sensibles dans le montant des retraites entre femmes et hommes ayant exercé les mêmes métiers ou équivalents. Ça montre bien que, autant le réglementaire est nécessaire, autant je crois qu’un volontarisme est nécessaire pour corriger les effets induits, parce que quand je regarde le tableau, juste après, page 12, le tableau de répartition des postes de management selon le sexe au 31 décembre 2021, je vois bien, en postes de direction, trois femmes, cinq hommes, en postes de responsable de service, 11 femmes et quatre hommes. Et là, derrière ce qu’il y a d’absolument objectif dans un tableau, on voit qu’on amorce l’explication de ce différentiel qui, peu à peu, crée les différences de rémunération. J’espère qu’un jour, évidemment, à Olivet, le nombre de postes de direction occupés par les femmes et les hommes, le nombre de responsables de service occupés par les femmes et les hommes sera plus révélateur d’une situation d’équité ou d’égalité. De la même façon, en ce qui concerne le temps partiel, vous nous avez donné tous les renseignements qui nous permettent de le mesurer et on sait qu’il y a alors toute une batterie d’explications qui mènent à comprendre que le temps partiel est plus globalement choisi (choisi sans guillemets, ou « choisi » entre guillemets) par les femmes que par les hommes, mais là, je me suis dit : « il manque peut-être quelque chose » : s’il y a une marge de différence, on la constate, on peut l’expliquer. Est-ce qu’il est possible de faire quelque chose pour éventuellement la modifier ? Maintenant, évidemment, une réponse vient tout de suite à l’esprit : « ce sont les femmes qui choisissent ! » Oui, mais dans ce choix, quels sont les paramètres explicatifs qui font que ce choix n’est pas aussi libre qu’on pourrait l’imaginer ? Et enfin, il y a quelque chose que je n’ai pas très bien compris, alors, c’est peut-être sur un point de détail ou un point de vécu : dans une des actions que vous présentez, il est question du stress induit par les personnels qui sont en situation de contact avec des personnes éventuellement difficiles. Et là, je me suis posé la question : en quoi est-ce que c’est une question spécifiquement féminine ? Je veux dire, un usager violent, un Olivetain mal embouché ou ayant consommé trop de produits divers sera-t-il spécifiquement difficile à gérer par une femme ou par un homme ? Est-ce que c’est là que se trouve cette question du stress induit ? Je dis bien que là, on n’est pas dans les grands mots, dans les grandes théories, dans les prises de position idéologiques ou techniques, mais sur le vécu. Et j’aimerais bien, que vous puissiez m’expliquer en fin de compte, de quoi il s’agit ici. Et en tout cas, je vous remercie évidemment pour ce document qui nous permet d’avoir les débats que nous avons cette année, comme les précédentes. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup pour vos questions. Je ne sais pas si Laëtitia GOURBE commence à répondre, sinon... Sur la date, alors effectivement, il faut qu’on s’arrête à une date. On pourrait prendre le 30 juin de l’année. Là, c’est une convention. Effectivement, ça peut se discuter. Sur l’emploi du terme « équité », « égalité » à la page 12, vous avez raison, j’aurais plutôt employé le terme d’égalité, puisque là, on est plutôt dans une situation où justement, ce qu’on met en évidence, c’est presque l’identité. Et là, il faut peut-être qu’on corrige et qu’on emploie le terme d’égalité. Et plus globalement sur ce que vous indiquez sur l’équité, sur le temps, sur les retraites etc., vous avez raison, moi je suis complétement en phase avec ce que vous indiquez. Et ce que Laëtitia GOURBE disait tout à l’heure va dans ce sens, c'est-à-dire qu’aujourd’hui, dans l’expérience managériale que nous pouvons avoir, nous ne forçons personne et nous ne demandons à personne d’être en temps partiel. Ce sont des agents – et en règle générale des agents de sexe féminin –qui viennent nous solliciter pour exercer à temps partiel, mais en n’ayant pas forcément toujours à l’esprit les conséquences persistantes et durables que cela peut avoir, à la fois sur leur carrière, mais également sur leurs droits à l’issue de leur carrière professionnelle. Et Laëtitia GOURBE le disait tout à l’heure (ou je ne sais pas si elle l’a dit, mais en tout cas, c’est dans le rapport), il y a un entretien systématique au moment de la demande de temps partiel pour expliciter les conséquences que ça peut avoir. C'est-à-dire que ce n’est pas simplement « à un moment donné, je réduis mon activité professionnelle pour mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle », c’est derrière « je diminue mes droits ». Et ça, le service RH, présente les conséquences. Après, il y a des choix politiques personnels. Moi, je suis attaché à la liberté de choix des gens à partir du moment où ils sont éclairés mais c’est un point de vue. Après, on peut considérer qu’il faut redresser les gens et les faire choisir ce qui est entre guillemets « leur meilleur intérêt », même si ce n’est pas ce qu’ils souhaitent. Ça, c’est deux conceptions de la société différentes. Je ne dis pas que c’est la vôtre, mais parfois, dans les débats publics, on entend ça. Nous, ce qu’on souhaite, c’est que les personnes qui prennent ces décisions-là puissent le faire en toute connaissance de cause, en les Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 20/44 éclairant au maximum et sur l’intégralité des aspects que cela peut avoir, et notamment sur les retraites. Et je vous rejoins là-dessus. Le tableau est arrêté au 31 décembre 2021 et je calculais, parce que je pense que, dans les cinq hommes, il devait y avoir le DGS. Et comme on a changé de DGS, désormais, je pense qu’il y a un homme de moins. Les quatre sont derrière, parce qu’il y a un homme qui est parti, mais il a été remplacé par un homme, en l’espèce. Et je pense qu’on est toujours à trois femmes mais je cherchais qui étaient les trois femmes au 31 décembre. Je me demande s’il n’y a pas quelqu'un qui est en surnombre à un moment donné. En tout cas, on n’est peut-être pas à quatre/quatre, mais en tout cas, on est à trois / quatre et cet équilibre est important. Je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter. Est-ce qu’il y a d’autres souhaits d’intervention ? S’il n’y en a pas d’autres, nous prenons acte de ce débat. Je vous remercie encore une fois pour la qualité des échanges. Je salue le travail qui est accompli chaque année, parce que, pour siéger dans d’autres collectivités, parfois, et même systématiquement plus grandes que la nôtre, on n’y passe pas entre guillemets « autant de temps » et on n’a pas autant d’informations sur la situation, à la fois du territoire et des effectifs. Donc, c’est un travail important et je vous invite, si vous le souhaitez, en commission avec Laëtitia GOURBE, à l’approfondir pour mettre en place de nouvelles actions dans les années qui viennent. Mme GOURBE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet de prendre acte du rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes pour l’année 2021 et de prendre connaissance de l’évolution du plan d’actions élaboré annuellement. En application de la loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité entre les femmes et les hommes et de l’article L. 2311-1-2 du code général des collectivités territoriales, les conseils municipaux des communes de plus de 20 000 habitants examinent un rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes préalablement au débat sur le projet de budget. Les modalités et le contenu du rapport sont précisés par le décret n° 2015-761 du 24 juin 2015 relatif au rapport sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes intéressant les collectivités territoriales. Depuis 2017, des plans d’actions sont présentés lors des conseils municipaux des mois de novembre. Nourri chaque année du bilan des actions en cours, le plan d’actions est actualisé et enrichi de nouvelles actions pour l’année suivante. Le rapport présenté cette année est ainsi composé de deux parties : la première consacrée à la situation en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des services de la commune d’Olivet en 2021 et la seconde au plan d’actions. Il est proposé au Conseil municipal de prendre acte du rapport 2021 sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes sur le territoire de la commune d’Olivet. Ce dossier a été présenté à la commission ressources humaines, accueil et secrétariat général du 10 octobre 2022 et au Comité technique du 20 octobre 2022. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 21/44 Le Conseil prend acte. Point n° 9 : FINANCES – BUDGET PRINCIPAL ET BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL – DÉBAT DES ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES 2023 (délibération n° DEL_2022_11_09) → (Voir présentation en annexe) M. SCHLESINGER : Et nous pouvons prendre la délibération suivante qui est le débat d’orientation budgétaire et je passe la parole à Romain SOULAS, pour sa présentation. R. SOULAS : Merci monsieur le Maire. Comme chaque année, voici le DOB, avant la discussion budgétaire proprement dite pour déjà analyser le contexte dans lequel nous sommes et dans lequel va s’inscrire le budget 2023. Après, nous aurons un point sur la situation de nos finances à fin 2022 et puis les orientations retenues pour l’année prochaine. Le contexte macro-économique : il est marqué par une inflation qui est à un niveau inconnu depuis une trentaine d’années. Avant même les questions géopolitiques -parce que, dans le débat public, on résume un petit peu la situation à la guerre en Ukraine, mais c’est un petit peu plus compliqué que cela- c’est d’abord une question de tension entre l’offre et la demande liée à la forte reprise économique après le COVID et les différents confinements, dans la plupart des pays, notamment occidentaux. C’est cette situation sanitaire qui a engendré des désorganisations dans les chaînes de production, désorganisation qui se poursuit encore en Chine – et on sait le niveau de dépendance que nous avons par rapport à ce pays, avec la stratégie dite « du zéro COVID » qui conduit à fermer des usines et à avoir une limitation de l’offre par rapport à la demande. Dans de nombreux pays (États-Unis, Grande-Bretagne, dans une moindre mesure en France, mais tout de même), il y a des tensions sur le marché de l’emploi, des situations de plein-emploi qui font qu’il y a un manque de main-d’œuvre d’une part, et/ou des situations où, pour être attractives, les entreprises offrent des salaires plus élevés, ce qui se retrouve forcément dans les prix. Et à ces différents facteurs s’ajoute le conflit provoqué par la Russie à l’encontre de l’Ukraine, qui lui, a un effet direct sur les prix de l’énergie et du gaz notamment. En réaction à cette situation, les banques centrales (d’abord la Banque centrale américaine, puis la Banque centrale européenne a suivi avec un petit peu de retard) ont commencé à augmenter les taux d’intérêt et ont mis fin à une quasi-décennie de politique monétaire extrêmement accommodante, où l’argent ne valait finalement pas grand-chose, ce qui avait permis de s’endetter, à la fois pour les opérateurs privés comme publics. Et donc aujourd’hui, pour freiner tout simplement la demande et avoir un rééquilibrage de l’inflation, les taux d’intérêt sont remontés d’une façon assez brutale, ce qui nous impacte tous, à la fois collectivités publiques comme particuliers. On a déjà la traduction de cela sur la croissance économique, qui, en 2022, ralentit par rapport à 2021, qui était une année assez importante en termes de croissance. Et donc une situation qui ralentit encore plus fortement en 2023, avec des risques élevés de récession dans certains pays, l’Allemagne notamment, qui est la première puissance économique de la zone Euro, avec un risque lié de remontée du chômage. On risque donc de connaître une situation inconnue pour ceux de ma génération mais qu’on appelait, à une époque « stagflation » avec une inflation assez élevée et une croissance qui est quasi nulle dans certains pays. Aujourd’hui, les projections sur l’inflation, c’est une inflation qui est encore assez élevée pour l’année prochaine. La Commission européenne a republié très récemment de nouvelles prévisions, elle a rehaussé ses prévisions d’inflation sur l’année prochaine, et, même si c’est en diminution par rapport à 2022, ça reste encore très élevé et le retour à la normale est plutôt attendu en 2024, avec une inflation qui se rapproche des 2 %, qui est la cible de la Banque centrale européenne. Pour la France, en 2023, une croissance se situerait entre 0,5 et Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 22/44 1 % (0,5 étant plutôt le consensus des économistes, 1 % étant la prévision du gouvernement), sachant qu’on a, cette année, une croissance encore solide, notamment par rapport à nos partenaires européens, de 2,6 %. L’inflation, je l’ai dit, est encore élevée l’année prochaine, plus de 4 %. On serait, sur l’année, à 6 %, sachant qu’on a, nous, en France, une inflation parmi la zone Euro qui est l’une des moins élevées. Le taux de chômage, toujours pour la France : 7,4 %, c’est le dernier chiffre connu. On peut craindre une légère ré-augmentation ou du moins le fait que la diminution du chômage qui est observée, depuis un certain nombre de trimestres, s’arrête l’année prochaine. Sur le déficit public, il est, lui, prévu à hauteur de 5 % du PIB, c'est-à-dire qu’il n'y aurait pas d’amélioration du déficit public l’année prochaine, puisque c’est à peu près la tendance aussi pour cette année avec un déficit sur l’État : quand on parle de déficit public, c’est toujours État, Sécurité sociale et collectivités locales. Pour l'État, on est à quasiment 160 mds€ de déficit prévu, engendré notamment par les mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages, ainsi que les mesures de soutien aux entreprises et aux collectivités pour faire face aux prix de l’énergie. C’est le fameux bouclier tarifaire, qui permettra un plafonnement des tarifs réglementés de l’énergie à 15 % d’augmentation. La dette, dans ce contexte, baisse très, très légèrement. Elle reste élevée, à 111 % du PIB. Et ce qui est surtout intéressant et aussi inquiétant, c’est la charge de la dette, donc les intérêts pour payer cette dette. Je le disais tout à l’heure, pendant 10 ans, on a pu s’endetter, le pays a pu s’endetter sans forcément que ça coûte plus cher puisqu’on bénéficiait de taux extrêmement bas, voire parfois de taux d’intérêt qui étaient même négatifs. Cette situation est maintenant derrière nous. Et on a là une charge de la dette, en un an, qui progresse de plusieurs milliards d’euros : 50 mds€, c’est le budget cumulé de plusieurs ministères ! Ensuite, on a des mesures qui viennent toucher plus particulièrement les collectivités locales. Une progression de 2,15 % des concours financiers de l’État aux collectivités, ce sont plutôt de bonnes nouvelles. La Dotation Globale de Fonctionnement, qui bénéficie surtout aux communes est abondée de 320 M€ : je ne dirais pas que c’est historique, mais ça fait bien longtemps que cette en enveloppe n’a pas augmenté dans de telles proportions, puisqu’on était depuis 2017 sur une stagnation, et avant 2017, sur une baisse franche de cette somme, qui est l’une des principales recettes des communes après la fiscalité. On a la mise en place d’un dispositif qu’on appelle un petit peu communément le « filet de sécurité » mais c’est l’État qui a, notamment à l’initiative des députés, mis en place une compensation partielle des surcoûts liés à l’énergie et à la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires pour les communes. Il faut remplir certains critères pour cela. Olivet n’est pas éligible à ce dispositif mais il y a un nombre important de communes qui bénéficieront de cette aide. L’État viendra compenser par un versement, une partie des surcoûts énergie et point d’indice, puisqu’il y a des communes que cette situation met vraiment en grande difficulté. Et puis il y a la création d’un Fonds Vert à hauteur de 1,5 md€ sur plusieurs années, avec 375 M€ de crédits ouverts dès 2023. Comme son nom l’indique, c’est pour soutenir des projets qui iront dans le sens de la performance environnementale et de la transition écologique. Voilà : l’État met quand même, dans ce contexte très particulier, un certain nombre de dispositifs en place pour soutenir les collectivités locales puisque de nombreuses communes, Départements, Régions font face à un niveau de dépenses, notamment énergétiques, très élevé, et les recettes ne suivent pas au même niveau. Les collectivités qui étaient déjà dans une situation tendue se retrouvent là dans une situation de grande difficulté, ce qui n’est pas le cas d’Olivet. Les mesures fiscales qui touchent des collectivités locales, c’est la suppression progressive sur deux ans, donc 2023 et 2024, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C’était un impôt qui avait remplacé en partie l’ancienne taxe professionnelle et cet impôt était régulièrement pointé du doigt comme étant un impôt qui pénalisait la compétitivité des entreprises. L’État prend le parti de le supprimer, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour ces entreprises, à un moment -ça avait été rappelé lors de la commission générale- où les entreprises doivent rembourser les prêts garantis par l’État qui avaient été accordés au moment du COVID. C'est une sorte d’avantage fiscal (je n’aime pas le terme « cadeau », mais d’avantage fiscal) qui va seulement permettre aux entreprises concernées de faire face à des remboursements de prêt garanti par l’État et aussi de faire face aux augmentations d’énergie auxquelles elles sont aussi durement confrontées. Disparition du dernier tiers de la taxe d’habitation sur les résidences principales, pour les foyers qui payaient encore cette Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 23/44 taxe. C’étaient les derniers 30 %. À Olivet, ces foyers sont peut-être un petit peu plus nombreux que dans la moyenne des communes. Et puis un non-plafonnement de plus en plus certain de la revalorisation forfaitaire des bases d’imposition assises sur l’inflation avec une augmentation donc mécanique des bases de taxe foncière de 6 à 7 %. Là, ça mérite peut-être qu’on s’y attarde un petit peu plus, puisque, dans une époque encore pas si lointaine, à chaque discussion budgétaire annuelle en loi de finances, le législateur décidait du niveau d’augmentation forfaitaire qu’il mettait sur les bases d’imposition et c’était un petit peu au gré de son humeur. On avait des années, parfois, où le législateur était plutôt généreux avec les collectivités, notamment les années où la DGF baissait de manière assez forte : il y avait une forme de compensation qui était offerte sur les bases, avec des augmentations de l’ordre de 2 à 3 %. Et puis après, on est venu sur un mécanisme plus objectif. On a retenu l’inflation de novembre à novembre. Donc là, l’inflation pour le niveau qui sera retenu pour 2023, ce sera l’inflation constatée entre novembre 2021 et novembre 2022. La dernière donnée connue, c’est celle d’octobre à octobre : elle était supérieure à 6 % : on peut estimer qu’on sera sur ce niveau-là. Il y a eu, à un moment donné, l’hypothèse d’un plafonnement pour ne pas faire supporter au contribuable une telle augmentation, et finalement, au gré de la discussion parlementaire, il semble que ce soit un non-plafonnement qui soit retenu et donc l’application telle quelle de cette règle qui conduit à une augmentation. Cela conduit nos ressources liées à la taxe foncière à progresser de 6 à 7 %, a minima, puisqu’après, on a l’évolution physique des bases liée aux nouvelles constructions. Et puis après, il y a des collectivités -on entend beaucoup parler de la Ville de Paris en ce moment- qui jugent utile, dans ce contexte, de rajouter une augmentation forte sur les taux mais ce qui n’est pas le cas à Olivet. Voilà ces éléments qui sont quand même relativement importants, à la fois pour les contribuables et à la fois pour les collectivités, sur nos recettes. Ce qu’on peut relever tout de même sur les dispositions fiscales, c’est que c’est plutôt intéressant pour le contribuable. On est dans un pays qui est quand même parmi les plus fiscalisés, donc quand on a des baisses de fiscalité, c’est toujours intéressant à souligner. Là où je nuancerai, c’est que ces diminutions de recettes pour l’État, aujourd’hui, on constate qu’elles sont plutôt financées par de la dette que par des diminutions de dépenses et on peut s’inquiéter pour l’avenir de la trajectoire qui est suivie. J’en viens maintenant au contexte plus local : la situation des finances d’Olivet sur 2022. Vous avez ici le graphique qui représente nos recettes et nos dépenses de fonctionnement. Vous voyez que recettes et dépenses progressent de manière assez dynamique, toujours, en 2022, avec un écart qui reste intéressant entre ces deux courbes, ce qui nous donne notre épargne brute, alors même que dans de plus en plus de collectivités, notamment cette année, ces deux courbes vont dangereusement se rapprocher : c’est ce qu’on appelle l’effet de ciseau quand les dépenses viennent à croiser les recettes, donc quand les collectivités sont privées d’épargne. Ce n’est pas la situation, bien heureusement, que nous connaissons à Olivet. Sur nos recettes de fonctionnement à présent, un rappel sur la Dotation Globale de Fonctionnement. Entre 2011 et 2022, la ville a perdu plus de 15 M€ cumulés par rapport au niveau de ce qu’était la DGF en 2011 si cette recette s’était maintenue à ce niveau de 2011. C’est quand même très important puisque ça représente plusieurs gros projets d’investissement. Et vous avez ensuite la courbe de baisse : on partait de 3,6 M€ (ou un peu plus) en 2011, pour atterrir à 1,5 M€ en 2022, donc on constate, depuis 2017, que la tendance baissière est beaucoup moins accentuée qu’auparavant, mais on est toujours sur une tendance qui diminue. Alors peut-être qu’on peut espérer, pour l’année prochaine, que ça sera une stagnation pure et simple mais on ne peut pas encore le dire à ce stade. Heureusement, cette diminution de la DGF est plus que compensée par la dynamique sur nos recettes fiscales, donc par ce que nous procurent les constructions nouvelles en termes d’assiette, puisqu’entre 2014 et 2022, à taux constant, on a eu chaque année en moyenne 3,12 % de dynamique sur le produit fiscal. Cela fait, sur cette même période (2014-2022), 5,4 M€ supplémentaires à mettre en rapport au 1,6 M€ de DGF en moins. Donc la ville est restée bénéficiaire par rapport à ce qu’elle a perdu en termes DGF, mais bon, ce sont toujours des sommes dont on aurait fait bon usage si elles nous avaient été versées ! À présent sur les dépenses de fonctionnement, là, notamment sur l’année 2022, sur les principaux éléments qui nous concernent : - L’envolée des coûts de l’énergie, bien sûr. En 2022, on estime ce poste à 2,2 M€. C’est moins élevé que ce que nous avions envisagé au moment du budget supplémentaire, puisqu’on était à plus de 3 M€. Grâce à une bonne maîtrise de ce poste et aux décisions qui ont été prises en termes de Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 24/44 gestion des équipements de chauffage, on arrive à bien tenir cette dépense mais elle sera tout de même significativement plus élevée que l’année 2021 où on était sur 750 M€. - L’impact du point d’indice, on l’a vu à travers la décision modificative : +200 000 € ainsi que d’autres mesures qui sont intervenues au cours de l’année 2022, des mesures décidées par l’État, donc 200 000 € au titre du point d’indice et d’autres mesures, d’où les 300 000 € que vous aviez vus en DM tout à l'heure. - La pénalité au titre de la loi SRU qui est en croissance de 400 000 € pour cette année. Ça, ce sont les éléments principaux. On ne les a pas tous cités, il y en a d’autres : - Bien sûr les denrées sur la partie alimentaire, pour la restauration scolaire, qui connaissent aussi une envolée importante. - Et puis, sur la partie investissement, on le constate dans l’attribution des marchés, on le constate aussi sur les index qui servent à la révision des prix des marchés : des progressions souvent à deux chiffres sur les matériaux. Malgré tout cela, c’est ce que je disais tout à l’heure, les collectivités qui abordent ce contexte et qui étaient déjà dans une situation fragile sont clairement mises en difficulté. À Olivet, on a la chance de pouvoir s’appuyer (de manière quasi historique) sur une situation historiquement saine qui nous donne des marges de manœuvre. On s’était notamment beaucoup désendettés sous le mandat précédent, on avait toujours été prudents aussi dans nos hypothèses de prévisions de recettes et de dépenses. Donc on gardera, malgré cette situation, un autofinancement robuste. L’autofinancement va diminuer, c’est inéluctable, mais il restera à un niveau pour une collectivité de notre strate tout à fait intéressant, satisfaisant et cela nous permettra de poursuivre nos investissements. Vous voyez donc une épargne brute supérieure à 5 M€ et une épargne nette d’environ 4,5 M€. Alors, ce sont des prévisions d’atterrissage 2022, ça reste soumis à prudence. Les vraies données, ce seront celles que l’on pourra constater au moment du compte administratif, mais là, comme on arrive en fin d’année, ça permet d’avoir déjà une projection qui est plutôt rassurante (encore une fois) par rapport au contexte dans lequel nous sommes. Sur la dette, nous l’évoquions tout à l’heure, on a souscrit cette année de manière anticipée (puisque c’était plutôt prévu pour 2023 et on l’a fait en 2022), un emprunt de 4 M€ à un taux inférieur à 2 % sur 15 ans. Le bureau d’études qui nous accompagne nous avait clairement indiqué que c’était une offre très intéressante. En intégrant ce nouvel emprunt, ça porte notre taux moyen de l’en-cours (donc l’ensemble de nos emprunts) à seulement 1,64 %. On a une dette dans son ensemble, une dette globale peu onéreuse en termes de frais financiers, à Olivet. Et vous voyez là le tableau qui représente le stock de dette ; vous voyez l’estimation 2022, en ayant rentré l’emprunt de 4 M€, on est sur quelque chose de tout à fait maîtrisé, puisqu’on avait ce niveau de dette il y a quelques années, et pour autant, la collectivité n’était pas en difficulté. Sur la masse salariale à présent, au 31 octobre 2022 : il est rappelé que la ville emploie 318 équivalents temps plein, sous tous les statuts qui existent (fonctionnaire titulaire, fonctionnaire stagiaire ou contractuel). Les dépenses globales de personnel pour 2022 augmentent, pour les raisons que j’ai évoquées tout à l’heure et qui sont rappelées sur cette slide. Elles augmentent et elles seront de l’ordre de 15,2 M€. Et vous voyez, qu’outre le dégel du point d’indice, le glissement vieillesse technicité - c’est le mécanisme de l’ancienneté- c’est propre au statut de la Fonction publique, on le retrouve chaque année mais il y a des mesures plus particulières qui ont permis à certains agents de changer de catégorie hiérarchique, de passer de catégorie C à B ou de B à A, ou encore des compléments indiciaires pour certains cadres d’emploi, notamment dans la filière sociale, pour rendre ces métiers plus attractifs. Et puis on a eu aussi davantage de besoins de recrutement sur les centres de loisirs. Alors, d’un côté, c’est une bonne nouvelle, c'est-à-dire que le service plaît aux habitants et fonctionne bien, mais de l’autre, ça nécessite des embauches de vacataires pour respecter les ratios d’encadrement qui sont réglementaires. Sur 2023, à présent, nos enjeux : c’est toujours le maintien de cette qualité de service élevée qui fait partie de l’identité de la commune d’Olivet. Poursuivre la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement pour maintenir les marges de manœuvre budgétaires : c’est ce à quoi on s’astreint Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 25/44 chaque année, mais là, je dirais que c’est un enjeu encore plus fort dans le contexte et c’est ce qui permet de préserver une capacité d’autofinancement élevée. Toujours le maintien des taux de fiscalité, des taux d’imposition de taxe foncière puisqu’il n’y a plus de taxe d’habitation maintenant. La poursuite de la mise en œuvre des projets de la ville, dans un contexte de croissance démographique de la ville puisque la commune continue d’attirer des habitants et il faut aussi mettre, en face de ces nouveaux habitants, les services dont ils ont besoin. C’est tout l’enjeu que nous avons sur les équipements scolaires sur lesquels on met beaucoup l’accent dans ce mandat. Et puis enfin, l’adaptation de notre trajectoire financière à l’ensemble de ce contexte, par l’ajustement à la marge de notre plan pluriannuel d’investissement puisque la plupart de nos gros projets sur le mandat sont d’ores et déjà lancés. Il faut qu’on réajuste ce plan pluriannuel d’investissement pour qu’il soit bien en adéquation avec l’évolution du contexte. Il faut aussi qu’il intègre des coûts que j’évoquais en matière de construction qui sont plus élevés et qui viennent renchérir les projets par rapport à ce que nous avions estimé en début du mandat. Pour le fonctionnement, à présent sur le volet recettes : une évolution dynamique du produit de la taxe foncière. Là, par rapport à ce que nous avions vu en commission générale, et après avoir observé aussi la façon dont nos collègues de la métropole envisageaient la situation, on a porté notre prévision sur les bases de taxe foncière à 6 %, puisque, comme je le disais, c’est ce qui semble se confirmer du côté du Parlement, sachant, qu’outre le niveau d’inflation, on a aussi notre dynamique propre à Olivet sur les bases physiques. Cette prévision à 6 % reste tout à fait prudente, et au moment du BS, on aura reçu les états fiscaux prévisionnels donc on pourra réajuster ce montant. Sur la fiscalité indirecte : les droits de mutation à titre onéreux, par rapport au marché de l’immobilier, la taxe sur la publicité, la taxe sur l’électricité, là nous sommes restés très prudents parce que c’est vraiment de la fiscalité qui évolue en fonction du contexte économique. Et notamment sur le plan immobilier, on avait connu pendant trois, quatre années, des évolutions très dynamiques qui avaient dépassé le million d’euros sur les droits de mutation à titre onéreux. Là, je pense qu’il faut être prudent, parce qu’avec notamment l’augmentation des taux d’intérêt, on a beaucoup de dossiers de particuliers qui sont refusés maintenant par les banques, donc on va avoir sûrement un retournement de tendance sur le marché de l’immobilier. Là, on a été prudents sur nos prévisions de recettes liées à ce phénomène. Sur la DGF, on avait 1 542 000 € cette année, on prévoit 1 450 000 € donc on prévoit une baisse plutôt légère mais une baisse quand même. Et là aussi, il sera temps, au moment du budget supplémentaire, de se réajuster. On verra si, à travers l’abondement prévu par l’État, on fait partie des collectivités qui bénéficient d’une stagnation ou si on est encore dans les collectivités sur lesquelles on vient un petit peu prendre pour redistribuer aux autres parce que c’est un peu un système de Robin des Bois où on a une enveloppe globale et puis certaines collectivités sont bénéficiaires au détriment d’autres. Sur notre politique tarifaire, enfin, il faudra étudier, au mois de juin (là aussi au moment du BS) comment nous nous situerons, à la lumière du compte administratif 2022 pour étudier l’opportunité d’une revalorisation des tarifs à la rentrée 2023. On avait voté une revalorisation des tarifs de 3 %, soit à peine la moitié de l’inflation constatée, donc le différentiel, c’est le reste du budget qui le porte et c’est le contribuable. Il faudra quand même se reposer la question de cela, en ayant aussi un regard sur les effets de notre nouvelle politique tarifaire, puisqu’on n’avait pas encore assez de recul en termes de temporalité pour pouvoir tirer le bilan des décisions que nous avions prises sur l’application du quotient familial notamment. Du côté des dépenses, pas de changements sur l’enveloppe dédiée aux associations. Sur le reste des dépenses, nous étions sur un objectif de 3 %, parce qu’il fallait bien tenir compte de l’inflation : en isolant tout ce qui est prix de l’énergie et ce qui est lié au point d’indice, sur le reste des dépenses réelles de fonctionnement, on souhaitait contenir l’évolution à hauteur de 3 % maximum, en se comparant aux crédits ouverts sur l’ensemble de l’année 2022, donc BP plus BS plus DM. En matière d’investissement, un PPI qui est comme d’habitude décliné en enveloppes thématiques, auquel on rajoute la somme que l’on verse à la métropole pour la voirie, et nous serions sur une enveloppe de 11,5 M€ de dépenses d’équipement. C’est à peu près la même tendance que pour 2021 et 2022. Ça reste un niveau élevé d’investissement dans le contexte. C’est aussi un soutien apporté au tissu local et c’est la poursuite de la mise en œuvre des projets que nous avons lancés depuis le début de ce mandat. On n’est pas dans une surenchère en matière d’investissement, on est dans la poursuite du programme que nous nous sommes fixés, avec un financement par le fonds de Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 26/44 roulement qui est alimenté par les derniers emprunts que nous avons souscrits. S’il y aura probablement un emprunt d’équilibre affiché au moment du budget primitif lorsqu’on reprendra les résultats comptables de l’année 2022, cela nous permettra de ne pas souscrire d’emprunt nouveau sur l’année 2023. Les principales opérations d’investissement : le détail sera dévoilé bien sûr au moment du budget primitif, le mois prochain, mais pour les opérations particulièrement remarquables, on retrouve la poursuite du financement du Clos-du-Bourg pour 1 M€, et les acquisitions foncières qui se poursuivront dans le Clos de la Vanoise. Ça c’est tout l’aménagement urbain de la commune à moyen et long terme. L’entretien du patrimoine municipal, avec le site mairie pour 1,6 M€. Nous avions voté une AP/CP en la matière, 1,6 M€ ce n’est que la partie 2023 de l’opération. La réhabilitation du gymnase du Beauvoir pour 1,5 M€. Les écoles (j’en parlais tout à l’heure), la Vanoise 3,5 M€, là aussi, ce n’est qu’une partie des crédits de cette opération. La création d’une voirie à la Vanoise pour 1,5 M€ sachant que cette dernière ligne sera peut-être revue puisque nous allons entamer des discussions avec la métropole pour voir dans quelle mesure cette somme pourrait être portée dans le cadre de l’attribution de compensation et, dans le cadre du PPI voirie, directement supportée par l’attribution de compensation. Je ferai observer tout de même que, sur ces investissements, vous voyez qu’une somme non négligeable de ces investissements est orientée vers des travaux qui vont dans le sens de la transition énergétique puisque, que ce soit le site mairie ou le gymnase du Beauvoir, nous sommes sur des travaux qui amélioreront grandement la performance thermique de ces bâtiments. Quant à la création d’une école à la Vanoise, ce sera une école qui aura un haut niveau d’ambition en matière là aussi de performances thermiques et qui vient en substitution d’une école beaucoup plus ancienne, qui elle, est très loin des standards environnementaux. On n’en est pas encore à faire un budget vert à Olivet, on le fera peut-être prochainement, mais voilà, si on devait mesurer, dans notre volume d’investissements, la part d’investissements fléchés vers quelque chose qui va dans le sens de la transition écologique, je pense qu’on aurait un très beau ratio. Sur le camping municipal maintenant, simplement un rappel puisqu’à partir de novembre 2022, c’est la société FRERY qui est le nouveau délégataire pour l’exploitation de ce camping et l’exercice 2023 sera la première année, la première saison pour ce nouveau délégataire. Les recettes perçues en 2023 sont composées de redevances versées à la commune par l’ancien délégataire, sur la base de la saison 2022, avec l’intéressement, et puis les recettes que l’on retrouve chaque année, d’occupation du domaine public, les frais de gestion et de contrôle et le loyer pour le logement de fonction. Sur la section d’investissement, on retrouvera des amortissements et le paiement du capital de la dette pour 13 500 €. Et la garantie d’emprunt, nous l’avons vue tout à l’heure. Voilà ce que je pouvais vous dire sur ces orientations budgétaires pour l’année 2023. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Romain pour cette présentation synthétique puisque vous avez le rapport qui développe plus dans le détail chacun des points qui ont été présentés dans ces orientations budgétaires. Maintenant, il est temps d’ouvrir le débat sur les éléments relatifs à la situation financière de la ville et je vais demander qui souhaite intervenir. J’ai vu Sandrine LEROUGE, sur ma gauche, Chantal BLOT, Stéphane VENDRISSE, Hervé LE GOFF, Laëtitia GOURBE, Jean- Christophe HAGLUND, Damien DENOUX... Est-ce qu’il y a d’autres souhaits de prise de parole ? Je referai un tour. Et Michel LECLERCQ. On va commencer avec Sandrine LEROUGE. S. LEROUGE : Merci monsieur le Maire. Je voudrais revenir un petit peu sur les sujets qu’a abordés Romain concernant, entre autres, la démarche concernant la sobriété énergétique entamée par la commune. C’est quelque chose où on n’était pas devins mais on avait quand même prévu le fait de travailler sur les économies d’énergie puisque ça fait partie des forts engagements que nous avions pris concernant cette mandature 2020-2026 avec, entre autres, le projet de rénovation du site de la mairie et pour avoir, d’une part, une sobriété énergétique et avoir procuré à nos agents une qualité d’environnement de travail plus importante. On a accru cet engagement avec la signature d’une convention avec la LNE qui s’appelle « Objectif climat 2030 », avec lesquels nous allons faire d’ailleurs prochainement un point sur les travaux réalisés et les projets que nous allons mettre en place prochainement, afin de vraiment faire un point d’étape et de pouvoir réorienter ou réajuster ou peut-être accélérer certaines choses. Il faut savoir que l’objectif de cette rénovation a quand même pour but d’atteindre une baisse de 60 % de consommation énergétique, et aujourd’hui, avec le site municipal qui est un premier jalon qui est en train d’être non pas restauré mais en tout cas sur lequel on travaille actuellement, ça représente quand même 13 500 m², ce qui n’est pas anodin. Et l’enveloppe financière qui est mise pour ces travaux est loin d’être négligeable puisqu’elle Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 27/44 correspond à 3,5 M€ pour améliorer, comme je vous le disais, et la consommation énergétique et la qualité de vie au travail de nos agents. Merci monsieur le Maire. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Chantal BLOT ? C. BLOT : Merci monsieur le Maire. Juste demander à Romain SOULAS... Il a parlé d’un Fonds Vert. Alors je suppose que c’est un fonds national. Est-ce qu’il est versé aux communes, au Département, et la Région, est-ce qu’il est versé aux individus ? Et si oui, selon quels critères ? Est-ce que vous le savez ? Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Stéphane VENDRISSE. S. VENDRISSE : Merci monsieur le Maire. Avec cette inflation qui nous touche tous, à la fois particuliers, entreprises et collectivités, on est obligés, nous tous, de faire des efforts donc il était normal que la collectivité fasse elle aussi quelques efforts : on a demandé à la fois aux utilisateurs des salles -les associations ainsi que les agents- d’être vigilants sur tout ce qui est chauffage, lumière, sur tous les bâtiments municipaux mais également sur l’extinction des lumières, des ordinateurs, fermer les fenêtres, et la plus grosse ampleur, à la piscine municipale ,on a réduit la température de l’eau de 1° C. On incite aussi, dans les déplacements du quotidien des agents pour se rendre d’une salle à une autre, d’essayer d’utiliser les vélos qui sont à leur disposition. Alors forcément, on arrive à une saison un peu moins facile, mais en tout cas, dans la période où il fait meilleur, si chacun fait ces petits efforts, ça peut nous aider. Alors forcément, ce ne sera pas des millions, mais en tout cas, ces petits efforts pour notre planète et nos factures sont non négligeables. Et là aussi, vous avez pu le voir -ça y est, ça a commencé, l’éclairage public, même si effectivement c’est la métropole- mais bon, c’est quand même sur notre commune, donc il y a cet effort aussi qui est fait et qui a commencé, entre le 2 et le 4 sur l’organisation des horloges, et maintenant la nuit, entre 1 h et 5 h du matin sur certaines rues de la commune, l’éclairage est éteint. Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Stéphane. Hervé LE GOFF ? H. LE GOFF : Eh bien écoutez, là, je voudrais parler du gymnase du Beauvoir. Je suis effectivement très content que l’on puisse démarrer les travaux sur ce site du Beauvoir. Je voudrais noter qu’il s’agit d’un des éléments du mandat, prévu donc sur la période 2020-2026. Je voudrais remercier, pour le coup, les finances de la ville et la volonté de la ville qui permettent de le mettre en œuvre. Il s’agit quand même d’un budget de 4 M€. Les travaux démarreront l’année prochaine pour une fin de travaux en décembre 2024. Je voudrais juste rappeler que, concernant le Beauvoir, il s’agit du premier gymnase de la ville, qui a été construit après-guerre et qui a été mis en service en 1964 et inauguré en 1965, ce qui voudrait dire qu’en ce qui nous concerne, on pourrait faire la même chose 60 ans plus tard, grâce à cette réhabilitation du Beauvoir. Et aussi, on y voit la transition énergétique, c’était un petit peu l’essentiel du propos, avec effectivement une revue des façades qui seront dans le style initial du gymnase du Beauvoir. Donc très belle réalisation ! C’est un élément du projet et je voulais remercier la ville pour cela. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Je passe la parole à Laëtitia GOURBE. L. GOURBE : Merci monsieur le Maire. Je voulais revenir un petit peu sur ce qu’a dit Romain et insister sur la maîtrise de la masse salariale en disant qu’en fait, mécaniquement, même à postes constants, les charges de personnel augmentent entre 1 à 2 % comme l’a expliqué Romain, par rapport au GVT (Glissement Vieillesse Technicité) qui est lié à l’évolution des carrières. Si on ne voulait aucune augmentation, il faudrait supprimer des postes – ce que bien sûr on ne veut pas et on ne fait pas. S’il n’y avait pas eu l’augmentation du point d’indice, on aurait pu respecter le cadrage budgétaire qui était en dessous des 1,5 %. On prévoit que le budget 012 augmente de 2,63 %. Une part de cette augmentation est subie, comme on l’a dit : Romain a évoqué la revalorisation du point d’indice de 3,5 % au 1er juillet, mais du coup, sur 2023, l’effet année complète va être de +400 000 € et hormis cette revalorisation du point d’indice depuis cinq ans, on est aussi impactés par différentes réformes pour revaloriser les carrières. On a eu aussi trois augmentations du SMIC en 2022, ce qui touche beaucoup d’agents quand même dans une collectivité. On a eu également l’augmentation de la taxe transport, qui est passée de 1,8 % à 2 % au 1er juillet : c’est peut-être quelques éléments en plus. Ce qu’on ne maîtrise pas non plus, c’est l’absentéisme. Il arrive qu’on Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 28/44 paye deux fois un poste, lorsqu’un agent est en congé maladie longue durée et qu’on paye l’agent qui le remplace. Une part de l’augmentation du chapitre 012 est liée à la mise en œuvre des projets municipaux : les repas à domicile qu’on gère toujours avec une meilleure qualité, et une production de qualité toujours meilleure en cuisine centrale. Romain a parlé de la reprise en régie de l’ALSH qui est un petit peu victime de son succès. Je crois que ça n’a pas été évoqué : il y a eu un poste d’ATSEM aussi, qui a été créé à la rentrée en septembre, pour une nouvelle classe ouverte à l’école du Poutyl. Par contre, ce qu’on essaye de maîtriser, c’est qu’à chaque fois, on requestionne systématiquement l’organisation et les besoins des services lorsqu’un agent part à la retraite ou quitte la collectivité. On ne remplace pas systématiquement, ce qui permet de maîtriser cette masse salariale. Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Laëtitia. Je passe la parole à Jean-Christophe HAGLUND. J-C. HAGLUND : Merci, monsieur le Maire. Ce débat d’orientation budgétaire revient tous les ans, c’est une sorte de marronnier. Il a le mérite en tout cas de bien illustrer que le très technique examen du budget en décembre est précédé d’une discussion ouverte : ouverte sur les perspectives budgétaires, en novembre. C’est la loi qui le veut et c’est très bien comme ça. C’est bien d’ailleurs s’il y a véritablement débat, parce que parfois, au fond, on a l’impression que c’est plutôt le consensus qui règne, ou alors peut-être que, éventuellement, on n’ose pas toujours intervenir sur ces questions budgétaires, parce que Romain, ce n’est pas vous qui êtes en cause, mais ces questions budgétaires, parfois effraient. On a l’impression qu’il s’agit d’un domaine technique un petit peu réservé, on craint de ne pas être tout à fait à la hauteur de la discussion, mais moi je maintiens que c’est vraiment le propre de la démocratie municipale, que les choix que nous avons à faire, les décisions que nous avons à prendre, sont le fait de non-spécialistes, de citoyens-citoyennes à qui l’électorat a confié le soin d’entendre les avis experts, et de se prononcer ensuite en toute connaissance de cause. Donc ce débat doit être celui de tous les élus. Et je pense que s’il y a parfois aussi une sorte de difficulté à propos du débat d’orientation budgétaire, c’est que vraiment – et cette année, ça me paraît encore plus net que précédemment – notre époque est marquée par tant d’incertitudes que l’on a tous le sentiment que l’on se hasarde en terrain inconnu. C’est évidemment le cas de toute visée prospective, et un budget est toujours prospectif, mais là, en novembre 2022, quel contexte est le nôtre ! Romain, vous l’avez dit, mais moi je voudrais accentuer peut-être l’impression de vulnérabilité que nous pouvons avoir actuellement, dans le domaine budgétaire entre autres, mais pas seulement bien sûr. Il y a tous ces conflits, en Afrique centrale, avec en point de mire évidemment la question de la mainmise sur un certain nombre de gisements de terres rares, dont la facturation après risque de porter atteinte aux équilibres financiers que nous croyons encore pouvoir maintenir. Et il y a tant de zones de conflit, en particulier le Mali, le Proche-Orient avec le conflit israélo-palestinien, les affrontements au Yémen, la question kurde, la Syrie qui agonise, les menées des groupes fondamentalistes, les tensions entre les puissances régionales qui veulent que l’avenir du Proche-Orient se déroule selon leurs vœux et selon leur capacité de maîtrise des ressources de cette région. Je n’oublie pas ce que vous avez dit sur la situation en Chine, les orientations gouvernementales qui mènent à une sorte de menace sur les marchés extérieurs et intérieurs de la Chine, mais il y a aussi ce qui se passe du côté de la Corée qui nous effraie. Et toujours sans cesse latente, cette question de Taiwan, qui est au cœur des tensions entre la Chine et les États-Unis. Et je garde par rapport à tout cela, qui impacte déjà très fortement notre quotidien et nos perspectives budgétaires, ce que nous n’anticipions pas : souvenez-vous, on était ici en novembre 2021, et nous n’avions absolument pas idée de ce qui allait se passer en Ukraine. Nous ne savions pas. Nous avons construit notre budget sans avoir la moindre idée de ce qui allait advenir en Europe. Je sais bien qu’il y avait déjà eu des affrontements meurtriers dans le cadre des conflits des Balkans, mais là, quel cortège de destruction, de victimes, et aussi quel cortège de mouvements de troupes, de livraisons d’armes, de prêts consentis ! Et tout cela a un coût géopolitique, ça a un coût humain, ça aura nécessairement aussi un coût financier. Et certains discours tenus au plus haut niveau nous laissent penser que nous pourrions entrer dans ce que j’appellerai, moi, une forme d’économie de guerre. Notre attention a été focalisée sur la question du gaz : allions-nous avoir du gaz pour nous chauffer ? Et c’est une question fort importante mais j’ai l’impression que ce n’est qu’un aspect parmi d’autres de ce que cette situation géopolitique, en particulier du côté de l’Europe, nous fait appréhender. J’ai l’impression que les hausses ne se limiteront pas à celle du gaz. Nous connaissons la hausse déjà vertigineuse d’un certain nombre de matières premières qui impacte nos constructions, y compris, Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 29/44 par exemple, on l’a vu dans le chantier de l’école du Poutyl. Ça se mesure. Impact très fort aussi sur les denrées alimentaires. Et comme nous sommes une ville qui nourrit non pas sa population mais enfin sa jeunesse, nous savons qu’il faudra compter avec tout cela. Alors je garde pour mémoire le fait, qu’au fond, nous devons tous lutter contre les réchauffements, contre les risques de submersion – même si à Olivet on n’est pas directement menacés –, sur les dérèglements climatiques, sur les incendies monstrueux, sur la sécheresse – et ça, à Olivet, on peut connaître de quoi il s’agit. Le contexte économique mondial me paraît, à moi, beaucoup plus inquiétant et gros d’incertitudes que sur ce qui est décrit dans le rapport sur lequel nous nous fondons, lors de cette discussion. Dans de telles inquiétudes, il est bien aléatoire et bien audacieux de définir des orientations budgétaires. Et pourtant... Et pourtant, il faut le faire. Pas simplement parce que la loi et le règlement nous y obligent, mais parce que c’est la sagesse. Même dans le pire des cas, il faut essayer de savoir comment on va s’en sortir. Alors ici, nous pouvons parler plus sereinement. Quel que soit le jugement que l’on porte sur la loi de finances 2023 et la manière dont les choix gouvernementaux sont présentés et adoptés, ici, en tout cas, pas de risque de débat conclu par un 49.3 ! De toute façon, le rapport entre les minoritaires et les majoritaires est tel que la question ne se poserait même pas. Au chapitre 1.2.2 du rapport, en page 8, vous avez évoqué la croissance des dotations, étayée par différents mécanismes et une augmentation promise de la dotation à hauteur de 320 M€ et vous l’avez saluée, parce que c’est quand même une des rares bonnes nouvelles mais la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ne va-t-elle pas obérer les marges de manœuvre des communes et des EPCI ? C’est un avantage fiscal compréhensible pour les entreprises qui ont eu à faire face à des difficultés mais au fond, l’engagement de l’État consiste à promettre qu’il compensera cela par un engagement sur une fraction de la TVA – TVA que nous - nous globalement, individus, personnes, entreprises- payons tous. Je trouve que l’État fait une promesse, j’espère qu’elle sera tenue, mais quelque part cette promesse, c’est nous tous qui en payons le prix. Alors, il y a ces fonds qui sont prévus dans le cadre du Fonds Vert dont on parlait tout à l’heure. Tant mieux. J’espère bien que la commune présentera des projets susceptibles d’être soutenus, et je pense que, à partir des besoins, à partir des possibilités, à partir de ce que savent faire les entreprises et de ce que proposent les associations, il y a sur Olivet matière à faire quelque chose. Je ne dis pas qu’Olivet va, du jour au lendemain, devenir autosuffisante en matière alimentaire ou en matière énergétique mais je pense qu’il y a peut-être une voie à suivre du côté de la production énergétique à l’échelon des communes, comme à l’échelon des particuliers aussi. Dans ce contexte-là, vous avez pointé que les dépenses réelles de fonctionnement avaient déjà, en 2022, augmenté de 13,5 %. Parmi celles-ci, il y a les charges à caractère général qui comportaient - c’était dans votre document- en 2021, 36 % au titre des achats non stockés de matières et de fournitures, ce qui en faisait déjà le point le plus lourd des diverses charges à caractère général. Vous nous indiquez, page 17, que les renégociations des marchés de l’énergie ont permis une évolution en baisse ou permettraient de continuer cette évolution en baisse, par rapport à 2022. Et bien écoutez, c’est un optimisme que j’entends et j’espère que cet optimisme sera suivi d’effet mais je crains bien que nous soyons amenés, tous, à beaucoup plus d’efforts, on en parlait tout à l’heure, des efforts à faire en tous les domaines. Mais là, je crois qu’en matière d’alimentation, d’énergie, d’économies, de lutte contre les déperditions et les gaspillages, nous n’avons pas fini. Cet effort sera le bienvenu, mais est-ce qu’on devra aussi envisager de restreindre nos dépenses ? C’est moins gai, ça. Le reste ne l’était pas non plus. Mais vous avez rappelé, en page 16, que la prospective que vous avez réalisée en début de mandat, évaluait à 68 M€ la capacité maximale d’investissement de la commune. À ce jour, l’enveloppe des investissements, jusqu’en 2026, était estimée à 60 M€. Je voudrais savoir si vous maintenez ce chiffre, à la veille de l’établissement du prochain budget principal. Pourrez-vous maintenir, à la hauteur de ce que vous avez pointé ici, les projets de travaux et d’équipements ? Certes, en cas de besoin, la capacité d’autofinancement de la commune d’Olivet reste appréciable et je vous en donne sincèrement et publiquement acte. Vous nous avez dit que la situation des finances olivetaines était tellement saine qu’elle menait parfois les établissements bancaires à ne pas trop se faire tirer l’oreille pour prêter de l’argent à la ville d’Olivet, alors que pour d’autres communes, peut-être ils sont plus méfiants. Alors je vais vous faire une suggestion. C’est une suggestion qui serait inspirée de ce que je vois dans certaines communes. A l’exemple de Bourg-en-Bresse, nous pourrions demander aux banques de nous éclairer sur leurs propres engagements. Elles fournissent bien un certain nombre de documents à ceux à qui elles Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 30/44 prêtent de l’argent. Il faut montrer que nous sommes bien solvables. Nous pourrions demander aussi comment les banques se situent par rapport à ce qu’elles financent ici, là, ou ailleurs, en matière de travaux, d’équipement, en matière de dépenses. Bref, je ne dis pas que toutes les banques vont devenir vertes, de même que notre budget ne va pas devenir vert de la même façon mais il me semble qu’avec l’aide des services, avec l’aide des bureaux d’études qui nous assistent, on pourrait vérifier si les banques auxquelles nous faisons appel ont une politique qui va dans le sens du contrôle, de la maîtrise des effets induits par les investissements dont elles sont, in fine, les auteurs. Alors, il y a une direction dans laquelle je pense que la commune d’Olivet pourrait s’engager. Je prends une grosse commune... Bourg-en-Bresse, c’était une ville de taille moyenne mais ce qui est pensé par des grosses communes et agglomérations, je pense que nous pourrions nous en inspirer ici, mais peut-être que vous allez me répondre que c’est déjà fait, et que vous prenez en compte ce genre de critères lors du choix du bailleur de fonds. En dehors du recours à l’emprunt, c’est sur ses recettes fiscales que la commune d’Olivet compte principalement. Et parmi celles-ci figure toujours cette taxe sur l’électricité dont j’ai déjà contesté le bien-fondé. Oh, je sais, ce ne sont pas des sommes énormes. Elles ne contribuent pas de manière décisive au budget communal mais vu la hausse des tarifs d’électricité, quelque part, c’est au fond, une manière de condamner les utilisateurs d’électricité que nous sommes tous à une sorte de double peine. Et je trouve que c’est regrettable que notre fixation de la taxe ait été décidée et décidée au taux où elle l’a été. En ce qui concerne les enveloppes d’investissement, vous avez présenté un tableau récapitulatif, en page 20. Alors, c’est un point qui s’explique, ce que je vais dire mais je crois qu’il faudrait clarifier par une note explicative que le n° 8, dans ce tableau des enveloppes, est vide : 0 €, aucune somme n’est indiquée en ce qui concerne les politiques sociales et solidarités. Imaginez ! Imaginez ! Qu’est-ce qu’on ne va pas dire ? « À Olivet, la solidarité, les dépenses sociales, ils n’y pensent pas ». C’est que nous y pensons par d’autres biais, mais à mon avis, au moins faudrait-il un renvoi et une explication pour que l’on puisse comprendre ce chiffre qui, comme ça, peut surprendre sur le moment. Imaginez si un tel tableau circulait, tous les esprits malveillants qui pourraient reprocher à Olivet d’être une commune qui n’a rien à faire de ceux qui sont dans la difficulté, alors que dans le même temps, 40 000 € -40 000 €, ce n’est pas une paille ! - sont prévus en ce qui concerne les illuminations de Noël. Vous proposez une orientation budgétaire globale qui me semble plus optimiste que raisonnable dans la conjoncture actuelle. Le travail de préparation du budget est mené, cela dit, avec un sérieux et une compétence que nous reconnaissons. Nous reconnaissons ce travail qui est effectué par les services de la ville et par l’adjoint qui est en charge de cet aspect de la vie municipale mais nous espérons que le maintien des services de qualité rendus à la population, et la prise en compte de la situation des plus vulnérables de nos concitoyens n’auront pas à pâtir des choix budgétaires – choix budgétaires que nous entérinerons lors du vote du budget, le mois prochain. Déjà, nous pâtirons sans doute de l’évolution d’un contexte que j’ai décrit comme bien sombre. Essayons d’être vigilants et de ne pas rajouter de la difficulté là où il y en a déjà. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Damien DENOUX ? D. DENOUX : Merci monsieur le Maire. Je voudrais tout d’abord remercier Romain SOULAS et les services de la ville de rendre accessibles, pour les jeunes élus et élus depuis plus longtemps, ce type de sujets qui effectivement peuvent paraître très techniques mais où on voit bien, par ce débat, qu’il est rendu accessible. Je voulais partager, dans ce débat d'orientation budgétaire, ma lecture du rapport, et notamment souligner la qualité des investissements qui sont faits depuis plusieurs années, et qui sont en cours pour la plupart encore à ce moment du mandat. Et puis, je remarque, au travers des interventions précédentes, que dans les grandes lignes, il y a quand même un consensus qui est partagé avec les minorités, peut-être en creux parfois, peut-être plus affiché à d’autres moments, mais en tout cas, on ne peut que s’en réjouir, notamment parce qu’ils sont à mon sens axés sur deux choses. Premièrement, le plan “école” pour l’aspect éducation : comment ne pas miser sur l’éducation dans le monde un peu obscur dans lequel on se trouve ? Et deuxièmement, sur l’environnement, qui est devenu évidemment une préoccupation. Et on voit que, dans la plupart des thématiques qu’on aborde, ce sujet de l’environnement et de la rénovation énergétique, en tout cas les préoccupations énergétiques de manière générale, sont toujours prises en compte de manière très transverse, donc ce sont nos axes qui sont assez forts dans ces orientations. Et puis, sur la Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 31/44 méthode, on voit que la ville d’Olivet, malgré le flou international, garde une exemplarité, non pas que sur l’image mais aussi sur la qualité des projets. Elle garde le sens des priorités aussi, puisque, comme je viens de le dire sur les axes, je pense que ce sont les bonnes priorités du moment – et sûrement pour un bon moment. Et puis notre bon sens, qui est à mon avis aussi très important à notre échelle, puisque nous subissons le contexte, mais nous sommes décisionnaires, tous, pour la commune, et le bon sens, à mon avis, est très important. Merci à tous pour ce débat et pour le travail qui a été effectué pour le préparer. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Et Michel LECLERCQ, pour cette première série d’interventions. M. LECLERCQ : Merci monsieur le Maire. L’adjoint aux travaux que je suis est quand même rassuré. Bien sûr, c’est un débat d’orientation, donc les décisions définitives seront prises l’année prochaine, mais en tout cas rassuré : pas pour moi, et si je peux rassurer Hervé, de temps en temps, je ne serai peut-être pas là pour suivre les prochains travaux du Beauvoir, mais rassuré que l’on puisse garder le cap par rapport à ce sur quoi on s’était engagé en 2020. Et rassuré pour les entreprises, parce que, derrière ces travaux, derrière ces investissements, il y a les entreprises. Et je les côtoie tous les jours à travers les différents chantiers, qu’ils soient de voirie, qu’ils soient de bâtiment ou autres, et elles sont inquiètes, les entreprises, aujourd’hui. Elles me posent souvent la question de savoir si, dans nos réflexions pour le futur, on a projeté de ralentir un peu le rythme. Donc je les rassure, pour l’instant, en leur disant que non, puisqu’on l’a bien vu, on est quand même dans de bonnes conditions financières. Mais voyez, derrière tout cela, je suis rassuré plus pour les entreprises. Pour les Olivetains, parce qu’ils vont voir qu’on travaille bien pour eux, mais aussi pour les entreprises, parce que derrière tout cela, il y a des hommes et des femmes. Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Michel. Alors peut-être Romain, pour apporter des réponses aux questions qui ont été posées ? R. SOULAS : Merci. Alors, sur le Fonds Vert, pour vous répondre, madame BLOT : pour l’instant c’est un fonds qui serait uniquement destiné aux collectivités locales, pas aux particuliers. Il y a d’autres dispositifs comme Ma Prime Rénov’ pour les particuliers sur les travaux d’isolation, et donc c’est plutôt un fonds destiné aux collectivités, si j’ai bien compris aux communes surtout, qui portent beaucoup de patrimoine bâti, pour les aider à accélérer sur la rénovation thermique. Et je fais le lien avec le gymnase du Beauvoir. Typiquement, c’est une opération sur laquelle on va essayer de décrocher une subvention au titre de ce fonds, une fois que les conditions, que les règles du jeu seront connues. Par rapport à votre intervention, monsieur HAGLUND, je partage ce que vous avez évoqué sur les multiples incertitudes et vous avez dressé le contexte géopolitique qui est, aux quatre coins du globe, assez inquiétant. Effectivement, depuis que je fais des présentations comme celle-ci, je me souviens d’une époque où j’évoquais les incertitudes sur la Dotation Globale de Fonctionnement. Après, il y a eu la suppression de la taxe d’habitation puis on a eu le COVID. L’année dernière, c’était peut-être un peu plus encourageant puisqu’on était dans une sorte d’euphorie post-COVID avec une reprise économique assez généralisée, puis là, on retombe dans un scénario un petit peu plus compliqué. Pour autant, il n’y a pas de volonté de faire la politique de l’autruche par rapport à cela, bien au contraire, même si dans le rapport, on ne détaille pas tous les éléments géopolitiques, puisque ce serait un petit peu long mais on a bien en tête ces différentes incertitudes. Et vous avez employé un mot sur lequel je veux rebondir, celui de « vulnérabilité » : effectivement, c’est un sujet de savoir si les finances de la ville sont en capacité de résister aux chocs que nous connaissons actuellement. Et je crois que, par rapport à la gestion que nous avons eue sur les années précédentes – je ne parle pas seulement de moi, c’est quelque chose de collectif et aussi ce sont ceux qui m’ont précédé dans cette fonction – nous nous sommes mis en situation justement de ne pas être vulnérables ou d’être moins vulnérables que les autres au contexte qui nous entoure et aux défis auxquels nous devons faire face. Même si vous avez peut-être relevé un petit peu trop d’optimisme, je me souviens d’autres débats précédents où peut-être on pointait trop de prudence. Aujourd’hui, peut-être sommes-nous à un point d’équilibre puisque cette prudence passée nous permet aujourd’hui de faire preuve de volontarisme sur nos investissements, notamment pour poursuivre ce à quoi nous nous sommes engagés vis-à-vis des Olivetains, pour poursuivre les investissements nécessaires pour répondre aux défis environnementaux, défis qui justement, se traduisent aussi par des questions financières sur le plan de l’énergie et du coût que cela représente. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 32/44 Vous avez évoqué la situation en matière d’imposition, la CVAE notamment. C’est un impôt qui ne bénéficie pas aux communes donc nous ne sommes pas concernés par les questions de compensation mais ce qui est envisagé, c’est une compensation par la TVA – je crois que vous l’avez dit dans votre intervention. Alors, avantages et inconvénients : l’inconvénient, c’est que les collectivités perdent tout pouvoir de taux sur cet impôt. Avantage : c’est que c’est plutôt une recette considérée comme dynamique. D’ailleurs, les Régions bénéficient cette année d’un surcroît de recettes auxquelles elles ne s’attendaient pas, par rapport à la consommation qui a été plutôt bonne en 2022, et à l’inflation aussi qui nourrit ces recettes de TVA. Mais on assiste quand même à un mouvement de fond, depuis plus d’une décennie maintenant. Si on regarde la fiscalité locale telle qu’elle était au début des années 2000 et 20 ans plus tard, on a vraiment un phénomène de remplacement de plusieurs grands impôts locaux par des dotations, donc un vrai affaiblissement du pouvoir de taux des élus locaux, un affaiblissement d’une forme d’autonomie fiscale, pas forcément d’autonomie financière puisqu’on a des compensations, mais au moins d’autonomie fiscale. Et on peut se poser la question de l’avenir de la taxe foncière avec des augmentations de bases telles qu’elles vont se produire l’année prochaine. C’était déjà 3,4 % cette année, 6 ou 7 % demain. Quand, par-dessus cela, des élus rajoutent des augmentations, tel que ça va être proposé à Paris par exemple, est-ce que, dans quelques années, on ne viendra pas nous expliquer, comme cela a été fait pour la taxe professionnelle auparavant, pour la taxe d’habitation plus récemment, que finalement, ces impôts deviennent insupportables et donc que les élus locaux irresponsables ont trop joué sur le levier fiscal et qu’il faut remplacer cela par des dotations, par une fraction de TVA ? Là, je fais peut- être un peu de politique fiction, mais lorsque l’on regarde les choses de manière rétrospective, c’est quand même plutôt la tendance de fond. Sur la production énergétique au niveau local, je laisserai monsieur le Maire répondre puisque ça correspond à la délégation qu’il porte au niveau de la métropole. Vous avez évoqué les prix de l’énergie et la question de la soutenabilité de nos hypothèses en la matière. Il se trouve que, sur 2022, nous avions des périodes d’avenants où nous avons payé l’énergie extrêmement cher, le temps de pouvoir relancer les marchés publics, puisqu’on était quand même dans un contexte tel que les fournisseurs d’énergie n’étaient même plus en mesure de nous faire des offres. On a réussi à repartir sur des marchés publics, donc maintenant, l’aspect prix est quand même beaucoup mieux bordé. On a encore une part d’inconnu sur les mécanismes liés à l’ARENH, c’est assez technique puisque ce sont des systèmes de quotas d’accès à l’électricité d’origine nucléaire et les quotas se régulent en fin d’année mais ça ne porte pas sur l’ensemble du volume d’électricité que nous achetons. Donc notre prévision pour 2023 est plutôt fiable de ce point de vue-là. Vous avez évoqué la question de la trajectoire de dépenses dans ce contexte et donc effectivement, on avait un plan pluriannuel d’investissement ambitieux, mais même tout en étant ambitieux et plus volumineux que sous le mandat précédent, on restait largement en-deçà de nos capacités financières. On souhaite maintenir l’essentiel de ce plan pluriannuel d’investissement, pour les raisons évoquées, d’adaptation de nos équipements scolaires, d’adaptation de la ville aux défis contemporains mais aussi à la croissance démographique que nous connaissons. Mais on souhaite aussi ajuster ce PPI, pour la partie qui reste encore pilotable, puisqu’une bonne partie des projets sont lancés, on est presque à mi-mandat. On souhaite requestionner un certain nombre de choses. De la même façon, on ne fera pas l’économie, sur le volet Fonctionnement, de réflexions sur certaines actions municipales sans remettre en cause la qualité des services que nous proposons mais c’était évoqué tout à l'heure pour la masse salariale, sur les réflexions qui à chaque fois sont poursuivies par les services et les élus référents sur l’organisation des services, à chaque opportunité. Sur les investissements, vous pointiez le fait qu’il y avait « 0 € » dans la case sociale, ce qui qu’effectivement, en termes d’affichage n’est pas terrible. Pour autant, il y a des projets qui, à mon sens, peuvent tout à fait se raccrocher à cette thématique. On a, par exemple, vu l’espace Familles être mentionné dans ce tableau, c’est tout à fait quelque chose qui répond à des enjeux sociaux. Voilà, je pense vous avoir répondu sur l’ensemble de vos questionnements, de vos remarques. Ce que je veux peut-être dire, en synthèse, c’est qu’on a une responsabilité plurielle, à la fois de respecter les engagements que nous avons pris devant les électeurs en 2020, et aussi d’adapter les moyens/notre trajectoire financière, à la réalité. C’est ce que nous faisons mais on doit aussi ne pas pécher par excès de prudence. Nous avons encore une collectivité qui a des moyens, plus que d’autres. Et, par rapport à ce que disait Michel à l’instant, on va rentrer dans une période plus sombre pour les entreprises et donc pour l’emploi, mécaniquement, et il faut aussi que nous Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 33/44 utilisions ces moyens pour soutenir le tissu local et l’emploi. Et puis l’autre responsabilité, c’est de rendre la ville dans une situation financière saine à la fin du mandat. Nous avions affiché, à l’automne 2020, lors du premier DOB de ce mandat, les ratios cibles que nous souhaitions atteindre en fin de mandat pour garantir aux élus qui nous succéderont aussi une capacité à investir, à porter un certain nombre d’investissements et donc à porter une ambition pour la commune. Et cette trajectoire, on va continuer de la poursuivre, justement en s’adaptant au contexte sur lequel nous avons débattu. En tout cas, merci pour la qualité de ces échanges. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Romain. Est-ce qu’il y a d’autres demandes de prise de parole ? Dominique RAGON. Est-ce qu’il y en a d’autres ? S’il n’y en a pas d’autres, je conclurai ensuite. Dominique RAGON. D. RAGON : Sur le zéro, il y a aussi les commerces où il y a zéro mais je suppose qu’on aura des explications supplémentaires. D’autre part, je tenais à vous remercier de nous annoncer que vous nous laisserez les finances de la ville en excellente santé, à la fin du mandat, c’est plutôt rassurant. Ce n’est pas la première fois que je vous en remercie, comme je suis celui -ou un de ceux- qui a qualifié, à quelques reprises, la gestion de la ville, reprenant votre expression, moi de « prudente » et vous de « bon père de famille » mais je ne suis pas sûr qu’une gestion de ce type-là soit celle qui soit adaptée à une collectivité. Alors, c’est facile pour les uns et pour les autres – ce n’est pas ce qu’on a fait mais ce serait facile – dans une campagne électorale, et c’est souvent ce qu’on reproche aux politiques, de faire des promesses et puis après, de se retrouver dans l’enceinte et de dire « bon, maintenant, on va voir comment on peut faire ». Je sais bien qu’il y a suffisamment de sérieux pour ne pas que ça se passe comme ça et je veux dire ça parce que, ce n’est pas du tout un procès, mais moi, je ne crois pas qu’un budget, ce soit une question de bon sens : c’est l’expression des choix politiques pour gérer la collectivité, pendant six ans pour ce qui nous concerne. Des choix politiques que, par moments, on peut partager (moi, je veux dire, on a approuvé le Clos-du-Bourg, j’ai approuvé le Clos de la Vanoise), et que par moments, on peut discuter mais je crois que réellement, quand on décide d’utiliser les finances, ce n’est pas simplement le fait qu’on pourrait s’entendre, parce que « oui, ce n’est pas plus mal que si c’était pire » ... Non, non ! C’est vraiment au travers de ça... Et quand je dis « politiques », c’est au sens large du terme, ce n’est pas au sens de la politique partisane même si des fois, nos engagements respectifs, au niveau politique, font qu’on est totalement opposés. Donc voilà, moi je pense qu’il faut le rappeler. Alors, je voulais dire un mot sur le Fonds Vert : 1,5 md€. J’ai entendu un maire, notamment le Maire de Grenoble qui dit « voilà, nous, on a un plan pour la métropole grenobloise qui concerne la mobilité, et 1,5 md€, nous... Alors, on ne demande pas forcément à ce que ce soit le Fonds Vert qui finance tout, mais il y en a pour 500 M€, quoi... ». C'est-à-dire que 1,5 md€, ça paraît impressionnant, mais... Je ne sais pas s’il y a une limitation dans les demandes au niveau des projets qui seront soumis à ce fonds mais enfin, trois demandes comme ça et puis c’est mort, quoi. Le Fonds... Et encore que ce n’est pas pour cette année, puisque pour 2023, c’est 375 M€ et pas 500... Par rapport à la lumière, à l’éclairage public : je me souviens de discussions, ici, où c’est une proposition qu’on vous faisait et vous avanciez des arguments en disant que ce n’était pas forcément efficace, ce n’était pas forcément rentable, ce n’était pas forcément un mieux pour la faune et la flore, etc. Si, si, si ! Mais vous relirez les PV des Conseils municipaux ! Et je veux dire qu’aujourd’hui, c’est bien qu’on y arrive. Alors moi, la question que je pose, c’est que pour l’instant, je ne le vois pas. Il y a peut- être, sans doute des questions techniques, on pourra peut-être me répondre, qui font que... Si, si, parce que j’entends bien les voies structurantes. Je ne suis pas très loin de la 20, je ne suis pas très loin de l’avenue du Loiret mais je ne les vois pas de chez moi. Par contre, dans ma rue, je ne suis pas sûr que ce soit une voie structurante et à deux heures du matin, c’est allumé. Je veux bien comprendre que ça ne puisse pas se faire d’un seul coup. Peut-être que vous nous direz s’il y a un programme qui est fait, ou comment ont été choisis les rues ou les quartiers, voilà. Pour tout dire, j’habite entre l’avenue du Loiret et l’avenue de la Basse-Mouillère donc ce n’est pas un quartier qui est très fréquenté la nuit, donc qui mériterait... Mais je ne dis pas ça pour mon quartier, je veux dire, c’est vrai d’un certain nombre d’endroits dans le Val et ailleurs. Enfin, je voulais terminer par rapport aux illuminations de Noël. Alors, c’est vrai que 40 000 €, c’est une goutte d’eau dans l’océan du budget de la ville, mais est-ce que par exemple, il est prévu que la période d’illumination soit plus courte ? Que dans la journée, ce soit éclairé là aussi moins Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 34/44 longtemps, comme l’éclairage public, encore que... Voilà. C’est des questions... Et puis terminer par le fait que moi, je suis plutôt optimiste et je pense que, monsieur SOULAS, vous devriez prévoir une provision supplémentaire pour les salaires des personnels de la ville d’Olivet, parce que compte tenu de la situation et du niveau de l’inflation, vous n’êtes pas sans savoir que la question des salaires, il y a encore quelques semaines était une question très sensible. Je suis quasiment convaincu que ça va le redevenir et j’espère, mais je serai de ceux qui feront ce qu’il faut pour, avec d’autres, pour que, pour ce qui nous concerne, le point d’indice soit dégelé et que les salaires de la Fonction publique puissent évoluer. Là, vous partez à montant constant. Il faut peut-être prévoir une petite rallonge... Ou même une grosse rallonge ! M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Alors pour vous répondre, peut-être d’abord Stéphane VENDRISSE sur la question de l’éclairage public et des illuminations de Noël, et ensuite Romain SOULAS, puis je conclurai. S. VENDRISSE : Merci monsieur le Maire. Concernant l’éclairage public, il y a eu un petit encart dans le OH ! Olivet. La commune est composée de 105 horloges qui dirigent à la fois des artères principales et des plus petites rues. Et donc à chaque fois, il a fallu qu’on arbitre. Alors, partout où il n’y avait pas de caméra, c’était très simple, on éteignait. Où il y avait des caméras s’est posée la question, dans un premier temps, de ce qu’on faisait parce qu’on ne sait pas, aujourd’hui, même s’il y a l’expérience de certaines communes qui nous disent que, même la nuit, éteintes, il n’y a pas plus de délinquance... Bon, voilà. On va observer, on va regarder ce qui peut être fait. Et sur ces deux dernières semaines, on a pu le constater, il y a sûrement deux personnes qui se sont amusées à tagguer sur tout le Val. Et donc la lumière éteinte puisque le samedi (pas ce samedi-là, l’autre samedi), on a observé cette personne tagguer, elle est partie vers Saint-Hilaire et à partir de Saint- Hilaire qui est complétement dans le noir, on a perdu trace de cette personne. Donc aujourd’hui, nous, on a fait le choix de laisser éclairé partout où il y avait des caméras, et effectivement, il y a des endroits où il y a des caméras qui prennent l’avenue du Loiret mais qui prennent aussi la rue Le Vau, par exemple, et là, aujourd’hui, on ne peut pas éteindre. Ce qu’on a vu avec la métropole (puisque c’est géré par la métropole), dans l’observation, on va voir comment ça se passe, et peut-être un rajout d’horloges à certains endroits, puisque comme vous le dites, monsieur RAGON, alors, je ne l’ai pas en tête, mais tout votre secteur, là, on se dit que peut-être qu'avec une horloge supplémentaire, on peut éteindre cinq ou six rues. Ça, on va l’observer, on va voir comment ça se passe, mais ça ne peut qu’évoluer pour essayer d’éteindre un peu plus la commune. Mais on souhaite quand même conserver les endroits où il y a les caméras, parce qu’on ne sait jamais, ça peut toujours nous être utile, puisqu’aujourd’hui, les caméras infra-rouges, pour ce type de caméras qu’on a sur la commune, n’existent pas, donc on ne peut pas avoir... Et après, pour ce qui est des illuminations de Noël, même si c’est Sandrine qui le gère, il y a deux types de possibilités : il y a celles qui sont directement sur l’éclairage public, donc qui vont s’éteindre avec l’éclairage public, et après, il y a des illuminations qui ne sont pas sur l’éclairage public, là, il faut qu’on voie. Parce que ça veut dire qu’il faut que quelqu’un aille appuyer sur le bouton pour les éteindre. Sandrine peut, peut-être, compléter mes propos, puisqu’elle maîtrise encore mieux que moi ce sujet-là, si elle le souhaite ? S. LEROUGE : Oui merci. En fait, il y a beaucoup de choses qui ont été réfléchies. D’abord, on a continué à remplacer les anciennes illuminations par des illuminations qui sont moins gourmandes en énergie. Il est évident qu’on s’est posés la question des illuminations de Noël. On se voyait mal aussi, vu le contexte un petit peu morose dans lequel on évolue, supprimer les illuminations de Noël. En revanche, il y a effectivement des réflexions qui ont été menées, et par exemple, pour les illuminations de la place Louis-Sallé, elles seront éteintes, contrairement à avant, à une heure du matin jusqu’à ce qu’il fasse nuit le lendemain. Donc voilà, on y a pensé. Par exemple, ne serait-ce que pour le pont Leclerc, on a fait en sorte que les illuminations soient là, effectivement, la nuit, mais que le pont reste attractif en entrée de ville, comme d’autres entrées de ville dans la journée, sans qu’on ait besoin d’éclairer etc. Ça a été une réflexion qu’on a menée avec Cécile et Lucie afin de pouvoir répondre au mieux, en gardant un petit côté festif, tout en étant raisonnable et en faisant sorte de limiter les coûts et de limiter l’impact. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Romain SOULAS ? R. SOULAS : Merci. Monsieur RAGON, par rapport au caractère politique du budget, je vous rejoins. À tel point que, dans la tradition politique française, le vote du budget détermine souvent si l’on appartient à la majorité ou à l’opposition. Pour autant, on est quand même dans un système Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 35/44 aujourd’hui de contraintes qui fait que l’amplitude des choix est quand même assez restreinte et on le voit, quelle que soit la sensibilité politique de telle ou telle commune, on a des choix en matière budgétaire qui se ressemblent tout de même assez souvent. Sur le Fonds Vert, ça vient s’ajouter à la dotation de soutien à l’investissement local qui est une dotation dans laquelle on peut proposer des investissements qui vont dans le sens de la rénovation thermique mais effectivement, 1,5 md€, c’est toujours bien mais c’est peu par rapport au volume de travaux qu’il y aurait à réaliser. Il faut aussi considérer qu’il y a d’autres collectivités qui peuvent cofinancer nos projets en la matière. Par exemple, jeudi, nous allons voter en Conseil de métropole le contrat régional de solidarité territoriale, qui détermine la façon dont la Région va apporter un certain nombre de subventions aux communes du territoire. Et dans ce CRST, une somme d’1 M€ est fléchée pour Olivet, notamment pour le Beauvoir et les travaux du site mairie, donc des travaux à vocation d’amélioration de la performance thermique. Et puis, sur le point d’indice, effectivement, on ne l’a pas mis, j’aurais pu en parler dans la présentation, pour ne pas être trop long je ne l’ai pas cité, mais c’est quelque chose que nous anticipons puisque, si l’inflation se maintient encore à un niveau de 4 à 5 %, il y a fort à parier l’année prochaine, qu’on aura une nouvelle revalorisation du point d’indice, surtout qu’elle n’était que de 3,5 au 1er juillet dernier. Alors, ça se traduit quand même en milliards pour la sphère publique, mais pour les fonctionnaires, ça se traduit par une perte de pouvoir d’achat par rapport à la réalité de l’inflation. Dans le détail du budget qui sera présenté le mois prochain, on aura bien une somme. On garnira un peu plus, si vous voulez, les dépenses imprévues pour faire face à cet aléa. Après, je n’ai pas de boule de cristal, je ne peux pas aujourd’hui dire si cette augmentation sera de 2, 3 ou 4 %, mais on prévoira une somme qui sera mise en réserve au cas où cette hypothèse se confirme. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Au moment de conclure, je voudrais tout d’abord vous remercier pour la qualité des échanges qui ont été les nôtres parce que les remarques, Jean- Christophe HAGLUND et Dominique RAGON également, que vous avez adressées à Romain SOULAS et au service des finances de la ville, d’une certaine manière, on peut les renvoyer aux élus minoritaires, c'est-à-dire que la qualité du débat qu’on peut avoir vient de l’échange qu’on est capable de développer. Il y a une présentation, il y a une proposition mais il faut qu’en face, il y ait des personnes suffisamment intéressées, qui ont envie de creuser les sujets et qui ont envie d’en parler pour que le débat puisse se tenir et soit intéressant. Merci pour cet échange, parce que vous l’avez indiqué, la situation est particulièrement incertaine, vous avez utilisé le terme de « vulnérabilité », et si on pousse un petit peu, on peut même dire « anxiogène » parce que piloter une collectivité comme la nôtre, avec les enjeux qui sont les nôtres, les décisions que nous avons à prendre, ce n’est pas évident. Et le fait qu’on en débatte collectivement ainsi est un point d’appui et un éclairage pour les décisions que nous aurons à prendre le mois prochain. Avant de rentrer dans le détail de ces orientations budgétaires, peut-être trois petits éléments de complément sur des questions qui ont été évoquées. Le Fonds Vert, Romain SOULAS a tout dit. Je voulais juste indiquer que j’avais déjà été en contact avec le Secrétaire général de la Préfecture, la semaine dernière sur ce sujet-là. J’ai évoqué avec lui le dossier du site du Beauvoir, le dossier de l’école à la Vanoise et il est preneur de dossiers à forte dimension d’efficacité énergétique et à forte connotation de transition. Et là-dessus (mais j’y reviendrai tout à l’heure), nous en avons plusieurs à Olivet. J’ai bon espoir que nous puissions obtenir des fonds au titre du Fonds Vert, en complément de la DSIL, des sommes que nous sommes allés chercher auprès de la Région, que nous cherchons auprès du Département, etc. et qui nous font du bien dans nos projets. Le deuxième élément de complément, c’était sur l’éclairage public. Je ne peux pas vous laisser dire, monsieur RAGON, que nous avons nié l’impact sur la biodiversité. Pour avoir répondu depuis deux ans, lors des trois ou quatre réunions de quartier et visites de quartiers à vélo qu’on pouvait faire, à toutes les questions qui ont été posées sur le sujet, j’ai toujours dit la même chose, c’est qu’il y a des bienfaits importants qui peuvent être liés à l’extinction la nuit, au regard de la biodiversité, mais qui sont à mettre en balance avec d’autres enjeux qui sont des éléments de sécurité. Et Stéphane VENDRISSE a indiqué l’expérience que nous avons lancée depuis le début du mois de novembre et on est l’une des premières communes de l’agglo (parce qu’on avait pris les décisions plus tôt, au mois d’octobre) à mettre en œuvre les choses dans les communes qui ne le faisaient pas déjà. On éteint de 1 h à 5 h. On voit comment ça se passe. Ça se passe plutôt pas mal donc on se posera la question à terme si on ne passe pas à minuit. On y va progressivement. Je vous rappelle que les horaires qui ont été choisis Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 36/44 prennent en considération les gens qui rentrent tard du travail, notamment avec le tram. Ils prennent en considération les gens qui commencent à travailler tôt, notamment avec le tram dans nos zones d’activité. Et pour prendre un exemple tout simple, j’arrive de la mairie pour le Conseil municipal : je suis venu à pied, la rue de l’Égalité est éteinte. Eh bien, j’ai pris mon téléphone portable pour m’éclairer, parce que quand c’est éteint, on ne voit rien. Et j’imagine que Stéphane VENDRISSE l’a signalé. On voit aussi que l’extinction de l’éclairage, c’est super pour la biodiversité de la rue de l’Égalité, mais quand on est en journée, il y a aussi des enjeux de sécurité, de déplacement des piétons qui sont à prendre en considération. C’est cet équilibre que j’ai toujours mis en avant et je suis heureux aujourd’hui que nous soyons partis sur cette extinction de l’éclairage la nuit, dans l’équilibre et en assurant la sécurité de tout le monde. Le troisième élément, c’était sur l’investissement et la capacité de production énergétique territoriale. Je vous rejoins, monsieur HAGLUND, c’est un des dossiers que je porte à l’échelle de la métropole et j’y suis très attaché. J’appelle juste à la vigilance et à la prise de conscience. Ça fait partie des éléments que je vais présenter jeudi soir au Conseil de métropole, je vous les donne un peu en primeur, mais dans le cadre de la feuille de route pour la transition écologique, la métropole s’est engagée à augmenter de 50 % ses capacités d’énergies renouvelables à l’échéance de 2030. C’est une augmentation très forte, qui va plus loin, qui est plus rapide que le tendanciel. Pour atteindre cette augmentation de 50 % de capacité de production d’énergies renouvelables sur le territoire, il y a un mix énergétique à mettre en place donc il faut s’appuyer sur la géothermie, il faut s’appuyer sur la méthanisation etc. Et la brique principale – mais ce n’est pas la seule – c’est l’énergie produite par des panneaux photovoltaïques. Et pour atteindre la brique photovoltaïque, dans cet effort global de développement des énergies renouvelables, il faut que nous ayons installé sur le territoire de la métropole (privé et public confondus) 150 mégawatts-crête. Aujourd’hui, selon le référencement qui est le nôtre, il y a à peu près 60 mégawatts-crête qui sont aujourd’hui portés par des projets privés et qui sont dans les tuyaux. À ça, aujourd’hui, la métropole, après avoir travaillé pendant deux ans sur le patrimoine de la ville d’Orléans et le patrimoine métropolitain lui-même (donc tout le travail d’audit etc. dont je vous ai déjà parlé), ils ont passé en revue l’intégralité du patrimoine bâtimentaire de la métropole et on lance un AMI (un appel à manifestation d’intérêt) au Conseil de métropole de jeudi. Et sur l’intégralité de ces bâtiments – la réflexion, c’est de dire : « on va couvrir nos toitures de panneaux photovoltaïques ». On arrive à sortir (dans l’hypothèse aujourd’hui la plus favorable) environ 9 mégawatts-crête, après avoir examiné l’intégralité du patrimoine de la ville d’Orléans et de la métropole. Voilà... Donc vous additionnez les 50 ou 60 qui sont déjà partis dans le privé, les 10 qu’on ajoute pour arriver aux 150 mégawatts-crête en 2030, on n’y est pas tout de suite ! Et ça, c’est après avoir vu plus de 400 bâtiments. Alors ce travail se poursuit en regardant le patrimoine des autres communes mais la réalité est que nous n’atteindrons pas nos objectifs de production d’énergies renouvelables à partir de panneaux photovoltaïques en traitant simplement la question des toitures. Et tous ceux qui disent « il n’y a qu’à couvrir », on est toujours dans le « y qu’à, faut qu’on ». En fait quand on regarde, soit la toiture ne tient pas, soit il y a des arbres devant qui empêchent d’avoir un rendement maximum, soit on peut en mettre, mais c’est tout petit, ça coûte très cher et l’énergie produite revient très cher. On nous dit : « il n’y a qu’à les mettre sur les entrepôts logistiques » etc., sauf que ces bâtiments ont été construits et ont été entre guillemets « optimisés » au moment de leur construction et ils ne sont pas faits pour porter des champs de panneaux photovoltaïques sur le toit parce que la structure du bâtiment ne le permet pas. Pour avoir visité les entrepôts de Lucien DERET qu’on voit bien depuis l’autoroute, en fait il y a des skydomes (des fenêtres qui éclairent naturellement les bâtiments) partout sur le toit. Et en fait, vous ne pouvez pas mettre de panneaux photovoltaïques là-dessus. Alors, les bâtiments logistiques qu’on construira demain le permettront mais tous ceux qu’on a déjà ne le permettent pas. Là aussi, croire qu’on va couvrir les entrepôts de panneaux photovoltaïques est une vue de l’esprit. Alors on travaille avec eux aujourd’hui pour pouvoir recouvrir d’ombrières au moins les parkings, parce que là, ça peut être faisable. On a voulu le faire sur le parking de CO ’Met, on ne peut pas le faire parce qu’on est en zone inondable. Vous voyez, tous les sujets sur lesquels on tombe... Bref, après tout ce travail, on est à 9 mégawatts-crête. Moi, j’entends la suggestion qui consiste à dire : « il faut le faire » et je suis tout à fait d’accord avec vous mais sommes-nous collectivement prêts à en tirer les conséquences ? Parce que, concrètement, le travail de recensement qui a été fait par la métropole est très intéressant : on a un terrain qui appartient à la ville d’Orléans sur lequel on est capable d’installer, pour à peu près 70 ou 80 mégawatts-crête sur un seul terrain. C’est plusieurs hectares de terres qui sont aujourd’hui en agriculture. Voilà. Et donc à un moment donné, il va falloir se poser les questions : soit on veut de l’énergie renouvelable photovoltaïque en grande quantité Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 37/44 compte tenu des masses dont nous avons besoin, et dans ce cas-là, il faudra travailler sur les terrains en friche, il faudra travailler sur un certain nombre de choses. On peut mettre en place des projets d’agrivoltaïsme avec de l’élevage, etc. mais le « y a qu’à, faut qu’on / couvrir les toitures et on va y arriver » n’est en fait pas vrai. Ça, c’est deux ans de travail des services de la métropole : on sort 10 mégawatts-crête là où ce dont nous avons besoin est d’une ampleur complétement supérieure. Et ça, c’est simplement pour atteindre 50 % d’énergies renouvelables en plus. Si on veut la neutralité carbone à l’horizon 2050 – ce qui est l’engagement qu’on doit prendre dans la loi et qui sont les recommandations du GIEC – on en est très, très, très, très loin ! Et je parle même indépendamment du bilan carbone intrinsèque du panneau photovoltaïque... Bref, oui, mais ce n’est pas totalement évident et il faut réfléchir à toutes les énergies renouvelables parce que c’est pareil, on multiplie par trois notre capacité de méthanisation sur le territoire. Ils ont sorti un projet de méthanisation à Marigny-les-Usages. Je ne suis pas sûr que la maturité de la population aujourd’hui, sur ces questions-là, l’acceptabilité d’une usine de méthanisation sur le territoire de la métropole, soit totalement forte parce que ça a des conséquences, en termes d’odeur, en termes de gestion etc. A un moment donné – et c’est un des enjeux auxquels on va être confrontés demain – il va falloir être conséquent dans nos choix et être capable d’assumer des choix qui seront probablement difficiles. Voilà ce que je voulais dire sur la transition énergétique mais on aura l’occasion d’en reparler et je vous présenterai plus en détail, si vous le souhaitez, à l’occasion d’un prochain Conseil municipal, la présentation que je ferai jeudi soir au Conseil de métropole. Alors, pour réatterrir sur nos orientations budgétaires, je voudrais insister sur trois points. Le premier, vous avez raison de le dire : la situation est difficile. Et ce qui est le plus difficile, c’est l’incertitude. C’est ça qui, dans ce cadre-là, rend l’exercice particulièrement compliqué parce que gérer des crises économiques, je ne vais pas dire qu’on sait faire, mais grosso modo, une récession, il y en a tous les six ou sept ans, on sait gérer ce genre de cycles... Là, la crise à laquelle on est confronté, elle est inédite, à la fois dans sa nature, et dans son ampleur potentielle. Dans sa nature, parce qu’à la crise économique, à la crise géopolitique qui sont des situations qu’on a connues par le passé, s’ajoute la crise climatique. Ce que nous avons vécu l’été dernier, la sécheresse, les problèmes de gestion d’événements climatiques un peu extrêmes, ça va accentuer les difficultés qui sont les nôtres. Et ça, personne n’a jamais été confronté de manière aussi forte aux effets du dérèglement climatique sur notre mode de vie, sur notre modèle de développement. Alors, tout ça, on peut le penser philosophiquement et en dire des choses mais dans les décisions publiques, c’est inédit. C’est un élément d’incertitude et je disais que c’était anxiogène, oui, parce que ce sont des décisions où, pour une fois, on ne sait pas trop ce qui va se passer et comment ça peut évoluer. Oui, c’est difficile, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas agir, et vous avez raison de nous y inviter monsieur HAGLUND. Le deuxième élément, c’est qu’on a un projet clair là-dessus. Il y a une crise climatique, ce que vous nous appelez un peu à faire, monsieur HAGLUND, c’est de mettre le pied sur le frein... Alors, il ne faut pas accélérer comme un fou dans un virage, on ralentit à l’entrée du virage et on réaccélère en sortie de virage, comme on l’apprend dans les auto-écoles, mais quand on est confronté à l’effet de ciseau climatique, je crois que c’est de notre responsabilité de ne pas appuyer sur le frein. Romain SOULAS l’a très bien dit tout à l’heure quand on rénove énergétiquement le gymnase du Beauvoir, quand on construit une nouvelle école... Et là, on les voit, les effets, avec l’école du Poutyl, j’en parlais avec Vincent GOMES tout à l’heure, on n’a quasiment pas besoin de la chauffer, l’école du Poutyl. Alors, il fait beau en ce moment, mais la performance énergétique du bâtiment est telle que ce qu’on n’est pas capable de faire en produisant des énergies renouvelables du jour au lendemain, on est capable de l’obtenir par de la baisse de consommation, parce qu’on a rénové énergiquement les bâtiments. On ne fait pas l’école à la Vanoise ? Vous ne le proposez pas, mais moi, je pense que ce serait une erreur de ne pas la faire. On ne rénove pas énergétiquement nos bâtiments du site mairie, alors que l’on va diminuer de 50 à 60 % nos consommations d’énergie ? Je pense que ça serait une erreur de ne pas le faire. Et voilà : c’est ça, nos investissements, en fait. Quand on a fait le Beauvoir, quand on a fait l’école à la Vanoise, quand on a fait le site mairie, les gros investissements dimensionnants du mandat, ils sont là. Et voilà, moi, je crois qu’il ne faut pas appuyer sur le frein pour les entreprises parce que 75 % de l’investissement public dans notre pays est porté par les collectivités territoriales. Si on appuie sur le frein, c’est mauvais pour l’emploi, c’est mauvais pour l’adaptation parce qu’en fait, on ne va pas empêcher le réchauffement climatique, on est en train de gérer l’adaptation et on va gérer les conséquences du dérèglement. Il faut qu’on limite absolument Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 38/44 tous ces effets. Et encore récemment, il y avait un bel article dans Le Monde qui rappelait la somme nécessaire pour essayer d’atteindre, à 2050, les objectifs qui nous sont demandés pour limiter l’impact du dérèglement climatique. Et aujourd’hui, il faudrait qu’on appuie sur le frein et qu’on ne s’y prépare pas ? Je ne crois pas que ça soit un bon choix politique. Et comme le disait monsieur RAGON, c’est le choix politique que nous vous proposons. C’est le choix politique que cette équipe a porté dans la campagne 2020 et c’est le choix politique que nous assumons et qui se traduit dans ces orientations budgétaires qui ont été présentées par Romain SOULAS. Et nous le faisons d’autant plus consciemment que nous nous sommes fixés à nous-mêmes un cadre rigoureux sur la situation financière de la commune à l’issue du mandat. Et ce cadre, c’est la boussole sur laquelle Romain travaille. Et aujourd’hui, à la fois dans le rythme de nos investissements et dans les décisions que nous avons prises, nous tenons le cap que nous nous sommes donnés pour la fin du mandat. Et lorsqu’on présentera le BP 2026, quand on sera en décembre 2025, nous présenterons des chiffres qui nous permettront d’atteindre les objectifs que nous nous étions donnés. C’est normal et c’est en transparence. Et pour pouvoir le faire, Romain l’a dit, on travaille sur nos charges de fonctionnement, qui, par les économies que nous faisons, libèrent notre capacité d’investissement, et puis nous travaillons sur nos investissements eux-mêmes pour les adapter au maximum à ce qui est nécessaire. Et les investissements sur lesquels nous ne renoncerons à rien, c’est nos investissements qui nous permettent de préparer l’adaptation de notre ville au dérèglement climatique et de générer les économies futures qui généreront les investissements de demain. Voilà pour les différents éléments d’orientation budgétaire. Merci encore une fois pour cet échange vraiment très intéressant. Et en conclusion, je voudrais juste remercier les services de la ville d’Olivet et de Walid MADIOU : je ne l’ai pas indiqué au début de la présentation mais c’est la deuxième arrivée, en quelque sorte. Alors ce n’est pas une vraie arrivée puisque Walid était déjà en charge de la direction des finances mais depuis le 1er novembre, Walid est également Directeur du pôle et il a pris en charge les ressources humaines. Merci à lui pour le travail dans ce contexte et la préparation du budget dont nous discuterons le mois prochain. Merci à tous. M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet de débattre des orientations budgétaires du budget principal et du budget annexe du camping municipal pour l’année 2023. Conformément à l’article L. 2312-1 du code général des collectivités territoriales "dans les communes de 3 500 habitants et plus, le maire présente au Conseil municipal, dans un délai de deux mois précédant l'examen du budget, un rapport sur les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette. Ce rapport donne lieu à un débat au Conseil municipal, dans les conditions fixées par le règlement intérieur prévu à l'article L. 2121-8. Il est pris acte de ce débat par une délibération spécifique. / Dans les communes de plus de 10 000 habitants, le rapport [...] comporte, en outre, une présentation de la structure et de l'évolution des dépenses et des effectifs. Ce rapport précise notamment l'évolution prévisionnelle et l'exécution des dépenses de personnel, des rémunérations, des avantages en nature et du temps de travail.” Il est proposé au Conseil municipal de débattre des orientations budgétaires pour le budget principal et le budget annexe du camping municipal pour l’année 2023 sur la base du rapport annexé à la présente délibération. Ce dossier a été présenté à la commission générale du 2 novembre 2022. Le Conseil prend acte. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 39/44 Point n° 10 : FONCIER – CESSION DES PARCELLES AO 607 ET AO 608 AU SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE LA RÉSIDENCE ATHÉNA SUD – APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER (délibération n° DEL_2022_11_10) → (Voir présentation en annexe) M. LECLERCQ, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’approuver la cession des parcelles AO 607 et AO 608 au syndicat des copropriétaires (SDC) de la résidence Athéna Sud, dans le cadre de l’aménagement du futur mail piétonnier de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Clos du Bourg. Dans le cadre de l’aménagement du futur mail piétonnier de la ZAC du Clos du Bourg, un redressement du terrain d’assiette appartenant au SDC de la résidence Athéna Sud. Deux parcelles cadastrées AO 607, d’une surface de 7 m², et AO 608, d’une surface de 13 m², issues de la division de la parcelle communale AO 498, doivent ainsi être cédées au SDC de la Résidence Athéna Sud, conformément au document d’arpentage établi par AXIS-CONSEILS, géomètres, le 22 novembre 2021. Cette transaction étant d’un montant inférieur à 180 000 €, le Domaine n’a pas été consulté. La parcelle AO 498 ayant été acquise auprès du SDC de la Résidence Athéna Sud, au terme d’un acte reçu par Maître PLEAU, notaire à Olivet, le 23 mai 1996, moyennant le prix d’un euro symbolique, les parcelles AO 607 et AO 608 seront cédées au SDC de la Résidence Athéna Sud à l’euro symbolique, avec dispense de paiement. Les frais d’acte resteront à la charge du SDC de la Résidence Athéna Sud. Il est proposé au Conseil municipal de : − céder les parcelles cadastrées AO 607, d’une surface de 7 m², et AO 608, d’une surface de 13 m², au SDC de la résidence Athéna Sud, à l’euro symbolique avec dispense de paiement ; − autoriser la signature de l’acte de vente. Le dossier a été présenté à la commission travaux, urbanisme et patrimoine bâti du 10 octobre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 40/44 Point n° 11 : FONCIER – ZAC DU CLOS DU BOURG – CESSION DES PARCELLES AO 22 ET AO 23 À LA SEMDO – APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER (délibération n° DEL_2022_11_11) M. SCHLESINGER : L’autre délibération foncière, Michel ? M. LECLERCQ : Celle-ci est un peu plus conséquente, puisqu’il s’agit de céder à la SEMDO (notre aménageur de notre projet Éclosion Clos-du-Bourg, une parcelle qui se trouve dans la cour de l’ancienne École Éphémère qui maintenant a disparu. Cette parcelle appartenait aux époux LEMAIRE, et par acte de justice, après passage du juge à l’expropriation, la somme a été fixée à 359 058,02 €. Donc c’est le prix auquel nous allons le mettre en vente auprès de la SEMDO. J’ajoute juste une petite précision, c’est que dans ces 359 000 €, il y a 70 ou 80 000 € pour la reconstruction du mur que nous avons été obligés d’abattre au fond du terrain de la propriété LEMAIRE pour avoir la cour de l’École Éphémère. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions ? Madame BLOT ? C. BLOT : Je ne sais pas si j’ai bien lu, mais j’ai vu des frais de notaire de 825 €, enfin quelque chose dans ce goût-là. Je n’ai pas l’impression que ce soient les vrais chiffres. M. SCHLESINGER : Oui, il y a 838 €. Si, ce sont les chiffres qui sont indiqués là, ce sont les vrais chiffres mais toute la somme ne correspond pas à de l’acquisition, comme l’a dit Michel LECLERCQ, c'est-à-dire qu’il ne faut pas ramener les 838 € aux 360 000 € parce qu’il y a une partie de cette somme-là qui est de la dévalorisation du bien liée à l’impact de l’opération, une partie relative à la reconstruction du mur, et donc l’acquisition du terrain lui-même est une somme plus faible – que je n’ai plus en tête exactement- mais on pourra revérifier et vous redonner les chiffres. M. LECLERCQ, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’approuver, dans le cadre de l’aménagement de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Clos du Bourg, la cession des parcelles AO 22 et AO 23 à la société d’économie mixte d’Orléans (SEMDO). Dans le cadre du traité de concession approuvé par délibération du conseil municipal du 25 mars 2016, conclu avec la SEMDO pour l’aménagement de la ZAC du Clos du Bourg, la commune d’Olivet doit céder à l’aménageur les terrains dont elle est propriétaire situés dans le périmètre de la ZAC, moyennant le prix d’acquisition augmenté des frais exposés par la commune. A la suite du jugement exécutoire rendu par le tribunal judiciaire d’Orléans le 29 mars 2021, la commune est devenue propriétaire des parcelles cadastrées AO 22 d’une surface de 752 m² et AO 23 d’une surface de 20 m² moyennant le paiement d’une indemnité totale fixée à 358 220 €, augmentée des frais de notaire de 838, 02 €. Conformément au traité de concession pour l’aménagement de la ZAC, les parcelles cadastrées AO 22 et AO 23 étant situées dans le périmètre de la ZAC du Clos du Bourg, la commune doit les céder à la SEMDO au prix de 359 058, 02 €. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 41/44 Les frais de notaire sont à la charge de la SEMDO. Il est proposé au Conseil municipal : − d'approuver la cession à la SEMDO des parcelles cadastrées AO 22 et AO 23 au prix de 359 058, 02 € ; − d'autoriser la signature de l’acte. Le dossier a été présenté à la commission travaux, urbanisme et patrimoine bâti du 10 octobre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 12 : COMMANDE PUBLIQUE – DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC PAR CONCESSION DE SERVICES POUR L'EXPLOITATION DE LA FOURRIÈRE AUTOMOBILE – CHOIX DU DÉLÉGATAIRE – APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER (délibération n° DEL_2022_11_12) M. VENDRISSE, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet de désigner le délégataire de la concession de services pour l’exploitation de la fourrière automobile et d’autoriser le Maire à signer la convention y afférent. Par délibération en date du 23 octobre 2019, la gestion de la fourrière automobile a été confiée à la SARL GARAGE DESPRES jusqu’au 31 octobre 2022 par le biais d’un contrat de concession de service. Le contrat arrivant à échéance, il convient de lancer une nouvelle procédure de délégation de service public. Après avis de la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) réunie le 09 mai 2022 et en vertu de la délibération n° 2022-05-10 du 23 mai 2022 approuvant le choix du mode de gestion de la fourrière automobile et le lancement de la procédure afférente, une consultation par voie dématérialisée a été lancée sur la plateforme AWS, le Moniteur, Marchés Online, le journal d’annonces légales Usine Nouvelle ainsi que sur le site internet de la commune d’Olivet. Cette consultation s’adresse aux entreprises susceptibles de prendre en charge cette activité de fourrière pour le compte de la commune, titulaires de l’agrément préfectoral pour l’activité de fourrière. Une entreprise a déposé un dossier de candidature dans le délai imparti, c’est-à-dire avant le vendredi 15 juillet 2022 à 12h00. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 42/44 L'ouverture du pli a été réalisée le vendredi 15 juillet 2022. Le contenu de ce dernier a été contrôlé et l’offre a été déclarée acceptable. Après analyse de celle-ci, la Commission de délégation de service public, réunie le 03 octobre 2022, a déclaré que le candidat SARL GARAGE DESPRES présentait une offre répondant de façon pertinente et satisfaisante au regard des critères d’analyse définis dans le règlement de consultation. Il est proposé au Conseil municipal : − de désigner la SARL GARAGE DESPRES titulaire de la concession de la fourrière automobile pour une durée de 3 ans à compter de la notification et jusqu’au 31 octobre 2025 ; − d’autoriser le Maire à signer la convention afférente. Ce dossier a été présenté au comité technique du 5 mai 2022, à la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) du 09 mai 2022 et à la commission finances, commande publique et zones d’activités économiques du 9 mai 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 13 : DÉCISIONS DU MAIRE - INFORMATION (délibération n° DEL_2022_11_13) M. SCHLESINGER : Et nous passons au point numéro 13 : ce sont les décisions du Maire ou les adjoints, sur délégation du Conseil municipal. Est-ce qu’il y a des questions ? Non ? C’est bon pour tout le monde ? Eh bien merci de nous en donner acte. Le Conseil prend acte. TOUR DES COMMISSIONS DE LA MÉTROPOLE M. SCHLESINGER : Nous avons épuisé l’ordre du jour prévu mais traditionnellement, nous prenons le point des Commissions à la métropole. Moi, ma commission ne s’est pas réunie. Je ne sais pas s’il y a eu d’autres réunions de commissions ? Michel LECLERCQ. M. LECLERCQ : La réunion Espace public et proximité s’est tenue le 26 octobre dernier. Pas de choses très, très importantes. On a refait un point sur les finances 2022. Et ce qui est intéressant pour nous, c’est qu’on a aussi refait un point sur l’éclairage public, ce qu’on a vu ce soir, mais au niveau de la métropole. C’est comme ça que nous avons appris qu’il y avait 65 000 points lumineux et que le coût est de 4 M€ en 2022. On est dans la démarche et on continue à travailler avec la Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 43/44 métropole, Stéphane en particulier, pour améliorer les systèmes. Pratiquement toutes les communes de la métropole ont adopté à peu près le même rythme que nous. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Je ne sais pas si, du côté de la cohésion sociale... Non, Rolande ? Développement éco ? Ressources ? Vas-y, Romain. R. SOULAS : Sur les ressources, ce sont les dossiers que nous allons aborder jeudi en Conseil de métropole. Il y a une DM assez importante, où là aussi, la métropole intègre les coûts énergétiques à son budget en fonctionnement. Il y a des dépenses encore d’une manière assez importante pour CO ’Met (je suis en train de chercher le montant, que j’ai perdu...) : 6,6 M€ au titre de CO ’Met, donc 3,5 M€ qui sont des révisions de prix de marchés, là je dirais que ce sont des dépenses contraintes. Par contre, il y a 2,7 M€ d’équipements informatiques / téléphonie / réseaux, qui sont un petit peu surprenants à ce stade-là de l’opération. Je ne sais pas si ce sont des surcoûts ou des choses qui avaient été oubliées au départ, mais ce sont quand même des sommes assez conséquentes pour ce projet. Et puis il y a aussi les orientations budgétaires. Nous aurons également le débat jeudi prochain, pour la métropole. Et différentes subventions aux clubs sportifs dont une qui fera probablement débat, pour le Hand-ball à Fleury-les-Aubrais. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Denis CHAUMETTE ? D. CHAUMETTE : Concernant la gestion des déchets, quelques informations : il y a eu l’attribution du marché d’exploitation des déchetteries et Végé’tris. On est passé de six marchés à trois marchés. Il y a Veolia qui a le marché des déchetteries, Veolia qui a également le marché des Végé’tris et puis, il y a le poste des déchets dangereux qui est repris par une entreprise dont je ne me rappelle plus le nom (ça ne me reviendra pas). Dans les décisions qui ont été prises, il y a également la décision de transférer tout ce qui est déchets inertes vers les Végé’tris. On entend par « inertes » les déchets de ciment, de choses comme ça, qui peuvent être déversés directement sans être mis dans une benne. C’est une mesure qui va être appliquée prochainement. Les décisions qui ont été prises également, c’est l’arrêt de la restitution du compost et l’arrêt de la restitution du broyat de branches également. Ensuite, ce qui est projeté pour l’année prochaine, c’est la modification des horaires. En période basse, le mardi sera une journée de fermeture pour les Végé’tris et déchetteries. On entend par « période basse », entre novembre 2023 et février 2024. Le dernier point concerne la déchetterie nouvelle génération à Saint-Privé. Il va être fait à appel à un projet de développement concernant le réemploi. Je pense qu’un bon nombre d’entre vous sont déjà au courant de ce projet qui avance bien. Pour ceux qui souhaiteraient le voir avant l’ouverture, pour voir un peu l’implantation, il se trouve derrière le Super U à Saint-Privé, le long de l’autoroute en fait, très près de la Végé’tri. Et puis dernier point : l’ouverture de la Végé’tri à Saran qui sera la dernière Végé’tri à être ouverte au niveau de la métropole. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Je crois que nous avons fait le tour. Écoutez, je vous remercie pour les échanges de ce soir, et je vous donne rendez-vous dans cette même salle, le mois prochain. Bonne soirée à tous ! La séance est levée à 21h19. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 44/44
✅Mémorial de la shoah — versement d’un don
Document intégral
165 812 car.
Conseil Municipal Du lundi 14 novembre 2022 Le Conseil municipal de la ville d’Olivet a été convoqué le mardi 8 novembre 2022 pour le lundi 14 novembre 2022 à 18 heures 30 ORDRE DU JOUR ____________________________ Désignation du secrétaire de séance Approbation du procès-verbal de la séance du 26 septembre 2022. 1. SANTÉ ET PRÉVENTION - FOULÉES ROSES 2022 - DON POUR LA LIGUE CONTRE LE CANCER Rapporteur : Marie ALLAIRE 2. SOLIDARITÉS ET COHÉSION SOCIALE - TÉLÉTHON 2022 - ATTRIBUTION D'UNE SUBVENTION EXCEPTIONNELLE À L'ASSOCIATION “CONCRÉTISER L’ESPOIR TÉLÉTHON” Rapporteur : Rolande BOUBAULT 3. CULTURE - MÉMORIAL DE LA SHOAH - VERSEMENT D’UN DON - APPROBATION Rapporteur : Cécile ADELLE 4. FINANCES - BUDGET PRINCIPAL 2022 - ATTRIBUTION D'UNE SUBVENTION D'ÉQUILIBRE AU BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL Rapporteur : Romain SOULAS 5. FINANCES - BUDGET PRINCIPAL 2022 - APPROBATION DE LA DÉCISION MODIFICATIVE N° 1 Rapporteur : Romain SOULAS 6. FINANCES - BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL 2022 - APPROBATION DE LA DÉCISION MODIFICATIVE N° 1 Rapporteur : Romain SOULAS 7. FINANCES - GARANTIE D'EMPRUNT - SOCIÉTÉ ANONYME D'HABITATIONS À LOYER MODÉRÉ 3F CENTRE VAL DE LOIRE - CONSTRUCTION DE 17 LOGEMENTS SITUÉ RUE DU ROSIER - APPROBATION Rapporteur : Romain SOULAS 8. RESSOURCES HUMAINES - RAPPORT SUR LA SITUATION EN MATIÈRE D'ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES - INFORMATION Rapporteur : Laëtitia GOURBE 9. FINANCES - BUDGET PRINCIPAL ET BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL - DÉBAT DES ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES 2023 Rapporteur : Romain SOULAS 10. FONCIER - CESSION DES PARCELLES AO 607 ET AO 608 AU SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE LA RÉSIDENCE ATHÉNA SUD - APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER Rapporteur : Michel LECLERCQ 11. FONCIER - ZAC DU CLOS DU BOURG - CESSION DES PARCELLES AO 22 ET AO 23 À LA SEMDO - APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER Rapporteur : Michel LECLERCQ 12. COMMANDE PUBLIQUE - DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC PAR CONCESSION DE SERVICES POUR L'EXPLOITATION DE LA FOURRIÈRE AUTOMOBILE - CHOIX DU DÉLÉGATAIRE - APPROBATION Et AUTORISATION DE SIGNER Rapporteur : Stéphane VENDRISSE 13. DÉCISIONS DU MAIRE - INFORMATION Rapporteur : Matthieu SCHLESINGER Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 1/44 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE EXTRAIT DU REGISTRE DÉPARTEMENT DU LOIRET DES DÉLIBÉRATIONS COMMUNE D’OLIVET DU CONSEIL MUNICIPAL PROCÈS-VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DU LUNDI 14 NOVEMBRE 2022 Le Conseil Municipal d’OLIVET (Loiret), légalement convoqué le 08/11/2022, s’est réuni Salle Yvremont, Centre Culturel l'Alliage, lieu de cette séance, à 18h30, sous la présidence de monsieur Matthieu SCHLESINGER, Maire. Présents : Cécile ADELLE, Michel LECLERCQ, Sandrine LEROUGE, Jean-Michel PELLÉ, Rolande BOUBAULT, Romain SOULAS, Marie ALLAIRE, Stéphane BOURDILLAULT, Laëtitia GOURBE, Stéphane VENDRISSE, Lyda MEUNIER, Damien DENOUX (19h02), Pierre GOULLIAUD, Hervé LE GOFF, Viviane YAYENDE, Nicole GUIBOURGÉ, Anne FOUANT, Emmanuel TASKY, Lucie LAMARRE-LEVASSEUR, Amélie PLOUZENNEC (18h47), André BENHENNA, Dominique ADELINE, Denis CHAUMETTE, Sylvie THILLOUX, Jean- Christophe HAGLUND, Chantal BLOT, Vivien PELLETIER, Gile DE SOUSA, Dominique RAGON. . nombre de conseillers municipaux : 35 . nombre de présents à la 1ère délibération : 30 . quorum : 18 Absent(s) : 0 Procuration(s) : Fabien GASNIER à Jean-Michel PELLÉ, Lélia DEBACKER à Cécile ADELLE, Allain-Gérald FAUX à Emmanuel TASKY, Nicole CHAYOT à Stéphane BOURDILLAULT, François GUERRIER à Michel LECLERCQ. Le Maire de la ville d’Olivet certifie que la liste des délibérations de la présente séance a été, conformément à l’article L.2121-25 du code général des collectivités territoriales, publiée sur le site internet de la ville, le 28 novembre 2022. Il certifie en outre, que les formalités prescrites par les articles L.2121-7 à L.2121-25 du code général des collectivités territoriales ont été observées pour la convocation à la réunion du Conseil. Le Maire : Matthieu SCHLESINGER Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 2/44 La séance est ouverte à 18h30. Il est procédé à l’appel des présents et à la lecture des pouvoirs. M. SCHLESINGER : Bonsoir à tous. Je suis ravi de vous accueillir à l’Alliage pour ce Conseil municipal du 14 novembre 2022 et je propose d’ouvrir la séance par l’appel. Je fais passer la feuille d’émargement. Désignation du Secrétaire de séance Monsieur Gile DE SOUSA est désigné en qualité de secrétaire. Les secrétaires de séance des prochaines réunions du Conseil municipal seront, pour le 12 décembre, Dominique RAGON et pour la séance de début d’année 2023, Emmanuel TASKY. Approbation du procès-verbal de la séance du 26 septembre 2022 Nous avons également un procès-verbal à approuver qui est celui du Conseil municipal du 26 septembre 2022 : est-ce qu’il y a des remarques ou des observations ? Il n’y en a pas, il est adopté à l’unanimité et je vous en remercie. M. SCHLESINGER : Avant que nous ne prenions le premier point inscrit à l’ordre du jour, je voulais juste saluer l’arrivée officiellement de Valérie LIGER qui est la nouvelle directrice générale des services, qui a donc pris ses fonctions au début du mois d’octobre, que vous avez eu l’opportunité de rencontrer lors de notre commission générale sur le Clos-du-Bourg et, au nom de tout le Conseil municipal, je souhaite la bienvenue à Valérie qui a donc pris ses fonctions au début du mois d’octobre, qui nous arrive de la ville de Saint-Pierre-des-Corps et auparavant, vous avez été DGA de l’Agglo de Blois et de la ville de Blois, plutôt sur les questions d’aménagement et d’urbanisme qui sont des problématiques extrêmement importantes pour notre commune au cours de ce mandat. Bienvenue à vous et bon courage pour les missions qui sont les vôtres ! DÉLIBÉRATIONS Point n° 1 : SANTÉ ET PRÉVENTION – FOULÉES ROSES 2022 – DON POUR LA LIGUE CONTRE LE CANCER (délibération n° DEL_2022_11_01) M. SCHLESINGER : Nous pouvons prendre le premier point à l’ordre du jour et je passe la parole à Marie ALLAIRE. M. ALLAIRE : Au niveau de la répartition des 60 000 € perçus suite à l’édition 2022, il y a 33 % qui partiront dans des ateliers de soins de support qui sont offerts gratuitement par la Ligue contre le cancer chaque semaine, avec de la socio-esthétique, du yoga, de la sophrologie, de l’activité physique adaptée, et puis cette année, la nouveauté, ce sont des entretiens individuels afin Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 3/44 d’accompagner à la reprise du travail après un cancer. 33 autres % seront distribués pour de l’aide financière aux malades : ça peut être de l’aide au paiement de prothèses capillaires, de l’aide au paiement de factures, de l’aide à domicile, de l’aide alimentaire et de l’aide au paiement du loyer. Et puis le reste de la somme part dans la recherche inter-régionale. Cette année, par exemple, un soutien est apporté au projet de recherche portant sur le cancer du sein du Docteur LACERDA (je vous passe l’intitulé). Et nous avons eu un gentil courrier de la Ligue, qui conclut en précisant que « le précieux soutien des Foulées roses nous permet chaque année de soutenir et d’amplifier nos missions ». Je vous remercie. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Marie pour cette présentation. Est-ce qu’il y a des interventions ? Il n’y en a pas. Eh bien écoutez, je m’associe à ce que Marie ALLAIRE vient de présenter. On a dévoilé ce beau résultat officiellement jeudi dernier, et en même temps, remercié les bénévoles qui ont rendu cette nouvelle édition des Foulées roses possible. C’est un énorme travail tout au long de l’année avec 7 500 personnes réunies : ça se passe dans les meilleures conditions, c’est pour une bonne cause mais ça demande un très gros travail d’organisation. Bravo à toutes et tous. Et c’est un très beau chèque que nous remettons, et qui en plus était complété – peut-être qu’on peut en dire un mot aussi – d’une opération qui avait été coordonnée par la ville auprès des pâtissiers. M. ALLAIRE : Oui, en effet, cette année, on avait innové un petit peu en mettant en place l’opération des Gâteaux roses, qui a été une belle opération, qui a rapporté 4 000 €, apportés, entre autres, par la boulangerie Besnier, par l’église, par le Fournil, par Auchan et par Leclerc. C’est vrai que c’était un complément qui était le bienvenu et qui permet d’innover et de faire vivre -on va dire- l’événement d’Octobre rose. Mme ALLAIRE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’approuver le versement d’un don au comité départemental de la Ligue contre le cancer à la suite de l’édition 2022 des "Foulées roses". Après deux années perturbées par la crise sanitaire de la covid 19, la 8e édition des "Foulées roses" a accueilli 7500 participants (coureurs et marcheurs). Evènement festif intergénérationnel, cette manifestation permet de sensibiliser aux bienfaits de l’activité physique avec un accent sur la prévention des cancers, notamment féminins. Cet évènement permet de collecter des dons pour la Ligue contre le cancer. Cette manifestation a pris la forme de deux marches de 2,7 km et 5,2 km ainsi que deux courses de 5,2 km et de 8,4 km, le dimanche 2 octobre. Des frais d’inscription ont été demandés aux participants. En parallèle, la commune a démarché des sponsors afin de soutenir financièrement l'événement. Les bénéfices des frais d’inscription s'élèvent à 60 000 €. Ils seront reversés à la Ligue contre le cancer. Il est proposé au Conseil municipal : − d’approuver le versement d’un don de 60 000 € à la Ligue contre le cancer ; − et d’autoriser le Maire ou l’adjoint délégué à accomplir les formalités nécessaires à cet effet. Ce dossier a été présenté à la commission Santé et prévention du 17 octobre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 4/44 Point n° 2 : SOLIDARITÉS ET COHÉSION SOCIALE – TÉLÉTHON 2022 – ATTRIBUTION D'UNE SUBVENTION EXCEPTIONNELLE À L'ASSOCIATION “CONCRÉTISER L’ESPOIR TÉLÉTHON” (délibération n° DEL_2022_11_02) M. SCHLESINGER : Et nous pouvons prendre la délibération suivante, ça concerne cette fois-ci le Téléthon : je passe la parole à Rolande BOUBAULT. R. BOUBAULT : Merci monsieur le Maire. Pour rappel, il y aura des prochains rendez-vous pour le Téléthon à Olivet qui auront lieu du 2 au 4 et 17 décembre prochains. Je ne vais pas énumérer le programme, je pense qu’il vous sera transmis par la suite, mais il y aura vraiment une très belle programmation courant décembre 2022. Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Rolande. Est-ce qu’il y a des interventions ? Pas d’intervention. C’est une très belle course qui est organisée, qui traduit le développement des activités du Téléthon sur le territoire de la commune et c’est avec plaisir que nous les soutenons. Ce qui était exceptionnel est devenu désormais récurrent donc l’année prochaine... R. BOUBAULT : Tout à fait, depuis quelques années, nous passons des délibérations dites « exceptionnelles » mais nous avons vu avec l’association pour qu’ils sollicitent des subventions dans le cadre des demandes de subvention de fonctionnement. Mme BOUBAULT, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’attribuer une subvention exceptionnelle à l’association “Concrétiser l’espoir Téléthon” dans le cadre de l’organisation du téléthon 2022. L’association olivetaine “Concrétiser l’espoir Téléthon” a organisé une course nature “Courir pour Guérir” de 5 et 10 km le 6 novembre 2022 au domaine du Donjon. La subvention exceptionnelle demandée complète la subvention d'entreprises sponsors (Harmonie Mutuelle notamment) et permettra de couvrir les frais de chronométrage et d'organisation. Les droits d'inscription sont ainsi intégralement reversés à l'AFM Téléthon. Il est proposé au Conseil municipal d’attribuer une subvention exceptionnelle de 500 € à l’association “Concrétiser l’espoir Téléthon” au titre de l’année 2022. Le dossier a été présenté à la commission solidarités et cohésion sociale du 12 septembre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 5/44 Point n° 3 : CULTURE – MÉMORIAL DE LA SHOAH – VERSEMENT D’UN DON – APPROBATION (délibération n° DEL_2022_11_03) M. SCHLESINGER : Cécile ADELLE sur le mémorial de la Shoah. C. ADELLE : Merci monsieur le Maire. Cette délibération a pour objet d’approuver le versement d’un don au mémorial de la Shoah, affecté au Centre de recherche et de documentation sur les camps d’internement et la déportation juive dans le Loiret (donc le CERCIL). Nous soutenons cette association depuis 2013. Ce lieu est un lieu de recherche. Et à la suite de la dissolution du CERCIL en 2017, la commune apporte, depuis 2018, son soutien au mémorial de la Shoah et, cette année encore, on vous propose de verser un don de 2 200 €. À noter également qu’il y a eu un travail, un projet qui a été mené avec le CERCIL, avec un documentaire qui a été présenté dans le cours de l’année avec le CERCIL, et la réalisatrice de ce documentaire était présente. Il y a toujours une médiation importante qui est faite par cette association. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Cécile. J’en profite pour signaler, pour le PV, l’arrivée d’Amélie PLOUZENNEC. Mme ADELLE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’approuver le versement d’un don au Mémorial de la Shoah affecté au Centre de recherches et de documentation sur les camps d’internement et la déportation juive dans le Loiret (CERCIL). Depuis 2013, la commune d’Olivet soutient le CERCIL, association loi 1901, centre d’histoire sur les camps d’internement dans le Loiret et musée mémorial des enfants du Vel d’Hiv. Ce lieu a été conçu pour être un lieu de recherche, de mémoire et d’éducation indispensable pour les générations futures. A la suite de la dissolution du CERCIL en 2017, la commune d'Olivet apporte depuis 2018 son soutien au Mémorial de la Shoah et propose, cette année encore, de verser un don de 2 200 €. Il est proposé au Conseil municipal d’attribuer un don d’un montant de 2 200 € au Mémorial de la Shoah au titre de l’année 2022. Ce dossier a été présenté à la commission culture, animation et devoir du mémoire du 10 octobre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 6/44 Point n° 4 : FINANCES – BUDGET PRINCIPAL 2022 – ATTRIBUTION D'UNE SUBVENTION D'ÉQUILIBRE AU BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL (délibération n° DEL_2022_11_04) M. SCHLESINGER : Nous pouvons passer, cette fois-ci, aux délibérations Finances et je passe la parole à Romain SOULAS. R. SOULAS : Merci monsieur le Maire. Une première délibération en guise d’échauffement, relative à la subvention d’équilibre au budget annexe du camping municipal. Il s’agit bien du budget de la ville lié au camping municipal, et pas de la délégation / des comptes du délégataire : ce sont deux choses distinctes. Le budget annexe, pour clôturer à l’équilibre l’exercice 2022 : il est nécessaire de l’abonder d’une somme de 30 000 € qui proviendra du budget principal de la commune. C’est lié à la façon dont a été conçue (et non pas exécutée) la délégation de service public actuelle. Dans la prochaine délégation de service public que nous avons vue lors des précédents Conseils municipaux, nous retrouverons un niveau de recettes qui permettra d’assurer un équilibre sur ce budget annexe, sans avoir à aller chercher une recette du côté du budget principal. C’est donc quelque chose qui interviendra cette année et l’année prochaine mais a priori, ce ne sera plus nécessaire à compter de 2024. M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’attribuer une subvention d’équilibre pour le budget annexe du camping municipal au titre de l’année 2022. Conformément aux instructions comptables en vigueur, le budget annexe du camping municipal rassemble les dépenses et les recettes du camping municipal. Les prévisions de recettes et de dépenses du budget annexe font apparaître un besoin de financement de la section de fonctionnement de 30 000 euros. Il est proposé au Conseil municipal d’attribuer une subvention d’équilibre à verser par le budget principal au budget annexe du camping municipal de 30 000 euros au titre de l’année 2022. Le dossier a été présenté à la commission générale Finances le 2 novembre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 7/44 Point n° 5 : FINANCES – BUDGET PRINCIPAL 2022 – APPROBATION DE LA DÉCISION MODIFICATIVE N° 1 (délibération n° DEL_2022_11_05) → (Voir présentation en annexe) M. SCHLESINGER : Et nous pouvons prendre ensuite la délibération sur la décision modificative n° 1 pour 2022. R. SOULAS : Merci. Il y a une présentation, avec des modifications à la fois sur la section de fonctionnement et la section d’investissement. En section de fonctionnement, sur les recettes, nous avons une modification sur une recette qui est le Fonds de compensation de la TVA puisque maintenant, on le perçoit, depuis quelques années, aussi en fonctionnement, sur les dépenses notamment d’entretien des bâtiments. Cette recette est évaluée à 42 410,27 €. C’est l’unique modification sur le volet” Recettes de fonctionnement”. Sur le volet Dépenses, davantage de modifications qui s’équilibrent, bien entendu, à la même hauteur que pour les recettes, à 42 000 et quelques euros mais avec des mouvements internes au sein des dépenses de fonctionnement. (On va directement passer à la diapo suivante, parce qu’il y a toutes les explications, ligne à ligne). Sur le chapitre 012 : + 300 000 € pour tenir compte de la revalorisation du point d’indice qui sert de calcul à la rémunération des fonctionnaires. C’était une revalorisation de 3,5 % au mois de juillet. Et lorsque nous avons préparé le budget supplémentaire, ce montant n’était pas encore acté. Ces 300 000 € permettent d’assurer le paiement de nos agents jusqu’à la fin décembre. Et le financement de cette somme de 300 000 € est réalisé par une contraction du chapitre des dépenses imprévues pour le même montant. Nous avons aussi une diminution sur le chapitre 014, les atténuations de produits, de -21 000 € : là, nous avons une participation au Fonds de péréquation intercommunal et communal moindre que ce que nous avions envisagé. Sur le chapitre 022, ce sont les 300 000 € qui sont basculés sur le 012. On retrouve nos 30 000 € pour la subvention d’équilibre du camping que nous venons de voter au chapitre 65. Et puis, pour finaliser l’équilibre sur la partie Fonctionnement, 28 000 € qui sont virés côté investissement. En dépenses d’investissement à présent : nous avons 4,2 M€ qui sont placés au chapitre 23 qui permettent d’équilibrer les modifications sur la section d’investissement et qui sont donc placés plutôt en réserve parce que vous allez voir, sur la partie recettes, l’essentiel des modifications porte sur l’emprunt que nous avons souscrit. J’ai pu présenter, en commission générale, les offres que nous avions reçues et celle que nous avons retenue. Donc ces 4 M€ sont, à travers cette DM, inscrits au budget. Nous avons aussi, au chapitre 10, un ajustement lié au Fonds de compensation de la TVA pour 170 000 €. Au chapitre 014, ce sont des écritures d’ordre qui sont régularisées. Et puis, on retrouve le virement qui provient de la section de fonctionnement, les 28 000 € qui étaient en dépenses de fonctionnement, de l’autre côté. M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d'approuver la décision modificative n°1 du budget principal pour l’année 2022. 1. SECTION DE FONCTIONNEMENT Le projet de décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à 42 410,27 euros. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 8/44 Les modifications dans cette section portent sur : - les recettes à savoir : La décision modificative permet de compléter les crédits du chapitre 74 afin de tenir compte de la notification du fonds de compensation pour la TVA. L’ajustement concerne la part des dépenses de fonctionnements assujetties au FCTVA 2022 et réalisées en 2021. - les dépenses à savoir : La décision modificative permet de compléter les crédits du : - chapitre 012 (charges de personnel, frais assimilés) de 300 000 euros afin de tenir compte de la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires ; - chapitre 014 avec une baisse 21 069 euros à la suite de la notification de la part communale au fonds de péréquation intercommunal ; - chapitre 65 de 30 000 euros en lien avec la subvention d’équilibre versée au budget annexe du camping municipal ; - chapitre 022 qui finance le chapitre 012 ; - chapitre 042 de 5 000 € qui tient compte des derniers investissements récents dans le calcul des amortissements réalisés. Le chapitre 023 est, quant à lui, ajusté par rapport aux mouvements des crédits des chapitres de la section de fonctionnement. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 9/44 2. SECTION D’INVESTISSEMENT Le projet de décision modificative s’équilibre à 4 203 594,69 euros en dépenses et en recettes d’investissement. 2.1- En dépenses Le chapitre 23 est ajusté aux besoins d’investissement. 2.2 - En recettes Le chapitre 16 enregistre une hausse de 4 000 000 € correspondant à l’emprunt 2022. Les crédits du chapitre 10 augmentent de 170 115 € pour tenir compte de la notification définitive de l’Etat sur le FCTVA reçue en juillet 2022. Le chapitre 021 est identique au chapitre 023 de la section de fonctionnement. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 10/44 Le chapitre 040 enregistre une hausse de 5 000 € qui augmente l’amortissement annuel des dépenses d’investissements réalisées. Il est proposé au Conseil municipal d’approuver la décision modificative n°1 du budget principal pour l’année 2022, équilibrée en investissement et en fonctionnement, par chapitre. Ce dossier a été présenté à la commission générale du 2 novembre 2022. M. SCHLESINGER : je vous propose tout d’abord de voter sur la décision modificative du budget principal, et comme vous le savez, nous votons par section, puis par chapitre : - Chapitre 74 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 012 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 014 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 65 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 022 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 023 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 042 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 23 (section investissement) : adopté à l’unanimité. - Chapitre 16 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 10 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 021 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 040 : adopté à l’unanimité. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 6 : FINANCES - BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL 2022 – APPROBATION DE LA DÉCISION MODIFICATIVE N° 1 (délibération n° DEL_2022_11_06) → (Voir présentation en annexe) R. SOULAS : Sur la partie budget annexe, on est toujours dans la conséquence de la délibération précédente, on retrouve, en recettes d’exploitation du camping, en fonctionnement, la subvention d’équilibre que nous avons votée, à hauteur de 30 000 €. C’est la seule modification sur la partie Recettes de fonctionnement. Sur la partie Dépenses de fonctionnement, on a un ajustement très minime de 500 € sur les intérêts d’emprunt. Nous avons aussi 41 € (c’est encore plus marginal) sur des opérations d’ordre. Et puis Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 11/44 l’essentiel de la somme de 30 000 € est viré à la section d’investissement. Côté section d’investissement, on retrouve le virement de 29 459 € précisément, l’écriture d’ordre de 41 €. L’équilibre est assuré en plaçant une réserve sur le chapitre 023, comme sur le budget principal, de 29 500 €. Voilà pour l’équilibre de ces décisions modificatives. La principale modification porte vraiment sur le budget principal avec, à la fois, l’intégration de la subvention pour le camping, l’emprunt de 4 M€ et puis les 300 000 € pour faire face à la revalorisation du point d’indice pour les fonctionnaires. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Romain, pour ces présentations des délibérations n° 5 et 6 de manière commune. Et j’ouvre le débat de manière commune, sur ces deux délibérations. Est-ce qu’il y a des interventions ? Il n’y en a pas. On va passer au vote, de manière successive et par chapitre sur ces deux décisions modificatives. Peut-être juste un mot : Romain l’a dit et on y reviendra au moment du débat d'orientation budgétaire juste après : on avait voté, à un Conseil municipal précédent, une délégation au Maire pour souscrire l’emprunt de 4 M€, et, comme je m’y étais engagé, les éléments ont été restitués par Romain SOULAS lors de la commission générale, en toute transparence, d’une part. Et d’autre part, je veux saluer l’anticipation de Romain et du service des Finances parce que ça nous a permis de souscrire le deuxième emprunt que nous avions prévu dans le cadre de la construction de notre budget pluriannuel du mandat, aux meilleures conditions, puisqu’on observe aujourd’hui une augmentation assez rapide du cours des taux, et donc un renchérissement des conditions de financement des collectivités territoriales. Et par cette anticipation, nous avons bénéficié d’un taux qui, aujourd’hui, n’existerait plus sur le marché tellement il est favorable pour la commune. C’est aussi par cette prévision et ce travail qu’on gère bien les finances communales – mais on y reviendra tout à l’heure. Je vous propose, tout d’abord, de voter sur la décision modificative du budget principal, et comme vous le savez, nous votons par section, puis par chapitre : M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d'approuver la décision modificative n°1 du budget annexe du camping municipal pour l’année 2022. 1. SECTION DE FONCTIONNEMENT La décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à 30 000 euros. Les modifications dans cette section portent sur : Les recettes à savoir : Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 12/44 La décision modificative permet de compléter les crédits du chapitre 74 de 30 000 euros correspondant au montant de la subvention d’équilibre versée depuis le budget principal. Les dépenses à savoir : La décision modificative permet de compléter les crédits du chapitre 66 de 500 euros pour tenir compte de la hausse du taux d’intérêt de l’emprunt du camping municipal ainsi que le chapitre 042 de 41 euros pour constituer une provision. Le chapitre 023 est quant à lui ajusté par rapport aux mouvements des crédits des chapitres de la section de fonctionnement. 2. SECTION D’INVESTISSEMENT La décision modificative s’équilibre en dépenses et en recettes d’investissement à 29 500 euros. 2.1- En dépenses Le chapitre 23 est ajusté aux besoins d’investissement. 2.2 - En recettes Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 13/44 Le chapitre 021 est identique au chapitre 023 de la section de fonctionnement. Les crédits du chapitre 49 augmentent de 41 euros au regard de la provision inscrite en dépenses de fonctionnement. Il est proposé au Conseil municipal d’approuver la décision modificative n°1 du budget annexe du camping municipal pour l’année 2022, équilibrée en investissement et en fonctionnement, par chapitre. Ce dossier a été présenté à la commission générale finances du 2 novembre 2022. M. SCHLESINGER : je vous propose de voter par section : - Chapitre 74 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 66 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 042 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 023 : adopté à l’unanimité. - Chapitre 23 (section d’investissement) : adopté à l’unanimité. - Chapitre 021 (recettes d’investissement) : adopté à l’unanimité. - Chapitre 040 : adopté à l’unanimité. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 7 : FINANCES – GARANTIE D'EMPRUNT – SOCIÉTÉ ANONYME D'HABITATIONS À LOYER MODÉRÉ 3F CENTRE VAL DE LOIRE – CONSTRUCTION DE 17 LOGEMENTS SITUÉS RUE DU ROSIER – APPROBATION (délibération n° DEL_2022_11_07) M. SCHLESINGER : Nous pouvons prendre la délibération n° 7 qui concerne une garantie d’emprunt : Romain SOULAS. R. SOULAS : Merci. C’est effectivement une garantie d’emprunt à accorder à 3F Centre-Val-de-Loire, société anonyme d’habitations à loyer modéré, pour l’acquisition, par le biais d’une VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) de logements affectés au parc social public. Ça concerne 17 logements qui sont situés rue du Rosier à Olivet, dans le quartier du Larry. Pour mener cette opération, 3F a conclu, avec la Caisse des dépôts et consignations, un prêt de 1 792 839 € qui se décompose en Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 14/44 plusieurs lignes. On retrouve là les différentes typologies de logements sociaux : PLAI, PLUS, PLUS foncier. Et en fonction de cette typologie, ce sont les conditions de revenus des futurs locataires qui sont modifiées. Notre garantie d’emprunt, comme d’habitude, est apportée à hauteur de 50 % sur ce montant de 1 792 839 € pour le prêt n° 138929, constitué de cinq lignes. Le contrat est joint en annexe de la délibération, et il est précisé que notre garantie est accordée pour la durée totale du prêt, jusqu’à son complet remboursement, dans les conditions précisées par la délibération. M. SCHLESINGER : Merci, Romain pour la présentation. Est-ce qu’il y a des interventions sur cette délibération qui est classique ? Il n’y en a pas. Avant de passer au vote : juste pour indiquer que c’est une belle opération. Elle conclut l’aménagement du point de vue habitat de la ZAC du Larry et ces 17 logements sociaux n’étaient pas prévus dans la programmation globale donc elle porte le bilan en termes de logements sociaux de la ZAC du Larry au-delà de ce qui avait été prévu initialement. On passe au vote. Est-ce qu’il y a des votes contre ? Pas de vote contre. Est-ce qu’il y a des abstentions ? Pas d’abstention. C’est adopté à l’unanimité et je vous en remercie. M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’accorder une garantie d’emprunt à hauteur de 50 % de 1 792 839 € à 3F CENTRE VAL DE LOIRE, société anonyme d’habitations à loyer modéré, dans le cadre de l’acquisition de 17 logements situés rue du Rosier. Le bailleur social 3F CENTRE VAL DE LOIRE réalise une opération d’acquisition en VEFA de logements affectés au parc social public. Elle concerne 17 logements situés rue du Rosier à Olivet. Afin de mener cette opération, 3F CENTRE VAL DE LOIRE a conclu avec la Caisse des dépôts et consignations un prêt n° 138929 de 1 792 839 €. Ledit contrat est joint en annexe et fait partie intégrante de la délibération. Conformément aux dispositions du code général des collectivités territoriales, le bailleur sollicite la Commune afin qu’elle accorde sa garantie à hauteur de 50 % du capital emprunté. Il est précisé que la garantie d’Orléans Métropole est également sollicitée à hauteur de 50 %. La présente garantie est relative au prêt n° 138929 réalisé aux conditions suivantes : − date d’effet : 01/12/2022 ; − montant : 1 792 839 € répartis en 5 lignes non fongibles comme suit : o PLAI : 244 794 € ; taux 1,8 % avec préfinancement de 19 mois, durée 40 ans ; o PLAI foncier : 176 372 € ; taux 2,37 % avec préfinancement de 19 mois, durée 60 ans ; o PLUS : 794 195 € ; taux 2,6 % avec préfinancement de 19 mois, durée 40 ans ; o PLUS foncier : 486 478 € ; taux 2,37 % avec préfinancement de 19 mois, durée 60 ans o PHB 2.0 tranche 2019 : 91 000 € : o Tranche 1 : taux 0 %, durée 20 ans ; o Tranche 2 : taux 2,6 %, durée 20 ans. La garantie de la collectivité est accordée pour la durée totale du prêt et jusqu’au complet remboursement de celui-ci et porte sur l’ensemble des sommes contractuellement dues par l’emprunteur dont il ne se serait pas acquitté à la date d’exigibilité. Sur notification de l’impayé par lettre recommandée de la Caisse des dépôts et consignations, la collectivité s’engage dans les meilleurs délais à se substituer à l’emprunteur pour son paiement, en renonçant au bénéfice de discussion et sans jamais opposer le défaut de ressources nécessaires à ce règlement. Il est proposé au Conseil municipal : Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 15/44 − d’accorder sa garantie à hauteur de 50 % pour le remboursement d’un prêt d’un montant total de 1 792 839 euros souscrit par l’emprunteur auprès de la Caisse des dépôts et consignations, selon les caractéristiques financières et aux charges et conditions du contrat de prêt n° 138929 constitué de 5 lignes. Ledit contrat est joint en annexe et fait partie intégrante de la délibération ; − de préciser que la garantie est accordée pour la durée totale du prêt et jusqu’à son complet remboursement dans les conditions susmentionnées. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 8 : RESSOURCES HUMAINES – RAPPORT SUR LA SITUATION EN MATIÈRE D'ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES – INFORMATION (délibération n° DEL_2022_11_08) → (Voir présentation en annexe) M. SCHLESINGER : Désormais, nous devons commencer par un rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Je passe la parole à Laëtitia GOURBE. L. GOURBE : Merci monsieur le Maire. La présente délibération a pour objet de prendre acte du rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes pour l’année 2021 et de prendre connaissance de l’évolution du plan d’action élaboré annuellement. Je vais commencer par remercier les agents qui ont permis de mettre à jour ce rapport et je vais juste évoquer quelques chiffres et quelques-unes de nos actions pour ne pas revenir dans le détail sur tout le rapport. En 2021, la commune d’Olivet comptait 409 agents actifs dont 312 sur emplois permanents et sur ces 312 agents sur emplois permanents, il y avait 65,38 % de femmes. On reste toujours sur cette répartition deux tiers/un tiers qu’on retrouve un peu partout dans les collectivités et cela est dû aux métiers avec une répartition qui est quasiment la même, qu’on regarde les agents titulaires ou contractuels. En ce qui concerne les filières, les filières où cette proportion est la plus marquée sont les filières administratives, sanitaires et sociales alors que sur les autres filières, il y a autant de femmes et d’hommes. Pour ce qui est des catégories hiérarchiques, cette proportion deux tiers/un tiers se vérifie dans les catégories A et C alors que sur la catégorie B, il y a autant de femmes et d’hommes ou quasiment : il y a 29 femmes pour 28 hommes en catégorie B. Au niveau du recrutement sur des postes permanents, nous avons recruté (et j’insiste toujours) en fonction de la compétence, c'est-à-dire qu’on regarde chez nos candidats le savoir-faire et le savoir- être mais pas le sexe du candidat. On a recruté, en 2021, 22 femmes et 17 hommes. Je ne vais pas rentrer dans le détail des chiffres. Le rapport présente aussi un plan d’action et je vais juste évoquer quelques actions, en fonction de quatre objectifs à chaque fois : Le premier : améliorer la connaissance d’éventuelles inégalités. La présentation de ce rapport révèle qu'il n’y a pas de problème de traitement inéquitable entre les femmes et les hommes à Olivet. Deuxième objectif du plan d’action : favoriser l’égalité femmes/hommes auprès des agents et des usagers. Il y a toujours beaucoup d’efforts faits par la collectivité d’Olivet pour la formation des agents et pour le bien-être des agents. On poursuit nos actions avec une vigilance et une attention particulière dans l’accompagnement des agents, en favorisant notamment la mobilité interne, en limitant l’usure de nos agents dans certains métiers, en permettant à nos agents de développer de nouvelles compétences et de bénéficier d’une carrière variée et épanouissante. Le sujet du respect Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 16/44 de l’égalité entre les sexes est intégré dans la lutte contre les risques psycho-sociaux avec une vigilance sur d’éventuelles problématiques. Le service RH et la chaîne managériale sont ainsi très réactifs en cas de comportement inadapté, notamment par la mise en place d’un dispositif de prévention et de signalements. Pour ce qui est de la lutte contre les RPS, il y a une quinzaine de managers qui sont inscrits dans une formation sur ce thème, pour 2023. On fait en sorte que l’agent référent du dispositif de prévention et de protection soit toujours identifié de manière claire. On informe aussi nos agents de l’impact, sur la retraite, du recours au temps partiel et des carrières incomplètes. Bien sûr, on essaie de faciliter au maximum la conciliation vie professionnelle et vie personnelle. Dans les services -notamment les services qui le permettent- le télétravail est maintenant vraiment bien intégré à l’organisation des services et bien vécu, tant par les agents que par les cadres. Le troisième objectif du plan d’action, c’est la lutte contre les violences. Quelques nouvelles actions que je fais ressortir : une formation en interne également sur l’accueil de publics difficiles et sur la gestion du stress induit, sachant qu’on a, en effet, beaucoup de femmes qui sont en poste d’accueil à la mairie. On est vigilant pour renforcer les liens entre les managers d’écoles et les assistantes sociales sur les situations difficiles. Chacun son métier mais une meilleure communication entre ces agents permet d’être plus efficaces. Et toujours aussi, la poursuite du dispositif d’aide, d’accueil et d’accompagnement aux victimes de violences conjugales avec la mise à disposition du logement d’urgence qui est vraiment un très bel outil. Enfin quelques éléments chiffrés : en février 2022, il y avait une femme qui avait été accueillie pendant huit mois dans ce logement et qui a été accompagnée vers un nouveau logement. Ensuite, le logement a été vacant quelques mois, et en juillet, il y a eu une maman qui est arrivée avec un enfant, et maintenant un bébé, et qui est actuellement accompagnée vers une évolution sur un autre logement. Et le quatrième et dernier objectif du plan d’action, c’est de lutter contre les stéréotypes avec des actions ponctuelles de sensibilisation, comme en mars 2022, sur le thème de « la femme et les mots », exposition itinérante « Mots d’elles » et avec, à chaque fois et comme les années précédentes, le prêt de cette exposition à des communes proches. Des actions ponctuelles aussi de sensibilisation autour des droits de l’enfant en tant que « Ville Amie des Enfants » avec le partenariat de l’UNICEF. À noter, en novembre : une journée d’action autour des droits de l’enfant au périscolaire. On communique toujours sans stéréotypes. Une vigilance dans notre service communication : par exemple, dans le OH ! Olivet, il y a quatre portraits de femmes sur huit, une approche filles/garçons dans la mise en valeur du skate-park, par exemple. Et puis dans la communication auprès des familles du périscolaire, dans les visuels aussi, on a vu des super-héros et super-héroïnes, avec toujours cette égalité qui est mise en avant. Et je vais terminer par une action pour 2023, avec la création d’un nouveau service public qui va, en effet, aider à lutter contre ces stéréotypes : c’est la création de l’espace Familles qui se situera dans les locaux de l’ancienne médiathèque du Val, un lieu où l’EPE, le Département, avec les travailleurs sociaux de la protection de l’enfance, la PMI et l’action sociale exerceront leurs missions respectives en soutien à la parentalité. Ce sera un lieu d’écoute, d’information, de ressources et d’orientation dans les domaines de la parentalité et de la prévention, un lieu également d’animation et un lieu de solidarité. En plus de ce local qui va être destiné à cet espace Familles, on va recruter un agent mairie, qui sera un travailleur social rattaché au CCAS et qui fera de l’animation et de la coordination, sur un 0,5 ETP qui viendra compléter le mi-temps du chargé de mission de notre partenaire l’EPE. Voilà pour ce qui est de ce que j’ai voulu faire ressortir de ce rapport. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Laëtitia. J’en profite, avant d’ouvrir le débat, de faire noter sur le procès-verbal que Damien DENOUX nous a rejoints. Est-ce qu’il y a des interventions sur ce sujet ? Madame BLOT. C. BLOT : Merci monsieur le Maire. Je suis très sensible, bien sûr, à tout ce que vient de dire Laëtitia GOURBE. Toute cette action sociale est toujours bienvenue et je suis tout à fait contente que l’on vienne rendre service à des femmes. Mon intervention va en fait recouper, je pense, la responsabilité de madame ADELLE parce que j’ai regardé avec beaucoup d’intérêt l’exposition et ça concerne aussi la sensibilisation, l’exposition sur les femmes qui avait été faite. Mais j’ai remarqué qu’il ne s’agissait que de femmes que intellectuelles ou éventuellement artistes. Est-ce que vous Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 17/44 avez prévu qu’on mette en avant des femmes qui sont dans des travaux manuels par exemple ou bien des femmes exceptionnelles qui sont cheffes d’entreprise, ou écoutez-moi, je vais parler des apicultrices puisque j’en suis une et que nous sommes deux femmes parmi 150 adhérents. Je pense que ce sont des métiers. Je pense à notre maraîchère, par exemple, qui fait un travail exceptionnel et je trouverais intéressant qu’on les mette en valeur. Merci. M. SCHLESINGER : Merci madame BLOT. Effectivement, les grands esprits se rencontrent, je vais passer la parole à Rolande BOUBAULT pour vous répondre, parce que c’est Rolande qui suit ces questions-là. R. BOUBAULT : Oui, il est vrai que vous nous devancez un petit peu dans nos projets. Tout simplement la thématique qui sera envisagée pour mars 2023, c’est en fait de mettre en valeur des femmes au profil remarquable. Elles seront choisies parmi les commerçantes sédentaires olivetaines, et puis bien sûr de tous les quartiers et ainsi que les parcs d’activités (pas que le centre- bourg), mais on mettra aussi à l’honneur les productrices olivetaines que l’on rencontre sur le marché. Ce sera un projet olivetain, de territoire olivetain. Effectivement, on était partis sur beaucoup de thématiques depuis quelques années. Nous sommes partis notamment -que je reprenne un petit peu mes notes- sur les femmes sportives, les femmes scientifiques, les femmes artistes, la femme et l’écriture, mais on a voulu aller vers les femmes de terrain. Ça, c’est le projet sur lequel nous travaillons pour mars 2023. Je ne vais pas en dire plus parce que sinon ce serait dommage, je ne vais pas tout dévoiler, mais nous sommes vraiment en travail actif sur ce projet. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Rolande. Effectivement, les orientations pour l’année prochaine étaient sur les femmes du monde professionnel inscrites dans le territoire sous toutes ses formes. Est-ce qu’il y a d’autres interventions ? Monsieur RAGON ? D. RAGON : Tous autour de la table, je sais qu’on est sensibles à ces questions et on y revient tous les ans. Malheureusement, quand on regarde un petit peu ce qui se passe dans l’actualité, on a l’impression que les choses n’avancent pas aussi vite qu’on voudrait, voire même, que parfois, elles reculent. Alors, c’est toujours le débat : est-ce qu’il y a plus d’événements, réellement, qui sont contraires à ce qu’on voudrait voir avancer ou est-ce que c’est parce qu’on le sait davantage ? Moi, je n’ai pas les sources pour le savoir. Ceci dit, on n’est pas sans connaître ce qui se passe, et pas seulement en France mais y compris au niveau international. On n’est pas sans savoir aussi que des luttes extrêmement fortes se mènent pour le droit, pour la dignité des femmes. Alors c’est vrai que, pour ce qui nous concerne davantage, puisque nous, on est chargés de regarder un rapport qui fait le bilan de l’égalité femme/ hommes dans les services de la ville d’Olivet, on sait bien que ça reste difficile aujourd’hui, compte tenu de l’organisation de la société, de tout articuler pour les femmes, plus que pour les hommes (je ne dis pas que c’est facile pour les hommes) : le travail, la famille, la vie personnelle. On sait bien qu’il y a une prégnance, je l’ai dit, des violences conjugales. On sait bien – et il y a des batailles qui sont menées, mais ça continue – qu'il y a une instrumentalisation du corps de la femme à travers un tas de domaines et notamment pour ce qui est de la publicité et du commerce. Il y a des débats sur la maîtrise de la fertilité. On sait, là aussi, au niveau international, les remises en cause qui peuvent avoir lieu par rapport au droit, notamment à l’avortement, et y compris à la contraception. Donc, je dis qu’on est dans un pays où des événements politiques se sont passés qui font qu’il ne faut pas qu’on pense qu’on est meilleurs que les autres. On fait des choses mais le danger existe. Et on a, quelque part, dans un hémicycle, une masse noire qui pourrait très rapidement remettre en cause un certain nombre de droits. Et comme on le dit, quand le droit des femmes progresse, c’est toute l’humanité qui progresse, mais quand les droits des femmes régressent, c’est aussi toute l’humanité qui régresse... Alors, c’est vrai que ce rapport oblige. Moi, je ne mets pas en doute le fait qu’on ne va pas faire de la science-fiction, c'est-à-dire que, s’il n’y avait pas le rapport, est-ce qu’on le ferait quand même ? Nous, on pousserait de toute façon pour que ça se fasse, donc c’est bien, mais c’est vrai que c’est une vraie bataille. Et je vais prendre un... Il y a un certain nombre d’actions qui sont engagées mais il ne faudrait pas qu’on se trompe sur le but de la parité. Je prends juste ce qu’a dit Laëtitia GOURBE, notamment par rapport aux chiffres en disant « on a 65 % de femmes, enfin deux tiers/un tiers ». On pourrait dire qu’on n’est pas à parité, parce qu’il y a trop peu d’hommes, mais je veux dire, ce n’est pas suffisant. Il faut vraiment qu’on regarde en termes de recrutement, en termes de déroulement de carrière, en termes de promotion, si on retrouve cette parité. Et par exemple, j’entends bien Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 18/44 quand on dit qu’on ne recrute pas quelqu’un en fonction de son sexe, mais la question qui se pose, par exemple, à compétences égales en présence d’une femme et d’un homme : j’espère qu’on se déconnecte de toute connotation justement sexiste. On sait que, dans un certain nombre d’entreprises, on dit « houlà » ... Alors, si la femme est, sans manque de respect, d’un certain âge, on prend une marge de sécurité. Si elle est plutôt jeune, il y a des risques -des « risques », pas des « chances » - des risques de maternité, et que ça peut jouer. Voilà. Donc je ne fais pas de procès d’intention, ce sont des questions que je pose. Et je suis très heureux d’apprendre la création de ce nouveau service public. Moi, je suis d’accord avec Chantal : je crois que, dans les choix, quand on met des femmes en avant, des femmes, il y en a dans toutes les couches de la société. Il y a des femmes qui réussissent, il y en a d’autres qui réussissent moins, mais elles méritent aussi, et il faut voir le message qu’on peut délivrer. Et (je terminerai par-là), puisque vous avez annoncé que ça se situerait en mars, moi, à tout hasard, je vous propose une date : le 8 par exemple... M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, monsieur RAGON. Vous avez raison de le souligner, ce n’est pas parce que la situation, dans notre pays et presque plus particulièrement à Olivet, est plus favorable que ce qu’on peut observer parfois ailleurs... C’est vrai que ça nous rend sensibles à certaines luttes qui sont en cours. Et je pense notamment aux femmes, en Iran, qui sont extrêmement courageuses et probablement bien plus courageuses que certaines prises de position, parfois un peu caricaturales qui ont lieu sur notre territoire national. Et elles nous obligent, comme vous le disiez et elles sont un exemple pour l’humanité tout entière. Sur la situation professionnelle, les chiffres qu’a présentés Laëtitia GOURBE et d’ailleurs elle les présentait très objectivement : c’est à la fois lié à la structure des métiers : on a des emplois qui sont aujourd’hui parfois considérés comme essentiellement féminins et on subit un peu cela. Et c’est vrai que, je vais prendre le métier d’assistant maternel : je ne sais pas si c’est toujours le cas aujourd’hui mais nous en avions un et on est assez attentif à ce que des hommes puissent être considérés sur des emplois qui sont, à tort, vus comme féminins. Et c’est vrai que la structure de nos emplois reflète un peu des tendances de société mais il faut qu’on casse ces stéréotypes : on n’a pas besoin d’être une femme pour être assistante maternelle, on n’a pas besoin d’être une femme pour être ATSEM, on peut aussi avoir des hommes et on y veille. Et quant aux congés maternités, quand on regarde le nombre de congés maternités qu’on a pu avoir dans les services au niveau des responsables de service, ces dernières années, je peux vous dire qu’on est plutôt encourageants et bienveillants sur le sujet, puisque ce n’est absolument pas un critère de recrutement, et même sur les postes à responsabilité puisqu’on a recruté une DGS. Alors, il y avait déjà eu une DGS à Olivet dans les années 2000, donc on regarde la compétence, on regarde le savoir-faire et le savoir-être, comme le disait Laëtitia GOURBE et c’est ça qui compte dans nos recrutements. Je crois que ça nous réussit plutôt bien puisqu’on a des services qui sont engagés, qui atteignent les objectifs que nous leur fixons, dans une bonne ambiance. On continuera à fonctionner ainsi, en menant les combats qui doivent être menés et en continuant notre action de fond en la matière. Est-ce qu’il y a d’autres interventions ? Monsieur HAGLUND ? J-C. HAGLUND : Merci monsieur le Maire. Une observation générale : il ne faut pas y accorder plus d’importance qu’il ne le faudrait mais je n’ai pas toujours compris s’il s’agissait d’un rapport donné en 2022 sur les chiffres et les actions de 2021. Très souvent, dans le rapport, on voit ce qu’il en est pour 2022 et là, grâce à la question qui a été posée, on a même amorcé une exploration sur un événement qui aura lieu en 2023. Alors je comprends bien que le sectionnement calendaire très strict par année est un petit peu gênant parce qu’il ne permet pas de voir la continuité d’une action, mais en même temps, de temps en temps, oui, c’est mieux de savoir exactement où on en est. Je suis toujours un petit peu gêné, moi, par un point qui est celui de l’équité ou de l’égalité parce que vous le dites fort bien dans votre paragraphe de conclusion, en page 12, juste avant le tableau des postes d’encadrement, « il convient toujours de rappeler que les agents féminins et masculins d’Olivet d’une même filière, d’une même catégorie, à grade égal, de la même expérience, à la même quotité de temps de travail et pour le même niveau de responsabilité bénéficient du même niveau de rémunération ». C’est vraiment très bien dit et en plus c’est la loi, c’est le règlement. Tout est parfait, l’équité entre les femmes et les hommes est ainsi garantie. Or, de fait, quand on quitte le domaine réglementaire légal et institutionnel pour observer ce qu’il en est dans la réalité, ce n’est pas exactement comme ça que les choses se passent. Non seulement, pendant le temps de l’activité professionnelle, pendant le temps du travail -mais je lisais récemment un article fort instructif et un Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 19/44 brin déprimant d’ailleurs- qui montrait que l’effet cumulé sur les retraites entraînait (là où on ne s’y attendait pas) des différences très sensibles dans le montant des retraites entre femmes et hommes ayant exercé les mêmes métiers ou équivalents. Ça montre bien que, autant le réglementaire est nécessaire, autant je crois qu’un volontarisme est nécessaire pour corriger les effets induits, parce que quand je regarde le tableau, juste après, page 12, le tableau de répartition des postes de management selon le sexe au 31 décembre 2021, je vois bien, en postes de direction, trois femmes, cinq hommes, en postes de responsable de service, 11 femmes et quatre hommes. Et là, derrière ce qu’il y a d’absolument objectif dans un tableau, on voit qu’on amorce l’explication de ce différentiel qui, peu à peu, crée les différences de rémunération. J’espère qu’un jour, évidemment, à Olivet, le nombre de postes de direction occupés par les femmes et les hommes, le nombre de responsables de service occupés par les femmes et les hommes sera plus révélateur d’une situation d’équité ou d’égalité. De la même façon, en ce qui concerne le temps partiel, vous nous avez donné tous les renseignements qui nous permettent de le mesurer et on sait qu’il y a alors toute une batterie d’explications qui mènent à comprendre que le temps partiel est plus globalement choisi (choisi sans guillemets, ou « choisi » entre guillemets) par les femmes que par les hommes, mais là, je me suis dit : « il manque peut-être quelque chose » : s’il y a une marge de différence, on la constate, on peut l’expliquer. Est-ce qu’il est possible de faire quelque chose pour éventuellement la modifier ? Maintenant, évidemment, une réponse vient tout de suite à l’esprit : « ce sont les femmes qui choisissent ! » Oui, mais dans ce choix, quels sont les paramètres explicatifs qui font que ce choix n’est pas aussi libre qu’on pourrait l’imaginer ? Et enfin, il y a quelque chose que je n’ai pas très bien compris, alors, c’est peut-être sur un point de détail ou un point de vécu : dans une des actions que vous présentez, il est question du stress induit par les personnels qui sont en situation de contact avec des personnes éventuellement difficiles. Et là, je me suis posé la question : en quoi est-ce que c’est une question spécifiquement féminine ? Je veux dire, un usager violent, un Olivetain mal embouché ou ayant consommé trop de produits divers sera-t-il spécifiquement difficile à gérer par une femme ou par un homme ? Est-ce que c’est là que se trouve cette question du stress induit ? Je dis bien que là, on n’est pas dans les grands mots, dans les grandes théories, dans les prises de position idéologiques ou techniques, mais sur le vécu. Et j’aimerais bien, que vous puissiez m’expliquer en fin de compte, de quoi il s’agit ici. Et en tout cas, je vous remercie évidemment pour ce document qui nous permet d’avoir les débats que nous avons cette année, comme les précédentes. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup pour vos questions. Je ne sais pas si Laëtitia GOURBE commence à répondre, sinon... Sur la date, alors effectivement, il faut qu’on s’arrête à une date. On pourrait prendre le 30 juin de l’année. Là, c’est une convention. Effectivement, ça peut se discuter. Sur l’emploi du terme « équité », « égalité » à la page 12, vous avez raison, j’aurais plutôt employé le terme d’égalité, puisque là, on est plutôt dans une situation où justement, ce qu’on met en évidence, c’est presque l’identité. Et là, il faut peut-être qu’on corrige et qu’on emploie le terme d’égalité. Et plus globalement sur ce que vous indiquez sur l’équité, sur le temps, sur les retraites etc., vous avez raison, moi je suis complétement en phase avec ce que vous indiquez. Et ce que Laëtitia GOURBE disait tout à l’heure va dans ce sens, c'est-à-dire qu’aujourd’hui, dans l’expérience managériale que nous pouvons avoir, nous ne forçons personne et nous ne demandons à personne d’être en temps partiel. Ce sont des agents – et en règle générale des agents de sexe féminin –qui viennent nous solliciter pour exercer à temps partiel, mais en n’ayant pas forcément toujours à l’esprit les conséquences persistantes et durables que cela peut avoir, à la fois sur leur carrière, mais également sur leurs droits à l’issue de leur carrière professionnelle. Et Laëtitia GOURBE le disait tout à l’heure (ou je ne sais pas si elle l’a dit, mais en tout cas, c’est dans le rapport), il y a un entretien systématique au moment de la demande de temps partiel pour expliciter les conséquences que ça peut avoir. C'est-à-dire que ce n’est pas simplement « à un moment donné, je réduis mon activité professionnelle pour mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle », c’est derrière « je diminue mes droits ». Et ça, le service RH, présente les conséquences. Après, il y a des choix politiques personnels. Moi, je suis attaché à la liberté de choix des gens à partir du moment où ils sont éclairés mais c’est un point de vue. Après, on peut considérer qu’il faut redresser les gens et les faire choisir ce qui est entre guillemets « leur meilleur intérêt », même si ce n’est pas ce qu’ils souhaitent. Ça, c’est deux conceptions de la société différentes. Je ne dis pas que c’est la vôtre, mais parfois, dans les débats publics, on entend ça. Nous, ce qu’on souhaite, c’est que les personnes qui prennent ces décisions-là puissent le faire en toute connaissance de cause, en les Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 20/44 éclairant au maximum et sur l’intégralité des aspects que cela peut avoir, et notamment sur les retraites. Et je vous rejoins là-dessus. Le tableau est arrêté au 31 décembre 2021 et je calculais, parce que je pense que, dans les cinq hommes, il devait y avoir le DGS. Et comme on a changé de DGS, désormais, je pense qu’il y a un homme de moins. Les quatre sont derrière, parce qu’il y a un homme qui est parti, mais il a été remplacé par un homme, en l’espèce. Et je pense qu’on est toujours à trois femmes mais je cherchais qui étaient les trois femmes au 31 décembre. Je me demande s’il n’y a pas quelqu'un qui est en surnombre à un moment donné. En tout cas, on n’est peut-être pas à quatre/quatre, mais en tout cas, on est à trois / quatre et cet équilibre est important. Je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter. Est-ce qu’il y a d’autres souhaits d’intervention ? S’il n’y en a pas d’autres, nous prenons acte de ce débat. Je vous remercie encore une fois pour la qualité des échanges. Je salue le travail qui est accompli chaque année, parce que, pour siéger dans d’autres collectivités, parfois, et même systématiquement plus grandes que la nôtre, on n’y passe pas entre guillemets « autant de temps » et on n’a pas autant d’informations sur la situation, à la fois du territoire et des effectifs. Donc, c’est un travail important et je vous invite, si vous le souhaitez, en commission avec Laëtitia GOURBE, à l’approfondir pour mettre en place de nouvelles actions dans les années qui viennent. Mme GOURBE, Adjointe au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet de prendre acte du rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes pour l’année 2021 et de prendre connaissance de l’évolution du plan d’actions élaboré annuellement. En application de la loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité entre les femmes et les hommes et de l’article L. 2311-1-2 du code général des collectivités territoriales, les conseils municipaux des communes de plus de 20 000 habitants examinent un rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes préalablement au débat sur le projet de budget. Les modalités et le contenu du rapport sont précisés par le décret n° 2015-761 du 24 juin 2015 relatif au rapport sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes intéressant les collectivités territoriales. Depuis 2017, des plans d’actions sont présentés lors des conseils municipaux des mois de novembre. Nourri chaque année du bilan des actions en cours, le plan d’actions est actualisé et enrichi de nouvelles actions pour l’année suivante. Le rapport présenté cette année est ainsi composé de deux parties : la première consacrée à la situation en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des services de la commune d’Olivet en 2021 et la seconde au plan d’actions. Il est proposé au Conseil municipal de prendre acte du rapport 2021 sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes sur le territoire de la commune d’Olivet. Ce dossier a été présenté à la commission ressources humaines, accueil et secrétariat général du 10 octobre 2022 et au Comité technique du 20 octobre 2022. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 21/44 Le Conseil prend acte. Point n° 9 : FINANCES – BUDGET PRINCIPAL ET BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL – DÉBAT DES ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES 2023 (délibération n° DEL_2022_11_09) → (Voir présentation en annexe) M. SCHLESINGER : Et nous pouvons prendre la délibération suivante qui est le débat d’orientation budgétaire et je passe la parole à Romain SOULAS, pour sa présentation. R. SOULAS : Merci monsieur le Maire. Comme chaque année, voici le DOB, avant la discussion budgétaire proprement dite pour déjà analyser le contexte dans lequel nous sommes et dans lequel va s’inscrire le budget 2023. Après, nous aurons un point sur la situation de nos finances à fin 2022 et puis les orientations retenues pour l’année prochaine. Le contexte macro-économique : il est marqué par une inflation qui est à un niveau inconnu depuis une trentaine d’années. Avant même les questions géopolitiques -parce que, dans le débat public, on résume un petit peu la situation à la guerre en Ukraine, mais c’est un petit peu plus compliqué que cela- c’est d’abord une question de tension entre l’offre et la demande liée à la forte reprise économique après le COVID et les différents confinements, dans la plupart des pays, notamment occidentaux. C’est cette situation sanitaire qui a engendré des désorganisations dans les chaînes de production, désorganisation qui se poursuit encore en Chine – et on sait le niveau de dépendance que nous avons par rapport à ce pays, avec la stratégie dite « du zéro COVID » qui conduit à fermer des usines et à avoir une limitation de l’offre par rapport à la demande. Dans de nombreux pays (États-Unis, Grande-Bretagne, dans une moindre mesure en France, mais tout de même), il y a des tensions sur le marché de l’emploi, des situations de plein-emploi qui font qu’il y a un manque de main-d’œuvre d’une part, et/ou des situations où, pour être attractives, les entreprises offrent des salaires plus élevés, ce qui se retrouve forcément dans les prix. Et à ces différents facteurs s’ajoute le conflit provoqué par la Russie à l’encontre de l’Ukraine, qui lui, a un effet direct sur les prix de l’énergie et du gaz notamment. En réaction à cette situation, les banques centrales (d’abord la Banque centrale américaine, puis la Banque centrale européenne a suivi avec un petit peu de retard) ont commencé à augmenter les taux d’intérêt et ont mis fin à une quasi-décennie de politique monétaire extrêmement accommodante, où l’argent ne valait finalement pas grand-chose, ce qui avait permis de s’endetter, à la fois pour les opérateurs privés comme publics. Et donc aujourd’hui, pour freiner tout simplement la demande et avoir un rééquilibrage de l’inflation, les taux d’intérêt sont remontés d’une façon assez brutale, ce qui nous impacte tous, à la fois collectivités publiques comme particuliers. On a déjà la traduction de cela sur la croissance économique, qui, en 2022, ralentit par rapport à 2021, qui était une année assez importante en termes de croissance. Et donc une situation qui ralentit encore plus fortement en 2023, avec des risques élevés de récession dans certains pays, l’Allemagne notamment, qui est la première puissance économique de la zone Euro, avec un risque lié de remontée du chômage. On risque donc de connaître une situation inconnue pour ceux de ma génération mais qu’on appelait, à une époque « stagflation » avec une inflation assez élevée et une croissance qui est quasi nulle dans certains pays. Aujourd’hui, les projections sur l’inflation, c’est une inflation qui est encore assez élevée pour l’année prochaine. La Commission européenne a republié très récemment de nouvelles prévisions, elle a rehaussé ses prévisions d’inflation sur l’année prochaine, et, même si c’est en diminution par rapport à 2022, ça reste encore très élevé et le retour à la normale est plutôt attendu en 2024, avec une inflation qui se rapproche des 2 %, qui est la cible de la Banque centrale européenne. Pour la France, en 2023, une croissance se situerait entre 0,5 et Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 22/44 1 % (0,5 étant plutôt le consensus des économistes, 1 % étant la prévision du gouvernement), sachant qu’on a, cette année, une croissance encore solide, notamment par rapport à nos partenaires européens, de 2,6 %. L’inflation, je l’ai dit, est encore élevée l’année prochaine, plus de 4 %. On serait, sur l’année, à 6 %, sachant qu’on a, nous, en France, une inflation parmi la zone Euro qui est l’une des moins élevées. Le taux de chômage, toujours pour la France : 7,4 %, c’est le dernier chiffre connu. On peut craindre une légère ré-augmentation ou du moins le fait que la diminution du chômage qui est observée, depuis un certain nombre de trimestres, s’arrête l’année prochaine. Sur le déficit public, il est, lui, prévu à hauteur de 5 % du PIB, c'est-à-dire qu’il n'y aurait pas d’amélioration du déficit public l’année prochaine, puisque c’est à peu près la tendance aussi pour cette année avec un déficit sur l’État : quand on parle de déficit public, c’est toujours État, Sécurité sociale et collectivités locales. Pour l'État, on est à quasiment 160 mds€ de déficit prévu, engendré notamment par les mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages, ainsi que les mesures de soutien aux entreprises et aux collectivités pour faire face aux prix de l’énergie. C’est le fameux bouclier tarifaire, qui permettra un plafonnement des tarifs réglementés de l’énergie à 15 % d’augmentation. La dette, dans ce contexte, baisse très, très légèrement. Elle reste élevée, à 111 % du PIB. Et ce qui est surtout intéressant et aussi inquiétant, c’est la charge de la dette, donc les intérêts pour payer cette dette. Je le disais tout à l’heure, pendant 10 ans, on a pu s’endetter, le pays a pu s’endetter sans forcément que ça coûte plus cher puisqu’on bénéficiait de taux extrêmement bas, voire parfois de taux d’intérêt qui étaient même négatifs. Cette situation est maintenant derrière nous. Et on a là une charge de la dette, en un an, qui progresse de plusieurs milliards d’euros : 50 mds€, c’est le budget cumulé de plusieurs ministères ! Ensuite, on a des mesures qui viennent toucher plus particulièrement les collectivités locales. Une progression de 2,15 % des concours financiers de l’État aux collectivités, ce sont plutôt de bonnes nouvelles. La Dotation Globale de Fonctionnement, qui bénéficie surtout aux communes est abondée de 320 M€ : je ne dirais pas que c’est historique, mais ça fait bien longtemps que cette en enveloppe n’a pas augmenté dans de telles proportions, puisqu’on était depuis 2017 sur une stagnation, et avant 2017, sur une baisse franche de cette somme, qui est l’une des principales recettes des communes après la fiscalité. On a la mise en place d’un dispositif qu’on appelle un petit peu communément le « filet de sécurité » mais c’est l’État qui a, notamment à l’initiative des députés, mis en place une compensation partielle des surcoûts liés à l’énergie et à la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires pour les communes. Il faut remplir certains critères pour cela. Olivet n’est pas éligible à ce dispositif mais il y a un nombre important de communes qui bénéficieront de cette aide. L’État viendra compenser par un versement, une partie des surcoûts énergie et point d’indice, puisqu’il y a des communes que cette situation met vraiment en grande difficulté. Et puis il y a la création d’un Fonds Vert à hauteur de 1,5 md€ sur plusieurs années, avec 375 M€ de crédits ouverts dès 2023. Comme son nom l’indique, c’est pour soutenir des projets qui iront dans le sens de la performance environnementale et de la transition écologique. Voilà : l’État met quand même, dans ce contexte très particulier, un certain nombre de dispositifs en place pour soutenir les collectivités locales puisque de nombreuses communes, Départements, Régions font face à un niveau de dépenses, notamment énergétiques, très élevé, et les recettes ne suivent pas au même niveau. Les collectivités qui étaient déjà dans une situation tendue se retrouvent là dans une situation de grande difficulté, ce qui n’est pas le cas d’Olivet. Les mesures fiscales qui touchent des collectivités locales, c’est la suppression progressive sur deux ans, donc 2023 et 2024, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C’était un impôt qui avait remplacé en partie l’ancienne taxe professionnelle et cet impôt était régulièrement pointé du doigt comme étant un impôt qui pénalisait la compétitivité des entreprises. L’État prend le parti de le supprimer, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour ces entreprises, à un moment -ça avait été rappelé lors de la commission générale- où les entreprises doivent rembourser les prêts garantis par l’État qui avaient été accordés au moment du COVID. C'est une sorte d’avantage fiscal (je n’aime pas le terme « cadeau », mais d’avantage fiscal) qui va seulement permettre aux entreprises concernées de faire face à des remboursements de prêt garanti par l’État et aussi de faire face aux augmentations d’énergie auxquelles elles sont aussi durement confrontées. Disparition du dernier tiers de la taxe d’habitation sur les résidences principales, pour les foyers qui payaient encore cette Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 23/44 taxe. C’étaient les derniers 30 %. À Olivet, ces foyers sont peut-être un petit peu plus nombreux que dans la moyenne des communes. Et puis un non-plafonnement de plus en plus certain de la revalorisation forfaitaire des bases d’imposition assises sur l’inflation avec une augmentation donc mécanique des bases de taxe foncière de 6 à 7 %. Là, ça mérite peut-être qu’on s’y attarde un petit peu plus, puisque, dans une époque encore pas si lointaine, à chaque discussion budgétaire annuelle en loi de finances, le législateur décidait du niveau d’augmentation forfaitaire qu’il mettait sur les bases d’imposition et c’était un petit peu au gré de son humeur. On avait des années, parfois, où le législateur était plutôt généreux avec les collectivités, notamment les années où la DGF baissait de manière assez forte : il y avait une forme de compensation qui était offerte sur les bases, avec des augmentations de l’ordre de 2 à 3 %. Et puis après, on est venu sur un mécanisme plus objectif. On a retenu l’inflation de novembre à novembre. Donc là, l’inflation pour le niveau qui sera retenu pour 2023, ce sera l’inflation constatée entre novembre 2021 et novembre 2022. La dernière donnée connue, c’est celle d’octobre à octobre : elle était supérieure à 6 % : on peut estimer qu’on sera sur ce niveau-là. Il y a eu, à un moment donné, l’hypothèse d’un plafonnement pour ne pas faire supporter au contribuable une telle augmentation, et finalement, au gré de la discussion parlementaire, il semble que ce soit un non-plafonnement qui soit retenu et donc l’application telle quelle de cette règle qui conduit à une augmentation. Cela conduit nos ressources liées à la taxe foncière à progresser de 6 à 7 %, a minima, puisqu’après, on a l’évolution physique des bases liée aux nouvelles constructions. Et puis après, il y a des collectivités -on entend beaucoup parler de la Ville de Paris en ce moment- qui jugent utile, dans ce contexte, de rajouter une augmentation forte sur les taux mais ce qui n’est pas le cas à Olivet. Voilà ces éléments qui sont quand même relativement importants, à la fois pour les contribuables et à la fois pour les collectivités, sur nos recettes. Ce qu’on peut relever tout de même sur les dispositions fiscales, c’est que c’est plutôt intéressant pour le contribuable. On est dans un pays qui est quand même parmi les plus fiscalisés, donc quand on a des baisses de fiscalité, c’est toujours intéressant à souligner. Là où je nuancerai, c’est que ces diminutions de recettes pour l’État, aujourd’hui, on constate qu’elles sont plutôt financées par de la dette que par des diminutions de dépenses et on peut s’inquiéter pour l’avenir de la trajectoire qui est suivie. J’en viens maintenant au contexte plus local : la situation des finances d’Olivet sur 2022. Vous avez ici le graphique qui représente nos recettes et nos dépenses de fonctionnement. Vous voyez que recettes et dépenses progressent de manière assez dynamique, toujours, en 2022, avec un écart qui reste intéressant entre ces deux courbes, ce qui nous donne notre épargne brute, alors même que dans de plus en plus de collectivités, notamment cette année, ces deux courbes vont dangereusement se rapprocher : c’est ce qu’on appelle l’effet de ciseau quand les dépenses viennent à croiser les recettes, donc quand les collectivités sont privées d’épargne. Ce n’est pas la situation, bien heureusement, que nous connaissons à Olivet. Sur nos recettes de fonctionnement à présent, un rappel sur la Dotation Globale de Fonctionnement. Entre 2011 et 2022, la ville a perdu plus de 15 M€ cumulés par rapport au niveau de ce qu’était la DGF en 2011 si cette recette s’était maintenue à ce niveau de 2011. C’est quand même très important puisque ça représente plusieurs gros projets d’investissement. Et vous avez ensuite la courbe de baisse : on partait de 3,6 M€ (ou un peu plus) en 2011, pour atterrir à 1,5 M€ en 2022, donc on constate, depuis 2017, que la tendance baissière est beaucoup moins accentuée qu’auparavant, mais on est toujours sur une tendance qui diminue. Alors peut-être qu’on peut espérer, pour l’année prochaine, que ça sera une stagnation pure et simple mais on ne peut pas encore le dire à ce stade. Heureusement, cette diminution de la DGF est plus que compensée par la dynamique sur nos recettes fiscales, donc par ce que nous procurent les constructions nouvelles en termes d’assiette, puisqu’entre 2014 et 2022, à taux constant, on a eu chaque année en moyenne 3,12 % de dynamique sur le produit fiscal. Cela fait, sur cette même période (2014-2022), 5,4 M€ supplémentaires à mettre en rapport au 1,6 M€ de DGF en moins. Donc la ville est restée bénéficiaire par rapport à ce qu’elle a perdu en termes DGF, mais bon, ce sont toujours des sommes dont on aurait fait bon usage si elles nous avaient été versées ! À présent sur les dépenses de fonctionnement, là, notamment sur l’année 2022, sur les principaux éléments qui nous concernent : - L’envolée des coûts de l’énergie, bien sûr. En 2022, on estime ce poste à 2,2 M€. C’est moins élevé que ce que nous avions envisagé au moment du budget supplémentaire, puisqu’on était à plus de 3 M€. Grâce à une bonne maîtrise de ce poste et aux décisions qui ont été prises en termes de Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 24/44 gestion des équipements de chauffage, on arrive à bien tenir cette dépense mais elle sera tout de même significativement plus élevée que l’année 2021 où on était sur 750 M€. - L’impact du point d’indice, on l’a vu à travers la décision modificative : +200 000 € ainsi que d’autres mesures qui sont intervenues au cours de l’année 2022, des mesures décidées par l’État, donc 200 000 € au titre du point d’indice et d’autres mesures, d’où les 300 000 € que vous aviez vus en DM tout à l'heure. - La pénalité au titre de la loi SRU qui est en croissance de 400 000 € pour cette année. Ça, ce sont les éléments principaux. On ne les a pas tous cités, il y en a d’autres : - Bien sûr les denrées sur la partie alimentaire, pour la restauration scolaire, qui connaissent aussi une envolée importante. - Et puis, sur la partie investissement, on le constate dans l’attribution des marchés, on le constate aussi sur les index qui servent à la révision des prix des marchés : des progressions souvent à deux chiffres sur les matériaux. Malgré tout cela, c’est ce que je disais tout à l’heure, les collectivités qui abordent ce contexte et qui étaient déjà dans une situation fragile sont clairement mises en difficulté. À Olivet, on a la chance de pouvoir s’appuyer (de manière quasi historique) sur une situation historiquement saine qui nous donne des marges de manœuvre. On s’était notamment beaucoup désendettés sous le mandat précédent, on avait toujours été prudents aussi dans nos hypothèses de prévisions de recettes et de dépenses. Donc on gardera, malgré cette situation, un autofinancement robuste. L’autofinancement va diminuer, c’est inéluctable, mais il restera à un niveau pour une collectivité de notre strate tout à fait intéressant, satisfaisant et cela nous permettra de poursuivre nos investissements. Vous voyez donc une épargne brute supérieure à 5 M€ et une épargne nette d’environ 4,5 M€. Alors, ce sont des prévisions d’atterrissage 2022, ça reste soumis à prudence. Les vraies données, ce seront celles que l’on pourra constater au moment du compte administratif, mais là, comme on arrive en fin d’année, ça permet d’avoir déjà une projection qui est plutôt rassurante (encore une fois) par rapport au contexte dans lequel nous sommes. Sur la dette, nous l’évoquions tout à l’heure, on a souscrit cette année de manière anticipée (puisque c’était plutôt prévu pour 2023 et on l’a fait en 2022), un emprunt de 4 M€ à un taux inférieur à 2 % sur 15 ans. Le bureau d’études qui nous accompagne nous avait clairement indiqué que c’était une offre très intéressante. En intégrant ce nouvel emprunt, ça porte notre taux moyen de l’en-cours (donc l’ensemble de nos emprunts) à seulement 1,64 %. On a une dette dans son ensemble, une dette globale peu onéreuse en termes de frais financiers, à Olivet. Et vous voyez là le tableau qui représente le stock de dette ; vous voyez l’estimation 2022, en ayant rentré l’emprunt de 4 M€, on est sur quelque chose de tout à fait maîtrisé, puisqu’on avait ce niveau de dette il y a quelques années, et pour autant, la collectivité n’était pas en difficulté. Sur la masse salariale à présent, au 31 octobre 2022 : il est rappelé que la ville emploie 318 équivalents temps plein, sous tous les statuts qui existent (fonctionnaire titulaire, fonctionnaire stagiaire ou contractuel). Les dépenses globales de personnel pour 2022 augmentent, pour les raisons que j’ai évoquées tout à l’heure et qui sont rappelées sur cette slide. Elles augmentent et elles seront de l’ordre de 15,2 M€. Et vous voyez, qu’outre le dégel du point d’indice, le glissement vieillesse technicité - c’est le mécanisme de l’ancienneté- c’est propre au statut de la Fonction publique, on le retrouve chaque année mais il y a des mesures plus particulières qui ont permis à certains agents de changer de catégorie hiérarchique, de passer de catégorie C à B ou de B à A, ou encore des compléments indiciaires pour certains cadres d’emploi, notamment dans la filière sociale, pour rendre ces métiers plus attractifs. Et puis on a eu aussi davantage de besoins de recrutement sur les centres de loisirs. Alors, d’un côté, c’est une bonne nouvelle, c'est-à-dire que le service plaît aux habitants et fonctionne bien, mais de l’autre, ça nécessite des embauches de vacataires pour respecter les ratios d’encadrement qui sont réglementaires. Sur 2023, à présent, nos enjeux : c’est toujours le maintien de cette qualité de service élevée qui fait partie de l’identité de la commune d’Olivet. Poursuivre la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement pour maintenir les marges de manœuvre budgétaires : c’est ce à quoi on s’astreint Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 25/44 chaque année, mais là, je dirais que c’est un enjeu encore plus fort dans le contexte et c’est ce qui permet de préserver une capacité d’autofinancement élevée. Toujours le maintien des taux de fiscalité, des taux d’imposition de taxe foncière puisqu’il n’y a plus de taxe d’habitation maintenant. La poursuite de la mise en œuvre des projets de la ville, dans un contexte de croissance démographique de la ville puisque la commune continue d’attirer des habitants et il faut aussi mettre, en face de ces nouveaux habitants, les services dont ils ont besoin. C’est tout l’enjeu que nous avons sur les équipements scolaires sur lesquels on met beaucoup l’accent dans ce mandat. Et puis enfin, l’adaptation de notre trajectoire financière à l’ensemble de ce contexte, par l’ajustement à la marge de notre plan pluriannuel d’investissement puisque la plupart de nos gros projets sur le mandat sont d’ores et déjà lancés. Il faut qu’on réajuste ce plan pluriannuel d’investissement pour qu’il soit bien en adéquation avec l’évolution du contexte. Il faut aussi qu’il intègre des coûts que j’évoquais en matière de construction qui sont plus élevés et qui viennent renchérir les projets par rapport à ce que nous avions estimé en début du mandat. Pour le fonctionnement, à présent sur le volet recettes : une évolution dynamique du produit de la taxe foncière. Là, par rapport à ce que nous avions vu en commission générale, et après avoir observé aussi la façon dont nos collègues de la métropole envisageaient la situation, on a porté notre prévision sur les bases de taxe foncière à 6 %, puisque, comme je le disais, c’est ce qui semble se confirmer du côté du Parlement, sachant, qu’outre le niveau d’inflation, on a aussi notre dynamique propre à Olivet sur les bases physiques. Cette prévision à 6 % reste tout à fait prudente, et au moment du BS, on aura reçu les états fiscaux prévisionnels donc on pourra réajuster ce montant. Sur la fiscalité indirecte : les droits de mutation à titre onéreux, par rapport au marché de l’immobilier, la taxe sur la publicité, la taxe sur l’électricité, là nous sommes restés très prudents parce que c’est vraiment de la fiscalité qui évolue en fonction du contexte économique. Et notamment sur le plan immobilier, on avait connu pendant trois, quatre années, des évolutions très dynamiques qui avaient dépassé le million d’euros sur les droits de mutation à titre onéreux. Là, je pense qu’il faut être prudent, parce qu’avec notamment l’augmentation des taux d’intérêt, on a beaucoup de dossiers de particuliers qui sont refusés maintenant par les banques, donc on va avoir sûrement un retournement de tendance sur le marché de l’immobilier. Là, on a été prudents sur nos prévisions de recettes liées à ce phénomène. Sur la DGF, on avait 1 542 000 € cette année, on prévoit 1 450 000 € donc on prévoit une baisse plutôt légère mais une baisse quand même. Et là aussi, il sera temps, au moment du budget supplémentaire, de se réajuster. On verra si, à travers l’abondement prévu par l’État, on fait partie des collectivités qui bénéficient d’une stagnation ou si on est encore dans les collectivités sur lesquelles on vient un petit peu prendre pour redistribuer aux autres parce que c’est un peu un système de Robin des Bois où on a une enveloppe globale et puis certaines collectivités sont bénéficiaires au détriment d’autres. Sur notre politique tarifaire, enfin, il faudra étudier, au mois de juin (là aussi au moment du BS) comment nous nous situerons, à la lumière du compte administratif 2022 pour étudier l’opportunité d’une revalorisation des tarifs à la rentrée 2023. On avait voté une revalorisation des tarifs de 3 %, soit à peine la moitié de l’inflation constatée, donc le différentiel, c’est le reste du budget qui le porte et c’est le contribuable. Il faudra quand même se reposer la question de cela, en ayant aussi un regard sur les effets de notre nouvelle politique tarifaire, puisqu’on n’avait pas encore assez de recul en termes de temporalité pour pouvoir tirer le bilan des décisions que nous avions prises sur l’application du quotient familial notamment. Du côté des dépenses, pas de changements sur l’enveloppe dédiée aux associations. Sur le reste des dépenses, nous étions sur un objectif de 3 %, parce qu’il fallait bien tenir compte de l’inflation : en isolant tout ce qui est prix de l’énergie et ce qui est lié au point d’indice, sur le reste des dépenses réelles de fonctionnement, on souhaitait contenir l’évolution à hauteur de 3 % maximum, en se comparant aux crédits ouverts sur l’ensemble de l’année 2022, donc BP plus BS plus DM. En matière d’investissement, un PPI qui est comme d’habitude décliné en enveloppes thématiques, auquel on rajoute la somme que l’on verse à la métropole pour la voirie, et nous serions sur une enveloppe de 11,5 M€ de dépenses d’équipement. C’est à peu près la même tendance que pour 2021 et 2022. Ça reste un niveau élevé d’investissement dans le contexte. C’est aussi un soutien apporté au tissu local et c’est la poursuite de la mise en œuvre des projets que nous avons lancés depuis le début de ce mandat. On n’est pas dans une surenchère en matière d’investissement, on est dans la poursuite du programme que nous nous sommes fixés, avec un financement par le fonds de Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 26/44 roulement qui est alimenté par les derniers emprunts que nous avons souscrits. S’il y aura probablement un emprunt d’équilibre affiché au moment du budget primitif lorsqu’on reprendra les résultats comptables de l’année 2022, cela nous permettra de ne pas souscrire d’emprunt nouveau sur l’année 2023. Les principales opérations d’investissement : le détail sera dévoilé bien sûr au moment du budget primitif, le mois prochain, mais pour les opérations particulièrement remarquables, on retrouve la poursuite du financement du Clos-du-Bourg pour 1 M€, et les acquisitions foncières qui se poursuivront dans le Clos de la Vanoise. Ça c’est tout l’aménagement urbain de la commune à moyen et long terme. L’entretien du patrimoine municipal, avec le site mairie pour 1,6 M€. Nous avions voté une AP/CP en la matière, 1,6 M€ ce n’est que la partie 2023 de l’opération. La réhabilitation du gymnase du Beauvoir pour 1,5 M€. Les écoles (j’en parlais tout à l’heure), la Vanoise 3,5 M€, là aussi, ce n’est qu’une partie des crédits de cette opération. La création d’une voirie à la Vanoise pour 1,5 M€ sachant que cette dernière ligne sera peut-être revue puisque nous allons entamer des discussions avec la métropole pour voir dans quelle mesure cette somme pourrait être portée dans le cadre de l’attribution de compensation et, dans le cadre du PPI voirie, directement supportée par l’attribution de compensation. Je ferai observer tout de même que, sur ces investissements, vous voyez qu’une somme non négligeable de ces investissements est orientée vers des travaux qui vont dans le sens de la transition énergétique puisque, que ce soit le site mairie ou le gymnase du Beauvoir, nous sommes sur des travaux qui amélioreront grandement la performance thermique de ces bâtiments. Quant à la création d’une école à la Vanoise, ce sera une école qui aura un haut niveau d’ambition en matière là aussi de performances thermiques et qui vient en substitution d’une école beaucoup plus ancienne, qui elle, est très loin des standards environnementaux. On n’en est pas encore à faire un budget vert à Olivet, on le fera peut-être prochainement, mais voilà, si on devait mesurer, dans notre volume d’investissements, la part d’investissements fléchés vers quelque chose qui va dans le sens de la transition écologique, je pense qu’on aurait un très beau ratio. Sur le camping municipal maintenant, simplement un rappel puisqu’à partir de novembre 2022, c’est la société FRERY qui est le nouveau délégataire pour l’exploitation de ce camping et l’exercice 2023 sera la première année, la première saison pour ce nouveau délégataire. Les recettes perçues en 2023 sont composées de redevances versées à la commune par l’ancien délégataire, sur la base de la saison 2022, avec l’intéressement, et puis les recettes que l’on retrouve chaque année, d’occupation du domaine public, les frais de gestion et de contrôle et le loyer pour le logement de fonction. Sur la section d’investissement, on retrouvera des amortissements et le paiement du capital de la dette pour 13 500 €. Et la garantie d’emprunt, nous l’avons vue tout à l’heure. Voilà ce que je pouvais vous dire sur ces orientations budgétaires pour l’année 2023. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Romain pour cette présentation synthétique puisque vous avez le rapport qui développe plus dans le détail chacun des points qui ont été présentés dans ces orientations budgétaires. Maintenant, il est temps d’ouvrir le débat sur les éléments relatifs à la situation financière de la ville et je vais demander qui souhaite intervenir. J’ai vu Sandrine LEROUGE, sur ma gauche, Chantal BLOT, Stéphane VENDRISSE, Hervé LE GOFF, Laëtitia GOURBE, Jean- Christophe HAGLUND, Damien DENOUX... Est-ce qu’il y a d’autres souhaits de prise de parole ? Je referai un tour. Et Michel LECLERCQ. On va commencer avec Sandrine LEROUGE. S. LEROUGE : Merci monsieur le Maire. Je voudrais revenir un petit peu sur les sujets qu’a abordés Romain concernant, entre autres, la démarche concernant la sobriété énergétique entamée par la commune. C’est quelque chose où on n’était pas devins mais on avait quand même prévu le fait de travailler sur les économies d’énergie puisque ça fait partie des forts engagements que nous avions pris concernant cette mandature 2020-2026 avec, entre autres, le projet de rénovation du site de la mairie et pour avoir, d’une part, une sobriété énergétique et avoir procuré à nos agents une qualité d’environnement de travail plus importante. On a accru cet engagement avec la signature d’une convention avec la LNE qui s’appelle « Objectif climat 2030 », avec lesquels nous allons faire d’ailleurs prochainement un point sur les travaux réalisés et les projets que nous allons mettre en place prochainement, afin de vraiment faire un point d’étape et de pouvoir réorienter ou réajuster ou peut-être accélérer certaines choses. Il faut savoir que l’objectif de cette rénovation a quand même pour but d’atteindre une baisse de 60 % de consommation énergétique, et aujourd’hui, avec le site municipal qui est un premier jalon qui est en train d’être non pas restauré mais en tout cas sur lequel on travaille actuellement, ça représente quand même 13 500 m², ce qui n’est pas anodin. Et l’enveloppe financière qui est mise pour ces travaux est loin d’être négligeable puisqu’elle Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 27/44 correspond à 3,5 M€ pour améliorer, comme je vous le disais, et la consommation énergétique et la qualité de vie au travail de nos agents. Merci monsieur le Maire. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Chantal BLOT ? C. BLOT : Merci monsieur le Maire. Juste demander à Romain SOULAS... Il a parlé d’un Fonds Vert. Alors je suppose que c’est un fonds national. Est-ce qu’il est versé aux communes, au Département, et la Région, est-ce qu’il est versé aux individus ? Et si oui, selon quels critères ? Est-ce que vous le savez ? Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Stéphane VENDRISSE. S. VENDRISSE : Merci monsieur le Maire. Avec cette inflation qui nous touche tous, à la fois particuliers, entreprises et collectivités, on est obligés, nous tous, de faire des efforts donc il était normal que la collectivité fasse elle aussi quelques efforts : on a demandé à la fois aux utilisateurs des salles -les associations ainsi que les agents- d’être vigilants sur tout ce qui est chauffage, lumière, sur tous les bâtiments municipaux mais également sur l’extinction des lumières, des ordinateurs, fermer les fenêtres, et la plus grosse ampleur, à la piscine municipale ,on a réduit la température de l’eau de 1° C. On incite aussi, dans les déplacements du quotidien des agents pour se rendre d’une salle à une autre, d’essayer d’utiliser les vélos qui sont à leur disposition. Alors forcément, on arrive à une saison un peu moins facile, mais en tout cas, dans la période où il fait meilleur, si chacun fait ces petits efforts, ça peut nous aider. Alors forcément, ce ne sera pas des millions, mais en tout cas, ces petits efforts pour notre planète et nos factures sont non négligeables. Et là aussi, vous avez pu le voir -ça y est, ça a commencé, l’éclairage public, même si effectivement c’est la métropole- mais bon, c’est quand même sur notre commune, donc il y a cet effort aussi qui est fait et qui a commencé, entre le 2 et le 4 sur l’organisation des horloges, et maintenant la nuit, entre 1 h et 5 h du matin sur certaines rues de la commune, l’éclairage est éteint. Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup, Stéphane. Hervé LE GOFF ? H. LE GOFF : Eh bien écoutez, là, je voudrais parler du gymnase du Beauvoir. Je suis effectivement très content que l’on puisse démarrer les travaux sur ce site du Beauvoir. Je voudrais noter qu’il s’agit d’un des éléments du mandat, prévu donc sur la période 2020-2026. Je voudrais remercier, pour le coup, les finances de la ville et la volonté de la ville qui permettent de le mettre en œuvre. Il s’agit quand même d’un budget de 4 M€. Les travaux démarreront l’année prochaine pour une fin de travaux en décembre 2024. Je voudrais juste rappeler que, concernant le Beauvoir, il s’agit du premier gymnase de la ville, qui a été construit après-guerre et qui a été mis en service en 1964 et inauguré en 1965, ce qui voudrait dire qu’en ce qui nous concerne, on pourrait faire la même chose 60 ans plus tard, grâce à cette réhabilitation du Beauvoir. Et aussi, on y voit la transition énergétique, c’était un petit peu l’essentiel du propos, avec effectivement une revue des façades qui seront dans le style initial du gymnase du Beauvoir. Donc très belle réalisation ! C’est un élément du projet et je voulais remercier la ville pour cela. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Je passe la parole à Laëtitia GOURBE. L. GOURBE : Merci monsieur le Maire. Je voulais revenir un petit peu sur ce qu’a dit Romain et insister sur la maîtrise de la masse salariale en disant qu’en fait, mécaniquement, même à postes constants, les charges de personnel augmentent entre 1 à 2 % comme l’a expliqué Romain, par rapport au GVT (Glissement Vieillesse Technicité) qui est lié à l’évolution des carrières. Si on ne voulait aucune augmentation, il faudrait supprimer des postes – ce que bien sûr on ne veut pas et on ne fait pas. S’il n’y avait pas eu l’augmentation du point d’indice, on aurait pu respecter le cadrage budgétaire qui était en dessous des 1,5 %. On prévoit que le budget 012 augmente de 2,63 %. Une part de cette augmentation est subie, comme on l’a dit : Romain a évoqué la revalorisation du point d’indice de 3,5 % au 1er juillet, mais du coup, sur 2023, l’effet année complète va être de +400 000 € et hormis cette revalorisation du point d’indice depuis cinq ans, on est aussi impactés par différentes réformes pour revaloriser les carrières. On a eu aussi trois augmentations du SMIC en 2022, ce qui touche beaucoup d’agents quand même dans une collectivité. On a eu également l’augmentation de la taxe transport, qui est passée de 1,8 % à 2 % au 1er juillet : c’est peut-être quelques éléments en plus. Ce qu’on ne maîtrise pas non plus, c’est l’absentéisme. Il arrive qu’on Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 28/44 paye deux fois un poste, lorsqu’un agent est en congé maladie longue durée et qu’on paye l’agent qui le remplace. Une part de l’augmentation du chapitre 012 est liée à la mise en œuvre des projets municipaux : les repas à domicile qu’on gère toujours avec une meilleure qualité, et une production de qualité toujours meilleure en cuisine centrale. Romain a parlé de la reprise en régie de l’ALSH qui est un petit peu victime de son succès. Je crois que ça n’a pas été évoqué : il y a eu un poste d’ATSEM aussi, qui a été créé à la rentrée en septembre, pour une nouvelle classe ouverte à l’école du Poutyl. Par contre, ce qu’on essaye de maîtriser, c’est qu’à chaque fois, on requestionne systématiquement l’organisation et les besoins des services lorsqu’un agent part à la retraite ou quitte la collectivité. On ne remplace pas systématiquement, ce qui permet de maîtriser cette masse salariale. Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Laëtitia. Je passe la parole à Jean-Christophe HAGLUND. J-C. HAGLUND : Merci, monsieur le Maire. Ce débat d’orientation budgétaire revient tous les ans, c’est une sorte de marronnier. Il a le mérite en tout cas de bien illustrer que le très technique examen du budget en décembre est précédé d’une discussion ouverte : ouverte sur les perspectives budgétaires, en novembre. C’est la loi qui le veut et c’est très bien comme ça. C’est bien d’ailleurs s’il y a véritablement débat, parce que parfois, au fond, on a l’impression que c’est plutôt le consensus qui règne, ou alors peut-être que, éventuellement, on n’ose pas toujours intervenir sur ces questions budgétaires, parce que Romain, ce n’est pas vous qui êtes en cause, mais ces questions budgétaires, parfois effraient. On a l’impression qu’il s’agit d’un domaine technique un petit peu réservé, on craint de ne pas être tout à fait à la hauteur de la discussion, mais moi je maintiens que c’est vraiment le propre de la démocratie municipale, que les choix que nous avons à faire, les décisions que nous avons à prendre, sont le fait de non-spécialistes, de citoyens-citoyennes à qui l’électorat a confié le soin d’entendre les avis experts, et de se prononcer ensuite en toute connaissance de cause. Donc ce débat doit être celui de tous les élus. Et je pense que s’il y a parfois aussi une sorte de difficulté à propos du débat d’orientation budgétaire, c’est que vraiment – et cette année, ça me paraît encore plus net que précédemment – notre époque est marquée par tant d’incertitudes que l’on a tous le sentiment que l’on se hasarde en terrain inconnu. C’est évidemment le cas de toute visée prospective, et un budget est toujours prospectif, mais là, en novembre 2022, quel contexte est le nôtre ! Romain, vous l’avez dit, mais moi je voudrais accentuer peut-être l’impression de vulnérabilité que nous pouvons avoir actuellement, dans le domaine budgétaire entre autres, mais pas seulement bien sûr. Il y a tous ces conflits, en Afrique centrale, avec en point de mire évidemment la question de la mainmise sur un certain nombre de gisements de terres rares, dont la facturation après risque de porter atteinte aux équilibres financiers que nous croyons encore pouvoir maintenir. Et il y a tant de zones de conflit, en particulier le Mali, le Proche-Orient avec le conflit israélo-palestinien, les affrontements au Yémen, la question kurde, la Syrie qui agonise, les menées des groupes fondamentalistes, les tensions entre les puissances régionales qui veulent que l’avenir du Proche-Orient se déroule selon leurs vœux et selon leur capacité de maîtrise des ressources de cette région. Je n’oublie pas ce que vous avez dit sur la situation en Chine, les orientations gouvernementales qui mènent à une sorte de menace sur les marchés extérieurs et intérieurs de la Chine, mais il y a aussi ce qui se passe du côté de la Corée qui nous effraie. Et toujours sans cesse latente, cette question de Taiwan, qui est au cœur des tensions entre la Chine et les États-Unis. Et je garde par rapport à tout cela, qui impacte déjà très fortement notre quotidien et nos perspectives budgétaires, ce que nous n’anticipions pas : souvenez-vous, on était ici en novembre 2021, et nous n’avions absolument pas idée de ce qui allait se passer en Ukraine. Nous ne savions pas. Nous avons construit notre budget sans avoir la moindre idée de ce qui allait advenir en Europe. Je sais bien qu’il y avait déjà eu des affrontements meurtriers dans le cadre des conflits des Balkans, mais là, quel cortège de destruction, de victimes, et aussi quel cortège de mouvements de troupes, de livraisons d’armes, de prêts consentis ! Et tout cela a un coût géopolitique, ça a un coût humain, ça aura nécessairement aussi un coût financier. Et certains discours tenus au plus haut niveau nous laissent penser que nous pourrions entrer dans ce que j’appellerai, moi, une forme d’économie de guerre. Notre attention a été focalisée sur la question du gaz : allions-nous avoir du gaz pour nous chauffer ? Et c’est une question fort importante mais j’ai l’impression que ce n’est qu’un aspect parmi d’autres de ce que cette situation géopolitique, en particulier du côté de l’Europe, nous fait appréhender. J’ai l’impression que les hausses ne se limiteront pas à celle du gaz. Nous connaissons la hausse déjà vertigineuse d’un certain nombre de matières premières qui impacte nos constructions, y compris, Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 29/44 par exemple, on l’a vu dans le chantier de l’école du Poutyl. Ça se mesure. Impact très fort aussi sur les denrées alimentaires. Et comme nous sommes une ville qui nourrit non pas sa population mais enfin sa jeunesse, nous savons qu’il faudra compter avec tout cela. Alors je garde pour mémoire le fait, qu’au fond, nous devons tous lutter contre les réchauffements, contre les risques de submersion – même si à Olivet on n’est pas directement menacés –, sur les dérèglements climatiques, sur les incendies monstrueux, sur la sécheresse – et ça, à Olivet, on peut connaître de quoi il s’agit. Le contexte économique mondial me paraît, à moi, beaucoup plus inquiétant et gros d’incertitudes que sur ce qui est décrit dans le rapport sur lequel nous nous fondons, lors de cette discussion. Dans de telles inquiétudes, il est bien aléatoire et bien audacieux de définir des orientations budgétaires. Et pourtant... Et pourtant, il faut le faire. Pas simplement parce que la loi et le règlement nous y obligent, mais parce que c’est la sagesse. Même dans le pire des cas, il faut essayer de savoir comment on va s’en sortir. Alors ici, nous pouvons parler plus sereinement. Quel que soit le jugement que l’on porte sur la loi de finances 2023 et la manière dont les choix gouvernementaux sont présentés et adoptés, ici, en tout cas, pas de risque de débat conclu par un 49.3 ! De toute façon, le rapport entre les minoritaires et les majoritaires est tel que la question ne se poserait même pas. Au chapitre 1.2.2 du rapport, en page 8, vous avez évoqué la croissance des dotations, étayée par différents mécanismes et une augmentation promise de la dotation à hauteur de 320 M€ et vous l’avez saluée, parce que c’est quand même une des rares bonnes nouvelles mais la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ne va-t-elle pas obérer les marges de manœuvre des communes et des EPCI ? C’est un avantage fiscal compréhensible pour les entreprises qui ont eu à faire face à des difficultés mais au fond, l’engagement de l’État consiste à promettre qu’il compensera cela par un engagement sur une fraction de la TVA – TVA que nous - nous globalement, individus, personnes, entreprises- payons tous. Je trouve que l’État fait une promesse, j’espère qu’elle sera tenue, mais quelque part cette promesse, c’est nous tous qui en payons le prix. Alors, il y a ces fonds qui sont prévus dans le cadre du Fonds Vert dont on parlait tout à l’heure. Tant mieux. J’espère bien que la commune présentera des projets susceptibles d’être soutenus, et je pense que, à partir des besoins, à partir des possibilités, à partir de ce que savent faire les entreprises et de ce que proposent les associations, il y a sur Olivet matière à faire quelque chose. Je ne dis pas qu’Olivet va, du jour au lendemain, devenir autosuffisante en matière alimentaire ou en matière énergétique mais je pense qu’il y a peut-être une voie à suivre du côté de la production énergétique à l’échelon des communes, comme à l’échelon des particuliers aussi. Dans ce contexte-là, vous avez pointé que les dépenses réelles de fonctionnement avaient déjà, en 2022, augmenté de 13,5 %. Parmi celles-ci, il y a les charges à caractère général qui comportaient - c’était dans votre document- en 2021, 36 % au titre des achats non stockés de matières et de fournitures, ce qui en faisait déjà le point le plus lourd des diverses charges à caractère général. Vous nous indiquez, page 17, que les renégociations des marchés de l’énergie ont permis une évolution en baisse ou permettraient de continuer cette évolution en baisse, par rapport à 2022. Et bien écoutez, c’est un optimisme que j’entends et j’espère que cet optimisme sera suivi d’effet mais je crains bien que nous soyons amenés, tous, à beaucoup plus d’efforts, on en parlait tout à l’heure, des efforts à faire en tous les domaines. Mais là, je crois qu’en matière d’alimentation, d’énergie, d’économies, de lutte contre les déperditions et les gaspillages, nous n’avons pas fini. Cet effort sera le bienvenu, mais est-ce qu’on devra aussi envisager de restreindre nos dépenses ? C’est moins gai, ça. Le reste ne l’était pas non plus. Mais vous avez rappelé, en page 16, que la prospective que vous avez réalisée en début de mandat, évaluait à 68 M€ la capacité maximale d’investissement de la commune. À ce jour, l’enveloppe des investissements, jusqu’en 2026, était estimée à 60 M€. Je voudrais savoir si vous maintenez ce chiffre, à la veille de l’établissement du prochain budget principal. Pourrez-vous maintenir, à la hauteur de ce que vous avez pointé ici, les projets de travaux et d’équipements ? Certes, en cas de besoin, la capacité d’autofinancement de la commune d’Olivet reste appréciable et je vous en donne sincèrement et publiquement acte. Vous nous avez dit que la situation des finances olivetaines était tellement saine qu’elle menait parfois les établissements bancaires à ne pas trop se faire tirer l’oreille pour prêter de l’argent à la ville d’Olivet, alors que pour d’autres communes, peut-être ils sont plus méfiants. Alors je vais vous faire une suggestion. C’est une suggestion qui serait inspirée de ce que je vois dans certaines communes. A l’exemple de Bourg-en-Bresse, nous pourrions demander aux banques de nous éclairer sur leurs propres engagements. Elles fournissent bien un certain nombre de documents à ceux à qui elles Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 30/44 prêtent de l’argent. Il faut montrer que nous sommes bien solvables. Nous pourrions demander aussi comment les banques se situent par rapport à ce qu’elles financent ici, là, ou ailleurs, en matière de travaux, d’équipement, en matière de dépenses. Bref, je ne dis pas que toutes les banques vont devenir vertes, de même que notre budget ne va pas devenir vert de la même façon mais il me semble qu’avec l’aide des services, avec l’aide des bureaux d’études qui nous assistent, on pourrait vérifier si les banques auxquelles nous faisons appel ont une politique qui va dans le sens du contrôle, de la maîtrise des effets induits par les investissements dont elles sont, in fine, les auteurs. Alors, il y a une direction dans laquelle je pense que la commune d’Olivet pourrait s’engager. Je prends une grosse commune... Bourg-en-Bresse, c’était une ville de taille moyenne mais ce qui est pensé par des grosses communes et agglomérations, je pense que nous pourrions nous en inspirer ici, mais peut-être que vous allez me répondre que c’est déjà fait, et que vous prenez en compte ce genre de critères lors du choix du bailleur de fonds. En dehors du recours à l’emprunt, c’est sur ses recettes fiscales que la commune d’Olivet compte principalement. Et parmi celles-ci figure toujours cette taxe sur l’électricité dont j’ai déjà contesté le bien-fondé. Oh, je sais, ce ne sont pas des sommes énormes. Elles ne contribuent pas de manière décisive au budget communal mais vu la hausse des tarifs d’électricité, quelque part, c’est au fond, une manière de condamner les utilisateurs d’électricité que nous sommes tous à une sorte de double peine. Et je trouve que c’est regrettable que notre fixation de la taxe ait été décidée et décidée au taux où elle l’a été. En ce qui concerne les enveloppes d’investissement, vous avez présenté un tableau récapitulatif, en page 20. Alors, c’est un point qui s’explique, ce que je vais dire mais je crois qu’il faudrait clarifier par une note explicative que le n° 8, dans ce tableau des enveloppes, est vide : 0 €, aucune somme n’est indiquée en ce qui concerne les politiques sociales et solidarités. Imaginez ! Imaginez ! Qu’est-ce qu’on ne va pas dire ? « À Olivet, la solidarité, les dépenses sociales, ils n’y pensent pas ». C’est que nous y pensons par d’autres biais, mais à mon avis, au moins faudrait-il un renvoi et une explication pour que l’on puisse comprendre ce chiffre qui, comme ça, peut surprendre sur le moment. Imaginez si un tel tableau circulait, tous les esprits malveillants qui pourraient reprocher à Olivet d’être une commune qui n’a rien à faire de ceux qui sont dans la difficulté, alors que dans le même temps, 40 000 € -40 000 €, ce n’est pas une paille ! - sont prévus en ce qui concerne les illuminations de Noël. Vous proposez une orientation budgétaire globale qui me semble plus optimiste que raisonnable dans la conjoncture actuelle. Le travail de préparation du budget est mené, cela dit, avec un sérieux et une compétence que nous reconnaissons. Nous reconnaissons ce travail qui est effectué par les services de la ville et par l’adjoint qui est en charge de cet aspect de la vie municipale mais nous espérons que le maintien des services de qualité rendus à la population, et la prise en compte de la situation des plus vulnérables de nos concitoyens n’auront pas à pâtir des choix budgétaires – choix budgétaires que nous entérinerons lors du vote du budget, le mois prochain. Déjà, nous pâtirons sans doute de l’évolution d’un contexte que j’ai décrit comme bien sombre. Essayons d’être vigilants et de ne pas rajouter de la difficulté là où il y en a déjà. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Damien DENOUX ? D. DENOUX : Merci monsieur le Maire. Je voudrais tout d’abord remercier Romain SOULAS et les services de la ville de rendre accessibles, pour les jeunes élus et élus depuis plus longtemps, ce type de sujets qui effectivement peuvent paraître très techniques mais où on voit bien, par ce débat, qu’il est rendu accessible. Je voulais partager, dans ce débat d'orientation budgétaire, ma lecture du rapport, et notamment souligner la qualité des investissements qui sont faits depuis plusieurs années, et qui sont en cours pour la plupart encore à ce moment du mandat. Et puis, je remarque, au travers des interventions précédentes, que dans les grandes lignes, il y a quand même un consensus qui est partagé avec les minorités, peut-être en creux parfois, peut-être plus affiché à d’autres moments, mais en tout cas, on ne peut que s’en réjouir, notamment parce qu’ils sont à mon sens axés sur deux choses. Premièrement, le plan “école” pour l’aspect éducation : comment ne pas miser sur l’éducation dans le monde un peu obscur dans lequel on se trouve ? Et deuxièmement, sur l’environnement, qui est devenu évidemment une préoccupation. Et on voit que, dans la plupart des thématiques qu’on aborde, ce sujet de l’environnement et de la rénovation énergétique, en tout cas les préoccupations énergétiques de manière générale, sont toujours prises en compte de manière très transverse, donc ce sont nos axes qui sont assez forts dans ces orientations. Et puis, sur la Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 31/44 méthode, on voit que la ville d’Olivet, malgré le flou international, garde une exemplarité, non pas que sur l’image mais aussi sur la qualité des projets. Elle garde le sens des priorités aussi, puisque, comme je viens de le dire sur les axes, je pense que ce sont les bonnes priorités du moment – et sûrement pour un bon moment. Et puis notre bon sens, qui est à mon avis aussi très important à notre échelle, puisque nous subissons le contexte, mais nous sommes décisionnaires, tous, pour la commune, et le bon sens, à mon avis, est très important. Merci à tous pour ce débat et pour le travail qui a été effectué pour le préparer. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Et Michel LECLERCQ, pour cette première série d’interventions. M. LECLERCQ : Merci monsieur le Maire. L’adjoint aux travaux que je suis est quand même rassuré. Bien sûr, c’est un débat d’orientation, donc les décisions définitives seront prises l’année prochaine, mais en tout cas rassuré : pas pour moi, et si je peux rassurer Hervé, de temps en temps, je ne serai peut-être pas là pour suivre les prochains travaux du Beauvoir, mais rassuré que l’on puisse garder le cap par rapport à ce sur quoi on s’était engagé en 2020. Et rassuré pour les entreprises, parce que, derrière ces travaux, derrière ces investissements, il y a les entreprises. Et je les côtoie tous les jours à travers les différents chantiers, qu’ils soient de voirie, qu’ils soient de bâtiment ou autres, et elles sont inquiètes, les entreprises, aujourd’hui. Elles me posent souvent la question de savoir si, dans nos réflexions pour le futur, on a projeté de ralentir un peu le rythme. Donc je les rassure, pour l’instant, en leur disant que non, puisqu’on l’a bien vu, on est quand même dans de bonnes conditions financières. Mais voyez, derrière tout cela, je suis rassuré plus pour les entreprises. Pour les Olivetains, parce qu’ils vont voir qu’on travaille bien pour eux, mais aussi pour les entreprises, parce que derrière tout cela, il y a des hommes et des femmes. Merci. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Michel. Alors peut-être Romain, pour apporter des réponses aux questions qui ont été posées ? R. SOULAS : Merci. Alors, sur le Fonds Vert, pour vous répondre, madame BLOT : pour l’instant c’est un fonds qui serait uniquement destiné aux collectivités locales, pas aux particuliers. Il y a d’autres dispositifs comme Ma Prime Rénov’ pour les particuliers sur les travaux d’isolation, et donc c’est plutôt un fonds destiné aux collectivités, si j’ai bien compris aux communes surtout, qui portent beaucoup de patrimoine bâti, pour les aider à accélérer sur la rénovation thermique. Et je fais le lien avec le gymnase du Beauvoir. Typiquement, c’est une opération sur laquelle on va essayer de décrocher une subvention au titre de ce fonds, une fois que les conditions, que les règles du jeu seront connues. Par rapport à votre intervention, monsieur HAGLUND, je partage ce que vous avez évoqué sur les multiples incertitudes et vous avez dressé le contexte géopolitique qui est, aux quatre coins du globe, assez inquiétant. Effectivement, depuis que je fais des présentations comme celle-ci, je me souviens d’une époque où j’évoquais les incertitudes sur la Dotation Globale de Fonctionnement. Après, il y a eu la suppression de la taxe d’habitation puis on a eu le COVID. L’année dernière, c’était peut-être un peu plus encourageant puisqu’on était dans une sorte d’euphorie post-COVID avec une reprise économique assez généralisée, puis là, on retombe dans un scénario un petit peu plus compliqué. Pour autant, il n’y a pas de volonté de faire la politique de l’autruche par rapport à cela, bien au contraire, même si dans le rapport, on ne détaille pas tous les éléments géopolitiques, puisque ce serait un petit peu long mais on a bien en tête ces différentes incertitudes. Et vous avez employé un mot sur lequel je veux rebondir, celui de « vulnérabilité » : effectivement, c’est un sujet de savoir si les finances de la ville sont en capacité de résister aux chocs que nous connaissons actuellement. Et je crois que, par rapport à la gestion que nous avons eue sur les années précédentes – je ne parle pas seulement de moi, c’est quelque chose de collectif et aussi ce sont ceux qui m’ont précédé dans cette fonction – nous nous sommes mis en situation justement de ne pas être vulnérables ou d’être moins vulnérables que les autres au contexte qui nous entoure et aux défis auxquels nous devons faire face. Même si vous avez peut-être relevé un petit peu trop d’optimisme, je me souviens d’autres débats précédents où peut-être on pointait trop de prudence. Aujourd’hui, peut-être sommes-nous à un point d’équilibre puisque cette prudence passée nous permet aujourd’hui de faire preuve de volontarisme sur nos investissements, notamment pour poursuivre ce à quoi nous nous sommes engagés vis-à-vis des Olivetains, pour poursuivre les investissements nécessaires pour répondre aux défis environnementaux, défis qui justement, se traduisent aussi par des questions financières sur le plan de l’énergie et du coût que cela représente. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 32/44 Vous avez évoqué la situation en matière d’imposition, la CVAE notamment. C’est un impôt qui ne bénéficie pas aux communes donc nous ne sommes pas concernés par les questions de compensation mais ce qui est envisagé, c’est une compensation par la TVA – je crois que vous l’avez dit dans votre intervention. Alors, avantages et inconvénients : l’inconvénient, c’est que les collectivités perdent tout pouvoir de taux sur cet impôt. Avantage : c’est que c’est plutôt une recette considérée comme dynamique. D’ailleurs, les Régions bénéficient cette année d’un surcroît de recettes auxquelles elles ne s’attendaient pas, par rapport à la consommation qui a été plutôt bonne en 2022, et à l’inflation aussi qui nourrit ces recettes de TVA. Mais on assiste quand même à un mouvement de fond, depuis plus d’une décennie maintenant. Si on regarde la fiscalité locale telle qu’elle était au début des années 2000 et 20 ans plus tard, on a vraiment un phénomène de remplacement de plusieurs grands impôts locaux par des dotations, donc un vrai affaiblissement du pouvoir de taux des élus locaux, un affaiblissement d’une forme d’autonomie fiscale, pas forcément d’autonomie financière puisqu’on a des compensations, mais au moins d’autonomie fiscale. Et on peut se poser la question de l’avenir de la taxe foncière avec des augmentations de bases telles qu’elles vont se produire l’année prochaine. C’était déjà 3,4 % cette année, 6 ou 7 % demain. Quand, par-dessus cela, des élus rajoutent des augmentations, tel que ça va être proposé à Paris par exemple, est-ce que, dans quelques années, on ne viendra pas nous expliquer, comme cela a été fait pour la taxe professionnelle auparavant, pour la taxe d’habitation plus récemment, que finalement, ces impôts deviennent insupportables et donc que les élus locaux irresponsables ont trop joué sur le levier fiscal et qu’il faut remplacer cela par des dotations, par une fraction de TVA ? Là, je fais peut- être un peu de politique fiction, mais lorsque l’on regarde les choses de manière rétrospective, c’est quand même plutôt la tendance de fond. Sur la production énergétique au niveau local, je laisserai monsieur le Maire répondre puisque ça correspond à la délégation qu’il porte au niveau de la métropole. Vous avez évoqué les prix de l’énergie et la question de la soutenabilité de nos hypothèses en la matière. Il se trouve que, sur 2022, nous avions des périodes d’avenants où nous avons payé l’énergie extrêmement cher, le temps de pouvoir relancer les marchés publics, puisqu’on était quand même dans un contexte tel que les fournisseurs d’énergie n’étaient même plus en mesure de nous faire des offres. On a réussi à repartir sur des marchés publics, donc maintenant, l’aspect prix est quand même beaucoup mieux bordé. On a encore une part d’inconnu sur les mécanismes liés à l’ARENH, c’est assez technique puisque ce sont des systèmes de quotas d’accès à l’électricité d’origine nucléaire et les quotas se régulent en fin d’année mais ça ne porte pas sur l’ensemble du volume d’électricité que nous achetons. Donc notre prévision pour 2023 est plutôt fiable de ce point de vue-là. Vous avez évoqué la question de la trajectoire de dépenses dans ce contexte et donc effectivement, on avait un plan pluriannuel d’investissement ambitieux, mais même tout en étant ambitieux et plus volumineux que sous le mandat précédent, on restait largement en-deçà de nos capacités financières. On souhaite maintenir l’essentiel de ce plan pluriannuel d’investissement, pour les raisons évoquées, d’adaptation de nos équipements scolaires, d’adaptation de la ville aux défis contemporains mais aussi à la croissance démographique que nous connaissons. Mais on souhaite aussi ajuster ce PPI, pour la partie qui reste encore pilotable, puisqu’une bonne partie des projets sont lancés, on est presque à mi-mandat. On souhaite requestionner un certain nombre de choses. De la même façon, on ne fera pas l’économie, sur le volet Fonctionnement, de réflexions sur certaines actions municipales sans remettre en cause la qualité des services que nous proposons mais c’était évoqué tout à l'heure pour la masse salariale, sur les réflexions qui à chaque fois sont poursuivies par les services et les élus référents sur l’organisation des services, à chaque opportunité. Sur les investissements, vous pointiez le fait qu’il y avait « 0 € » dans la case sociale, ce qui qu’effectivement, en termes d’affichage n’est pas terrible. Pour autant, il y a des projets qui, à mon sens, peuvent tout à fait se raccrocher à cette thématique. On a, par exemple, vu l’espace Familles être mentionné dans ce tableau, c’est tout à fait quelque chose qui répond à des enjeux sociaux. Voilà, je pense vous avoir répondu sur l’ensemble de vos questionnements, de vos remarques. Ce que je veux peut-être dire, en synthèse, c’est qu’on a une responsabilité plurielle, à la fois de respecter les engagements que nous avons pris devant les électeurs en 2020, et aussi d’adapter les moyens/notre trajectoire financière, à la réalité. C’est ce que nous faisons mais on doit aussi ne pas pécher par excès de prudence. Nous avons encore une collectivité qui a des moyens, plus que d’autres. Et, par rapport à ce que disait Michel à l’instant, on va rentrer dans une période plus sombre pour les entreprises et donc pour l’emploi, mécaniquement, et il faut aussi que nous Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 33/44 utilisions ces moyens pour soutenir le tissu local et l’emploi. Et puis l’autre responsabilité, c’est de rendre la ville dans une situation financière saine à la fin du mandat. Nous avions affiché, à l’automne 2020, lors du premier DOB de ce mandat, les ratios cibles que nous souhaitions atteindre en fin de mandat pour garantir aux élus qui nous succéderont aussi une capacité à investir, à porter un certain nombre d’investissements et donc à porter une ambition pour la commune. Et cette trajectoire, on va continuer de la poursuivre, justement en s’adaptant au contexte sur lequel nous avons débattu. En tout cas, merci pour la qualité de ces échanges. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup Romain. Est-ce qu’il y a d’autres demandes de prise de parole ? Dominique RAGON. Est-ce qu’il y en a d’autres ? S’il n’y en a pas d’autres, je conclurai ensuite. Dominique RAGON. D. RAGON : Sur le zéro, il y a aussi les commerces où il y a zéro mais je suppose qu’on aura des explications supplémentaires. D’autre part, je tenais à vous remercier de nous annoncer que vous nous laisserez les finances de la ville en excellente santé, à la fin du mandat, c’est plutôt rassurant. Ce n’est pas la première fois que je vous en remercie, comme je suis celui -ou un de ceux- qui a qualifié, à quelques reprises, la gestion de la ville, reprenant votre expression, moi de « prudente » et vous de « bon père de famille » mais je ne suis pas sûr qu’une gestion de ce type-là soit celle qui soit adaptée à une collectivité. Alors, c’est facile pour les uns et pour les autres – ce n’est pas ce qu’on a fait mais ce serait facile – dans une campagne électorale, et c’est souvent ce qu’on reproche aux politiques, de faire des promesses et puis après, de se retrouver dans l’enceinte et de dire « bon, maintenant, on va voir comment on peut faire ». Je sais bien qu’il y a suffisamment de sérieux pour ne pas que ça se passe comme ça et je veux dire ça parce que, ce n’est pas du tout un procès, mais moi, je ne crois pas qu’un budget, ce soit une question de bon sens : c’est l’expression des choix politiques pour gérer la collectivité, pendant six ans pour ce qui nous concerne. Des choix politiques que, par moments, on peut partager (moi, je veux dire, on a approuvé le Clos-du-Bourg, j’ai approuvé le Clos de la Vanoise), et que par moments, on peut discuter mais je crois que réellement, quand on décide d’utiliser les finances, ce n’est pas simplement le fait qu’on pourrait s’entendre, parce que « oui, ce n’est pas plus mal que si c’était pire » ... Non, non ! C’est vraiment au travers de ça... Et quand je dis « politiques », c’est au sens large du terme, ce n’est pas au sens de la politique partisane même si des fois, nos engagements respectifs, au niveau politique, font qu’on est totalement opposés. Donc voilà, moi je pense qu’il faut le rappeler. Alors, je voulais dire un mot sur le Fonds Vert : 1,5 md€. J’ai entendu un maire, notamment le Maire de Grenoble qui dit « voilà, nous, on a un plan pour la métropole grenobloise qui concerne la mobilité, et 1,5 md€, nous... Alors, on ne demande pas forcément à ce que ce soit le Fonds Vert qui finance tout, mais il y en a pour 500 M€, quoi... ». C'est-à-dire que 1,5 md€, ça paraît impressionnant, mais... Je ne sais pas s’il y a une limitation dans les demandes au niveau des projets qui seront soumis à ce fonds mais enfin, trois demandes comme ça et puis c’est mort, quoi. Le Fonds... Et encore que ce n’est pas pour cette année, puisque pour 2023, c’est 375 M€ et pas 500... Par rapport à la lumière, à l’éclairage public : je me souviens de discussions, ici, où c’est une proposition qu’on vous faisait et vous avanciez des arguments en disant que ce n’était pas forcément efficace, ce n’était pas forcément rentable, ce n’était pas forcément un mieux pour la faune et la flore, etc. Si, si, si ! Mais vous relirez les PV des Conseils municipaux ! Et je veux dire qu’aujourd’hui, c’est bien qu’on y arrive. Alors moi, la question que je pose, c’est que pour l’instant, je ne le vois pas. Il y a peut- être, sans doute des questions techniques, on pourra peut-être me répondre, qui font que... Si, si, parce que j’entends bien les voies structurantes. Je ne suis pas très loin de la 20, je ne suis pas très loin de l’avenue du Loiret mais je ne les vois pas de chez moi. Par contre, dans ma rue, je ne suis pas sûr que ce soit une voie structurante et à deux heures du matin, c’est allumé. Je veux bien comprendre que ça ne puisse pas se faire d’un seul coup. Peut-être que vous nous direz s’il y a un programme qui est fait, ou comment ont été choisis les rues ou les quartiers, voilà. Pour tout dire, j’habite entre l’avenue du Loiret et l’avenue de la Basse-Mouillère donc ce n’est pas un quartier qui est très fréquenté la nuit, donc qui mériterait... Mais je ne dis pas ça pour mon quartier, je veux dire, c’est vrai d’un certain nombre d’endroits dans le Val et ailleurs. Enfin, je voulais terminer par rapport aux illuminations de Noël. Alors, c’est vrai que 40 000 €, c’est une goutte d’eau dans l’océan du budget de la ville, mais est-ce que par exemple, il est prévu que la période d’illumination soit plus courte ? Que dans la journée, ce soit éclairé là aussi moins Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 34/44 longtemps, comme l’éclairage public, encore que... Voilà. C’est des questions... Et puis terminer par le fait que moi, je suis plutôt optimiste et je pense que, monsieur SOULAS, vous devriez prévoir une provision supplémentaire pour les salaires des personnels de la ville d’Olivet, parce que compte tenu de la situation et du niveau de l’inflation, vous n’êtes pas sans savoir que la question des salaires, il y a encore quelques semaines était une question très sensible. Je suis quasiment convaincu que ça va le redevenir et j’espère, mais je serai de ceux qui feront ce qu’il faut pour, avec d’autres, pour que, pour ce qui nous concerne, le point d’indice soit dégelé et que les salaires de la Fonction publique puissent évoluer. Là, vous partez à montant constant. Il faut peut-être prévoir une petite rallonge... Ou même une grosse rallonge ! M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Alors pour vous répondre, peut-être d’abord Stéphane VENDRISSE sur la question de l’éclairage public et des illuminations de Noël, et ensuite Romain SOULAS, puis je conclurai. S. VENDRISSE : Merci monsieur le Maire. Concernant l’éclairage public, il y a eu un petit encart dans le OH ! Olivet. La commune est composée de 105 horloges qui dirigent à la fois des artères principales et des plus petites rues. Et donc à chaque fois, il a fallu qu’on arbitre. Alors, partout où il n’y avait pas de caméra, c’était très simple, on éteignait. Où il y avait des caméras s’est posée la question, dans un premier temps, de ce qu’on faisait parce qu’on ne sait pas, aujourd’hui, même s’il y a l’expérience de certaines communes qui nous disent que, même la nuit, éteintes, il n’y a pas plus de délinquance... Bon, voilà. On va observer, on va regarder ce qui peut être fait. Et sur ces deux dernières semaines, on a pu le constater, il y a sûrement deux personnes qui se sont amusées à tagguer sur tout le Val. Et donc la lumière éteinte puisque le samedi (pas ce samedi-là, l’autre samedi), on a observé cette personne tagguer, elle est partie vers Saint-Hilaire et à partir de Saint- Hilaire qui est complétement dans le noir, on a perdu trace de cette personne. Donc aujourd’hui, nous, on a fait le choix de laisser éclairé partout où il y avait des caméras, et effectivement, il y a des endroits où il y a des caméras qui prennent l’avenue du Loiret mais qui prennent aussi la rue Le Vau, par exemple, et là, aujourd’hui, on ne peut pas éteindre. Ce qu’on a vu avec la métropole (puisque c’est géré par la métropole), dans l’observation, on va voir comment ça se passe, et peut-être un rajout d’horloges à certains endroits, puisque comme vous le dites, monsieur RAGON, alors, je ne l’ai pas en tête, mais tout votre secteur, là, on se dit que peut-être qu'avec une horloge supplémentaire, on peut éteindre cinq ou six rues. Ça, on va l’observer, on va voir comment ça se passe, mais ça ne peut qu’évoluer pour essayer d’éteindre un peu plus la commune. Mais on souhaite quand même conserver les endroits où il y a les caméras, parce qu’on ne sait jamais, ça peut toujours nous être utile, puisqu’aujourd’hui, les caméras infra-rouges, pour ce type de caméras qu’on a sur la commune, n’existent pas, donc on ne peut pas avoir... Et après, pour ce qui est des illuminations de Noël, même si c’est Sandrine qui le gère, il y a deux types de possibilités : il y a celles qui sont directement sur l’éclairage public, donc qui vont s’éteindre avec l’éclairage public, et après, il y a des illuminations qui ne sont pas sur l’éclairage public, là, il faut qu’on voie. Parce que ça veut dire qu’il faut que quelqu’un aille appuyer sur le bouton pour les éteindre. Sandrine peut, peut-être, compléter mes propos, puisqu’elle maîtrise encore mieux que moi ce sujet-là, si elle le souhaite ? S. LEROUGE : Oui merci. En fait, il y a beaucoup de choses qui ont été réfléchies. D’abord, on a continué à remplacer les anciennes illuminations par des illuminations qui sont moins gourmandes en énergie. Il est évident qu’on s’est posés la question des illuminations de Noël. On se voyait mal aussi, vu le contexte un petit peu morose dans lequel on évolue, supprimer les illuminations de Noël. En revanche, il y a effectivement des réflexions qui ont été menées, et par exemple, pour les illuminations de la place Louis-Sallé, elles seront éteintes, contrairement à avant, à une heure du matin jusqu’à ce qu’il fasse nuit le lendemain. Donc voilà, on y a pensé. Par exemple, ne serait-ce que pour le pont Leclerc, on a fait en sorte que les illuminations soient là, effectivement, la nuit, mais que le pont reste attractif en entrée de ville, comme d’autres entrées de ville dans la journée, sans qu’on ait besoin d’éclairer etc. Ça a été une réflexion qu’on a menée avec Cécile et Lucie afin de pouvoir répondre au mieux, en gardant un petit côté festif, tout en étant raisonnable et en faisant sorte de limiter les coûts et de limiter l’impact. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Romain SOULAS ? R. SOULAS : Merci. Monsieur RAGON, par rapport au caractère politique du budget, je vous rejoins. À tel point que, dans la tradition politique française, le vote du budget détermine souvent si l’on appartient à la majorité ou à l’opposition. Pour autant, on est quand même dans un système Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 35/44 aujourd’hui de contraintes qui fait que l’amplitude des choix est quand même assez restreinte et on le voit, quelle que soit la sensibilité politique de telle ou telle commune, on a des choix en matière budgétaire qui se ressemblent tout de même assez souvent. Sur le Fonds Vert, ça vient s’ajouter à la dotation de soutien à l’investissement local qui est une dotation dans laquelle on peut proposer des investissements qui vont dans le sens de la rénovation thermique mais effectivement, 1,5 md€, c’est toujours bien mais c’est peu par rapport au volume de travaux qu’il y aurait à réaliser. Il faut aussi considérer qu’il y a d’autres collectivités qui peuvent cofinancer nos projets en la matière. Par exemple, jeudi, nous allons voter en Conseil de métropole le contrat régional de solidarité territoriale, qui détermine la façon dont la Région va apporter un certain nombre de subventions aux communes du territoire. Et dans ce CRST, une somme d’1 M€ est fléchée pour Olivet, notamment pour le Beauvoir et les travaux du site mairie, donc des travaux à vocation d’amélioration de la performance thermique. Et puis, sur le point d’indice, effectivement, on ne l’a pas mis, j’aurais pu en parler dans la présentation, pour ne pas être trop long je ne l’ai pas cité, mais c’est quelque chose que nous anticipons puisque, si l’inflation se maintient encore à un niveau de 4 à 5 %, il y a fort à parier l’année prochaine, qu’on aura une nouvelle revalorisation du point d’indice, surtout qu’elle n’était que de 3,5 au 1er juillet dernier. Alors, ça se traduit quand même en milliards pour la sphère publique, mais pour les fonctionnaires, ça se traduit par une perte de pouvoir d’achat par rapport à la réalité de l’inflation. Dans le détail du budget qui sera présenté le mois prochain, on aura bien une somme. On garnira un peu plus, si vous voulez, les dépenses imprévues pour faire face à cet aléa. Après, je n’ai pas de boule de cristal, je ne peux pas aujourd’hui dire si cette augmentation sera de 2, 3 ou 4 %, mais on prévoira une somme qui sera mise en réserve au cas où cette hypothèse se confirme. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Au moment de conclure, je voudrais tout d’abord vous remercier pour la qualité des échanges qui ont été les nôtres parce que les remarques, Jean- Christophe HAGLUND et Dominique RAGON également, que vous avez adressées à Romain SOULAS et au service des finances de la ville, d’une certaine manière, on peut les renvoyer aux élus minoritaires, c'est-à-dire que la qualité du débat qu’on peut avoir vient de l’échange qu’on est capable de développer. Il y a une présentation, il y a une proposition mais il faut qu’en face, il y ait des personnes suffisamment intéressées, qui ont envie de creuser les sujets et qui ont envie d’en parler pour que le débat puisse se tenir et soit intéressant. Merci pour cet échange, parce que vous l’avez indiqué, la situation est particulièrement incertaine, vous avez utilisé le terme de « vulnérabilité », et si on pousse un petit peu, on peut même dire « anxiogène » parce que piloter une collectivité comme la nôtre, avec les enjeux qui sont les nôtres, les décisions que nous avons à prendre, ce n’est pas évident. Et le fait qu’on en débatte collectivement ainsi est un point d’appui et un éclairage pour les décisions que nous aurons à prendre le mois prochain. Avant de rentrer dans le détail de ces orientations budgétaires, peut-être trois petits éléments de complément sur des questions qui ont été évoquées. Le Fonds Vert, Romain SOULAS a tout dit. Je voulais juste indiquer que j’avais déjà été en contact avec le Secrétaire général de la Préfecture, la semaine dernière sur ce sujet-là. J’ai évoqué avec lui le dossier du site du Beauvoir, le dossier de l’école à la Vanoise et il est preneur de dossiers à forte dimension d’efficacité énergétique et à forte connotation de transition. Et là-dessus (mais j’y reviendrai tout à l’heure), nous en avons plusieurs à Olivet. J’ai bon espoir que nous puissions obtenir des fonds au titre du Fonds Vert, en complément de la DSIL, des sommes que nous sommes allés chercher auprès de la Région, que nous cherchons auprès du Département, etc. et qui nous font du bien dans nos projets. Le deuxième élément de complément, c’était sur l’éclairage public. Je ne peux pas vous laisser dire, monsieur RAGON, que nous avons nié l’impact sur la biodiversité. Pour avoir répondu depuis deux ans, lors des trois ou quatre réunions de quartier et visites de quartiers à vélo qu’on pouvait faire, à toutes les questions qui ont été posées sur le sujet, j’ai toujours dit la même chose, c’est qu’il y a des bienfaits importants qui peuvent être liés à l’extinction la nuit, au regard de la biodiversité, mais qui sont à mettre en balance avec d’autres enjeux qui sont des éléments de sécurité. Et Stéphane VENDRISSE a indiqué l’expérience que nous avons lancée depuis le début du mois de novembre et on est l’une des premières communes de l’agglo (parce qu’on avait pris les décisions plus tôt, au mois d’octobre) à mettre en œuvre les choses dans les communes qui ne le faisaient pas déjà. On éteint de 1 h à 5 h. On voit comment ça se passe. Ça se passe plutôt pas mal donc on se posera la question à terme si on ne passe pas à minuit. On y va progressivement. Je vous rappelle que les horaires qui ont été choisis Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 36/44 prennent en considération les gens qui rentrent tard du travail, notamment avec le tram. Ils prennent en considération les gens qui commencent à travailler tôt, notamment avec le tram dans nos zones d’activité. Et pour prendre un exemple tout simple, j’arrive de la mairie pour le Conseil municipal : je suis venu à pied, la rue de l’Égalité est éteinte. Eh bien, j’ai pris mon téléphone portable pour m’éclairer, parce que quand c’est éteint, on ne voit rien. Et j’imagine que Stéphane VENDRISSE l’a signalé. On voit aussi que l’extinction de l’éclairage, c’est super pour la biodiversité de la rue de l’Égalité, mais quand on est en journée, il y a aussi des enjeux de sécurité, de déplacement des piétons qui sont à prendre en considération. C’est cet équilibre que j’ai toujours mis en avant et je suis heureux aujourd’hui que nous soyons partis sur cette extinction de l’éclairage la nuit, dans l’équilibre et en assurant la sécurité de tout le monde. Le troisième élément, c’était sur l’investissement et la capacité de production énergétique territoriale. Je vous rejoins, monsieur HAGLUND, c’est un des dossiers que je porte à l’échelle de la métropole et j’y suis très attaché. J’appelle juste à la vigilance et à la prise de conscience. Ça fait partie des éléments que je vais présenter jeudi soir au Conseil de métropole, je vous les donne un peu en primeur, mais dans le cadre de la feuille de route pour la transition écologique, la métropole s’est engagée à augmenter de 50 % ses capacités d’énergies renouvelables à l’échéance de 2030. C’est une augmentation très forte, qui va plus loin, qui est plus rapide que le tendanciel. Pour atteindre cette augmentation de 50 % de capacité de production d’énergies renouvelables sur le territoire, il y a un mix énergétique à mettre en place donc il faut s’appuyer sur la géothermie, il faut s’appuyer sur la méthanisation etc. Et la brique principale – mais ce n’est pas la seule – c’est l’énergie produite par des panneaux photovoltaïques. Et pour atteindre la brique photovoltaïque, dans cet effort global de développement des énergies renouvelables, il faut que nous ayons installé sur le territoire de la métropole (privé et public confondus) 150 mégawatts-crête. Aujourd’hui, selon le référencement qui est le nôtre, il y a à peu près 60 mégawatts-crête qui sont aujourd’hui portés par des projets privés et qui sont dans les tuyaux. À ça, aujourd’hui, la métropole, après avoir travaillé pendant deux ans sur le patrimoine de la ville d’Orléans et le patrimoine métropolitain lui-même (donc tout le travail d’audit etc. dont je vous ai déjà parlé), ils ont passé en revue l’intégralité du patrimoine bâtimentaire de la métropole et on lance un AMI (un appel à manifestation d’intérêt) au Conseil de métropole de jeudi. Et sur l’intégralité de ces bâtiments – la réflexion, c’est de dire : « on va couvrir nos toitures de panneaux photovoltaïques ». On arrive à sortir (dans l’hypothèse aujourd’hui la plus favorable) environ 9 mégawatts-crête, après avoir examiné l’intégralité du patrimoine de la ville d’Orléans et de la métropole. Voilà... Donc vous additionnez les 50 ou 60 qui sont déjà partis dans le privé, les 10 qu’on ajoute pour arriver aux 150 mégawatts-crête en 2030, on n’y est pas tout de suite ! Et ça, c’est après avoir vu plus de 400 bâtiments. Alors ce travail se poursuit en regardant le patrimoine des autres communes mais la réalité est que nous n’atteindrons pas nos objectifs de production d’énergies renouvelables à partir de panneaux photovoltaïques en traitant simplement la question des toitures. Et tous ceux qui disent « il n’y a qu’à couvrir », on est toujours dans le « y qu’à, faut qu’on ». En fait quand on regarde, soit la toiture ne tient pas, soit il y a des arbres devant qui empêchent d’avoir un rendement maximum, soit on peut en mettre, mais c’est tout petit, ça coûte très cher et l’énergie produite revient très cher. On nous dit : « il n’y a qu’à les mettre sur les entrepôts logistiques » etc., sauf que ces bâtiments ont été construits et ont été entre guillemets « optimisés » au moment de leur construction et ils ne sont pas faits pour porter des champs de panneaux photovoltaïques sur le toit parce que la structure du bâtiment ne le permet pas. Pour avoir visité les entrepôts de Lucien DERET qu’on voit bien depuis l’autoroute, en fait il y a des skydomes (des fenêtres qui éclairent naturellement les bâtiments) partout sur le toit. Et en fait, vous ne pouvez pas mettre de panneaux photovoltaïques là-dessus. Alors, les bâtiments logistiques qu’on construira demain le permettront mais tous ceux qu’on a déjà ne le permettent pas. Là aussi, croire qu’on va couvrir les entrepôts de panneaux photovoltaïques est une vue de l’esprit. Alors on travaille avec eux aujourd’hui pour pouvoir recouvrir d’ombrières au moins les parkings, parce que là, ça peut être faisable. On a voulu le faire sur le parking de CO ’Met, on ne peut pas le faire parce qu’on est en zone inondable. Vous voyez, tous les sujets sur lesquels on tombe... Bref, après tout ce travail, on est à 9 mégawatts-crête. Moi, j’entends la suggestion qui consiste à dire : « il faut le faire » et je suis tout à fait d’accord avec vous mais sommes-nous collectivement prêts à en tirer les conséquences ? Parce que, concrètement, le travail de recensement qui a été fait par la métropole est très intéressant : on a un terrain qui appartient à la ville d’Orléans sur lequel on est capable d’installer, pour à peu près 70 ou 80 mégawatts-crête sur un seul terrain. C’est plusieurs hectares de terres qui sont aujourd’hui en agriculture. Voilà. Et donc à un moment donné, il va falloir se poser les questions : soit on veut de l’énergie renouvelable photovoltaïque en grande quantité Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 37/44 compte tenu des masses dont nous avons besoin, et dans ce cas-là, il faudra travailler sur les terrains en friche, il faudra travailler sur un certain nombre de choses. On peut mettre en place des projets d’agrivoltaïsme avec de l’élevage, etc. mais le « y a qu’à, faut qu’on / couvrir les toitures et on va y arriver » n’est en fait pas vrai. Ça, c’est deux ans de travail des services de la métropole : on sort 10 mégawatts-crête là où ce dont nous avons besoin est d’une ampleur complétement supérieure. Et ça, c’est simplement pour atteindre 50 % d’énergies renouvelables en plus. Si on veut la neutralité carbone à l’horizon 2050 – ce qui est l’engagement qu’on doit prendre dans la loi et qui sont les recommandations du GIEC – on en est très, très, très, très loin ! Et je parle même indépendamment du bilan carbone intrinsèque du panneau photovoltaïque... Bref, oui, mais ce n’est pas totalement évident et il faut réfléchir à toutes les énergies renouvelables parce que c’est pareil, on multiplie par trois notre capacité de méthanisation sur le territoire. Ils ont sorti un projet de méthanisation à Marigny-les-Usages. Je ne suis pas sûr que la maturité de la population aujourd’hui, sur ces questions-là, l’acceptabilité d’une usine de méthanisation sur le territoire de la métropole, soit totalement forte parce que ça a des conséquences, en termes d’odeur, en termes de gestion etc. A un moment donné – et c’est un des enjeux auxquels on va être confrontés demain – il va falloir être conséquent dans nos choix et être capable d’assumer des choix qui seront probablement difficiles. Voilà ce que je voulais dire sur la transition énergétique mais on aura l’occasion d’en reparler et je vous présenterai plus en détail, si vous le souhaitez, à l’occasion d’un prochain Conseil municipal, la présentation que je ferai jeudi soir au Conseil de métropole. Alors, pour réatterrir sur nos orientations budgétaires, je voudrais insister sur trois points. Le premier, vous avez raison de le dire : la situation est difficile. Et ce qui est le plus difficile, c’est l’incertitude. C’est ça qui, dans ce cadre-là, rend l’exercice particulièrement compliqué parce que gérer des crises économiques, je ne vais pas dire qu’on sait faire, mais grosso modo, une récession, il y en a tous les six ou sept ans, on sait gérer ce genre de cycles... Là, la crise à laquelle on est confronté, elle est inédite, à la fois dans sa nature, et dans son ampleur potentielle. Dans sa nature, parce qu’à la crise économique, à la crise géopolitique qui sont des situations qu’on a connues par le passé, s’ajoute la crise climatique. Ce que nous avons vécu l’été dernier, la sécheresse, les problèmes de gestion d’événements climatiques un peu extrêmes, ça va accentuer les difficultés qui sont les nôtres. Et ça, personne n’a jamais été confronté de manière aussi forte aux effets du dérèglement climatique sur notre mode de vie, sur notre modèle de développement. Alors, tout ça, on peut le penser philosophiquement et en dire des choses mais dans les décisions publiques, c’est inédit. C’est un élément d’incertitude et je disais que c’était anxiogène, oui, parce que ce sont des décisions où, pour une fois, on ne sait pas trop ce qui va se passer et comment ça peut évoluer. Oui, c’est difficile, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas agir, et vous avez raison de nous y inviter monsieur HAGLUND. Le deuxième élément, c’est qu’on a un projet clair là-dessus. Il y a une crise climatique, ce que vous nous appelez un peu à faire, monsieur HAGLUND, c’est de mettre le pied sur le frein... Alors, il ne faut pas accélérer comme un fou dans un virage, on ralentit à l’entrée du virage et on réaccélère en sortie de virage, comme on l’apprend dans les auto-écoles, mais quand on est confronté à l’effet de ciseau climatique, je crois que c’est de notre responsabilité de ne pas appuyer sur le frein. Romain SOULAS l’a très bien dit tout à l’heure quand on rénove énergétiquement le gymnase du Beauvoir, quand on construit une nouvelle école... Et là, on les voit, les effets, avec l’école du Poutyl, j’en parlais avec Vincent GOMES tout à l’heure, on n’a quasiment pas besoin de la chauffer, l’école du Poutyl. Alors, il fait beau en ce moment, mais la performance énergétique du bâtiment est telle que ce qu’on n’est pas capable de faire en produisant des énergies renouvelables du jour au lendemain, on est capable de l’obtenir par de la baisse de consommation, parce qu’on a rénové énergiquement les bâtiments. On ne fait pas l’école à la Vanoise ? Vous ne le proposez pas, mais moi, je pense que ce serait une erreur de ne pas la faire. On ne rénove pas énergétiquement nos bâtiments du site mairie, alors que l’on va diminuer de 50 à 60 % nos consommations d’énergie ? Je pense que ça serait une erreur de ne pas le faire. Et voilà : c’est ça, nos investissements, en fait. Quand on a fait le Beauvoir, quand on a fait l’école à la Vanoise, quand on a fait le site mairie, les gros investissements dimensionnants du mandat, ils sont là. Et voilà, moi, je crois qu’il ne faut pas appuyer sur le frein pour les entreprises parce que 75 % de l’investissement public dans notre pays est porté par les collectivités territoriales. Si on appuie sur le frein, c’est mauvais pour l’emploi, c’est mauvais pour l’adaptation parce qu’en fait, on ne va pas empêcher le réchauffement climatique, on est en train de gérer l’adaptation et on va gérer les conséquences du dérèglement. Il faut qu’on limite absolument Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 38/44 tous ces effets. Et encore récemment, il y avait un bel article dans Le Monde qui rappelait la somme nécessaire pour essayer d’atteindre, à 2050, les objectifs qui nous sont demandés pour limiter l’impact du dérèglement climatique. Et aujourd’hui, il faudrait qu’on appuie sur le frein et qu’on ne s’y prépare pas ? Je ne crois pas que ça soit un bon choix politique. Et comme le disait monsieur RAGON, c’est le choix politique que nous vous proposons. C’est le choix politique que cette équipe a porté dans la campagne 2020 et c’est le choix politique que nous assumons et qui se traduit dans ces orientations budgétaires qui ont été présentées par Romain SOULAS. Et nous le faisons d’autant plus consciemment que nous nous sommes fixés à nous-mêmes un cadre rigoureux sur la situation financière de la commune à l’issue du mandat. Et ce cadre, c’est la boussole sur laquelle Romain travaille. Et aujourd’hui, à la fois dans le rythme de nos investissements et dans les décisions que nous avons prises, nous tenons le cap que nous nous sommes donnés pour la fin du mandat. Et lorsqu’on présentera le BP 2026, quand on sera en décembre 2025, nous présenterons des chiffres qui nous permettront d’atteindre les objectifs que nous nous étions donnés. C’est normal et c’est en transparence. Et pour pouvoir le faire, Romain l’a dit, on travaille sur nos charges de fonctionnement, qui, par les économies que nous faisons, libèrent notre capacité d’investissement, et puis nous travaillons sur nos investissements eux-mêmes pour les adapter au maximum à ce qui est nécessaire. Et les investissements sur lesquels nous ne renoncerons à rien, c’est nos investissements qui nous permettent de préparer l’adaptation de notre ville au dérèglement climatique et de générer les économies futures qui généreront les investissements de demain. Voilà pour les différents éléments d’orientation budgétaire. Merci encore une fois pour cet échange vraiment très intéressant. Et en conclusion, je voudrais juste remercier les services de la ville d’Olivet et de Walid MADIOU : je ne l’ai pas indiqué au début de la présentation mais c’est la deuxième arrivée, en quelque sorte. Alors ce n’est pas une vraie arrivée puisque Walid était déjà en charge de la direction des finances mais depuis le 1er novembre, Walid est également Directeur du pôle et il a pris en charge les ressources humaines. Merci à lui pour le travail dans ce contexte et la préparation du budget dont nous discuterons le mois prochain. Merci à tous. M. SOULAS, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet de débattre des orientations budgétaires du budget principal et du budget annexe du camping municipal pour l’année 2023. Conformément à l’article L. 2312-1 du code général des collectivités territoriales "dans les communes de 3 500 habitants et plus, le maire présente au Conseil municipal, dans un délai de deux mois précédant l'examen du budget, un rapport sur les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette. Ce rapport donne lieu à un débat au Conseil municipal, dans les conditions fixées par le règlement intérieur prévu à l'article L. 2121-8. Il est pris acte de ce débat par une délibération spécifique. / Dans les communes de plus de 10 000 habitants, le rapport [...] comporte, en outre, une présentation de la structure et de l'évolution des dépenses et des effectifs. Ce rapport précise notamment l'évolution prévisionnelle et l'exécution des dépenses de personnel, des rémunérations, des avantages en nature et du temps de travail.” Il est proposé au Conseil municipal de débattre des orientations budgétaires pour le budget principal et le budget annexe du camping municipal pour l’année 2023 sur la base du rapport annexé à la présente délibération. Ce dossier a été présenté à la commission générale du 2 novembre 2022. Le Conseil prend acte. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 39/44 Point n° 10 : FONCIER – CESSION DES PARCELLES AO 607 ET AO 608 AU SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE LA RÉSIDENCE ATHÉNA SUD – APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER (délibération n° DEL_2022_11_10) → (Voir présentation en annexe) M. LECLERCQ, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’approuver la cession des parcelles AO 607 et AO 608 au syndicat des copropriétaires (SDC) de la résidence Athéna Sud, dans le cadre de l’aménagement du futur mail piétonnier de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Clos du Bourg. Dans le cadre de l’aménagement du futur mail piétonnier de la ZAC du Clos du Bourg, un redressement du terrain d’assiette appartenant au SDC de la résidence Athéna Sud. Deux parcelles cadastrées AO 607, d’une surface de 7 m², et AO 608, d’une surface de 13 m², issues de la division de la parcelle communale AO 498, doivent ainsi être cédées au SDC de la Résidence Athéna Sud, conformément au document d’arpentage établi par AXIS-CONSEILS, géomètres, le 22 novembre 2021. Cette transaction étant d’un montant inférieur à 180 000 €, le Domaine n’a pas été consulté. La parcelle AO 498 ayant été acquise auprès du SDC de la Résidence Athéna Sud, au terme d’un acte reçu par Maître PLEAU, notaire à Olivet, le 23 mai 1996, moyennant le prix d’un euro symbolique, les parcelles AO 607 et AO 608 seront cédées au SDC de la Résidence Athéna Sud à l’euro symbolique, avec dispense de paiement. Les frais d’acte resteront à la charge du SDC de la Résidence Athéna Sud. Il est proposé au Conseil municipal de : − céder les parcelles cadastrées AO 607, d’une surface de 7 m², et AO 608, d’une surface de 13 m², au SDC de la résidence Athéna Sud, à l’euro symbolique avec dispense de paiement ; − autoriser la signature de l’acte de vente. Le dossier a été présenté à la commission travaux, urbanisme et patrimoine bâti du 10 octobre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 40/44 Point n° 11 : FONCIER – ZAC DU CLOS DU BOURG – CESSION DES PARCELLES AO 22 ET AO 23 À LA SEMDO – APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER (délibération n° DEL_2022_11_11) M. SCHLESINGER : L’autre délibération foncière, Michel ? M. LECLERCQ : Celle-ci est un peu plus conséquente, puisqu’il s’agit de céder à la SEMDO (notre aménageur de notre projet Éclosion Clos-du-Bourg, une parcelle qui se trouve dans la cour de l’ancienne École Éphémère qui maintenant a disparu. Cette parcelle appartenait aux époux LEMAIRE, et par acte de justice, après passage du juge à l’expropriation, la somme a été fixée à 359 058,02 €. Donc c’est le prix auquel nous allons le mettre en vente auprès de la SEMDO. J’ajoute juste une petite précision, c’est que dans ces 359 000 €, il y a 70 ou 80 000 € pour la reconstruction du mur que nous avons été obligés d’abattre au fond du terrain de la propriété LEMAIRE pour avoir la cour de l’École Éphémère. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a des questions ou des interventions ? Madame BLOT ? C. BLOT : Je ne sais pas si j’ai bien lu, mais j’ai vu des frais de notaire de 825 €, enfin quelque chose dans ce goût-là. Je n’ai pas l’impression que ce soient les vrais chiffres. M. SCHLESINGER : Oui, il y a 838 €. Si, ce sont les chiffres qui sont indiqués là, ce sont les vrais chiffres mais toute la somme ne correspond pas à de l’acquisition, comme l’a dit Michel LECLERCQ, c'est-à-dire qu’il ne faut pas ramener les 838 € aux 360 000 € parce qu’il y a une partie de cette somme-là qui est de la dévalorisation du bien liée à l’impact de l’opération, une partie relative à la reconstruction du mur, et donc l’acquisition du terrain lui-même est une somme plus faible – que je n’ai plus en tête exactement- mais on pourra revérifier et vous redonner les chiffres. M. LECLERCQ, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet d’approuver, dans le cadre de l’aménagement de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Clos du Bourg, la cession des parcelles AO 22 et AO 23 à la société d’économie mixte d’Orléans (SEMDO). Dans le cadre du traité de concession approuvé par délibération du conseil municipal du 25 mars 2016, conclu avec la SEMDO pour l’aménagement de la ZAC du Clos du Bourg, la commune d’Olivet doit céder à l’aménageur les terrains dont elle est propriétaire situés dans le périmètre de la ZAC, moyennant le prix d’acquisition augmenté des frais exposés par la commune. A la suite du jugement exécutoire rendu par le tribunal judiciaire d’Orléans le 29 mars 2021, la commune est devenue propriétaire des parcelles cadastrées AO 22 d’une surface de 752 m² et AO 23 d’une surface de 20 m² moyennant le paiement d’une indemnité totale fixée à 358 220 €, augmentée des frais de notaire de 838, 02 €. Conformément au traité de concession pour l’aménagement de la ZAC, les parcelles cadastrées AO 22 et AO 23 étant situées dans le périmètre de la ZAC du Clos du Bourg, la commune doit les céder à la SEMDO au prix de 359 058, 02 €. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 41/44 Les frais de notaire sont à la charge de la SEMDO. Il est proposé au Conseil municipal : − d'approuver la cession à la SEMDO des parcelles cadastrées AO 22 et AO 23 au prix de 359 058, 02 € ; − d'autoriser la signature de l’acte. Le dossier a été présenté à la commission travaux, urbanisme et patrimoine bâti du 10 octobre 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 12 : COMMANDE PUBLIQUE – DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC PAR CONCESSION DE SERVICES POUR L'EXPLOITATION DE LA FOURRIÈRE AUTOMOBILE – CHOIX DU DÉLÉGATAIRE – APPROBATION ET AUTORISATION DE SIGNER (délibération n° DEL_2022_11_12) M. VENDRISSE, Adjoint au Maire, s’exprime ainsi : La présente délibération a pour objet de désigner le délégataire de la concession de services pour l’exploitation de la fourrière automobile et d’autoriser le Maire à signer la convention y afférent. Par délibération en date du 23 octobre 2019, la gestion de la fourrière automobile a été confiée à la SARL GARAGE DESPRES jusqu’au 31 octobre 2022 par le biais d’un contrat de concession de service. Le contrat arrivant à échéance, il convient de lancer une nouvelle procédure de délégation de service public. Après avis de la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) réunie le 09 mai 2022 et en vertu de la délibération n° 2022-05-10 du 23 mai 2022 approuvant le choix du mode de gestion de la fourrière automobile et le lancement de la procédure afférente, une consultation par voie dématérialisée a été lancée sur la plateforme AWS, le Moniteur, Marchés Online, le journal d’annonces légales Usine Nouvelle ainsi que sur le site internet de la commune d’Olivet. Cette consultation s’adresse aux entreprises susceptibles de prendre en charge cette activité de fourrière pour le compte de la commune, titulaires de l’agrément préfectoral pour l’activité de fourrière. Une entreprise a déposé un dossier de candidature dans le délai imparti, c’est-à-dire avant le vendredi 15 juillet 2022 à 12h00. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 42/44 L'ouverture du pli a été réalisée le vendredi 15 juillet 2022. Le contenu de ce dernier a été contrôlé et l’offre a été déclarée acceptable. Après analyse de celle-ci, la Commission de délégation de service public, réunie le 03 octobre 2022, a déclaré que le candidat SARL GARAGE DESPRES présentait une offre répondant de façon pertinente et satisfaisante au regard des critères d’analyse définis dans le règlement de consultation. Il est proposé au Conseil municipal : − de désigner la SARL GARAGE DESPRES titulaire de la concession de la fourrière automobile pour une durée de 3 ans à compter de la notification et jusqu’au 31 octobre 2025 ; − d’autoriser le Maire à signer la convention afférente. Ce dossier a été présenté au comité technique du 5 mai 2022, à la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) du 09 mai 2022 et à la commission finances, commande publique et zones d’activités économiques du 9 mai 2022. Le Conseil adopte à l’unanimité cette délibération. Point n° 13 : DÉCISIONS DU MAIRE - INFORMATION (délibération n° DEL_2022_11_13) M. SCHLESINGER : Et nous passons au point numéro 13 : ce sont les décisions du Maire ou les adjoints, sur délégation du Conseil municipal. Est-ce qu’il y a des questions ? Non ? C’est bon pour tout le monde ? Eh bien merci de nous en donner acte. Le Conseil prend acte. TOUR DES COMMISSIONS DE LA MÉTROPOLE M. SCHLESINGER : Nous avons épuisé l’ordre du jour prévu mais traditionnellement, nous prenons le point des Commissions à la métropole. Moi, ma commission ne s’est pas réunie. Je ne sais pas s’il y a eu d’autres réunions de commissions ? Michel LECLERCQ. M. LECLERCQ : La réunion Espace public et proximité s’est tenue le 26 octobre dernier. Pas de choses très, très importantes. On a refait un point sur les finances 2022. Et ce qui est intéressant pour nous, c’est qu’on a aussi refait un point sur l’éclairage public, ce qu’on a vu ce soir, mais au niveau de la métropole. C’est comme ça que nous avons appris qu’il y avait 65 000 points lumineux et que le coût est de 4 M€ en 2022. On est dans la démarche et on continue à travailler avec la Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 43/44 métropole, Stéphane en particulier, pour améliorer les systèmes. Pratiquement toutes les communes de la métropole ont adopté à peu près le même rythme que nous. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Je ne sais pas si, du côté de la cohésion sociale... Non, Rolande ? Développement éco ? Ressources ? Vas-y, Romain. R. SOULAS : Sur les ressources, ce sont les dossiers que nous allons aborder jeudi en Conseil de métropole. Il y a une DM assez importante, où là aussi, la métropole intègre les coûts énergétiques à son budget en fonctionnement. Il y a des dépenses encore d’une manière assez importante pour CO ’Met (je suis en train de chercher le montant, que j’ai perdu...) : 6,6 M€ au titre de CO ’Met, donc 3,5 M€ qui sont des révisions de prix de marchés, là je dirais que ce sont des dépenses contraintes. Par contre, il y a 2,7 M€ d’équipements informatiques / téléphonie / réseaux, qui sont un petit peu surprenants à ce stade-là de l’opération. Je ne sais pas si ce sont des surcoûts ou des choses qui avaient été oubliées au départ, mais ce sont quand même des sommes assez conséquentes pour ce projet. Et puis il y a aussi les orientations budgétaires. Nous aurons également le débat jeudi prochain, pour la métropole. Et différentes subventions aux clubs sportifs dont une qui fera probablement débat, pour le Hand-ball à Fleury-les-Aubrais. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Denis CHAUMETTE ? D. CHAUMETTE : Concernant la gestion des déchets, quelques informations : il y a eu l’attribution du marché d’exploitation des déchetteries et Végé’tris. On est passé de six marchés à trois marchés. Il y a Veolia qui a le marché des déchetteries, Veolia qui a également le marché des Végé’tris et puis, il y a le poste des déchets dangereux qui est repris par une entreprise dont je ne me rappelle plus le nom (ça ne me reviendra pas). Dans les décisions qui ont été prises, il y a également la décision de transférer tout ce qui est déchets inertes vers les Végé’tris. On entend par « inertes » les déchets de ciment, de choses comme ça, qui peuvent être déversés directement sans être mis dans une benne. C’est une mesure qui va être appliquée prochainement. Les décisions qui ont été prises également, c’est l’arrêt de la restitution du compost et l’arrêt de la restitution du broyat de branches également. Ensuite, ce qui est projeté pour l’année prochaine, c’est la modification des horaires. En période basse, le mardi sera une journée de fermeture pour les Végé’tris et déchetteries. On entend par « période basse », entre novembre 2023 et février 2024. Le dernier point concerne la déchetterie nouvelle génération à Saint-Privé. Il va être fait à appel à un projet de développement concernant le réemploi. Je pense qu’un bon nombre d’entre vous sont déjà au courant de ce projet qui avance bien. Pour ceux qui souhaiteraient le voir avant l’ouverture, pour voir un peu l’implantation, il se trouve derrière le Super U à Saint-Privé, le long de l’autoroute en fait, très près de la Végé’tri. Et puis dernier point : l’ouverture de la Végé’tri à Saran qui sera la dernière Végé’tri à être ouverte au niveau de la métropole. M. SCHLESINGER : Merci beaucoup. Je crois que nous avons fait le tour. Écoutez, je vous remercie pour les échanges de ce soir, et je vous donne rendez-vous dans cette même salle, le mois prochain. Bonne soirée à tous ! La séance est levée à 21h19. Procès-verbal - Conseil municipal du 14 novembre 2022 44/44
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